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jeudi 8 novembre 2018

"Crazy rich à Singapour" de Kevin Kwan

Titre original : Crazy richs asians


Mon avis : <3 <3

  J'ai découvert ce livre lorsque j'ai lu un article sur un film prometteur, Crazy rich asians de Jon M. Chu, qui est sorti en France ce mercredi. J'ai adoré cette production hollywoodienne dont le casting est totalement asiatique ! Le film est à la fois drôle et émouvant, malgré son côté kitsch et quelques stéréotypes. Je vous le recommande, pour passer un bon moment. Mais, qu'ai-je pensé du livre ?

Ce livre était pour moi l'occasion de m'ouvrir à une autre culture, la culture asiatique, aussi vaste soit-elle. Mais surtout la culture asiatique des riches. Rachel Chu est professeur d'économie à New-York et vit en couple avec Nicholas Young, professeur au département d'histoire, depuis trois ans. Pourtant, elle ne connait pas ses parents. Alors quand Nick doit retourner chez lui à Singapour pour être témoin au mariage d'un ami, ils partent tous les deux. Rachel est loin de deviner ce qui l'attend ! La voilà propulsé dans un monde qu'elle était loin d'imaginer. Celui des riches, héritiers, mais aussi parfois parvenus, exhibant leur fortune ou au contraire, parfois, la cachant. Un monde qui n'est pas le sien et avec lequel elle va devoir apprendre à vivre.

Le livre m'a moi aussi ouvert à un monde que je ne connais pas : l'Asie déjà, un continent sur lequel je ne suis jamais allé, et le monde asiatique des riches aussi. Que c'est curieux ces riches qui ne veulent surtout pas étaler leur fortune et sont mêmes radins voire plus économes que des gens modestes ! Kevin Kwan, l'auteur, sait de quoi il parle puisqu'il évoque son monde à lui. C'est amusant quand il s'immisce dans l'histoire et glisse ses propres souvenirs ou impressions dans des notes de bas de page... Grâce à ce livre, Kevin Kwan nous cultive sur la vie singapourienne et voisine, en ce qui concerne la nourriture (beaucoup sur la nourriture !), la mode et le mode de vie. C'est un régal !

Rachel Chu est un personnage très rapidement attachant car on prend pitié pour cette jeune femme qui devient la proie d'une famille qui ne veut pas l'accepter ! Je suis plutôt satisfaite par la fin de l'histoire, même si elle n'incite qu'à lire la suite.

Je dois bien avouer que je ne suis pas loin du coup de coeur. Il me manque peut-être un peu plus de péripéties dans le récit. En effet, les deux premières parties du livre sont sans grandes aventures et c'est vraiment vers la fin que l'on a le droit à des révélations. Les premières parties ne sont pas inintéressantes car elles nous immergent dans ce monde si particulier mais elles sont cependant nécessaires car elles permettent de tout mettre en place. Pour comparaison avec la série Gossip girl de Cecily von Ziegesar, Crazy rich à Singapour nous apprend plus de choses sur la sphère des riches mais est moins savoureux en terme d'actions.

=> Crazy rich à Singapour est un bon roman qui m'a, pour ma part, ouvert l'esprit sur une autre culture et un autre mode de vie. Le film ressemble énormément à l'oeuvre originale alors à vous de savoir ce que vous préférez.


Résumé : Lorsque Rachel Chu débarque à Singapour au bras du délicieux Nicholas Young pour assister au mariage du meilleur ami du jeune homme, elle pense juste passer d’agréables vacances en amoureux. Mais Nick a omis de mentionner quelques petits détails… Sa maison familiale est un véritable palais, il est plus accoutumé aux jets privés qu’aux voitures, et surtout, il est l’héritier le plus convoité de toute l’Asie. Quant au mariage, c’est tout bonnement LE mariage de l’année ! Le séjour de Rachel à Singapour tourne au parcours du combattant, où aucune avanie ne lui sera épargnée. Sans parler de Madame-Mère, bien décidée à écarter définitivement la jeune professeur d’un monde auquel elle n’appartient visiblement pas…


Genre : Roman
Publié en 2013
Pages : 522
Singôpourien-Américain

dimanche 12 février 2017

"Grand Hôtel" d'Edmund Goulding


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Edmund Goulding
Scénario : William A. Drake et Béla Balàzs, d'après le roman de Vicki Baum et la pièce de théâtre de William A. Drake
Genre : Comédie romantique (sophistiquée)
Sorti en 1932
Production : MGM (Paul Bern)
Avec Greta Garbo (Grusinskaya, danseuse), John Barrymore (baron Felix von Geigern), Lionel Barrymore (Otto Kingrelein, il sait qu'il va bientôt mourir)
Oscar du meilleur film

Synopsis : Plusieurs personnages se retrouvent par hasard au Grand Hôtel de Berlin et chacun arrive avec ses soucis. Parmi eux se trouvent Grusinskaya, une danseuse célèbre qui est malheureuse et déprimée car elle pense sa carrière terminée ou encore le baron Felix von Geigern que l'adversité a transformé en voleur mais dont la ballerine va tomber amoureuse.

La danseuse et le baron


Éléments d'analyse du film : L'esthétique et les décors sont particuliers. Par exemple, les escaliers et des plongées des étages de l'hôtel ressemblent aux girons de l'Enfer.
L'hôtel sert à représenter une métaphore de la vie avec tous ses personnages qui entrent et qui sortent.


Mon avis : X
  De tous les films que j'ai dû voir pour mon cours d'analyse filmique sur la comédie romantique, c'est peut-être bien le seul film que je n'ai pas aimé, je dirai même que j'ai détesté
  Je me suis beaucoup ennuyée en le visionnant et il ne me viendrait pas à l'idée de le voir une seconde fois. Le début est pourtant entraînant avec tous ces personnages au téléphone dans des cabines téléphoniques ; chacun racontant ses problèmes ou nous faisant part de sa vie personnelle. Mais cela n'a pas duré. J'ai trouvé la danseuse bien larmoyante et cela ne m'a pas touchée. L'histoire tourne beaucoup autour de sa carrière, si elle va réussir à s'en sortir ou non. Il y aussi beaucoup de personnages et les comédies romantiques ne m'ont pas habitué à cela puisque c'est souvent un couple composé d'un homme et d'une femme qui domine tout le film.
  C'est peut-être aussi une comédie que j'ai moins aimé car elle est triste. Je m'attendais certainement à rire mais ce ne fut pas le cas car c'est assez triste. Le film est en noir et blanc et l'atmosphère est sinistre, le gris a dominé dans la représentation que je me fais de ce film et donc il m'a plus attristé que fait rire, comme le devrait faire une comédie.

=> Un film plutôt triste pour une comédie et qui m'a plus attristé qu'autre chose. Je ne le recommande pas en tant que comédie mais plutôt comme drame.


jeudi 12 février 2015

"L'impossible monsieur Bébé" / "Bringing up, Baby" de Howard Hawks


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Howard Hawks
Scénario : Dudley Nichols, Hagar Wilde, Robert Mc Gorvan d'après la nouvelle éponyme de Hagar Wilde
Genre : Comédie romantique
Sortie en 1938
Avec Cary Grant (David Huxley), Katharine Hepburn (Susan Vance)
Production : RKO (Cliff Reid, Howard Hawks)

Synopsis : David Huxley, un paléontologue, est fiancé à sa secrétaire Alice. Susan, rencontrée lors d'une partie de golf, tombe également amoureuse de David. Hélas, M. Bébé ne quitte pas la jeune femme d'une semelle. Enfin, d'une patte, car M. Bébé est un léopard...

Éléments d'analyse du film : Il s'agit d'une comédie de remariage puisque David doit se marier prochainement avec sa secrétaire (il mène une vie rationnelle) mais cette union va être quelque peu bouleversée par l'arrivée de Susan qui fait complètement basculer sa vie. David Huxley veut achevé son brontosaure et se marier à trois heures mais il ne fera ni l'un ni l'autre, d'où l'ironie du film. 
  Le rythme est extrêmement rapide par rapport à la cadence de montage. Il y a peu de mouvements de caméra mais tout bouge pourtant. David deviendra agité alors qu'il était tout rigide au début du film.

Mon avis :
  Ce film a plutôt été une bonne découverte dans mon cours sur la comédie romantique. J'ai dû travailler sur ce film, travail plutôt réussi d'ailleurs, et je l'ai donc regardé à plusieurs reprises. J'ai dû voir en quoi ce film était caractéristique du studio RKO et j'ai donc observé la lumière du film, les décors, l'histoire, et j'ai donc analysé presque chaque scène.
  J'ai beaucoup aimé le personnage joué par Cary Grant. Pour une fois il joue un intellectuel, et non un homme clairement élégant. Ce qui est savoureux c'est que c'est la femme, une bourgeoise un peu folle, qui mène le jeu, même si elle fait semblant d'être une enfant perdue. Elle en tombe trop vite amoureuse à mon avis, on voit peu la situation évoluer en histoire d'amour du côté de Susan. Susan m'agace un peu car c'est un personnage riche, elle fait tout ce qu'elle veut. Par contre, j'ai adoré le fait que ce soit elle qui fait avancer les situations, elle coupe la parole, les quiproquos ne sont jamais loin, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais !
  Je n'ai pas accroché non plus avec Bébé car je déteste les animaux (!), mais j'ai trouvé original le fait d'introduire un animal, qui plus est a même sa place dans le titre du film. Cette introduction d'un animal dans un film hollywoodien le rend orignal à mes yeux par rapport aux autres films hollywoodiens que j'ai vu jusqu'à maintenant. Le happy end est prévisible mais le film regorge de scènes inattendues.
=> Un film à la réplique rapide qui plaira aux gens admirateurs des léopards... 


dimanche 25 janvier 2015

"Vous ne l'emporterez pas avec vous" / "You Can't Take It with You" de Frank Capra


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Frank Capra
Scénario : Robert Riskin, d'après la pièce éponyme de George S. Kaufman et Moss Hart que Capra découvre au théâtre
Genre : Comédie romantique
Production : Columbia
Sortie en 1938
Avec Jean Arthur (Alice Sycamore), Lionel Barrymore (le grand-père Martin Vanderhof), James Stewart (Tony Kirby)

Analyse du film : Il s'agit d'une comédie loufoque à caractère social, tout comme Mr. Smith au Sénat ou L'extravagant Mr Deeds. La famille Vanderhof-Sycamore incarne les valeurs humaines et morales chères à Capra, mais cette famille est déjantée. Tandis que la famille Kirby est bourgeoise et arrogante. Les personnages secondaires sont bien représentés, Capra étant connu pour bien mener ses acteurs.
Ce film présente des situations cocasses avec un éloge de la fantaisie tout comme dans Holiday de George Cukor (1938, Columbia). On est dans un comique de langage et de corps. Par ailleurs, tout est en mouvement et le rythme est très rapide. La famille est présentée comme une communauté qui vit ensemble, qui construit ensemble. Les personnages de la famille sont tous différents et cela rend le groupe familial complètement déstructuré. Chacun vaque à ses occupations (la mère écrit, la fille danse...) mais il y a cependant une certaine harmonie. La solidarité est donc un maître mot du film.


Repas de famille

Synopsis : Après avoir fait fortune, le vieux Vanderhof est devenu un sage en pensant que l'argent ne fait pas le bonheur. Il vit entouré de ses petits-enfants et de ses domestiques, pour le moins originaux. Mais voila que sa petite-fille Alice tombe amoureuse de Tony Kirby, le fils d'un homme d'affaires. Si Alice et Tony s'aiment, ce n'est pas le cas des Vanderhof et des Kirby, qui n'ont pas réellement la même conception de la vie.

Mon avis : <3 <3 <3
  Ce film a été un vrai coup de coeur, notamment pour la scène de liesse finale, au moment du déménagement de la famille. Attention spoiler : cette scène est l'occasion de réconcilier les deux familles, dont l'une a des valeurs aristocratiques et l'autre non. C'est un moment magnifique et j'ai visionné au moins quatre fois la scène où le père Kirby et le grand-père interprètent la chanson Polly Wolly Doodle à l'harmonica et que tout le monde se retrouve à ce moment-là. Cette scène est la plus joyeuse que j'ai vu au cinéma et elle me marquera encore longtemps je pense. Non seulement elle présente la joie autour d'une chanson entraînante mais elle permet aussi la réconciliation entre deux familles et au sein d'un couple.
  Les personnages sont très amusants car il ont chacun une activité : la danse, les inventions, l'écriture... J'ai adoré la construction travaillée des personnages, chacun a l'air d'avoir été étudié et ensuite la mise en scène a créé une harmonie entre eux. Le salon a l'air d'une scène de théâtre, il y a beaucoup d'objets, des projectile fusent parfois... C'est excellent ! Le panneau où il est inscrit "Home sweet home" tombe souvent à cause d'explosions et est remis au moins à cinq reprises par un personnage. J'ai aimé cette insistance ! J'aime bien les valeurs prônées : la solidarité, la famille, le contraste entre les "pauvres" et les riches (le père et son fils, bourgeois) sont à l'écart de la foule dans la prison). Les mots-clés du film me paraissent être les suivants : famille farfelue, joie, luxe, amour, activités, ambiance. Des thèmes qui ont de quoi donner le moral !

=> Un film où l'ambiance familiale est très bien retranscrite et donne de la joie au spectateur. À vous de le voir !

Scène finale que j'ai adoré !

dimanche 2 novembre 2014

"Arsenic & Vieilles Dentelles" / "Arsenic and Old Lace" de Frank Capra


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Frank Capra
Scénario : Julius J. Epstein et Philip G. Epstein, d'après la pièce éponyme de Joseph Kesserling
Genre : Comédie romantique
Sortie en 1944
Production : Warner Bros
Avec Cary Grant (Mortimer Brewster, l'écrivain)


Cary Grant est d'origine britannique et a été découvert par Cukor dans Sylvia Scarlett. Cet acteur, qui a eu deux nominations aux Oscar, a joué principalement dans des comédies, avec une mimique du corps qui lui est propre, et dans des films d'Hitchcock. 


Synopsis : Deux vieilles dames font disparaître de vieux messieurs. Mortimer, leur neveu découvre l'affaire. Mais, l'affaire se corse pour lui quand il découvre que ses cousins, l'un gentil, l'autre méchant, sont également mêlés à l'histoire et que les cadavres s'amoncellent dans la cave.

Éléments d'analyse du film : Cette comédie n'a rien d'idéologique et est inhabituelle et immorale. La mise en scène est très théâtrale (mise en abîme), un policier faisant récitation de sa pièce durant un drame en cours. C'est presque un lieu clos. Le jeu est burlesque et donc le rythme très rapide. Le frère fou amène la folie comique du film et incarne le diabolique. Il s'agit d'une comédie romantique mais la future épouse reste extérieur au film.

Mon avis : <3 <3
  Ce film est très sympathique et ce fût une belle découverte. L'ambiance fait un peu Halloween parce que c'est joyeux, on prépare le souper etc, et à côté de ça il se passe des choses morbides, des meurtres, un des frères ressemblant à Frankenstein (c'est troublant)...
  Au début du film, lorsqu'on nous présente la maison des deux soeurs, on ne se doute pas un seul instant de ce qui se trame derrière... J'ai aimé cette ambiance chaleureuse, où les deux soeurs me paraissaient incarner la bonté même (par exemple elles offrent des jouets que les policiers emmènent...). Elles s'occupent toutes deux du frère fou, qui est aussi très marrant car il se prend pour Roosevelt et l'acteur joue vraiment bien. J'ai aussi beaucoup aimé les deux soeurs qui disent le pire avec le sourire, c'est tellement inattendu ! J'aurai pensé qu'elles auraient voulu le cacher à leur neveu, c'est ce qu'il y a de plus commun dans les films, mais en fait pas du tout, elles annoncent cela sans gêne. C'est très intéressant.
  Le burlesque est bien tourné et permet de ne pas s'ennuyer une seconde. La scène où le policier raconte sa pièce de théâtre qu'il a écrite à Mortimer est très drôle car il y tout un jeu derrière, c'est très bien fait.

=> Un film parfait pour un soir d'Halloween, et avec lequel on prend vraiment du plaisir à regarder les situations cocasses et à rire.


Mortimer et ses tantes, Abby (Joséphine Hull) et Martha (Jean Adair) Brewster 

samedi 18 octobre 2014

"New York - Miami" / "It happened one night" de Frank Capra


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Frank Capra
Scénario : Robert Riskin, d'après la nouvelle Night Bus de Samuel Hopkins
Genre : Comédie romantique
Production : Columbia
Sortie en 1934
Avec Clark Gable (Peter Warne) et Claudette Colbert (Ellen Andrews, dite "Ellie")
5 Oscar : meilleur film, meilleur rôle masculin, meilleur rôle féminin, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté

Histoire du film : Cette comédie romantique est considérée comme la première comédie loufoque et elle commence la tradition des comédies de remariage. Le film a connu le succès du public mais la production a été difficile : le scénario a d'abord été refusé (car les road movies en bus ne semblaient pas marcher) et il y a eu seulement quatre semaines de tournage, avec beaucoup d'improvisation, de scènes dans la rue (c'est l'un des premiers films tournés en extérieur). Beaucoup de vedettes avaient refusés le rôle et il s'agissait pour Clark Gable d'une sorte de punition car le studio de la MGM l'a prêté à Columbia. Pour Claudette Colbert il s'agissait d'un travail afin de subvenir à ses besoins. Capra a donc exploité cette hostilité des acteurs dans son film pour rendre les personnages plus crédibles. Grâce à ce film, ces acteurs ont gagné le seul Oscar de leur carrière et Gable, qui apparaît pour la première fois sans chemise, a été consacré comme sex-symbol.





Clark Gable appartenait au studio de la MGM. Il a commencé sa carrière au théâtre. Il est l'acteur principal du film américain parlant















Claudette Colbert travaillait pour le studio de la Paramount. Elle a inventé une figure classique américaine qui reviendra dans des films de Lubitsch, de Cukor...




Frank Capra (ci-dessus) est d'origine italienne et migre à l'âge de quatre ans aux États-Unis. Il fait des études d'ingénieur puis va à l'armée avant de se prétendre cinéaste en tournant un premier centimètre. Il a commencé a écrire du burlesque pour Henry Langdom et le producteur Mack Sennet mais lorsqu'il commence à tourner ses films il se fâche avec Langdom. Il est licencié et travaille alors avec la Columbia sur des films à petits budgets. Dans les années 1940, il réalise deux succès pour la Warner : L'homme de la rue (1941) et Arsenic et vieilles dentelles (1944). Il a réalisé des films de propagande pour l'armée. Après la guerre, il revient à Hollywood et connaît le déclin entravaillant pour la MGM. Il finira par signer avec Paramount et perdra une grande part de sa liberté.
Petite filmographie (en tant que réalisateur) :

  • Vous ne l'emporterez pas avec vous / You Can't Take It with You, Columbia, 1938
  • Mr. Smith au Sénat / Mr. Smith goes to Washington, Columbia, 1939
  • Arsenic et vieilles dentelles / Arsenic and Old Lace, Warner Bros, 1944


Synopsis : Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New York. Dans le bus qui la mène là-bas, elle rencontre Pete, un journaliste, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l'argent commence à leur faire défaut et qu'ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaître Pete...

Éléments d'analyse du film : Chaque élément de l'histoire est jouée sur l'équivoque (équivoques sémantiques, jeux de style). Le désordre du film est ordonné par la mise en scène. La comédie ne veut pas montrer la réalité mais elle feint de la montrer. Durant tout le film, Ellie et Pete tentent de s'éloigner l'un de l'autre et de se rapprocher. Le voyage physique est aussi un voyage intérieur car les deux personnages principaux, Ellie et Pete, ne seront pas les mêmes qu'au début, ils vont changer au cours de leur parcours.


Mon avis : <3 <3
  Il s'agit de l'un des premiers films classiques hollywoodiens que j'ai regardé. Ce que j'aime le moins dans ce cinéma est le fait qu'il y a énormément d'adaptations littéraires et c'est une chose avec laquelle j'ai beaucoup de mal. Je pense que le cinéma doit avant tout créer pour lui-même et dans l'ensemble des films hollywoodiens que j'ai étudié, il y avait une majorité d'adaptations.
  Hormis ce point de départ malencontreux, j'ai bien aimé ce film et j'ai passé un bon moment. La société américaine n'y apparaît pas aussi prude que je le pensais car la jeune Ellie fume, et surtout, c'est cela qui est amusant avec les comédies romantiques, il y a plein d'allusions sexuelles explicites (le drap de la photo ci-dessus par exemple, qui sépare les deux acteurs durant leur voyage, mais qui finit par tomber à la fin du film puisqu'ils se sont "réconciliés").
  On a de quoi passer un bon moment avec ce film et j'ai ri à de nombreuses reprises : le "yeah" dans l'échange de Pete et du conducteur de bus, la bonne ambiance (cf. la scène de chansons joyeuses dans le bus). La scène où les deux personnages principaux déjouent les détectives est vraiment amusante et bien faite. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer car il y a toujours un nouveau cadre, même si j'ai parfois trouvé qu'il y avait de l'attendu dans certaines situations ou dans certains dialogues.
La richesse d'Ellie est très marquée par rapport au journaliste. J'ai aimé cette distance entre les personnages, qui est très réaliste.
L'acteur qui joue Pete Warne est aussi celui qui joue Rhett Butler dans le film Autant en emporte le vent de Victor Fleming (cet acteur figurant sur la couverture de mes livres) et je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser dans le film car, comme lui, Pete est très serviable et s'occupe au mieux d'Ellie. Ce rapprochement entre les deux oeuvres me paraît assez intéressant.

=> Je conseille ce film à tous ceux qui souhaiteraient découvrir le cinéma classique hollywoodien et notamment une comédie romantique de 1934 qui fait passer un bien agréable moment.


Passage amusant de l'auto-stop et de la meilleure manière de brandir sa main pour arrêter les voitures