dimanche 30 décembre 2018

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #5 (24-30 décembre)

Noël est passé mais je me donne jusqu'à la fin des vacances pour rester dans l'esprit de Noël, grâce aux téléfilms de la saison !

Le plus magique :

Miracle de Noël à Manhattan


© DR

États-Unis, 2010

Une vieille dame répondant au doux nom de Mme Miracle ("Merkle" en vérité) se met en poste au magasin Finley. Après son arrivée, de nombreux miracles de Noël se produisent...
Voilà ce que j'aime dans les téléfilms de Noël : de la magie ! Ce téléfilm est tout à fait charmant, avec la coquette Mme Miracle et le beau magasin de jouet Finley. À voir !

Disponible en replay sur France 2


Le plus esprit de Noël :

Un festival pour Noël


© DR

États-Unis, 2017

Ryan et sa fille Zoé vont fêter Noël en Floride cette année. En chemin, ils font une pause à Evergreen, une charmante petite ville joliment décorée pour Noël. Allie, dont ses parents tiennent le restaurant, doit quant à elle quitter la ville pour Washington. Une tempête de neige contraint pourtant tout ce petit monde à rester à Evergreen.
Les décors sont absolument majestueux ! Pour changer, l'héroïne est une vétérinaire. Et la magie emplit l'histoire : une fameuse boule à neige permet d'exaucer les voeux...

Le plus "à la mode" :

Coup de foudre sur un air de Noël



© DR

États-Unis, 2015

Un autre téléfilm à voir ! Gwen Burke, assistante personnelle pour l'achat de cadeaux, doit s'occuper des paquets de Charlie Baker, un homme d'affaires. L'héroïne principale, Gwen Burke, est pétillante. Le téléfilm doit beaucoup à ce personnage !! Vous pensez que les "personal shopper" existent vraiment ?




Profitons de ces bons téléfilms encore et encore !

dimanche 23 décembre 2018

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #4 (17-23 décembre)

Plus que quelques jours avant Noël alors c'est le moment ou jamais pour se plonger dans l'esprit de Noël avec quelques bons téléfilms !

Mon coup de <3 :

La gourmandise de Noël


© DR

États-Unis, 2018

Depuis l'an dernier, France 2 diffuse également des téléfilms de Noël. Autant vous dire que la chaîne mise sur la qualité plutôt que la quantité. Dans La gourmandise de Noël, Kate (Melissa Joan Hart) est débordée à l'approche de Noël. Elle doit livre 15000 cookies pour le jour de Noël, ce qui n'est pas un mince affaire ! Pour l'encourager, un vieil homme lui offre un ancien Casse-Noisette au marché de Noël. Le lendemain, elle découvre un homme dans son salon. Il est vêtu comme son pantin...
En plus de nous en mettre plein la vue avec de magnifiques biscuits de Noël, ce téléfilm raconte une histoire autour de Casse-Noisette, un personnage que j'adule cette année (depuis que j'ai vu le ballet en version pékinoise à Paris fin novembre). Le récit est prenant et marrant (comme quand Casse-Noisette se transforme en casse-noix...). La fin va à l'encontre de ce à quoi on peut s'attendre. Magique ! 


Mon coup de <3 :

Le parfait village de Noël

© DR

États-Unis, 2018

J'aime à dire à Noël, comme à d'autres moments, "il faut que tout soit parfait". Ce téléfilm illustre parfaitement ma devise ! Darcy est une jeune illustratrice pour qui les fêtes de Thanksgiving comme celle de Noël doivent être parfaites, à l'image de son village irlandais. Un matin, elle se réveille dans son village où c'est tous les jours Noël !
J'aime l'état d'esprit de cette jeune fille, qui me ressemble beaucoup du coup ! L'histoire autour de son village de Noël donne envie de créer le sien. Le fait que ce soit tous les jours Noël nous rappelle qu'on apprécie Noël car ce n'est qu'une fois par an. Un bon téléfilm !



Ce que j'ai pensé de :

Coup de foudre sur un air de Noël


© DR

France, 2018

Ne partez pas en courant ! C'est un téléfilm français, certes, mais j'ai été agréablement surprise.
Pour conserver son emploi, Mélodie (Barbara Carbrita) doit retrouver le pianiste Michael Grimaud (Lannick Gautry). Mais ce ne sera pas facile car le musicien n'est pas remonté sur scène depuis des années !
Ce téléfilm n'est pas plat, étonnement, et m'a pas mal fait rire ! Il y a beaucoup de références au film Sissi impératrice, que je n'ai encore jamais vu (est-ce grave ?). Le fait que l'histoire se passe à Vienne apporte une touche en plus, à laquelle vous succomberez peut-être...

Disponible en replay sur TF1


Plus que quelques jours avant Noël !

dimanche 16 décembre 2018

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #3 (10-16 décembre)

Cette semaine, encore un bon téléfilm avec Bethany Joy Lenz mais moins de téléfilms à vous conseiller car j'en ai peu vu, malheureusement, cette semaine. Je me rattraperai !

Le plus "ambiance de Noël" :

Un Noël rouge comme l'amour

© DR

Canada, 2018

Ellie Palmer (Bethany Joy Lenz), employée dans une agence d'urbanisme, est appelée par sa mère pour qu'elle vienne aider son père dans sa ferme. Arrivée sur place, elle découvre les difficultés de celui-ci à gérer ses cultures de poinsettia.
Mettre en lumière le Poinsettia (ou étoile de Noël), LA fleur de Noël ? De mémoire, jamais aucun téléfilm de Noël ne l'avait encore fait. C'est tout le mérite d'Un Noël rouge comme l'amour. Ce téléfilm m'a permis de percer un peu plus à jour cette fleur, comme savoir qu'elle est verte avant de devenir rouge. Ce téléfilm est frais par son sujet et met bien dans l'ambiance de Noël !


Le Poinsettia est LA fleur de Noël. © DR

Disponible en replay sur TF1


Le plus journalistique :

Noël parfait pour couple imparfait

© DR

Canada, 2018

Joanna Moret est conseillère en amour et aime prodiguer ses conseils dans des livres. Tout semble lui sourire car on lui propose d'animer sa propre émission de télévision. Mais à condition qu'elle tienne une conférence, qu'elle organise le gala de Noël de ses potentiels futurs producteurs et qu'elle présente son petit ami au public. Problème : elle n'en a pas. C'est dommage pour une conseillère en amour...
En plus d'écrire des livres, Joanna pense que pour unir deux personnes, il faut réaliser des loisirs créatifs en couple ! J'ai beaucoup aimé sa personnalité. Même si elle est arriviste, elle a envie de réussir don j'ai quand même apprécié son personnage.


Disponible en replay sur TF1





J'espère que vous passez de bons moments de l'Avent, avec de belles histoires de Noël !

dimanche 9 décembre 2018

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #2 (3-9 décembre)

Cette semaine, deux téléfilms avec l'actrice Candace Cameron Bure. On peut dire qu'elle sait choisir de jouer dans les meilleurs téléfilms !

Mon coup de <3 :

Le temps d'un Noël


© DR

États-Unis, 2016

Je voulais voir ce téléfilm l'an passé mais il n'y avait pas eu de replay et je le regrettais fortement ! J'aime beaucoup ce que fait l'actrice Candace Cameron Bure, comme le montre cet article. Je suis contente de l'avoir enfin vu car Le temps d'un Noël s'avère être le meilleur téléfilm que j'ai pu voir jusqu'ici cette année. Il est à la fois original et esthétiquement superbe ! Je m'explique.
1946. Hanna (Candace Cameron Bure) a perdu son mari mais se console en soignant les patients de l'hôpital où elle est infirmière. Elle prête particulièrement attention à Toby, un petit garçon orphelin dont le sort l'inquiète. Ce qui l'aide à vivre, c'est de penser à la comète qui doit passer le 22 décembre et qu'il croit miraculeuse. Ce soir-là, Hanna rend un chien à sa famille mais sur le chemin du retour, sa voiture s'enlise à cause d'une tempête de neige. Le lendemain, lorsqu'elle se réveille, elle est... en 2016 !
Les années 1940 nous font vivre (oui, je vis les téléfilms !) un Noël vintage, ce qui est tout à fait extraordinaire. Les décorations sont extraordinaires et m'ont complètement captivées (les décorations de Noël 2016 à suivre sont très belles aussi). La comète de Noël, le fait qu'une histoire d'amour ne soit pas au centre de l'histoire et le décalage de Hanna avec le monde moderne en font une comédie originale et agréable pour les yeux. Vintage et avec des décorations sublimes, j'ai des étoiles dans les yeux rien quand repensant à ce récit ! Les amatrices d'histoire que vous êtes ne devraient pas passer à côté !

Toby : Parfois les choses les plus simples peuvent changer la vie. Pour moi, ce fut la lecture.

Disponible en replay sur TF1


Le plus esprit de Noël :

Le pacte secret de Noël


Chris (Candace Cameron Bure) et Greg Turner (Mark Deklin) ont décidé d'organisé la fête de Noël du bureau ensemble. © DR

États-Unis, 2017

Chris et Kate sont deux soeurs jumelles que tout oppose. L'une est professeur d'arts plastiques et doit organiser un marché de Noël et l'autre travaille dans une agence de promoteurs immobiliers et est chargée d'organiser la fête de Noël du bureau. Elles se sont perdues de vue mais les fêtes les rapprochent lorsqu'elles concluent un pacte...
Comme j'aime beaucoup ce que fait Candace Cameron Bure, ce téléfilm m'a évidemment plu. L'échange de personnages, joué par la même actrice, est mal fait mais j'ai trouvé cette comédie sympathique et rafraîchissante.

Disponible en replay sur TF1


Le plus journalistique :

Coup de foudre chez le père Noël


Jenna (Bethany Joy Lenz) et Kevin (Andrew W. Walker) ont décidé d'organisé la fête de Noël du bureau ensemble. © DR

Canada, 2017

Kevin et Jenna sont tous les deux rédacteurs "voyages" pour le web-ma Epiphany. Ils sont envoyés à Aspen pour y écrire un article sur Noël mais leur avion les contraint à atterrir à Santa Claus, en Indiana. Ils se réfugient alors dans l'auberge Winters, tenue par Chris et Carol, un couple mystérieux.
Je suis toujours à la recherche de téléfilms avec des journalistes alors celui-ci tombait à pic. J'ai adoré les deux personnages principaux. S'ils ne se parlaient pas avant, ils sont contraints de faire connaissance à des lieues de leur rédaction. Leurs querelles sont marrantes et moi qui n'ait pas d'appétence particulière pour les romances, j'ai été séduite par celle-ci. Il faut ajouter que les décorations de Noël du téléfilm sont absolument splendides et que je rêverai de dormir ne serait-ce qu'une nuit dans l'auberge Winters, qui est si bien décorée pour Noël (et magique...) !



Vous pourriez aussi aimer :

Noël à Pemberley

© DR

Elizabeth Bennet est chargé d'organiser le festival d'une petite ville, où elle rencontre William Darcy, un propriétaire milliardaire qui va bientôt vendre sa demeure de Pemberley. 
Inspiré d'Orgueil et préjugés, ce téléfilm a beaucoup de charme et m'a fait pas mal rire. Les personnages, crédibles, sont dans la lignée de creux créés par Jane Austen, ce qui est un point essentiel pour une adaptation.


J'espère que vous passez de bons moments de l'Avent, avec de belles histoires de Noël !

dimanche 2 décembre 2018

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #1 (1er-2 décembre)


Je déclare la saison de Noël 2018 officiellement ouverte !




La lutte est dure mais je tiens bon. Les téléfilms de Noël sont désormais diffusés chaque année de plus en plus tôt (le lundi 5 novembre cette année). Pour moi, le 1er décembre est sacré car c'est le moment de l'année où je lâche vraiment le travail pour un mois de folies, de télévision et de gourmandises ! Autant vous dire que je ne peux pas me permettre de faire ça durant deux mois... et puis décembre, ce n'est pas novembre ! Le 1er décembre est aussi le jour où je ressors ma décoration de Noël et ma garde-robe de saison (de Noël, évidemment !). J'ADORE cette période de l'année, qui pour moi est essentielle (j'aime à dire que je ne vis que pour Noël). Je vais donc tout au long de ce mois de décembre vous faire part des téléfilms de Noël qu'il faut voir. Je me considère comme une spécialiste car je les ai tous vus, il ne me reste à chaque fois qu'à découvrir les nouveautés (et revoir mes préférés). Si vous n'êtes pas amateur de ce genre, je vous facilite le travail pour vous montrer qu'un peu d'histoires de Noël vous met tout de suite dans l'ambiance. C'est parti pour les téléfilms de Noël à ne pas manquer !


J'ai ouvert la saison avec :

Un mariage sous le sapin

Julie Pine (Jonna Walsh) et Rick Spruce (Nick Ballard)
© DR

États-Unis, 2017

Les familles Pine et Spruce sont rivales depuis de nombreuses années et il n'y a pas de raison que ça change ! Mais c'est sans compter la nouvelle génération, avec Julie et Rick, qui aimeraient bien conjurer la tension entre les deux clans voisins, vendeurs tous deux de sapins de Noël. Chers amoureux des livres, l'histoire vous rappelle sans doute le fameux Roméo et Juliette de William Shakespeare. Ce téléfilm de 2017 est réaliste (c'est magnifique de voir la vie de producteurs de sapins de Noël, qui me donne envie d'en faire un reportage) et moderne (la fin est à voir, avec l'échange des noms de famille, d'actualité et qui colle aussi parfaitement à l'histoire !). Petit défaut : le titre, maintes fois déjà utilisé et qui aurait pu davantage coller au thème.

Disponible en replay sur TF1


Le plus original :

Le train de Noël


© DR

États-Unis, 2017

Quatre jours avant Noël, Eleanor prend le train avec le réalisateur Max Powers, avec qui elle travaille. L'objectif serait qu'elle en profite pour écrire une histoire d'amour à bord, pour le prochain film du cinéaste. Elle tombe sur Tom, journaliste, qui a été un amour de jeunesse.
Ce film vous emmène en balade et a des airs du film Le Pôle express. Les personnages croisés à bord sont atypiques, comme  la curieuse Agnès, l'ancien cheminot Higgins, le veuf John Kelly, la médium Misty, un jeune couple qui veut se marier dans le train et la contrôleuse Roxanne. Je les ai trouvé très attachants et voyager à leur côté a été un plaisir. Il fallait y penser mais l'idée d'un téléfilm dans un train est parfait car beaucoup de personnes rentrent passer Noël chez elles. L'histoire m'a happée et le retournement de situation à la fin vaut vraiment le coup ! Je ne vous en dis pas plus et vous laisse cliquer ci-dessous pour voir le téléfilm. Un coup de <3 !


Disponible en replay sur TF1



J'espère que vous me suivrez tout ce mois de Décembre car croyez-moi, je m'y connais en Noël !





mercredi 21 novembre 2018

"La robe blanche" de Nathalie Léger



Mon avis : X

Lu dans le cadre du prix du roman des étudiants France Culture-Télérama, je ne me serai très certainement pas arrêtée sur cet ouvrage autrement. Et j'aurai eu raison. Je vous le chronique quelques jours après sa lecture et je ne me souviens déjà plus ni du titre ni de l'autrice.

Il faudrait que je vous expose ici un résumé pour ne vous donner ne serait-ce qu'une petite idée de ce que raconte l'histoire. Mais quelle histoire ? Je n'ai rien vu de tel dans ce livre. La seule chose que j'ai réussi à capter, c'est que la narratrice a une mère et que celle-ci a divorcé. En quoi peut-on parler d'histoire ? Je n'ai pas saisi l'enjeu de ce livre, et j'irai même plus loin : quel est l'intérêt de l'avoir publié ? On ne comprend rien car tout est flou. Les phrases sont infinies et ne disent rien.

Le seul passage que j'ai compris et qui m'a révolté, c'est le moment où la narratrice nous parle du divorce de sa mère. En plus de cette séparation, son père avait une maîtresse mais c'est lui qui s'en sort le mieux. Tout leur entourage remet la faute sur la pauvre mère, qui a tout fait pour lui, pour leur famille. Elle s'est sacrifiée. Ce passage m'a fait très mal :

"On lit, on n'y croit pas, on répète : dénuée d'affection et de tendresse, versatile, capricieux, manquements nombreux, pas une femme d'intérieur - on voudrait tout casser à ces morts. Et dans ma rage, bien que cela n'ait justement aucun sens, bien que cela soit parfaitement contradictoire avec ce que je veux dire car je ne veux pas faire l'éloge d'une femme en la disant femme d'intérieur, dans ma rage je me souviens, comme un pépiement d'oiseau éclatant dans le ciel et s'éteignant, je me souviens de ces grands repas de Noël qu'elle organisait par ceux-là mêmes qui sont ensuite venus témoigner contre elle, dressant magnifiquement la table, m'apprenant à dessiner de petits menus en forme de sapins, y glissant la forme découpée des bouteilles de vin, accueillant chacun, veillant à tous les détails - souvenir absurde, sans force de preuve. Je répète encore : pas une femme d'intérieur, les manquements nombreux, les manquements nombreux, les manquements réitérés, la carence, la nature à excuser."
Je vous laisse méditer sur ces mots...


=> La robe blanche est le genre de roman qui ne s'adresse pas à tous voire à personne, ce qui est rédhibitoire. Trop littéraire, on ne comprend pas l' "histoire", s'il y en a une. Cette lecture m'a parue être une perte de temps plus qu'autre chose. Un livre oublié dès sa lecture achevée. Il va sans dire que je ne vous le recommande pas.



Résumé : « Elle voulait porter la paix dans les pays qui avaient connu la guerre. Elle pensait, disait-elle, faire régner l’harmonie par sa seule présence en robe de mariée. Ce n’est pas la grâce ou la bêtise de son intention qui m’a intéressée, c’est qu’elle ait voulu, par son geste, réparer quelque chose de démesuré et qu’elle n’y soit pas arrivée. Une robe blanche suffit-elle à racheter les souffrances du monde? Sans doute pas plus que les mots ne peuvent rendre justice à une mère en larmes. »




jeudi 8 novembre 2018

"Crazy rich à Singapour" de Kevin Kwan

Titre original : Crazy richs asians


Mon avis : <3 <3

  J'ai découvert ce livre lorsque j'ai lu un article sur un film prometteur, Crazy rich asians de Jon M. Chu, qui est sorti en France ce mercredi. J'ai adoré cette production hollywoodienne dont le casting est totalement asiatique ! Le film est à la fois drôle et émouvant, malgré son côté kitsch et quelques stéréotypes. Je vous le recommande, pour passer un bon moment. Mais, qu'ai-je pensé du livre ?

Ce livre était pour moi l'occasion de m'ouvrir à une autre culture, la culture asiatique, aussi vaste soit-elle. Mais surtout la culture asiatique des riches. Rachel Chu est professeur d'économie à New-York et vit en couple avec Nicholas Young, professeur au département d'histoire, depuis trois ans. Pourtant, elle ne connait pas ses parents. Alors quand Nick doit retourner chez lui à Singapour pour être témoin au mariage d'un ami, ils partent tous les deux. Rachel est loin de deviner ce qui l'attend ! La voilà propulsé dans un monde qu'elle était loin d'imaginer. Celui des riches, héritiers, mais aussi parfois parvenus, exhibant leur fortune ou au contraire, parfois, la cachant. Un monde qui n'est pas le sien et avec lequel elle va devoir apprendre à vivre.

Le livre m'a moi aussi ouvert à un monde que je ne connais pas : l'Asie déjà, un continent sur lequel je ne suis jamais allé, et le monde asiatique des riches aussi. Que c'est curieux ces riches qui ne veulent surtout pas étaler leur fortune et sont mêmes radins voire plus économes que des gens modestes ! Kevin Kwan, l'auteur, sait de quoi il parle puisqu'il évoque son monde à lui. C'est amusant quand il s'immisce dans l'histoire et glisse ses propres souvenirs ou impressions dans des notes de bas de page... Grâce à ce livre, Kevin Kwan nous cultive sur la vie singapourienne et voisine, en ce qui concerne la nourriture (beaucoup sur la nourriture !), la mode et le mode de vie. C'est un régal !

Rachel Chu est un personnage très rapidement attachant car on prend pitié pour cette jeune femme qui devient la proie d'une famille qui ne veut pas l'accepter ! Je suis plutôt satisfaite par la fin de l'histoire, même si elle n'incite qu'à lire la suite.

Je dois bien avouer que je ne suis pas loin du coup de coeur. Il me manque peut-être un peu plus de péripéties dans le récit. En effet, les deux premières parties du livre sont sans grandes aventures et c'est vraiment vers la fin que l'on a le droit à des révélations. Les premières parties ne sont pas inintéressantes car elles nous immergent dans ce monde si particulier mais elles sont cependant nécessaires car elles permettent de tout mettre en place. Pour comparaison avec la série Gossip girl de Cecily von Ziegesar, Crazy rich à Singapour nous apprend plus de choses sur la sphère des riches mais est moins savoureux en terme d'actions.

=> Crazy rich à Singapour est un bon roman qui m'a, pour ma part, ouvert l'esprit sur une autre culture et un autre mode de vie. Le film ressemble énormément à l'oeuvre originale alors à vous de savoir ce que vous préférez.


Résumé : Lorsque Rachel Chu débarque à Singapour au bras du délicieux Nicholas Young pour assister au mariage du meilleur ami du jeune homme, elle pense juste passer d’agréables vacances en amoureux. Mais Nick a omis de mentionner quelques petits détails… Sa maison familiale est un véritable palais, il est plus accoutumé aux jets privés qu’aux voitures, et surtout, il est l’héritier le plus convoité de toute l’Asie. Quant au mariage, c’est tout bonnement LE mariage de l’année ! Le séjour de Rachel à Singapour tourne au parcours du combattant, où aucune avanie ne lui sera épargnée. Sans parler de Madame-Mère, bien décidée à écarter définitivement la jeune professeur d’un monde auquel elle n’appartient visiblement pas…


Genre : Roman
Publié en 2013
Pages : 522
Singôpourien-Américain

samedi 3 novembre 2018

"Halloween : histoire et traditions" de Jean Markale



Mon avis : <3 <3

Halloween est une fête que j'ai beaucoup célébré étant petite, je voulais donc en savoir plus sur ses origines. Lire cet essai m'a permis de revenir aux racines, notamment à l'histoire celtique.

Les deux premières parties évoquent la fête de Samain, là où tu as commencé. Cette célébration est une fête celtique d'origine irlandaise et druidique, durant laquelle de grands banquets étaient organisés et qui mettait en avant le passage du monde des vivants à "l'Autre monde". Les deux premières parties ont été assez denses donc ce ne sont pas celles que j'ai préféré de l'ouvrage car je n'ai aucune base en Histoire celtique et j'ai donc moins accroché. C'est dommage.

En revanche, la dernière partie revient sur la fête que nous célébrons aujourd'hui et étudie chaque particularité : Jack O'Lantern… L'auteur tient à rappeler certaines vérités : Halloween n'est pas une fête originaire des États-Unis mais prend ses racines en Irlande et en Écosse. Il y aussi le fait que la fête populaire et folklorique est à distinguer de la Toussaint, une fête religieuse qui célèbre, comme son nom l'indique, "tous les saints". Des mises au point nécessaires et susceptibles d'intéresser tous les curieux !

=> L'ouvrage est plutôt inégal, entre deux premières parties chargées sur la fête de Samain et une dernière qui évoque davantage des éléments que nous connaissons.


Résumé : Beaucoup pensent à tort que cette fête populaire vient des Etats-Unis. En réalité, Halloween, mot anglais signifiant "veillée sacrée", survivance des rituels druidiques de Samain, a son origine dans l'ancienne Irlande. Durant cette nuit de Samain, à la pleine Lune la plus proche du 1er novembre, le monde des morts rejoint celui des vivants, et réciproquement. Plus tard, cette étrange fête païenne sera récupérée par l'Eglise, devenant ainsi la Toussaint, non pas jour des Morts, mais " fête "de tous les saints". Jean Markale présente cette célébration primitive, puis analyse ses métamorphoses successives jusqu'à ses prolongements actuels.


Genre : essai
Publié en 2000
164 pages
Français


Thème Octobre : « Jack O'Lantern » → ce mois-ci nous lirons un livre effrayant, où se croisent fantômes, vampires et autres spectres et revenants... (10/12)

lundi 22 octobre 2018

Ma participation au Prix du Roman des étudiants France Culture - Télérama 2018

Le Prix du Roman des étudiants en est à sa 6e édition. 
Crédit : Radio France


J'y avais déjà participé l'an dernier mais je n'avais alors pas écrit de billets. J'ai été sélectionné pour participer à la 6e édition du Prix du Roman des étudiants organisé par France Culture et Télérama. Les deux rédactions ont présélectionné cinq ouvrages issus de la Rentrée littéraire (en septembre) et les étudiants participants doivent lire les livres afin d'élire leur coup de coeur début décembre. Voici la liste des ouvrages :

  • Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam
  • Trois enfants du tumulte d'Yves Bichet
  • Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard
  • La robe blanche de Nathalie Léger
  • Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu EN COURS DE LECTURE

J'espère que les lectures me plairont ! Je reviendrai vous en parler dans des billets.

Bonnes lectures !

mercredi 5 septembre 2018

"Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres" et tome 2 : "Artic-Nation" de Juan Diaz Canales & Juanjo Guarnido


Résumé : "Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis". 
 Ainsi parle Blacksad, détective privé aux méthodes musclés, mais à la sensibilité à fleur de peau. Il aimerait bien être plus guilleret, l'animal, mais la dépression le ronge, et pour une juste cause : Natalia Wilford, actrice à succès et ancien amour  encore si présent, vient de se faire cruellement assassiner. Blacksad va donc, en dépis des conseils du commissaire Smirnov, tenter d'élucider la mort de son ancienne compagne afin de retrouver la paix. 
 Mais l'enquête est bien loin d'être aisée pour notre héros, qui se lance dans un combat dont l'opposant peut être bien plus puissant qu'il ne le soupçonne...


Oldsmill, le maître de la ville, est un tigre blanc. Karup, le chef de la police, un ours blanc. Huk, l’âme damnée de Karup, un renard blanc. Avec les autres animaux à pelage immaculé, ils forment la société WASP (W pour White, AS pour Anglo-Saxon, P pour Protestant). Tous les autres habitants, de la pie noire au renard brun-roux en passant par le chat tacheté et la biche châtain, ne sont que racaille. Et si la police n’est pas capable de maintenir l’ordre des blancs, les gros bras d’Arctic-Nation, le parti raciste, cagoulés et vêtus de robes blanches, s’en chargent sans états d’âme. Ils ont les cordes et les croix enflammées qu’il faut. Dans cette ambiance pas câline, câline, Blacksad, le chat détective privé, enquête sur la disparition d’une enfant de couleur. La mère de Kyle, Dinah, travaillait comme femme de ménage chez le même Karup et, selon quelques bonnes âmes, serait au mieux avec le fils Oldsmill.  Un vrai nœud de vipères dans lequel Blacksad plonge les pattes et joue au justicier prompt à griffer si nécessaire… Son seul appui est Weekly, le reporter d’un magazine à scandale, un fouille-merde qui sera utile à John. Et ça vaut mieux. Coups bas et coups tordus vont pleuvoir comme à Gravelotte...


Mon avis :  <3 <3

  C'est grâce à des révisions pour des concours que j'ai pu mettre un titre et des noms à cette bande dessinée. Je pense que je connaissais le personnage à la tête de chat, mais pas plus. Si j'adore les dessins, j'ai été beaucoup moins admirative à propos du récit. Retour sur ces deux lectures.

Je ne savais pas dans quel genre d'histoire je me lançais, j'avais juste envie de découvrir cette bande dessinée qui semble connue. Le personnage principal se prénomme John Blacksad, un détective privé qui n'a d'autre apparence que celle d'un... chat noir au museau blanc. C'est tellement atypique que je n'aurai pu rêver mieux. Je ne lis pas énormément de policiers mais, justement, vu que c'est plutôt rare, j'y prends à chaque fois beaucoup de plaisir. Donner des têtes d'animaux à des humains fait que cette histoire policière n'est pas comme les autres. Ainsi, on trouve des policiers à tête de chien, une souris agent d'entretien, un rat et un crocodile pour des hommes de main... Les dessins sont réussis, le tout étant dessiné dans des tons noirs, marrons, afin de représenter les États-Unis dans les années 1950. C'est très réussi et j'admire l'ingéniosité des créateurs de la bande dessinée.

Cependant, c'est du côté du récit que cela fonctionne moins bien. John Blacksad doit enquêter, discrètement, sur le meurtre de son ex petite-amie, l'actrice Atalia Wildford. Vu le nombre de pages de la bande dessinée, je me doutais que l'enquête serait vite bâclée ou alors que l'on saurait la vérité dans le prochain tome. Ainsi, l'enquête est vite achevée et ce n'est pas tant grâce au talent de John. Je suis donc très déçue par l'intrigue du tome 1, mais celle du tome 2 s'avère déjà plus construite, même si j'avais du mal à voir où elle nous menait. Comme dans toute histoire humaine, la guerre et le racisme ont été intégré au récit, sauf que là, il s'agit d'animaux. J'apprécie davantage la série au fil des tomes car cette deuxième enquête propose des personnages assez amusants, ce qui me donne envie de lire la suite de la série.

=> Dans le premier tome, l'intrigue est décevante car vite terminée. Le dessin et le choix d'animaux anthropomorphes constituent, selon moi, l'intérêt central de cette série de bandes dessinées.



Genre : Bande dessinée
Publié en 2000
Pages : 48
Espagnol


Saga Blacksad :
  1. Quelques part entre les ombres
  2. Artic-Nation
  3. Âme rouge
  4. L'Enfer, le silence
  5. Amarillo

samedi 1 septembre 2018

Infographie-hommage à Philip Roth

L'écrivain Philip Roth est décédé en mai dernier. Malgré sa renommée, je n'ai jamais eu l'occasion de lire l'une de ses oeuvres. En parcourant sa bibliographie, j'ai regardé ses livres les plus reconnus et il s'avère que les résumés me tentent bien : que ce soit le livre Portnoy et son complexe, Ma vie d'homme, La Contrevie (tome 2  de la saga Nathan Zuckerman), Pastorale américaine (tome 3 de la saga Nathan Zuckerman), La tache (tome 5 de la saga Nathan Zuckerman), Le Théâtre de Sabbath ou encore Un homme (tome 1 de la saga Nemesis). Avez-vous lu ces livres ? Avez-vous d'autres livres de l'auteur à me conseiller ? Vos conseils m'intéressent !

Si comme moi vous ne savez rien de cet auteur ou s'il fait partie de vos auteurs favoris, je vous invite à lire l'infographie ci-dessous, réalisée par Stampaprint (au Salon, j'avais également publié l'infographie de William Shakespeare).





Article en collaboration avec Stampaprint

dimanche 26 août 2018

"Autour de ton cou" de Chimamanda Ngozi Adichie

Titre original : The thing around your neck 


Mon avis : <3

  Il me tardait de découvrir l'auteure d'Americanah mais je ne suis pas seulement curieuse de découvrir ce fameux roman. J'ai donc choisi de me pencher auparavant sur Autour de ton cou, un recueil de nouvelles. Lire des nouvelles n'est pas ce que je préfère lire mais j'ai pris le risque. Et j'ai bien fait.

Dès les premières pages, j'ai senti que cette plume était faite pour moi. Le récit de la première nouvelle, une histoire de famille, m'a happé. Il faut dire que la situation m'intriguait : je n'avais plus envie de la lâcher. Cette première nouvelle est d'une telle humanité ! Par peur de trop vous en dire sur cette histoire, je préfère vous laisser juger... J'ai ensuite un peu moins aimé les suivantes, comme Fantômes. Chimamanda Ngozi Adichie aborde beaucoup de sujets de société, qui concerne notamment la société africaine, comme l'importance conférée au mariage, etc. L'écriture me plaît donc beaucoup, car elle sert des histoires réalistes.

J'ai donc apprécié certaines nouvelles mais je me suis parfois ennuyée avec d'autres car pour toutes les histoires il y a le même schéma : un exil aux Etats-Unis après un début de vie au Nigéria. Il s'agit d'un recueil de nouvelles donc je m'attendais à des histoires différentes, au lieu de quoi le cadre reste sensiblement le même pour toutes.

=> Ce recueil de nouvelles est inégal, avec certaines histoires très fortes mais d'autres moins attractives. Chimamanda Ngozi Adichie a pourtant une plume très affinée et sait nous tenir en haleine jusqu'au bout !


Résumé : Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute intercommunautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d’oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l'harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées… Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d’Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d’aujourd’hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l'expérience de l’émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d’humanité.


Genre : Recueil de nouvelles
Publié en 2009
Pages : 320
Nigérian



Thème « Saga Africa » 
→ un livre dont l'action se situe en Afrique, tous pays confondus (8/12)

samedi 18 août 2018

"Le bouc émissaire" de Daphné du Maurier

Titre original : The scapegoat



Mon avis : <3 <3 <3

  Mon engouement pour ce livre résulte dans une raison bien particulière : l'histoire se déroule au Mans - ma ville - puis en Sarthe - mon département. Qu'est-ce qui peut bien pousser une autrice britannique à écrire une histoire qui se déroule dans une ville de France, renommée notamment pour ses courses automobiles ? En fait, Daphné a des origines sarthoises, ceci explique donc cela. Je me suis très vite interrogée : l'autrice s'est-elle rendue au Mans pour écrire ce récit ou a-t-elle inventé l'histoire à distance ? Mon appréhension s'est vite dissipée quand, dès les premières lignes, elle évoque la place des Jacobins et même l'Eglise Notre-Dame de la Couture. Mais que s'y passe-t-il exactement ?

John s'est arrêté au Mans. Historien britannique, il est en vacances en France. Sur sa route, il croise son parfait sosie, le comte Jean de Gué. Et lorsqu'il se réveille, le lendemain, on le prend pour son double. Le voilà alors parti pour découvrir la vie de château à Saint-Gilles. Un village certes fictif, mais en Sarthe !

Le livre fait poser une question : et si demain on rencontrait son sosie (cela doit être très drôle mais effrayant), que ferait-on ? Echangerait-on nos vies ? Et ainsi fait, se ferait-on démasquer ? Car vivre la vie de quelqu'un d'autre c'est, en apparence, pouvoir faire ce que l'on veut. L'histoire de Daphné donne presque envie d'essayer...

En ouvrant le livre, je ne savais pas à quoi m'attendre : j'appréhendais que l'histoire soit très étrange. Mais une fois que John prend la place de Jean, je me suis prise au jeu. On découvre la vie - et les méfaits - de Jean en même temps que John, ce qui est amusant. Il aurait pu y avoir de nombreuses gaffes de sa part... Je ne vous le cache pas plus : ce très bon roman est pour le moment ma plus belle découverte littéraire 2018 ! L'intrigue - deux personnes que tout oppose qui échangent leur vie - est très ingénieuse. J'admire Daphné du Maurier : l'histoire est bien ficelée, intrigante et passionnante. En somme, le livre se déguste ! Il y a des hauts et des bas, et j'ai eu le coeur brisé concernant la destinée d'un personnage. J'étais au bord des larmes... Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la vie de château n'est pas si rose. John doit jongler entre "sa mère" qui se fait passer pour malade, sa soeur qui ne lui parle plus depuis quinze ans, son frère Paul qui gère la verrerie familiale tant bien que mal, sa fille Marie-Noëlle qui lui demande beaucoup d'attention... Comme John, on est intégré à cette famille d'ascendance aristocratique qui est sur le point de s'éteindre. Il y a les membres de la famille qu'on déteste, et ceux qu'on aimerait sauver, comme Marie-Noëlle, une enfant très touchante et qui a le don de dire tout haut ce que les adultes pensent tout bas...

Paradoxalement, bien que j'estime que ce soit un très bon roman, j'ai détesté les personnages ! John est en quelque sorte la deuxième chance de Jean mais il n'agit pas dans le bon sens, ou disons dans le sens que je voudrais (peut-être serez-vous vous aussi énervée face à ses choix et à ses actes...). Je le crois responsable de beaucoup de choses, alors qu'il aurait pu essayer d'arranger les choses ! Jean est quant à lui un être totalement détestable !! Et on l'apprécie de moins en moins à mesure que l'on apprend des choses sur lui...

=> Le bouc émissaire est un autre très bon roman de Daphné du Maurier embellit, à mes yeux, par le lieu de l'action : Le Mans, puis la Sarthe. L'histoire de sosies qui s'échangent leur vie est très ingénieuse. Finalement, la vie de château n'est pas plus simple que les autres !


Résumé : John, un historien anglais en vacances en France, rencontre au Mans par hasard son sosie parfait, Jean de Gué. Les deux hommes font connaissance : l'un est solitaire, sans famille, l'autre, épicurien désinvolte, se plaint de la sienne qui l'étouffe. Le lendemain matin, John se réveille, vêtu des affaires de Jean, qui a disparu. À la porte, le chauffeur l’attend pour le ramener au château. John prend alors la place de Jean… 




"Rien n'était facile, que je fusse moi ou Jean de Gué. Je n'étais pas né pour être le fils de la femme qui était là-haut, ni le père que je voyais devant moi. Je n'avais rien de commun avec tous ces gens. Ils n'étaient pas ma famille ; je n'avais pas de famille. Etre complice d'une face compliquée n'impliquait pas que je dusse accepter d'en être la victime. C'était l'inverse qui aurait dû se produire, me semblait-il, c'était à eux d'en faire les frais et non à moi. Rien ne m'attachait à eux."


Genre : Roman gothique
Publié en 1957
Pages : 479

dimanche 5 août 2018

"Cocktail club" de Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella



Résumé : Roxanne, Maggie et Candice travaillent ensemble dans un grand magazine de mode, ce qui ne les empêche pas d'être amies. D'ailleurs les trois copines ont une tradition : une fois par mois, c'est cocktails et gossips au Manhattan Bar. Aujourd'hui, c'est spécial : on fête le départ en congé maternité de Maggie. Qui fanfaronne mais n'en mène pas large à l'idée de se retrouver à la campagne avec un nouveau-né et sa belle-mère. Et on ne peut pas dire que Roxanne lui soit d'un grand réconfort, obsédée qu'elle est par son mystérieux amant marié. Quant à Candice, très perturbée par une histoire familiale compliquée, elle ne trouve rien de mieux qu'inviter la serveuse à partager leur table. Sans réaliser que cette dernière est loin d'être une inconnue bien intentionnée... Le Cocktail Club résistera-t-il à la trahison ?

Mon avis : <3 <3

Le choix de cette lecture fait partie de mon humeur "je veux lire des romans où il est question de journalisme". Ici, l'univers est celui d'un magazine de mode. Le magazine ne constitue pas le sujet principal mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y prêter une attention toute particulière, d'autant plus  qu'avant de devenir écrivain, Sophie Kinsella (anciennement Madeleine Wickham) a été journaliste financière, donc elle déjà mis un pied dans ce milieu et le connaît donc.

Les personnages sont trois journaliste amies : Maggie est la rédactrice en chef du Londoner, Candice est une rédactrice et Roxane une journaliste free-lance. Il n'est jamais question du coeur des articles écrits mais j'ai trouvé intéressant de voir la manière dont s'organise la rédaction et le rythme de travail. Je prête souvent beaucoup d'attention au contexte d'une histoire alors cela a été un régal car je suis moi-même journaliste ! <3

Ce livre est vraiment fait pour se détendre mais je tiens à vous dire qu'il est, à mon avis, quand même au-dessus de ce qu'on peut appeler "un livre détente". Sophie Kinsella fait partie de ces écrivains contemporains que je peux lire avec plaisir (en règle générale, je me dirige plus facilement vers les auteurs classiques). L'histoire est vraiment bien ficelée. Chaque personnage ne suit pas un destin tout rose. Les trois amies ont chacune leur personnalité, leur vie et les soucis qui l'accompagne : Maggie découvre la maternité, Roxane aime un homme marié et Candice veut réparer une faute commise par son père décédé. Leurs personnages sont bien construits et très crédibles, autrement dit, très réels. J'ai apprécié que tout ne soit pas facile tout de suite. J'ai donc eu l'impression que ces vies pourraient être celles de vraies personnes. De plus, ces trois filles sont très attachantes et pour le prouver, je n'ai pas lâché ce livre pendant deux jours, jusqu'à l'avoir terminé ! Cette lecture m'a fait énormément de bien et je me réjouis de l'avoir lu. Sophie Kinsella ne m'a jamais déçue jusqu'à présent.

=> Cocktail club parle surtout des femmes et de problèmes qui les concernent. De quoi donner envie de siroter un bon cocktail, installée dans un bon fauteuil, avec ce livre entre les mains, bien sûr !


Genre : Roman
Publié en 2012
Pages : 359
Britannique


mardi 17 juillet 2018

"Les Plaisirs enchantés de Louis XIV et autres fêtes inoubliables de l'Histoire" de Fabrice Conan


À 1 heure de l'après-midi, ils [Marie-Antoinette et Louis XV] quittent tous deux le cabinet du roi et se dirigent vers la chapelle, suivis de Louis XV et de la Cour. Les grands appartements fourmillent de monde. Quelques milliers d'invitations qui ont été distribuées mais, une fois encore, c'est tout Paris qui semble s'entasser dans les salons du château. Les Menus Plaisirs ont dressé deux gradins dans la galerie des Glaces et les salons avoisinants, de façon à répartir au mieux tous les convives qui se pressent, créant un flot ininterrompu de perruques poudrées et de costumes chamarrés.

Résumé : Pour séduire l’empereur Marc-Antoine, Cléopâtre donna la plus grande réception de l’Antiquité. À Versailles, Louis XIV organisa six jours de fêtes fabuleuses, secrètement dédiées à sa maîtresse, et rythmées par les musiques de Lully et les comédies de Molière. Quant à Napoléon III, il prit comme prétexte l’Exposition universelle de 1855 pour tenter d’éblouir la reine Victoria… En 15 chapitres riches en anecdotes, cet ouvrage dépeint les grandes célébrations qui ont marqué l’Histoire. Fêtes galantes ou religieuses, toutes ont été le théâtre de rencontres amoureuses, de divertissements et de spectacles inédits, mais aussi d’alliances stratégiques…. De bals costumés en noces royales, Fabrice Conan restitue la féérie de ces fêtes mémorables. 

Mon avis : <3 <3

  Un livre alléchant, pas tant pour sa couverture et son titre, que pour son résumé. Dans les "fêtes inoubliables" proposées, il y en avait beaucoup que je ne connaissais pas, je me suis donc lancée avec avidité dans ce livre. 

Tout commence avec un banquet en l'honneur de Cléopâtre et Antoine. L'avantage de ce genre de livres - qui regroupe diverses histoires de l'Histoire - c'est qu'il pousse le lecteur à lire des récits d'autres époques, hors de ses périodes préférées. L'Egypte antique n'a jamais fait partie de mes favorites et je suis contente que ce livre-ci y ait un peu remédié.

Je connaissais déjà le bal des ardents - pour avoir lu récemment des choses dessus, et d'autres célébrations classiques, comme la sublime réception donnée par Fouquet en 1661 ou le bal des ifs en 1745 où se rencontrèrent Louis XV et Madame de Pompadour. Mais je me suis délectée de beaucoup d'autres fêtes, notamment le chapitre concernant Casanova. La rencontre entre Napoléon III lorsque la reine Victoria lui rendit visite m'a beaucoup amusée car ce n'était pas gagné !! Ils ne s'aimaient guère et un souverain anglais n'était pas venu en France depuis trois-cent ans, depuis la visite de Henri VIII à François Ier.

Je me suis délectée des récits sur l'inauguration du Colisée - dont je n'ai jamais entendu parler, tout comme le palais Rose de Boni de Castellane que j'ai entièrement découvert. Les Plaisirs de l'île enchantée est sans doute l'un des récits qui m'a le plus séduite, avec toutes les magnificences dont ne se privait pas le Roi-Soleil. Une fête m'a parue bien funeste, celle du mariage de Louis XVI et Marie-Antoinette. En effet, un mouvement de foule a provoqué des morts alors que la foule et le couple royal attendaient un beau feu d'artifice. Le couple ne put rejoindre la place Louis-XV et Marie-Antoinette pleura beaucoup le lendemain lorsqu'elle apprit la nouvelle. Finalement, rien ne prédestinait ce couple au bonheur.

Ces banquets, inaugurations, mariages et autres célébrations ne sont jamais éloignés de l'art, car il s'agit d'en mettre plein la vue. Les Fâcheux de Molière, Athalie de Racine ou encore Les demoiselles de Saint-Cyr d'Alexandre Dumas sont là pour témoigner du faste de la France. Il s'agit surtout de fêtes françaises, mais le choix a vraiment été bien fait, tant par le type diversifié de célébrations fêtées, que par les époques. Un livre très accessible donc, servi par une plume efficace.

Comme je le disais au début, ce n'est pas la couverture ni le titre qui m'ont attirés. Je préfère davantage les titres plus généraux - le résumé dévoilant plus de détails. Et j'ai bien failli passer à côté de ce livre car sa couverture, pourtant jaune, ne m'a pas frappée. La couleur et les dorures sont jolies, mais je pense que le dessin ne correspond pas du tout au sujet. Il aurait fallu mettre des dessins de fête, au moins. J'ignore ce que vous en pensez, mais dans un livre, l'apparence a beaucoup d'importance, car elle peut à elle seule me tenter !

=> Quatorze fêtes qui vous raviront, quels que soient vos goûts en matière d'époque historique. Un savoureux mélange de récits, racontant des célébrations où le but était d'en mettre plein la vue au visiteur, et dans ce livre, au lecteur.


Genre : Histoire
Publié en octobre 2016
Pages : 250
Français

dimanche 1 juillet 2018

Mes envies de lecture pour cet été

Il semblerait que j'ai bel et bien connu une panne de lecture. Je n'ai pas lu de romans depuis des mois, prises par des concours. Avant de revenir à la fiction, j'ai encore pas mal de revues à finir. Quoi qu'il en soit, je commence à songer à ma Pile à lire de l'été. En tête : des classiques. J'ai envie de revenir à ma passion première dans la littérature, car je m'en suis trop éloignée ces dernières années.
Je complèterai cette fiche au fur et à mesure, en espérant qu'elle vous inspire aussi pour vos propres lectures !



Les classiques français :

  • La joie de vivre d'Emile Zola
  • Lorenzaccio de Musset
  • Théâtre politique d'Olympe de Gouges
  • La peau de chagrin de Balzac
  • Un bararge contre le Pacifique de Marguerite Duras



Les classiques étrangers :

  • La servante écarlate de Margaret Atwood
  • Le bouc émissaire de Daphné du Maurier
  • Emma de Jane Austen



Les romans contemporains :

  • Younger de Pamela Redmond Satran (adapté en série, que j'adore !)
  • Autour de ton cou de Chimamanda Ngozi Adichie pour le Challenge des Douze thèmes du mois d'août
  • Eternellement blonde de Meg Cabot (tome 3 et dernier de la série Blonde)
  • Au moins un roman des éditions Charleston
  • Au moins un Sophie Kinsella
  • Le Journal de Frankie Pratt de Caroline Preston


Histoire :

  • Au moins un de mes nombreux ouvrages sur Marie-Antoinette...



Ecrits journalistiques :

  • TF1, un pouvoir de Pierre Péan & Christophe Nick pour le Challenge des Douze thèmes du mois de juillet
  • Tour de France, tour de souffrance d'Albert Londres
  • Le tour du monde en 72 jours de Nellie Bly


Féminisme :

  • Le deuxième sexe, tome 1 : Les faits et les mythes de Simone de Beauvoir
  • La cause des femmes de Gisèle Halimi


+ Des bandes dessinées de tous types


Côté série, je viens de commencer Suits (saison 1 vue), que j'aimerai bien avancer, mais aussi poursuivre :

  • Younger (saison 4 & 5)
  • The Bold type (journalisme)
  • The great news
  • Top of the lake : China girl



Passez un très bel été, ici, au Salon, ou dans un transat avec un bon livre dans les mains !

mardi 26 juin 2018

"Ma Cousine Rachel" de Daphné du Maurier

Titre original : My Cousin Rachel



" Vous voulez dire, fis-je, qu'il attendait trop de vous ? Qu'il vous avait mise sur une espèce de piédestal ?
- Non, dit-elle. J'aurais accepté avec plaisir un piédestal après ma vie agitée. Une auréole est une belle chose, à condition qu'on puisse l'ôter de temps en temps et devenir humaine.

Résumé : Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrira qu'il soupçonne sa femme de vouloir l'empoisonner, Philip le croira d'emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n'a rien de la femme qu'imagine Philip. Il ne tarde pas à s'éprendre d'elle, à bâtir follement un plan d'avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar. Ce don du suspense psychologique, que le nombreux public de la célèbre romancière anglaise lui reconnaît dans chacune de ses oeuvres, est particulièrement présent dans Ma cousine Rachel.

Mon avis : <3 <3

   L'ambiance de Ma Cousine Rachel m'a beaucoup rappelé Rebecca. Philip est un orphelin de vingt-quatre ans qui a été élevé par son cousin Ambroise. Celui-ci part un jour en Italie et se marie à sa cousine, Rachel. Philip ne le reverra alors pas de sitôt. Puis, un jour,  il va finir par rencontrer Rachel. Pensant qu'il la détestera, il en sera pourtant tout autrement... J'ai retrouvé cette atmosphère qui semble propre aux écrits de Daphné du Maurier : du mystère (qui est vraiment Rachel ? Que s'est-il passé entre Ambroise et elle ?), du suspense (que va-t-on découvrir ?) et un domaine comme Manderley, où règne un climat froid et le silence.

Le récit est à la première personne - c'est Philip le narrateur - on ne sait donc que ce qu'il apprend au fur et à mesure. Daphné du Maurier est d'une telle subtilité. Elle ne dit pas : "il y a une vérité dans cette histoire" mais au contraire, tout se fait très ingénieusement, jusqu'à la fin qui m'a quelque peu posée problème puisque je me suis beaucoup interrogée sur le sens (qui a fait quoi ? Si vous voulez qu'on en parle ensemble, pas de problème, car il y a au moins deux significations possibles à cette fin d'histoire). L'écriture est toujours un plaisir, d'autant plus que l'auteure insère beaucoup de dialogues dans son récit, une forme d'écriture que j'adore tout particulièrement.

Ce roman nous fait voyager, entre les Cornouailles et l'Italie. J'ai aimé partir en Italie aux côtés de Philip, où il apprendra pourtant une nouvelle tragique. Le domaine des Cornouailles donne tellement envie d'y être, et, en même temps, tout ce qui s'y passe n'est pas très heureux. En tout cas, je n'ai eu aucun mal à m'imaginer le boudoir de Rachel, pièce qui me fait tellement rêver !

=> Encore un beau roman de la talentueuse Daphné du Maurier, qui vous fera palpiter entre les Cornouailles et l'Italie et un mystère à éclaircir !



Genre  : Roman
Publié en 1951
Pages : 499
Anglais



Du même auteur sur le blog :

mercredi 21 mars 2018

"Le problème avec les femmes" de Jacky Fleming

Titre original : The Trouble With Women

La marquise du Châtelet prenait d'énormes risques de se voir pousser une barbe et d'endommager son système reproductif en effectuant de tête des divisions à neuf chiffres.
Le tout représenté par une marquise savante posée sur un sofa en train de calculer. Et toute l'oeuvre est ainsi : du texte et des dessins très drôles. Jacky Fleming a ainsi dessiné des hommes, ces dits "génies", avec une grosse tête, tandis que les femmes ont des petits visages. L'auteure manie l'ironie durant tout le livre et amuse donc beaucoup. D'un tempérament plutôt optimiste, cela aurait pu me répugner, ne supportant pas la mention "sexe faible" ou "les minorités". Mais j'ai en fait sourit dès que j'ai ouvert ce livre et cela a été comme cela tout le long.

Jacky Fleming s'en prend aux hommes que l'on ne cesse de citer aujourd'hui et qui ont pourtant eu des réflexions intolérables à entendre aujourd'hui. Un exemple : Jean-Jacques Rousseau qui disait qu'il fallait "contraindre les femmes dès leur plus jeune âge, afin que leur disposition naturelle qui est de plaire à l'homme leur vienne plus naturellement". Il y a aussi Darwin et son collègue et ami George Romanes, Ruskin... Des propos d'hommes, mais aussi des actions de femmes. Jacky Fleming remet au goût du jour des "oubliées". Sont ainsi évoquées, par exemple, Nan Aspinwall, qui a traversé l'Amérique à cheval, ou bien la naturaliste Marianne North.

=> Jacky Fleming ouvre "la poubelle de l'Histoire" pour parler des femmes, avec beaucoup d'ironie. Un livre essentiel. Le problème avec les femmes, c'est qu'il n'y en a pas.


Résumé : « Autrefois, les femmes n'existaient pas, et c'est pour cette raison qu'elles sont absentes des livres d'histoire. Il y avait des hommes et parmi eux, un certain nombre de génies. » À travers une succession de dessins hilarants, Jacky Fleming retrace avec ironie l'évolution de la femme dans notre société. Second degré garanti !


Genre : Bande dessinée
Publié en 2016
Pages : 128
Britannique


Thème « La Fille de la Bande » 
→ un livre dont l' héroïne est une femme et dont l'auteure est une femme aussi (3/12)

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