lundi 23 décembre 2019

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #3 (16-22 décembre)

© Le Salon des Lettres


Les premières cases des calendriers de l'Avent sont ouvertes, les foyers sentent bon la cannelle et les pulls de Noël sont ressortis des placards... C'est enfin le joyeux temps de l'Avent ! Pour se mettre dans l'esprit de Noël, il n'y a pas mieux que de regarder des téléfilms de Noël. J'en regarde énormément en décembre car c'est une véritable PASSION. Forcément, je ne vis que pour Noël ! J'adore écouter des histoires autour de cette fête si magique et Noël étant surtout visuel, je privilégie la télévision aux livres à ce moment-là de l'année. Si vous n'êtes pas amateurs de ce genre, je vous facilite le travail pour vous montrer qu'un peu d'histoires de Noël vous met tout de suite dans l'ambiance. C'est donc parti pour les plus belles histoires de Noël !



Le plus esprit de Noël :

Miss Noël


© DR

États-Unis, 2017

Il y a quelques années, je me suis auto-proclamée "Reine de Noël" mais j'avoue que l'appellation "Miss Noël" me plaît aussi beaucoup ! Je craignais un téléfilm un peu trop girly mais finalement j'ai eu un petit coup de <3.
Chaque année, Holly est en charge de sélectionner l'Arbre de Noël pour la place de Chicago. Mais le sapin choisi est abîmé. Holly part alors à Klaus à la recherche d'un conifère proposé par un petit garçon, Joey. Sauf que le père du garçon, Sam (Marc Blucas) refuse de le céder. La jeune femme joue pourtant son poste...
Le personnage de Holly m'a beaucoup plu car elle est hyper énergique et passionnée par Noël, je me suis donc totalement identifiée à elle ! Sam en grincheux était génial ! Il y a de bonnes répliques, j'ai donc passé un bon moment. Et l'univers de Noël est enivrant car on rêve tous (non ?) de voir un jour l'illumination d'un grand Sapin sur une place (si possible aux États-Unis) donc j'ai trouvé la recherche de l'arbre parfait pour ce moment vraiment intéressante.

Disponible en replay sur TF1 ici



La plus belle découverte :

Prête-moi ta main à Noël


© DR

Canada, 2019

L'an dernier je réalisais un micro-trottoir à propos des achats de cadeaux de Noël pour mon école de journalisme et je suis tombée sur une jeune femme qui ne fêtait pas Noël mais Hanoucca. Mon ignorance sur cette célébration était alors entière. Quel plaisir alors cette année de voir un téléfilm qui en parle, c'est bien la première fois que je vois cela.
Christy, commerciale dans une société de jouets, se considère comme un experte des traditions de Noël. Elle doit participer à une soirée de Hanoucca d'un client mais elle n'y connait rien. Elle va donc s'initier auprès de Jonathan (Jake Epstein), qui a lui aussi besoin de cours de Noël.
L'histoire est vraiment amusante. Pour le coup, j'ai appris des choses sur une fête que je ne connais pas du tout et cela m'a invité à faire des recherches ensuite. C'est génial de voir comment on fête Noël ailleurs mais aussi de prendre conscience que tout le monde ne fête pas Noël, ce que j'ai tendance à oublier.

Disponible en replay sur TF1 ici


Le plus magique :

Au secours je suis dans un film de Noël !


© DR

États-Unis, 2019

Vivre dans un téléfilm de Noël ? C'est mon rêve ! Et peut-être le vôtre aussi. Eve a pu vivre cette expérience. Elle se réveille un matin à Christmas Town, avec sa soeur Lacy. Mais les voilà piéger dans cette ville parfaite de Noël...
J'ai été très emballée au début de l'histoire, un peu moins par la suite. Mais les décors vous plongeront directement dans la magie de Noël !


Le plus journalistique :

Les anges gardiens de Noël


© DR

États-Unis, 2019

J'adore les histoires avec des journalistes puisque j'en suis une. Alors chaque année je scrute les histoires se passant dans ce milieu. Les anges gardiens de Noël est un bon téléfilm, avec quelques moments tristes aussi parfois. 
Hope vient de perdre sa mère adoptive alors la jeune journaliste reprend le travail pour essayer de penser à autre chose. Elle a découvert à sa porte une cagnotte de Noël et va donc mener l'enquête pour savoir qui se cache derrière ce généreux don, qu'elle n'est pas la seule à avoir reçu. Elle noue alors des liens avec une famille, sans leur avouer qu'elle écrit un sujet sur eux.
Ce n'est pas très cohérent autour de l'histoire des Christmas jar mais il y a beaucoup d'humanité dans ce téléfilm.

Disponible en replay sur TF1ici



Joyeux Noël à vous !

mercredi 18 décembre 2019

"La petite histoire de Noël" de Diane Béduchaud

© Le Salon des Lettres


"À l'origine pourtant, rien ne prédisposait cette fête rituelle païenne [Noël] à devenir l'un des moments les plus marquants de l'année. À l'époque antique, les fêtes hivernales étaient un rituel qui permettait de célébrer entre citoyens le retour de la belle saison. Au fil des siècles, Noël s'est transformé en fête familiale centrée sur le foyer et les enfants [...] Le Père Noël est aussi le résultat d'hybridations et d'emprunts culturels, de saint Nicolas à Odin, en passant par Saturne et le Père Janvier."


Mon avis : COUP DE <3 !

   J'ai cherché pendant des années un livre sur l'Histoire de Noël à demander au Père Noël mais je n'en trouvais pas. Je ne savais pas non plus comment le chercher. Je rêvais d'un ouvrage comme "Noël pour les nuls" mais cela n'existe visiblement pas. En effet, en véritable passionnée de Noël que je suis, j'avais envie de comprendre ce qui se cachait derrière mes traditions, comme le calendrier de l'Avent (enfin, j'en ai deux), le sapin ou la bûche.

À Noël dernier, j'ai eu la joie de recevoir cet ouvrage et j'avais également trouvé en kiosque un numéro spécial du magazine Contes & Légendes sur Noël à propos de l'origine des traditions. Alors, cette année, il n'était pas question que je me passe de ces lectures ! J'ai décidé de commencer par la lecture de La petite histoire de Noël. Mon choix était le bon car il s'agit d'un livre qui condense toute l'Histoire de Noël en quatre-vingts pages. Je me méfie toujours de ces petits ouvrages car on ne sait jamais s'ils vont nous suffire. Je peux désormais vous l'assurer, il n'y pas d'embûche avec ce livre ! Il a été écrit par Diane Béduchaud, qui est agrégée d'Histoire. On ne pouvait donc pas trouver mieux comme auteure que cette ancienne élève de l'École normale supérieure de Lyon.

"Le ravi de la crèche" est un personnage essentiel de la crèche provençale.
© DR


Alors, est-ce que cette lecture vaut le coup ? Oui, absolument ! J'ai été conquise par ce livre ! Il résume à lui tout seul et comme il faut toute l'histoire de la fête de Noël, des origines antiques aux traditions du monde d'aujourd'hui. Chaque année, je regarde énormément de reportages sur Noël (personne ne raconte mieux Noël que les journalistes du journal de 13 heures de TF1, leurs beaux reportages me mettent des étoiles dans les yeux !) et j'ai donc retrouvé des éléments que j'y ai déjà croisé, comme l'histoire de la crèche. Cette lecture m'a ravie aussi parce qu'il y a plein de légendes autour de Noël et l'auteure ne se contente pas d'une version mais expose les multiples hypothèses. J'ai adoré lire les petites histoires dans la grande Histoire !

Diane Béduchaud propose également un tour du monde impressionnant des traditions étonnantes. Certaines sont totalement folles ! Moi qui pensais tout connaître du Noël américain, j'ai été étonnée d'apprendre la tradition du Weihnachtsugurke ou Christmas pickle, dont la raison de la prétendue origine germanique est plutôt détonnante ! Certaines traditions font aussi plus penser à Halloween qu'à Noël, comme la toile d'araignée dans les sapins ukrainiens ou la visite au cimetière en Finlande... C'est absolument fascinant de prendre connaissance de ces traditions !

Aux États-Unis, le Christmas pickle doit être accroché au dernier moment
dans l'arbre et bien cachée dans les épines. 
© Flickr


Le tout est très bien raconté par Diane Béduchaud, qui ne manque pas d'humour. En plus du récit principal, le livre comprend des encadrés "Le saviez-vous ?" et de l'étymologie. Ce qui fait que cet ouvrage est très pédagogique. Il me tarde déjà de le relire pour surligner, annoter et prendre des notes afin que Noël n'ait plus aucun secret pour moi et que je puisse briller lors du repas de Noël !

S'il fallait absolument en donner un, je dirai que le bémol est le manque d'images. J'aurai aimé avoir sous les yeux des gravures et des photos d'antan durant ma lecture car il n'y a rien de plus visuel que Noël ! En effet, mieux vaut lire l'ouvrage à côté d'Internet pour voir notamment à quoi ressemble le pohutukawa, l'arbre de Noël des Néo-Zélandais, et toutes ces célébrations du monde que je ne connaissais pas.

Le 25 décembre, les enfants catalans attaquent 
avec des bâtons El Tio de Nadal ("la bûche de Noël").
© DR


Pour ma part, je ne compte pas en rester là puisque j'ai le magazine Contes & Légendes sur Noël qui m'attend et qui approfondira tout ce que j'ai lu dans ce précieux petit ouvrage. Je suis enchantée par l'ouverture d'esprit qu'il m'a apporté et je conseille chaudement ce livre, à lire ou à offrir !

=> Cet ouvrage-là est probablement mon dernier coup de <3 littéraire de l'année 2019. C'est certain, je lirai et relirai La petite histoire de Noël, un ouvrage de culture générale sur l'origine des traditions de Noël parfait à glisser sous tous les sapins !


Résumé : « De l’Antiquité à aujourd’hui [...], de la Scandinavie à l’Amérique du Sud... L’histoire de Noël n’a pas fini de nous fasciner. »

 S’il est un événement qui rassemble de par le monde et les cultures, c’est bien Noël ! Que l’on soit australien ou suédois, croyant ou athée, petit ou grand, les fêtes de fin d’année sont souvent attendues avec autant d’impatience que de ferveur, et chacun prépare les mille et un rituels qui président aux festivités. Pourtant, rares sont ceux qui savent d’où viennent ces traditions et les nombreuses transformations qu’elles ont connues avant de nous parvenir.
D’où vient la date canonique du 25 décembre ? Facile ! Mais qui distribuait les cadeaux aux enfants avant le Père Noël ? Déjà moins simple. Pourquoi décore-t-on sa maison avec un sapin? Encore plus difficile. Depuis quand fabrique-t-on des crèches ? Carrément impossible. Et comment célèbre-t-on Noël au Mexique, en Scandinavie, en Russie ou en Italie ? Toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur Noël ont enfin une réponse.


Genre : Histoire
Publié en 2018
Pages : 76
Français

lundi 16 décembre 2019

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #2 (9-15 décembre 2019)

© Le Salon des Lettres


Les premières cases des calendriers de l'Avent sont ouvertes, les foyers sentent bon la cannelle et les pulls de Noël sont ressortis des placards... C'est enfin le joyeux temps de l'Avent ! Pour se mettre dans l'esprit de Noël, il n'y a pas mieux que de regarder des téléfilms de Noël. J'en regarde énormément en décembre car c'est une véritable PASSION. Forcément, je ne vis que pour Noël ! J'adore écouter des histoires autour de cette fête si magique et Noël étant surtout visuel, je privilégie la télévision aux livres à ce moment-là de l'année. Si vous n'êtes pas amateurs de ce genre, je vous facilite le travail pour vous montrer qu'un peu d'histoires de Noël vous met tout de suite dans l'ambiance. C'est donc parti pour les plus belles histoires de Noël !



Le plus esprit de Noël :

La clé d'un Noël réussi


© DR

États-Unis, 2018

Lisa et Oliver travaillent dans l'aménagement et la décoration de magasins. Ils aimeraient à terme ouvrir leur propre boutique. En attendant, Lisa veut souffler et se rend à Evergreen, où elle habitait étant enfant. Elle y rencontre Kevin, un entrepreneur voyageur.
Il est très courant que des acteurs des téléfilms de Noël se "spécialisent" dans ce genre. Quelle n'a pas été ma surprise avec Christmas in Evergreen : Letters to Santa quand j'ai vu que plusieurs acteurs me disaient quelque chose ! En effet, ce téléfilm est une sorte de suite à Un festival pour Noël que j'avais déjà sélectionné l'an dernier. Ce qui est absolument génial car les décors de ces deux téléfilms sont absolument magnifiques et nous plongent tout droit dans l'esprit de Noël ! La boule à neige qui exaucent les voeux est toujours là (cf. photo), un certain Nick guide vers une serrure et il y a le fameux pick-up rouge d'Allie (Ashley Williams, qui fait aussi une apparition ici)... Si je devais vous recommander de n'en voir qu'un seul, ce serait celui-là !

Disponible en replay sur TF1 ici



Le plus amical :

Ma cible pour Noël


Max (Michael Cassidy) et Allie (Brooke Nevin) visent la même promotion.
© DR

Canada, 2018

Noël est avant tout une fête de famille mais c'est dans l'ère du temps de le fêter aussi avec ses amies. Allie se réunit chaque année avec ses amis de l'université pour fêter "le Noël des rebelles". Cette année s'annonce bien compliquée pour elle parce qu'en plus de gérer l'organisation de cette fête elle doit passer un entretien pour une promotion dont elle rêve.
On regrette qu'Allie ne délègue pas plus de missions dans l'organisation de sa fête mais cette histoire est assez réaliste car il n'y a rien de pire que de devoir délaisser certaines traditions à Noël donc je me suis retrouvée dans ce personnage. C'était aussi un plaisir de retrouver une nouvelle fois l'actrice Brooke Nevin dans une histoire de Noël (j'avais déjà beaucoup aimé son rôle dans Les 12 cadeaux de Noël).

Disponible en replay sur TF1 ici



Le plus triste :

 Un Noël qui répare les blessures

Noël est censé apporter de la joie mais ce ne peut pas être toujours le cas. Je pense n'avoir jamais autant pleuré en regardant un téléfilm. Un Noël qui répare les blessures est très triste, je vous conseille donc de le regarder avec une boîte de mouchoir à portée de main...



J'espère que vous me suivrez tout ce mois de décembre car je compte bien vous dénicher les pépites des téléfilms de Noël !

dimanche 8 décembre 2019

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #1 (1-8 décembre 2019)


Je déclare la saison de Noël 2019 officiellement ouverte !



© Le Salon des Lettres


Les premières cases des calendriers de l'Avent sont ouvertes, les foyers sentent bon la cannelle et les pulls de Noël sont ressortis des placards... C'est enfin le joyeux temps de l'Avent ! Pour se mettre dans l'esprit de Noël, il n'y a pas mieux que de regarder des téléfilms de Noël. J'en regarde énormément en décembre car c'est une véritable PASSION. Forcément, je ne vis que pour Noël ! J'adore écouter des histoires autour de cette fête si magique et Noël étant surtout visuel, je privilégie la télévision aux livres à ce moment-là de l'année. Si vous n'êtes pas amateurs de ce genre, je vous facilite le travail pour vous montrer qu'un peu d'histoires de Noël vous met tout de suite dans l'ambiance. C'est donc parti pour les plus belles histoires de Noël !


J'ai ouvert la saison avec :

Les souliers de Noëlle

© Muse Distribution

États-Unis, 2018

Pour tout vous avouer, je suis sur les réseaux sociaux quelques actrices phares des téléfilms de Noël, comme ici Candace Cameron Bure, mais aussi les distributeurs de films comme Hallmark Channel... J'ai donc vu que ce téléfilm sortait aux États-Unis l'an dernier. J'ai donc très envie de voir "Les souliers de Noëlle" depuis un an, c'est pourquoi je me suis "jetée" dessus. J'ai été un peu déçue entre la promesse sur le papier et la réalisation car je m'attendais à un peu plus de magie...
Noëlle rencontre Charlie, une ange-gardien, qui lui offre trois paires de chaussures. Chacune lui permet de revivre ses trois derniers Noëls... J'adore les histoires avec des anges-gardiens alors celui-ci ne fait pas exception. Imaginer une histoire autour de chaussures ne donne qu'une envie : porter ses souliers préférés !

Disponible en replay sur M6 ici



Le plus esprit de Noël :

Noël en héritage


© DR

États-Unis, 2018

Parmi les téléfilms regardés cette semaine, c'est celui qui m'a le plus marqué. Emma revient dans sa ville natale pour fêter Noël avec son frère et sa soeur alors qu'ils vont y passer leur dernier Noël dans la demeure familiale. Cette demeure, parlons-en justement ! Elle est juste splendide ! Pour moi, le lieu de l'action a toujours véritablement une importance ! Et puis l'histoire, même si on s'attend à la fin, connaît un suspense à propos de mystérieuses lettres... Je vous conseille chaudement ce téléfilm !

Disponible en replay sur TF1 ici



Le plus livresque :

Le livre de Noël


© DR

États-Unis, 2018

Après avoir essayé un échec au travail, Claire décide de se rendre loin de New York. Sa mère avait peint autrefois la devanture d'une petite libraire de Glastenbury, petit village du Vermont, c'est donc là qu'elle se rend. Comme elle loge à l'étage de la libraire Fortenbury, elle peut y travailler un peu. Claire décide donc de mettre ses compétences de marketing et de vente au service d'un magasin bien poussiéreux. Les festivités ont été annulées dans la ville à cause d'innondations mais la jeune femme ne l'entend pas de cette oreille...
J'ai adoré le personnage de Claire (Jane Alexander), évidemment ! Voilà qu'elle est en vacances mais son naturel de grande travailleuse la pousse à faire vraiment quelque chose de la librairie. Et pas seulement... Un joli téléfilm assez bien fait.

Disponible en replay sur TF1 ici



J'ajoute deux téléfilms qui m'ont fait pas mal rire : Mon petit mensonge de Noël (qui allie Noël et politique, donc magie et mensonge... savoureux ! À voir en replay ici) et La proposition de Noël. (avec Hilarie Burton des Frères Scott. À voir ).




Le plus surprenant :

 Noël à Paris

Il n'est pas parmi les meilleurs - loin de là - mais je voulais tout de même vous en parler car il se passe en France. Le téléfilm Noël à Paris a en réalité était tourné à Lyon, ce qui a pas mal fait réagir les Français. Tout les rappels à Paris sont assez kitsch, avec les Tour Eiffel et l'accordéon ne manquent pas dans cette tripotée de clichés. Il s'agit d'une adaptation d'un roman Harlequin mais le scénario semble avoir été écrit à la va-vite. Dommage, car il mettait la France à l'honneur !



J'espère que vous me suivrez tout ce mois de décembre car je compte bien vous dénicher les pépites des téléfilms de Noël !

samedi 19 octobre 2019

"12 scandaleuses de l'Histoire" de Marc Fourny


"On l'a pourtant mise en garde de ne pas se mêler de politique : ce n'est pas la place d'une femme, encore moins d'une culte, lui fait-on comprendre à demi-mot. Autant de freins qui attisent la fougue de cette révoltée, soucieuse de se faire une place dans ce milieu misogyne. Désormais, elle suit son instinct et rend coup pour coup. Un jour, à un pédant qui se vante d'écrire les pièces de Mme de Gouges en sous-main, en ajoutant des fautes pour faire croire que l'oeuvre est bien d'elle, elle réplique : "On trouve communément des hommes de votre espèce, mais apprenez qu'ils faut des siècles pour faire des femmes de ma trempe."

Résumé : Elles ont été critiquées, insultées, rabaissées, voire éliminées pour avoir un peu trop levé la tête ou leurs jupons, dans un monde où les femmes étaient condamnées à mener une vie conjugale exemplaire, sous peine de s'attirer les foudres d'un pouvoir exclusivement masculin. Favorites rêvant d'un trône, espionne mélangeant politique et sentiments, militante féministe, princesse trop téméraire, artiste sans tabou, toutes ont payé le prix fort leur engagement ou leur rêve démesuré. 
Messaline, Anne Boleyn, Wallis Simpson, mais aussi Olympe de Gouges, Mata Hari, Joséphine Baker, elles ont toutes fait scandale pour avoir osé franchir un fossé bien trop grand pour leur sexe ou leur condition. Au-delà de leur image, souvent maculée par l'opprobre, ce livre nous plonge dans le destin de ces femmes sulfureuses qui ont changé, à leur manière, le cours de l'Histoire.

Mon avis : <3 <3

  Cet ouvrage est exactement ce que j'aime : la mise en avant de femmes qui ont marqué l'Histoire. Ce qui est intéressant avec ce genre de livres contenant plusieurs biographies, c'est qu'il présente à la fois des personnes connues et peu ou pas connues. 

L'ouvrage commence par la biographie de Messaline, femme romaine mariée à l'empereur Claude et qui n'avait qu'une envie dans la vie : s'amuser ! Je ne lis jamais d'histoire sur l'Histoire romaine, mais cette lecture a réveillé mon appétit, j'ai bien envie de me lancer dans la lecture d'ouvrages sur cette période désormais. Il faut dire que c'était une sacrée époque ! Par exemple, Messaline se marie pour de faux alors qu'elle est mariée à l'empereur Claude. Il y a de quoi s'amuser quand on lit ces histoires d'un autre temps !

Il y a les personnalités que je connaissais déjà et sur lesquelles je n'ai pas appris grand-chose de plus, comme Christine de Suède ou encore Anne Boley. Et il y a celles que je connais désormais grâce au livre : Marie-Catherine de Brignole, reine monégasque (je ne connais pas du tout l'Histoire de Monaco car je ne me suis jamais penchée dessus mais le récit était très intéressant !) ou encore Lola Montès. Quelle femme ! Elle m'étonne car après avoir vécu avec un roi, Louis Ier de Bavière, elle s'isole dans une ferme. Mata Hari et Joséphine Baker étaient également des femmes dont je ne connaissais pas la vie en détail. De Joséphine, je ne connais que la chanson "Chiquita madame" faisant l'objet d'une scène que j'adore dans le film Odette Toulemonde.

Le livre m'a aussi permis d'amplifier mes connaissances sur certaines femmes, comme la comtesse de La Motte, aventurière qui fit du mal à Marie-Antoinette, et la duchesse de Berry.

J'ai un peu moins accroché avec certaines histoires, comme celle de Gabrielle d'Estrées, la maîtresse d'Henri IV ou encore Wallis Simson. C'est pourtant un large choix qui a été fait. Ce livre à multiples personnalités pourraient être lassant à lire d'une traite mais je n'ai eu aucun mal car chaque femme a sa manière bien à elle de s'affirmer.

Ces scandaleuses sont des femmes marquantes. J'ai remarqué que beaucoup d'entre elles étaient sans le sou dans leur enfance. C'est sans doute ce qui explique leur envie de prendre leur revanche par la suite sur la vie. J'en admire beaucoup parmi elles, dont Olympe de Gouges (cf. la citation ci-dessus dont je trouve sa réplique brillante ! Elle n'a pas eu une grande instruction, mais a su jouer de son intelligence).

La plume est agréable à lire. L'auteur arrive assez bien à nous narrer la vie de chaque personnalité en quelques pages. La seule chose qui m'a gênée est lorsqu'il inclut des comparaisons avec les célébrités d'aujourd'hui, car je trouvais que cela cassait le rythme du récit historique et que je trouve non judicieux de comparer deux personnes de deux époques différentes.

Désormais, beaucoup d'autres titres de la série me tentent : 12 résistantes qui ont changé l'Histoire, 12 couturières  qui ont changé l'Histoire, 12 reines d'Europe qui ont changé l'Histoire, 12 corsets qui ont changé l'Histoire... Tous les titres de la collection en fait !

=> Douze femmes et autant de scandales. 12 scandaleuses qui ont changé l'Histoire permet de découvrir ou de redécouvrir des femmes qui ont fait ce dont elles avaient envie. Une lecture historique rafraîchissante et amusante. Il fallait y penser !


Genre : Biographies historiques
Publié en 2015
Pages : 367
Français

mardi 1 octobre 2019

"Le Secret des conteuses" ou l'art de la conversation au théâtre

Cet après-midi là, Ninon de Lenclos a souhaité réunir Madame de Sévigné, Mademoiselle de Scudéry et Madame Scarron dans son salon afin de les initier à un petit jeu de sa composition. La pièce de théâtre - une comédie - est une création originale déclamée actuellement au Théâtre Déjazet.




   "Que se passe-t-il dans cette maison ?", s'interrogent Madame de Sévigné, Mademoiselle de Scudéry et Madame Scarron (future Madame de Maintenon). En ce jour de l'année 1671, les trois femmes se retrouvent toutes chez Ninon de Lenclos, à l'hôtel de Sagonne, à Paris. Un salon très couru, où se presse ordinairement la belle société. Mais cet après-midi là, Molière, La Fontaine, La Rochefoucauld et bien d'autres auront beau se présenter à la porte, ils ne seront pas reçus. La courtisane Ninon de Lenclos est pourtant friande de la compagnie masculine, mais aujourd'hui, les hommes - aussi éminents soient-ils - ne sont pas les bienvenus.

"Pourquoi des femmes ? Parce que je voulais faire un hommage aux hommes. Et pour faire un hommage aux hommes, il fallait trouver des femmes du XVIIe siècle", explique Martine Amsili, autrice et metteure en scène de la pièce. Les quatre convives n'ont pas été choisi par hasard, ce sont toutes des représentantes de l'Esprit féminin français du XVIIe siècle. Il y a la fameuse Madame de Sévigné, grande épistolière ; Madame Scarron, qui fut chargée de l'éducation des enfants de Louis XIV et de Madame de Montespan ; et enfin la Précieuse Madeleine de Scudéry, qui tenait elle-même un salon dans le Marais et écrivit deux romans héroïques : Artamène ou le Grand Cyrus et Clélie. S'ajoute à ces beaux esprits la naïve et attachante Louison, chambrière qui ne comprend pas le but poursuivi par sa maîtresse. 

Vous pensez voir une histoire dans l'Histoire ? Détrompez-vous ! Nous sommes dans une comédie où les quatre personnalités montrent qu'elles sont aussi drôles. L'imprévisible Ninon, surnommée "Notre Dame des Amours", veut les initier à un petit jeu de sa composition : le secret des conteuses. L'idée qui poursuit la courtisane est de faire parler ces femmes, qu'elles se confient sur un honnête homme qu'elles ont aimé, chéri, avec qui elles auraient aimé passé la vie mais n'ont eu droit qu'à une nuit. Des secrets qu'elles gardent et que personne ne connaît encore...

"Il y a une dramaturgie. Au départ, ces femmes sont des convives. Ensuite, elles sont des causeuses, des femmes qui racontent la cour - que fait le Roi, avec qui va-t-il aujourd'hui ? Puis, elles deviennent des conteuses et des comédiennes de la vie où Molière puise ses comédies", explique la metteure en scène. On n'entre pas tout de suite dans le jeu - il faut bien présenter les personnages -, ce qui laisse le temps de rentrer dans l'époque. Mais c'est chose aisée. Au plafond, un lustre en bois avec des chandelles. Comme à l'époque. Nous sommes bien au 36 rue des Tournelles grâce aux décors - des dessins peints en 3D. Les costumes, confectionnés par des artisans d'aujourd'hui d'après des tableaux de l'époque, n'ont rien de factice (comme c'est souvent le cas dans les reconstitutions) et font encore davantage briller ces femmes.

Éditée il y a vingt ans avec sept personnages, la pièce a été remaniée par Martine Amsili. Celle qui a écrit une thèse sur l'art épistolaire au XVIIe siècle a voulu faire une pièce qui s'adresse à tout le monde. La langue déclamée sur les planches n'en reste pas moins celle d'une toute autre époque mais s'avère absolument sublime"Cette pièce a été écrite dans la musicalité. J'ai gardé la syntaxe du XVIIe siècle." Martine Amsili a écrit délicatement et conformément à l'époque, tout en essayant "de ne pas mettre trop de mots érudits."

=> Le Secret des conteuses nous plonge ainsi dans une toute autre époque, où la galanterie et l'art de converser primaient. Une belle pièce à voir... et aussi à écouter !



Représentations jusqu'au 12 octobre 2019


Article en partenariat avec le Théâtre Déjazet 

mardi 24 septembre 2019

"Je veux tout ! ... et surtout toi" de Céline Legendre



Mon avis : <3

   Cette histoire, dont la lecture m'a été proposée par Librinova, m'a d'emblée attirée car l'héroïne principale, Kate, est une working girl. Le genre de personnage que je préfère par-dessus tout car il me permet de m'identifier très aisément au personnage. Malheureusement, j'ai été moins conquise que je ne le pensais par ce livre. Explications.

Kate travaille depuis plus de cinq ans pour SolForBus Enterprise, une société qui propose des services internet aux entreprises. Mais ne pouvant plus supporter sa cheffe - qu'elle a surnommé Cruella - elle change donc de service. Passant sous la coupe d'Éric, la jeune femme a bien du mal à se réjouir de son nouveau poste. Côté coeur, elle n'aspire qu'à faire de nouvelles rencontres et à se mettre en couple.

Je ne me suis pas du tout attachée au personnage de Kate. Malgré un brin d'humour, pour moi, elle manquait de substance réelle. En revanche, j'ai trouvé intéressant le fait de voir une personne qui se cherche. Kate a beau avoir tout juste changé de poste, elle n'est toujours pas heureuse dans son travail. C'est un thème intéressant et qui n'est pas beaucoup traité dans la littérature je trouve. C'est là le plus réussi dans ce livre : l'univers du travail est très bien décrit. Je me suis bien immergée dans l'entreprise et j'ai aimé ces histoires de dossiers, etc. Le tout relevé par des histoires de coeur, qui seront plus ou moins appréciées selon les lectrices·eurs.

Ce roman s'apparente à la chick lit et comme dans tous romans de ce type, le risque est de tomber très facilement dans des clichés. Je sais que ce genre littéraire ne plaît pas à tout le monde mais, pour ma part, j'aime bien (l'été est le meilleur moment de l'année pour le faire) car ils sont une source de détente - plus ou moins - assurée. Les ressorts utilisés dans Je veux tout ! sont malheureusement des plus classiques (quiproquos sur la supposée petite amie du mec tant convoité qui n'est finalement pas sa compagne, les deux meilleures amies toujours présentes...), je n'ai donc pas trouvé que l'histoire pétillait ou apportait quelque chose de plus à la littérature chick lit.

Sur la forme, rien ne va. Les phrases ne sont jamais ponctuées par des points mais par des virgules, ce qui m'a agacé au plus haut point. C'est comme si l'ouvrage n'avait pas été relu, ce qui est un comble pour un livre ! Le temps grammatical employé n'est souvent pas le bon, le passé simple s'étant avéré très lourd pour un propos qui est des plus simples. Il arrive aussi très souvent que dans deux phrases successives le même mot se répète (!). La langue française est-elle si pauvre que cela ? Le style d'écriture, et cela va de pair avec la forme, ne m'a pas non plus convaincu. On sent qu'il y a quelque chose d'intéressant dans la plume de l'autrice mais qu'il manque encore du travail avant d'aboutir à un résultat satisfaisant. Ainsi, l'histoire n'est pas très bien racontée. Il m'est même arrivé au milieu du livre de ne plus comprendre où j'en étais au niveau du récit. Il aurait fallu relire le manuscrit à deux fois avant de le faire paraître. Pour moi, un travail dessus s'avère encore nécessaire, si bien que j'ai eu l'impression de devenir moi-même éditrice le temps d'une lecture...

Le titre me paraît un peu simple à mon goût et la fin, qui permet de comprendre pourquoi il a été choisi, ne m'a pas du tout plu (mais ça, c'est subjectif).

=> Je veux tout ! ... et surtout toi est un roman détente qui n'a pas réussi à me conquérir, malgré un univers - le travail - assez bien décrit. Selon moi, il n'est encore qu'à l'état de manuscrit et a besoin d'être retravaillé - tant sur la forme que sur le fond - avant d'être proposé à des lectrices·eurs.



Résumé : Ambitieuse et pleine de détermination, Kate décide de prendre sa vie en main. Se laisser tyranniser par sa boss ?? Très peu pour elle ?! Ni une ni deux, elle quitte Régine alias "? Cruella?" pour un tout nouveau poste aux côtés d'Éric son manager, aussi séduisant qu'énigmatique. Immense challenge pour Kate qui en plus d'avoir bouleversé sa carrière professionnelle, doit dompter cet homme qui ne semble pas la prendre au sérieux. Maladroite de nature mais sans jamais baisser les bras, elle enchaîne les situations incongrues pour le plus grand bonheur de ses deux meilleures amies, Jen et Emma. À la recherche du grand amour, ces trois parisiennes partageront aussi bien leurs joies que leurs peines. Seront au rendez-vous, de belles rencontres, des surprises en tout genre et surtout de nouvelles relations qui pourraient bien changer le cours de leurs vies. Plongez dans ce roman pétillant et découvrez les aventures romantiques d'une working girl à Paris ?!


En sortant de la réunion, Hélène, qui était attentive comme toujours et qui était très soucieuse de ce qui se passait au sein de son équipe, me demanda :
- Comment ça se passe avec Éric ?
- Nous nous apprivoisons, répondis-je avec légèreté.
- Tu parles d'Éric ou d'un animal ? dit Hélène, tout étonnée de ma répartie.
- On dit apprivoiser pour les espèces un peu sauvages, non ?
Elle rigola et me dit qu'effectivement je voyais juste." 




Genre : Roman
Publié en 2018
Pages : 312
Français



Lecture en partenariat avec Librinova

samedi 14 septembre 2019

J'ai découvert la plume de : Tatiana de Rosnay avec "Elle s'appelait Sarah"

Titre original : Sarah's Key



Résumé : Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.
Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là...

Mon avis : <3 <3

  Il était grand temps que je m'attaque à l'oeuvre d'une autrice dont je vois constamment le nom ici ou là : Tatiana de Rosnay. J'ai choisi Elle s'appelait Sarah car il figure parmi ses romans les plus cités. J'ai bien choisi puisqu'il s'agit d'un roman très remarquable. Par "ses histoires", par ses personnages, par sa construction... à bien des égards, ce roman m'a comme envoûté.

J'étais pourtant assez sceptique au début de ma lecture. Je me disais qu'il s'agissait d'une énième histoire sur la deuxième guerre mondiale - un sujet si difficile à transformer en fiction car l'Histoire des déportés juifs des années 1940 est l'une des pages les plus sombres. Cette histoire imaginaire m'a beaucoup apportée, notamment un éclairage sur un point : le devenir des logements juifs. En effet, je me suis rendue compte en lisant ce récit que ce que certains ont perdu, d'autres l'ont retrouvé (en connaissance de cause ou non). Les juifs déportés sont partis - pensant peut-être revenir - en laissant derrière eux leur demeure et quantité d'objets du quotidien. En s'intéressant à cet aspect, Tatiana de Rosnay a su m'ouvrir davantage les yeux sur la déportation. Il y a tous ceux qui sont morts, ceux qui ont pu s'échapper, ceux qui ont tant bien que mal refait leur vie (Simone Veil en est le meilleur exemple, avec une carrière politique très remplie) ou qui n'ont pas pu y parvenir, telle Sarah dans le récit.

Le récit est très bien construit dans sa forme, puisqu'il se partage entre Julia Jarmond, journaliste à Paris en 2002, et Sarah Starzynski, une victime de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942. Les deux récits se suivent puis se rejoignent à un moment donné, ce que j'ai trouvé magnifique. De plus, si le sujet principal de l'histoire est Sarah, le personnage de Julia n'en est pour autant pas moins travaillé. Julia a une réelle grande importance dans l'histoire, ce qui fait que l'on a deux héroïnes : Julia et Sarah. Ce qui est plaisant également est d'avancer la lecture en découvrant à chaque fois de nouvelles clés. On apprend petit à petit à mieux cerner les mystères et les secrets qui entourent les protagonistes. J'ai été franchement emballée par cette histoire. Si au début j'étais plutôt sceptique, je n'ai fait que m'accrocher davantage par la suite. Avide d'en savoir toujours plus, les pages ont défilé les unes après les autres sans que je ne m'en rende compte. Il faut dire que la fin nous réserve des surprises, notamment par rapport au titre...

=> Un succès mérité pour ce roman, très prenant et très troublant. La plume de l'auteure a bien fait d'être révélée au grand jour. Qu'attendez-vous pour le lire (si ce n'est pas déjà fait) ?


Genre :  Roman
publié en 2007
Pages : 409
Français


Découvrir la plume de :
Tatiana de Rosnay

mercredi 31 juillet 2019

"Tonight" de Nine Antico



Mon avis : <3 <3

Ne connaissant ni l'autrice ni cette bande dessinée, j'ai décidé ni une ni deux d'emprunter cette bande dessinée à la bibliothèque. Le sujet est à l'image de la couverture : cool. Pauline et ses deux amies nous font partager leurs soirées. Les meilleures, mais surtout les pires. Soirée cinéma, du nouvel an, de mariage, au Guatemala... Toutes les situations y passent mais non sans humour. Beaucoup de situations m'ont faire rire, que ce soit des prises de tête ou des situations, disons, gênantes.

Ce que j'ai apprécié également, c'est que l'autrice ait son propre univers. Les dessins au trait noir ont un petit côté vintage et diviser les chapitres par heures (20h, 2h, 6h...) correspondant au moment des soirées est pas mal vu. En plus, des photos sympathiques - à l'aspect vintage également - illustrent chaque division.

=> En lisant cette bande dessinée, je peux dire que j'ai passé une "bonne soirée". Vous aussi vous reconnaîtrez peut-être dans certaines situations...


Résumé : « Le désir de vivre », c’est une des traductions possibles du disque d’Iggy Pop sorti en 1977, Lust for life, et dont la pochette sert de modèle à ce nouvel album de Nine Antico. Qu’est-ce qui pousse à sortir en soirée, avec ou sans les copines, avec ou sans alcool, en terrain plus ou moins connu ? Qu’est-ce qui pousse à danser, à chanter, à faire l’amour ? Si ce n’est cet impérieux désir de vivre … Pauline et ses copines sont en plein dedans. Elles sont jeunes, plutôt jolies, plutôt futées. Dans cet album, qui raconte heure par heure six soirées différentes, Nine Antico offre un aperçu très juste de la vie d’une jeune femme, de ce qui leur passe par la tête et dans le cœur.


Genre : Bande dessinée
Publié en 2012
Pages : 63
Français

samedi 20 juillet 2019

"Les femmes et la révolution 1770-1830" de Christine Le Bozec



"Le monde révolutionnaire féminin est un ensemble complexe, ambigu et très minoritaire, trois caractéristiques bien souvent masquées par le panache du combat."


Mon avis : <3 <3

  Je ne serai sans doute jamais tombée sur cet ouvrage si une blogueuse, Loë, ne m'avait pas interpellée sur Twitter suite à un post des éditions Passés composés (une nouvelle maison d'édition consacrée à l'histoire) qui portait sur les salons littéraires, l'une de mes passions et la raison du nom de ce blog. Ni une ni deux, j'ai demandé aux éditions qu'elles m'envoient ce livre pour vous en livrer mon avis, que voici.

Cet ouvrage aurait pu avoir pour sous-titre : "Idées reçues sur les femmes à la Révolution française". Avec ce livre, la Docteure en Histoire Christine Le Bozec tente de déconstruire tous les préjugés qui entourent les femmes à l'époque de la Révolution. À commencer par un sujet qui me tient tout particulièrement à coeur : celui des "salonnières".

Cet essai commence par le constat d'un cliché : grâce à ces salons - des lieux de réunion, souvent animés par des femmes cultivées qui recevaient des femmes et des hommes de lettres, des artistes, des hommes politiques... les femmes du XVIIIe siècle auraient été libres voire libérées. Ce que montre Christine Le Bozec avec cet ouvrage, c'est qu'il n'en fut rien. Les salons littéraires ont surtout était tenu par des femmes, des hommes voire des couples de bonnes conditions sociales. Cette minorité parisienne surexposée a mis de côté une réalité, que l'historienne a bien raison de rappeler : à la veille de la Révolution, la France comptait 26 millions d'habitants, avec parmi eux 14 millions de femmes. On comptait seulement 15% de personnes habitant en ville. À Paris, seules soixante-deux femmes tenaient un salon. Ces lieux ne reflétaient donc en rien la condition des femmes de l'époque.



Les femmes et la Révolution permet donc de revenir sur tous les clichés que l'ont peut avoir sur les femmes durant cette période historique. Des faits parfois mal compris ou, le plus souvent, méconnus. La vérité, c'est que l'écrasante majorité des femmes vivait en milieu rural, sans marge de manoeuvre personnelle dans leur vie. À l'époque, les femmes étaient uniquement considérées comme des épouses et des mères de famille. Sur les dix années révolutionnaires, des femmes se battirent durant six ans, avant que les années 1795-1799 ne laissent la place à l'exclusion et au silence. Mais il ne faut pas oublier que toutes les femmes ne furent pas révolutionnaires, à signer des pétitions, fonder et rejoindre des clubs et des sociétés populaires. Il y a bien évidemment eu des réfractaires, notamment des femmes de la noblesse ou celles qui exerçaient des métiers dans le luxe.

L'autrice a donc organisé l'essai selon un ordre chronologique et par chapitres, eux-mêmes divisés en paragraphes. La spécialiste de la Révolution française n'hésite pas à faire des répétitions et annonce le propos de chaque paragraphe suivant. Malgré cette structure universitaire, qui pourrait éventuellement effrayer les moins férus d'Histoire, cet ouvrage est extrêmement clair, c'est la raison pour laquelle je le conseille volontiers à un large public. L'écriture est agréable parce que se voulant didactique. Si le fond est concis, les exemples sont nombreux pour étayer le propos. Les noms les plus connus sont évidemment mentionnés - Olympe de Gouges, Madame de Staël... - mais également des anonymes, telle Anne-Félicité Colombe, l'une des membres les plus actives au sein des Citoyennes républicaines révolutionnaires. Accusée de diffamation, elle distribua aux pauvres les indemnités qu'elle avait perçue après avoir remporté ce procès.

S'il me fallait donner un défaut, ce serait cette même brièveté du propos car au vu de mon niveau de connaissances sur le sujet, cela ne m'aurait pas dérangé, bien au contraire, que l'ouvrage soit plus fourni. Sa concision n'altère pour autant rien au fond et je suis ravie de cette lecture, qui ne me donne que plus envie de me plonger dans les ouvrages cités dans la bibliographie contenue à la fin.

Dressant un panorama complet de la situation des femmes dans la période qui s'étendit de 1770 à 1830, la Docteure en Histoire n'omet pas pour autant de parler des hommes. Les oppresseurs (Amir, Napoléon Bonaparte), mais aussi le si peu d'hommes qui défendirent la cause des femmes, sont évoqués. Poullain de la Barre a ainsi été longtemps considéré comme le précurseur du féminisme, défendant que "l'esprit n'a point de sexe" (je ne l'ai pas encore lu mais j'ai acheté dans la collection des livres Folio à 2€ De l'égalité des deux sexes de ce même homme, que j'ai désormais encore plus hâte de découvrir). Peu l'ont pensé mais certains ont voulu défendre les femmes, notamment leur éducation ou leur droit de vote.

Ce livre m'a mis face à des vérités historiques que je n'aime pas entendre. Lire l'oppression des femmes - que je combats - m'est toujours une chose difficile. Et me laisse un sentiment de tristesse. L'autrice rappelle dans la conclusion que cette "quête d'égalité {est} aujourd'hui encore inachevée, comme le prouve l'inégalité salariale entre les hommes et les femmes en 2018." De plus, il m'a davantage fait prendre conscience de ce que fut le XVIIIe siècle, que j'adore et que je pensais pourtant bien connaître, à tort.

=> L'essai Les femmes et la Révolution est une lecture essentielle pour qui veut connaître le XVIIIe siècle et la Révolution française sous toutes ses coutures. Accessible à tous, l'ouvrage se concentre sur les femmes pour donner une vision globale de leur vie durant cette période. Opprimées dans la société, la moitié de la population du royaume s'est aussi pourtant révoltée contre la cherté de la vie et pour la reconnaissance de la citoyenneté féminine. Une lecture historique qui permet de comprendre le combat des femmes, qui est loin d'être terminé.


Résumé : ll est courant d'affirmer qu'au XVllle siècle, les femmes étaient libres, les protagonistes de cette représentation utilisant à l'envi l'argument de celles tenant salon. Si quelques cas spectaculaires ne peuvent être niés, que disent-ils de la situation de la majorité des femmes, qu'elles soient paysannes, ouvrières dans l'artisanat et l'industrie, domestiques ou bien même institutrices ? 

Christine Le Bozec procède donc à un état des lieux de la condition féminine à l'époque des Lumières, avant d'envisager leur implication et leur rôle pendant et après la Révolution française. Elle montre que malgré les barrières culturelles, et même si les révolutionnaires demeurèrent prisonniers du carcan de préjugés ancestraux, les années 1789-1795 furent bien synonymes de conquête de droits, chèrement et âprement acquis, puis difficilement conservés, avant que Bonaparte ne commence à les rogner et que la Restauration ne les supprime.


Genre : Essai historique
Publié en 2019
Pages : 224
Français


Partenariat avec les éditions Passés composés

samedi 6 juillet 2019

Mes envies de lecture pour cet été

@Le Salon Des Lettres


Après une panne de lecture de plusieurs mois, je reprends peu à peu goût à la littérature ! Constituer ma Pile à lire de l'été va sûrement aussi m'aider...
Je travaille aux mois de juillet et août dans la capitale alors autant vous dire que j'aurai encore plus besoin de dépaysement et de détente une fois ma (longue) journée de travail finie. J'aimerai aussi beaucoup revenir à ma passion première : les classiques. En tout cas, comme chaque année, j'adapterai mes lectures en fonction de mes envies du moment. Petit tour d'horizon des lectures qui me tentent pour les deux mois à venir (en gras figurent les lectures que je vais faire en priorité car elles me font particulièrement envie) :


Les classiques :



  • L'oeuvre d'Émile Zola
  • Gobseck de Balzac
  • La dame aux camélias d'Alexandre Dumas


Les romans contemporains :




  • La journaliste de Christina Kovac
  • La Vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker
  • Un livre des éditions Charleston de ma bibliothèque (à déterminer) 
  • Passé imparfait de Julian Fellowes


Histoire : 




  • Ramsès de Christian Jacq
  • Un jour avec Marie-Antoinette de Hélène Delalex
  • Le diable de Radcliffe Hall de Stéphanie des Forts


Écrits journalistiques :



  • Le tour du monde en 72 jours de Nellie Bly
  • Une femme au front, mémoires d'une reporter de guerre de Martine Laroche-Joubert
  • Pour tout vous dire... de Jean-Pierre Pernaut
  • The fixer de Joe Sacco


Féminisme :



  • Les culottées tome 1 & 2 de Pénélope Bagieu

Séries :
  • Agatha Raisin (saison 1 & 2)
  • Borgen
  • Younger (saison 5) ?
  • The Bold type ?


Je vous souhaite un très bel été, plein de belles découvertes culturelles !

vendredi 21 juin 2019

"Les cerfs-volants de Kaboul" de Khaled Hosseini




Résumé : Dans les années 1970 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés... 

Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.

Mon avis : <3 <3

   Cette lecture n'était pas du tout prévue mais j'aime lire les livres qui sont en lien avec l'actualité alors j'ai saisi l'opportunité de lire ce livre en le découvrant dans la bibliothèque familiale. Je me rappelle en avoir entendu vaguement parler à la sortie du film qui en est adapté. Je ne regrette pas une seconde cette lecture. Elle m'a permis la découverte d'un pays, l'Afghanistan, et celle de son histoire, notamment la période des années 1970-1980. L'histoire, bien que fictive, m'a permis d'appréhender ce qui s'y est passé.

   Amir et Hassan sont deux petits garçons que tout oppose : le premier est patchoun (l'ethnie majoritaire en Afghanistan) et sunnite, l'autre est hazara et chiite, en plus d'être le serviteur du premier. L'un est dominé et l'autre profite bien de la situation. Pour ce fait, et pour d'autres, je n'ai pas apprécié le personnage et narrateur Amir. Il commet beaucoup d'erreurs et a un comportement que je n'ai pas toujours compris et/ou accepté. Pourtant, il est conscient de ses méfaits et s'en repentira.

L'histoire, c'est celle de l'espoir. Rien que le titre nous y fait penser. Les cerfs-volants sont tout pour des enfants qui s'affrontent en les manipulant. Jusqu'à la fin, le cerf-volant est un symbole de l'espoir et du combat que doivent mener les Afghans dans une situation de crise.

J'ai bien accroché à l'écriture de Khaled Hosseini, un auteur que je ne connaissais pas du tout. Les cerfs-volants de Kaboul est son premier roman et son succès est bien mérité. Si les événements m'ont semblé un peu banals parfois, l'écrivain sait porter son lecteur dans l'histoire jusqu'au bout. Je n'ai ressenti aucun ennui durant ma lecture, malgré la difficulté du propos. Les faits sont parfois violents, mais nous rapprochent au plus près du réel - inimaginable, effroyable, catastrophique. Le récit est dur et ne me semble pas édulcorer la réalité. Il a sans doute fallu un long travail de recherche - et de remémoration de souvenirs puisque l'auteur est né à Kaboul en 1965.

Les deux amis sont inséparables, ils ont été nourri au même sein et passent leur enfance côte à côte. Mais la vie les sépare un jour. Peut-être pas si définitivement que cela. Amir grandira avec ses remords tandis que Hassan oubliera et s'épanouira. Amir et son père quittent l'Afghanistan pour un autre pays, mais ils n'oublieront pas leur vie passée. Le roman montre à quel point ce que l'on a vécu dans notre enfance marque notre vie à jamais. Espoir, passé, remord... voilà les mots qui me viennent à l'esprit avec ce roman.

=> L'histoire des Cerfs-volants de Kaboul est très touchante. Tragique, certes, mais la plume de l'auteur ajoute aussi beaucoup de plaisir. Un livre à lire au moins une fois !


La bande-annonce du film adapté de Marc Forster, que je n'ai pas encore vu :




Genre : Roman
Publié en 2003
Pages : 406
Américano-afghane

lundi 3 juin 2019

J'ai découvert la plume de : Tracy Chevalier avec "La jeune fille à la perle"

Titre original : Girl with a Pearl Earring


La veste de satin jaune commençait à paraître si réelle que j'aurais voulu la toucher. Je faillis toucher celle qui avait servi de modèle le jour où la femme de Van Ruijven la laissa sur le lit. Je tendis la main pour en caresser le col de fourrure quand, levant la tête, j'aperçus Cornelia qui m'observait, dans l'entrebâillement de la porte. Une de ses soeurs m'aurait demandé ce que je faisais mais Cornelia, elle, s'était contentée de me regarder. Voilà qui était pire que toutes les questions. Voyant retomber ma main, elle avait souri. 

Résumé : La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. La ville est aussi prospère que rigide. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune étant très jalouse de ses prérogatives.    
  Au fil du temps, la douceur de la jeune fille, sa vivacité, sa sensibilité émeuvent le maître. Il l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, la tension et la suspicion règnent dans la maisonnée, le scandale se propage dans la ville. 

Mon avis : <3 <3

   En 1664, Griet n'est encore qu'une jeune fille mais elle entre au service de la famille du peintre Johannes Vermeer (1632-1675), marié et père (pour le moment) de cinq enfants. Si je commence à vous parler de la date, c'est qu'elle a acquis une très grande importance à mes yeux. L'auteure nous emmène de 1664 à 1676 et elle y arrive à merveille. Une fois plongée dans ce livre, j'étais réellement plongée au XVIIe siècle ! Je me suis imaginée tout le roman avec mes propres images et je redoute donc de voir l'adaptation cinématographique réalisée par Peter Webber en 2003. Je devrais peut-être d'ailleurs ne pas la voir, ou au moins pas tout de suite.

La relation qui s'installe entre Griet et le peintre est assez trouble. Vermeer est toujours appelé - le récit est raconté par Griet elle-même - "le maître" ou "il", ce qui le rend encore plus mystérieux. On ne saura jamais ce qu'il pense, car il n'exprime pas ses pensées ni ne les communique.

La jeune fille à la perle de Johannes Vermeer


L'écriture est fluide et la lecture est donc accessible à tous, même s'il s'agit de parler d'art. Tracy Chevalier s'est inspirée du tableau de Vermeer ci-dessus pour écrire cette histoire, ce qui montre son talent pour imaginer des histoires. Il est donc question de peinture et de ses techniques mais rien de très détaillé, donc, je le répète, ce livre peut être lu par quiconque s'y intéresse.

=> Un roman qui nous plonge réellement au XVIIe siècle, à chaque instant, aux côtés d'une servante et du peintre Vermeer. Un livre écrit pour les amoureux de peinture mais aussi pour tous les autres !


Genre : Roman historique
Publié en 1999
Pages : 346
Américain

mercredi 8 mai 2019

"J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste" de Loïc Prigent




Mon avis : <3 <3

"Elle est cheffe maroquinerie. Cet hiver elle a eu un congé maladie d'un mois. Je pense que c'est mile crocodiles qui ont été épargnés."

Le ton est donné d'emblée, nous voici dans "J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste", un recueil de citations captées lors de défilés de mode français. Paroles de mannequins, de créateurs, d'assistants, de clients et même d'attachés de presse et de journalistes... ce sont toutes les personnes qui font l'univers de la mode ou qui tournent autour qui sont mises sur le devant de la scène dans ce livre. Son auteur, Loïc Prigent, est journaliste et cinéaste spécialisé dans la mode. Il a eu une bonne idée avec cet ouvrage puisque personne ne se gêne pour dire ce qu'il pense dans ce milieu... et c'est cette honnêteté qui rend les propos encore plus amusants !

J'ai retenu mes citations favorites en fonction de plusieurs critères : les plus drôles, les plus hallucinantes ("Malheureusement, son narcissisme n'est pas proportionnel à son talent"), celles qui en disent long sur le métier ("Si ça existe déjà ça ne m'intéresse pas") et celles qui concernent les journalistes (certains ne sont visiblement pas indifférents aux cadeaux des marques, contrairement à la déontologie de la profession...).

Certaines phrases m'ont véritablement fait rire, comme celle-ci : "Elle a une beauté Snapchat, il ne faut pas la regarder longtemps."

Le livre montre un naturel certain de la part des "modeux". Jugez plutôt : "Ma vie est tellement excitante et trépidante que j'adore te voir le week-end, ça me fait un peu de normalité." 

"T'es belle.
- Pas plus que d'habitude."

"Elle croit en Dieu mais c'est pas réciproque."

Le livre ne se divise pas en chapitre mais en "saison". Saisons 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017, qui nous réservent plein de surprises et de pépites ! Même s'il faudrait faire attention avec ce recueil à ne pas rester avec l'image que mode = superficialité, champagne et régime.

Quoi qu'il en soit, "J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste" s'adresse à tous. Je ne suis pas particulièrement intéressée par la mode mais ce recueil en montre certains aspects et nous la fait voir via l'humour. C'est jouissif ! Ce livre était fait pour se retrouver entre mes mains. C'est certain, il me laisse un joyeux souvenir ! Peut-être succomberez-vous aussi à son charme...


Une petite dernière pour la route :

"Elle travaille énormément.
- Tu confonds travail et névrose."



Résumé : Dans la volière dorée de la mode pépient créateurs, mannequins, attachées de presse, assistants, clientes du monde entier. Ce tout petit monde d'une grande importance rit, raille, persifle, percute, se pâme, se mord. Rien n'est assez exagéré dans la sophistication, assez excessif dans la frivolité. Depuis plusieurs saisons, Loïc Prigent récolte leurs mots d'esprit, volontaires ou non. Les voici, frivoles et féroces, ahuris et perfides, perchés et poétiques. Le livre le plus drôle jamais écrit sur la mode.



Genre : Recueil de citations
Publié en 2017
Français
Pages : 249



Collaboration avec les éditions Points