Affichage des articles dont le libellé est J'ai découvert la plume de. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est J'ai découvert la plume de. Afficher tous les articles

dimanche 26 août 2018

"Autour de ton cou" de Chimamanda Ngozi Adichie

Titre original : The thing around your neck 


Mon avis : <3

  Il me tardait de découvrir l'auteure d'Americanah mais je ne suis pas seulement curieuse de découvrir ce fameux roman. J'ai donc choisi de me pencher auparavant sur Autour de ton cou, un recueil de nouvelles. Lire des nouvelles n'est pas ce que je préfère lire mais j'ai pris le risque. Et j'ai bien fait.

Dès les premières pages, j'ai senti que cette plume était faite pour moi. Le récit de la première nouvelle, une histoire de famille, m'a happé. Il faut dire que la situation m'intriguait : je n'avais plus envie de la lâcher. Cette première nouvelle est d'une telle humanité ! Par peur de trop vous en dire sur cette histoire, je préfère vous laisser juger... J'ai ensuite un peu moins aimé les suivantes, comme Fantômes. Chimamanda Ngozi Adichie aborde beaucoup de sujets de société, qui concerne notamment la société africaine, comme l'importance conférée au mariage, etc. L'écriture me plaît donc beaucoup, car elle sert des histoires réalistes.

J'ai donc apprécié certaines nouvelles mais je me suis parfois ennuyée avec d'autres car pour toutes les histoires il y a le même schéma : un exil aux Etats-Unis après un début de vie au Nigéria. Il s'agit d'un recueil de nouvelles donc je m'attendais à des histoires différentes, au lieu de quoi le cadre reste sensiblement le même pour toutes.

=> Ce recueil de nouvelles est inégal, avec certaines histoires très fortes mais d'autres moins attractives. Chimamanda Ngozi Adichie a pourtant une plume très affinée et sait nous tenir en haleine jusqu'au bout !


Résumé : Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute intercommunautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d’oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l'harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées… Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d’Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d’aujourd’hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l'expérience de l’émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d’humanité.


Genre : Recueil de nouvelles
Publié en 2009
Pages : 320
Nigérian



Thème « Saga Africa » 
→ un livre dont l'action se situe en Afrique, tous pays confondus (8/12)

dimanche 2 octobre 2016

J'ai découvert la plume de : Elsa Triolet avec "Roses à crédit"

L'âge de nylon I



Je suis dans les roses !
Je vous parlerai des Roses de Somerset (<3) dans un prochain article !



Résumé : La nature a beaucoup donné à Martine, les hommes peu. Elle est belle, elle a le rare don d'aimer. Mais à notre âge de nylon, elle est venue au monde dans des condtions de l'âge de pierre. Aussi le confort moderne, le cosy-corner, seront-ils son premier idéal, et le métier de manucure parmi les miroirs et les parfums d'un salon de coiffure suffit à ses rêves de beauté. Elle est en cela semblable à des millions d'êtres. Daniel Donelle, l'amour de Martine, est déjà au-delà de cet idéal électroménager. Rosiériste, touché par l'aile de la science, il rêve à une rose nouvelle qui aurait la forme de la rose moderne, et le parfum inégalable de la rose ancienne. Un jour, Daniel créera la rose parfumée Martine Donelle, mais elle ne sera plus un hommage qu'à la souffrance.

Mon avis : <3 <3

  D'emblée, la découverte de l'écriture d'Elsa Triolet s'est déroulée avec un certain plaisir. Je ne regrette donc pas d'avoir ouvert ce livre, hormis que l'histoire me laisse un arrière-goût désagréable...

Martine est une jeune fille qui rêve d'épouser Daniel Donelle, le seul jeune homme qu'elle veut dans sa vie. Un jour, son souhait est rendu possible et elle épouse ce rosiériste ou... bon à rien, selon moi. Il se prend pour un scientifique mais ne découvre pas grand-chose... Ce couple partait sur un idéal et ne se relèvera pas de ses illusions. Je ressors toute triste de cette histoire, qui aurait pu me faire pleurer ! Sachez que cela finit mal, ce qui est tellement dommage !! Martine est toute fraîche, pleine de douceur et si... propre. En plus, sa vie a mal commencé : elle n'a pas connu son père biologique. Sa vie ensuite n'en sera pas mieux. 

Je ne m'attendais pas à une telle fin car M'man Donzert est la femme qui l'a sauvé, ainsi que sa fille Cécile et son futur époux, M. Georges. Dommage qu'elle s'en éloigne par la suite !

Comme je le disais, j'ai détesté le personnage de Daniel. C'est le genre beau gosse avec qui toutes les filles rêvent de se marier (voire, moins que cela) et, malheureusement, c'est sur Martine que cela tombe. Au contraire donc, en suivant ses mésaventures, je me suis rendue compte que j'appréciais énormément Martine. Disons qu'elle me fait énormément de peine. Je ne vous parle même pas de la fin... Horrible au possible !!!

Au début, je trouvais que l'histoire ne comportait pas énormément d'intérêt. Ce qui me tenait était l'écriture - comme je l'ai dit. En effet, la plume d'Elsa Triolet m'a captée dès le départ. En plus, j'aime beaucoup le narrateur, qui s'immisce deux fois dans l'histoire, pour dire, entre autres, qu'elle aurait bien mis en garde Martine... C'était du plus bel effet ! Ce qui m'a énormément plu également, c'est le contexte : on se trouve après la Libération et toutes ces références aux débuts de la société de consommation m'ont ravie. Cela rappelle beaucoup l'oeuvre Les Choses de George Pérec, qui portait également sur la société de consommation. Malheureuse en ménage, Martine se réfugie ainsi dans la consommation et enchaîne les crédits. Tout va très vite et elle ne s'en sort plus. Elle va même jusqu'à cumuler deux emplois et se retrouve fatiguée comme jamais. Ce n'est pas évident de voir le schéma patriarcal de l'époque : Daniel ne fait rien, ne gagne pas d'argent et vie tranquillement pendant que Martine fait tout : comment ne pas être agacée ?! Surtout que le couple ne vit pas ensemble, ce qui m'a encore plus énervé !

=> Une belle plume. Comment ne pas prendre Martine en pitié ? Je vous conseille de lire ce livre, ne serait-ce que pour la plume !


Genre : Roman
Publié en 1959
Pages : 319
Français


Découvrir un auteur :
Elsa Triolet

vendredi 24 juin 2016

J'ai découvert la plume de : Yasmina Khadra avec "Les hirondelles de Kaboul"



Nous avons tous été tués. Il y a si longtemps que nous l'avons oublié.

Résumé : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : <3 <3

   Je suis encore sous le choc de cette lecture. Je suis à la fois abasourdie par les faits, tragiques, qui y sont narrés, et par la sublime écriture de Yasmin Khadra, que je viens seulement de découvrir ! J'ai souvent entendu ce nom d'écrivain - notamment pour avoir pris le nom de sa femme - sans avoir eu jusqu'ici la curiosité de tourner la première page d'un de ses livres. Je me suis tournée vers Les hirondelles de Kaboul car depuis peu j'ai envie de lire davantage de livres contemporains, notamment ceux en lien avec l'actualité.

   Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec l'histoire mais certainement pas à un sujet sur les rapports hommes-femmes en Afghanistan. L'histoire raconte de manière distincte le quotidien de Mohsen et de son épouse Zunaira, et celle d'Atiq Shaukat, un geôlier, et de sa femme Mussarat. Je ne pensais pas que leur destin se croiserait. Et pourtant. Plus j'avançais dans l'histoire et plus mon souffle s'accélérait. La fin est donc haletante. Je dois bien avouer que l'auteur m'a bien eu...

   L'auteur, justement, a une écriture qui m'a plu. Je suis toujours très soucieuse du vocabulaire employé lorsque je lis n'importe quel livre. Yasmina Khadra a une écriture d'érudit rien que par le vocabulaire qu'il utilise, mais, j'ai trouvé cela plaisant à lire. Cependant, au vu de l'histoire et de ce vocabulaire justement, ce livre n'est pas destiné à tout le monde. Je préfère donc mettre en garde un lecteur trop jeune.

Je n'ai pas réussi à m'apitoyer sur les personnages. Si Atiq se montre être un homme tout à fait détestable, il n'en va pas de même pour Mohsen. Même si ce dernier commet un acte fautif, il montre qu'il le regrette. L'écrivain ne cherche pas seulement à montrer l'atmosphère oppressive imposée par les talibans mais aussi ce que cette atmosphère produit à terme chez les personnages, surtout sur leur mental. Ils ne s'en sortent en tout cas pas indemnes, l'auteur appuyant bien sur ce point.

Le rapport hommes-femmes m'intéresse beaucoup de manière générale mais cela a été difficile de ne pas grincer des dents face à ce que j'ai lu. L'auteur n'a aucunement l'intention de nous ménager et raconte donc ces rapports avec crudité. Je ne le blâme pas car cela permet de nous mettre face aux réalités de certains pays, malheureusement. À Kaboul, les femmes sont soumises, doivent obéir à leur mari et sont menacées par le fait que ceux-ci ne les préfèrent à d'autres femmes. Les hommes se marient trois, quatre fois, ce que le pays autorise. Cette lecture s'avère donc ludique puisque j'en sais désormais un peu plus sur l'atmosphère qui règne à Kaboul. Même s'il s'agit d'une fiction, je ne doute pas que certains propos soient proches de la vérité...

=> Ma découverte de la plume de Yasmina Khadra s'avère être très positive. Par son récit tragique mais prenant, il ne m'incite que plus à lire la suite de cette saga et d'autres de ses oeuvres. N'hésitez donc pas à m'en conseiller si vous en avez lu et appréciés. Mais si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous conseille de tenter l'expérience !


Genre : Roman
Pages : 148
Publié en 2002
Algérien


Suites à lire de la saga Le Conflit entre l'Orient et l'Occident : 
  • L'attentat
  • Les sirènes de Bagdad

Découvrir un auteur :
Yasmina Khadra