dimanche 10 décembre 2017

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #2 (4-10 décembre)

Décembre ne serait pas décembre s'il n'y avait pas les téléfilms de Noël. Les "ayant tous vus" (je vous jure !), je me considère comme une experte en la matière. Comme l'année dernière, je vais donc vous présenter chaque semaine de décembre les meilleurs téléfilms de Noël. Magie, esprit de fête, joie, anges, amour, mariage mais aussi disparition, tristesse, pauvreté... il y en a sur tous les thèmes et pour tous les goûts. La magie de Noël peut commencer !

Le plus moderne des Pères Noël :

Mister Noël


États-Unis, 2016
Diffusé lundi 4 décembre sur TF1 

On tient là un concept (original) : une société chargée de trouver des cadeaux pour les proches. C'est ce que fait Sam. Un copain de fraternité vient lui demander de l'aide pour trouver le cadeau idéal pour sa petite amie, espérant ainsi raviver la flamme. Enfin un téléfilm cru 2017 ! Je commençais à me demander s'il y aurait beaucoup d'inédits cette saison (cela m'effraie car j'ai déjà vu quasiment tous les téléfilms diffusés en ce moment !). J'aime bien l'idée de cette société car elle fait de Sam un Père Noël vraiment moderne. Il fallait y penser ! Je me demande si une telle société existe... Bien qu'il soit question d'amour, le téléfilm n'est ni trop niais ni trop facile et même drôle. Alors, passer une soirée avec Mister Noël vous tente ?

Le plus esprit de Noël :

Coup de foudre sous le sapin 


États-Unis, 2016

La working girl de la semaine est : Maddie Duncan. Son domaine, c'est le marketing et sa vie est à New York. Un jour, une de ses grosses clientes l'invite à son mariage à Denver mais ayant peur de l'avion, elle décide d'y aller en voiture. Âgée, celle-ci tombe en panne et Maddie se retrouve dans la VALLÉE DE NOËL. Oui, vous avez bien lu. Il n'y a que dans les téléfilms qu'on peut entendre ce genre de nom (enfin, je crois) et c'est cela qui est magique. C'est notamment pour cette raison que j'ai aimé ce téléfilm. Les décorations de Noël - élément auquel je prête beaucoup attention - et le fait que l'action se passe dans des champs de sapin m'ont séduit. Ce téléfilm est un inédit. Pour découvrir la Vallée de Noël, c'est par ici.

Le plus journalistique :

Un noël en famille


Etats-Unis, 2002

Il m'en faut un minimum par an : un téléfilm de Noël avec un·e journaliste comme personnage. Un noël en famille date puisqu'il est de 2002 mais il a gardé beaucoup de charme. Marie Maloney, journaliste à la télévision, est envoyé par son patron dans une famille dont la petite fille, Félicie, a demandé à avoir une maman pour Noël. Elle doit ainsi réaliser un reportage sur l'enfant et son père, encore faut-il que ce dernier accepte de se prêter au jeu. Le téléfilm m'a plu car il montre assez fidèlement ce qu'est le métier de journaliste : la recherche d'intervenants (qui n'est pas toujours facile), les tournages (même si, ici, la monteuse y assiste alors que dans la réalité elle n'intervient qu'après) et la difficulté d'accéder au poste de ses rêves dans ce milieu (mais c'est pareil ailleurs). L'histoire familiale est assez particulière et c'est aussi en cela que ce téléfilm vaut d'être regardé. Et puis j'ai beaucoup aimé le mystérieux gouverneur...

Le film de Noël :

Santa & Cie



Réalisé par Alain Chabat, le film fait beaucoup parler de lui. En effet, peu de films sortent chaque année sur Noël finalement et surtout français ! J'avais tellement hâte de le voir si vous saviez. A-t-il été à la hauteur de mes attentes ? Oui oui oui ! Je sentais que Santa & Cie serait drôle et cela a été le cas ! Le Père Noël (Alain Chabat) se voit confronté pour la première fois à un souci : ses 92 000 lutins sont malades. Sa femme, Wanda (Audrey Tautou), l'enjoint alors de se rendre à Paris pour aller chercher des vitamines. Mais une fois sur place, ce n'est pas facile pour lui de comprendre les codes des humains, notamment l'argent. 
Ce n'est pas si souvent que l'on rit au cinéma alors cela fait plaisir de voir un tel film. Je salue Alain Chabat car il a fait ici un travail formidable. Dans son scénario, il joue sur les expressions en les "noëlisant" (exemple : au lieu de dire "ça va c***", il préfère dire "ça va skier") et ça, c'est un régal. On est aussi vraiment dans l'esprit de Noël. Il faut aussi surtout ajouter que le film a créé son propre univers de Noël, avec un Santa Claus habillé en vert (et qui a une relation particulière avec les enfants que je vous laisse découvrir) et un Pôle Nord en jouet. J'ai adoré, par exemple, les crayons qui font office de clôture ! Tous les acteurs sont amusants (le petit garçon est tout mignon). Bonnet de Noël à toute l'équipe qui a travaillé sur ce film ! Avec Santa & Cie, direction ambiance de Noël !



Rendez-vous la semaine prochaine pour encore plus de téléfilms et je vous parlerai également d'une émission. Bon Avent !

"Le voyageur de Noël" d'Anne Perry

Titre original : A Christmas Visitor



Résumé : En ce Noël 1850, les frères Dreghorn se réunissent chez le plus âgé d'entre eux, Judah, dans son grand domaine de la région des lacs, en Angleterre. Mais l'heure n'est pas à la joie des retrouvailles. Judah vient de mourir dans des circonstances troubles, et sa veuve, Antonia, doit faire face à de terribles accusations portées contre son mari, un juge pourtant respecté. Pour l'épauler dans ces moments difficiles, elle fait appel à un vieil ami de la famille, Henry Rathbone. Avec l'aide de ses frères, Henry va tenter de faire la lumière sur cette affaire. Judah a-t-il été assassiné ? Et ces malheureuses insinuations, qui blessent l'honneur de toute une famille, pourraient-elles être fondées ? Dans ce nouveau conte de Noël inédit signé Anne Perry, Henry aura besoin de tout son sang-froid pour découvrir la vérité..!

Mon avis : <3 <3

  Comme je vous l'ai déjà dit au Salon, la lecture de mon premier Anne Perry sur sa série de Noël intitulée "Petits crimes de Noël", La disparue de Noël, m'avait terriblement déçu l'an dernier. J'ai pourtant retenté l'expérience avec Le voyageur de Noël et je lis en ce moment même Le secret de Noël. J'ai été bien plus emballée par Le voyageur de Noël que par La disparue de Noël, même si c'est quand même loin d'être un coup de <3.

Les frères Dreghorn s'apprêtent à fêter Noël en famille mais ils apprennent malheureusement le décès de l'un des leurs, Judah. Un vieil ami de la famille, Henry Rathbone, va tenter d'élucider cette disparition troublante, avec l'aide de toute la famille. Le récit est plutôt atone mais cela reste une enquête alors j'avais bien envie d'aller jusqu'au bout et de découvrir le coupable.

Si vous cherchez une histoire de Noël, passez votre chemin. Avec cette seconde lecture de la série, je commence à me dire que cette saga littéraire n'est qu'un prétexte pour vendre des livres. C'est navrant, mais Noël n'y est qu'une mention. C'est dommage, car c'est la raison pour laquelle j'ai choisi de le lire (je me suis déjà procuré plusieurs livres de cette série en plus). En tout cas, l'enquête m'a permis de lire un autre genre, le roman policier, et j'adore l'époque dans laquelle se déroule l'histoire : 1850. Pour une fois, je vous laisse juge de tenter cette lecture, ou pas.


Genre : Roman
Publié le 16 novembre 2006
Pages : 151
Britannique

dimanche 3 décembre 2017

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine #1 (1er-3 décembre)

Je déclare la saison de Noël 2017 ouverte !

Décembre ne serait pas décembre s'il n'y avait pas les téléfilms de Noël. Les "ayant tous vus" (je vous jure !), je me considère comme une experte en la matière. Comme l'année dernière, je vais donc vous présenter chaque semaine de décembre les meilleurs téléfilms de Noël. Magie, mariage, esprit de fête, amour, anges, joie mais aussi disparition, tristesse, pauvreté... il y en a sur tous les thèmes et pour tous les goûts. La magie de Noël ne fait que commencer !



Le plus angélique :

Un Noël paradisiaque


Eve (Kristin Davis) et un ange (Shirley MacLaine)

États-Unis, 2016
Disponible en replay

Une working-girl, un ange et l'arrivée de Noël : tout ce que j'aime dans les téléfilms de Noël pour bien commencer cette saison. Eve travaille dans la finance et est véritablement accro à son métier. Alors, quand vient Noël, elle n'a - encore une fois - pas le temps de le fêter avec sa famille. Un ange va donc lui rappeler le sens des priorités. Sera-t-il trop tard ? 
Eve est interprétée par Kristin Davis, qui a joué dans Melrose Place ou Sex and the city, et il y a aussi Eric McCormack qui joue ici. C'est aussi ça les téléfilms de Noël aux États-Unis : faire jouer des stars. J'aime bien Kristin Davis en tant qu'actrice, sa voix française la rendant atypique. Un Noël paradisiaque a un petit côté moralisateur - travailler à l'excès, c'est mal - mais est aussi très drôle. L'ange, jouée par Shirley MacLaine, m'a beaucoup amusée. Premier petit régal de la saison !


Le plus royal :

A Christmas Prince

États-Unis, 2017
Disponible sur Netflix

Une aspirante journaliste enquête sur le prince d'Aldovia. Son père venant de mourir, il doit hériter du trône. Une lourde charge qu'il n'est peut-être pas prêt à porter. Pour parvenir à avoir des informations, Amber se fait passer pour une préceptrice. Le téléfilm est très marrant car la jeune femme est quelque peu maladroite pour une domestique royale (en même temps, ce n'est pas son métier). Comme toujours lorsqu'il est question de château et de royaume - qui plus est inventé de toutes pièces - on en prend plein les yeux. La vie de château, c'est encore plus féérique à Noël ! J'adore regarder les décorations de Noël dans les téléfilms et ici on en prend plein la vue. Malgré tout, l'histoire ressemble beaucoup à celle d'Une couronne pour Noël dont je vous parlais l'an passé (quand je dis que j'ai vu tous les téléfilms de Noël !). Mais c'est Noël, on se fait plaisir ! Je vous le recommande. Seul point à ne pas négliger : il n'est disponible que sur Netflix mais si vous n'êtes pas abonné à cette plate-forme, étant donné que c'est le temps de la générosité et du partage, faites-vous inviter chez quelqu'un qui l'a. Noël se vit à plusieurs après tout ;-)



Rendez-vous la semaine prochaine pour encore plus de téléfilms !

dimanche 26 novembre 2017

"Une saison à Longbourn" de Jo Baker



Résumé : Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

Mon avis : <3

  L'idée de l'auteure me paraît admirable : faire parler les personnages secondaires du livre de Jane Austen, Orgueil et préjugés. Ces personnages secondaires le sont aussi dans leur statut social : il s'agit des domestiques de la famille Bennet. En tant que journaliste, j'aime faire ou entendre parler de ceux dont on parle peu ou pas. Seulement, voilà, j'ai été très déçue par ce roman. Il ne se passe pas grand-chose et il n'y aucun gros rebondissements. Je n'ai pas du tout été captivée par le récit. Il est vrai que plus je lis plus j'ai envie qu'il y ait des surprises et des rebondissements dans les histoires que je lis.

La vie de Sarah, domestique et personnage principal du récit, n'est pas des plus vivantes. Elle rêve de liberté, d'autonomie et d'une toute autre vie. Cela a donc été assez difficile pour moi de la voir se lamenter sans cesse. Par contre, l'auteure a très bien réussi à faire passer cette idée car je ressens très bien la pénibilité de son travail, notamment celui de devoir laver à la main des vêtements... C'est comme si je devais le faire également !

Autrement, la plume de l'auteure ne m'a pas beaucoup plu. Elle donne les sentiments et impressions des personnages à la suite, ce qui n'est pas du plus bel effet sur le lecteur. Je reste assez froide par rapport à cette lecture et je n'en garde pas une bonne impression. Comme je le redoutais, les austeneries ne sont peut-être pas de mon goût.

=> Si voir l'histoire d'Orgueil et préjugés du point de vue des domestiques vous intéresse, tentez la lecture de cet ouvrage. Personnellement, je regrette presque de l'avoir lu et de l'avoir acheté.


Genre : Roman
Publié en 2013
Pages : 454
Britannique

vendredi 10 novembre 2017

"Le mystère de Callander Square" d'Anne Perry

Titre original : Callander Square


Fais attention, c'est tout. Mener une enquête n'est pas une simple gymnastique de l'esprit, tu sais. Les êtres humains sont réels, et l'amour et la haine sont dangereux.(pages 67-68)

Quand on aime sans espoir, ça peut faire très mal.(page 229)

Résumé : Cette enquête semblait élémentaire : quelle femme de chambre indélicate du très chic Callander Square a enterré ses nourrisons adultérins dans le parc ? Mais la vérité est loin d'être aussi simple, et le gentleman inspecteur Thomas Pitt n'est pas au bout de ses surprises, dans cette haute société victorienne ou les faux-semblants sont rois. 

« Voilà une saga de moeurs ou le voyeurisme dévoile la calomnie, ou le mystère rend enfin le réel visible. » Virginie Gatti - L'Humanité

Mon avis : <3 

Après m'être lancée dans la lecture du tome 1 il y a quelques temps, je suis donc passée au tome suivant. Il n'a pas été non plus un coup de coeur car j'attendais trop de choses des livres d'Anne Perry. En effet, après les avoir vu très souvent sur la blogosphère, j'avais des attentes plus que pour n'importe quel autre livre et elles ont été déçues.

Je n'ai pas toujours accroché à l'enquête de Mystère de Callander Square. Ce n'est pas le genre d'histoire que j'aurai pris pour un second tome. J'ai même cru que la solution serait trop attendue mais, heureusement, il y a eu un rebondissement. Le problème a encore été la fin. Elle arrive trop vite ! L'enquête n'est pas résolue et comme il reste peu de pages, tout est expédié en quelques lignes.

Une autre déception s'est faite au sujet de Charlotte. Je m'attendais à ce qu'elle soit plus impliquée dans les enquêtes et il n'en est (encore) rien. C'est aussi étonnant l'ampleur que prend sa soeur Émily dans l'histoire. La vie privée de Charlotte et Thomas est simplement résumée par une ellipse de deux ans, ce que j'ai trouvé dommage car on n'a pas le comment de leur lien...

Je lirai le tome 3 seulement si je le trouve en occasion. Par ailleurs, j'aimerai découvrir les autres écrits d'Anne Perry, mais vais-je aussi regretter ces lectures ?


Genre : Roman policier
Série Charlotte et Thomas Pitt, tome 2
Publié en 1980
Pages : 383
Britannique


Tome précédent :

vendredi 27 octobre 2017

"Histoires de fantômes" de Charles Dickens



<3 <3

Quel plaisir cela a été de retrouver Charles Dickens ! J'adore son univers : l'Angleterre, plutôt celle des pauvres, le XIXe siècle et ses habitudes... Il faut dire que  je lis cet auteur chaque Noël car il est pour moins désormais indissociable de l'hiver. J'ai donc sauté de joie lorsque j'ai vu ce livre dans ma Pile à lire d'Halloween (oui, je choisis mes lectures par saison).

Ce livre regroupe des histoires mystérieuses peuplées de fantômes, le tout dans le style reconnaissable entre milles de l'auteur. J'avais aussi oublié à quel point il sait manier la narration. Je me souviens notamment d'une nouvelle (laquelle, vous le saurez si vous vous jetez sur ce recueil) où le récit est à la troisième personne avant que l'on n'apprenne que le narrateur n'est autre... que le méchant lui-même !

À mon grand étonnement, les histoires sont toutes plus variées les unes que les autres. Ce qui change moins, c'est qu'il y a toujours un narrateur dans l'histoire, comme si Dickens voulait rappeler qu'il est derrière chaque récit. Il y a donc beaucoup de fantômes - femmes ou hommes - mais aussi des mystères, des secrets... Ce livre m'a fait parfois un peu froid dans le dos je dois dire. Si vous avez envie de vous mettre d'ores et déjà dans l'ambiance d'Halloween, ce livre est parfait ! Certaines nouvelles renvoient aussi à Noël. Je vais faire ici une petite digression mais Charles Dickens a écrit beaucoup de ses nouvelles pour faire paraître dans des revues qu'il créait (il ne manque pas d'imagination). Il inventait des journaux où se côtoyaient fiction et écrits journalistiques (ce qui n'est pas sans inspirer et la lectrice que je suis et la journaliste que je veux devenir. Ce serait top de lancer une telle revue aujourd'hui !). Dickens devait aimer Noël autant que moi. Il faisait très régulièrement des revues spéciales Noël ! Autant vous dire que j'aimerai en retrouver les exemplaires aujourd'hui ! Il y a donc toujours un peu de Noël chez Dickens. J'adore cet écrivain !

La nouvelle qui m'a le plus marquée je dirai est "Capitaine Meurtre et le pacte avec le diable" car il y a un Barbe-Bleue et je ne peux résister aux histoires qui reprennent ou se référencent aux contes de fées. D'ailleurs, Dickens aime tellement raconter des histoires qu'il en narre deux dans ce récit !

Je dois aussi couronner ce livre pour sa pédagogie. Des notes permettent ainsi de mieux comprendre les références culturelles dont Charles Dickens fait mention. La chronologie permet de connaître plus en détails les conditions de publication de chaque nouvelle et les notices permettent de savoir comment les nouvelles ont été publié. J'ai ainsi l'impression d'en connaître davantage sur l'époque et sur Dickens.

=> Si vous ne deviez lire qu'un livre à l'ambiance Halloween, ce serait celui-ci ! Prenez-garde aux fantômes qui nous entourent... (j'ai peur rien qu'en écrivant cela)


Résumé : Comme ses contemporains victoriens, Charles Dickens adore les histoires de fantômes. Ses spectres sont parfois terriblement inquiétants, parfois comiques, ou encore porteurs d’un message, comme dans « Un chant de Noël », ce Christmas Carol que l’on se lit aujourd’hui encore à la veillée de Noël dans le monde anglo-saxon. C’est justement cette version, la version lue, qui a été retenue ici. Dickens l’a lui-même condensée pour pouvoir l’interpréter lors de ses tournées de lectures publiques. Elle raconte l’histoire d’Ebenezer Scrooge, vieil Harpagon dont le personnage connaîtra une certaine fortune littéraire puisqu’il sera le père de… Balthazar Picsou. Rien ne compte plus pour lui que d’exploiter son prochain. Il déteste tout, et surtout Noël. Une veille de Noël, justement, le voilà qui reçoit la visite de Jacob Marley, son ancien associé… mort depuis sept ans. Le fantôme vient le prévenir : Scrooge doit changer, sans quoi il portera pour l’éternité les chaînes du remords. Il va d’ailleurs recevoir la visite de trois spectres, ceux des Noëls passés, du Noël présent et des Noëls à venir, qui vont lui faire comprendre qu’une rapide rédemption s’impose…


Genre : Recueil de nouvelles
Pages : 317
Anglais



Thème « Rose » (10/12)


samedi 23 septembre 2017

"L'amie prodigieuse" d'Elena Ferrante

Titre original : L'amica geniale


<3 <3

  Eh oui, je me suis moi-même laissée emportée par la fameuse saga. Je dois dire que le fait que ce soit de la littérature italienne m'a notamment poussé à m'y intéresser car je ne lis jamais de littérature d'Italie et c'était l'occasion rêvée d'y remédier. 

L'histoire nous emmène en Italie, dans les années cinquante. Elena et Lila font leur rentrée à l'école primaire. Voisines, les deux fillettes deviennent amies. Toutes les deux brillantes, seule Elena va se rendre au collège puis au lycée, tandis que Lila rentre sur le marché du travail. Ces deux destins différents pourraient bien les éloigner...

Toute l'histoire se concentre sur les deux héroïnes. L'amitié qui les lie est assez particulière, l'une ne peut pas faire une chose sans que l'autre ne le fasse à son tour. Lila est cash, énergique et n'en fait qu'à sa tête, tandis que Elena a tendance à être plus sage mais n'en est pas moins éprise de liberté. Cette relation est décrite et racontée de manière très fine et subtile. Je suis subjuguée par la narration de cette amitié.

Ce qui fait également le charme du récit est qu'il se passe en Italie, un pays où je me suis déjà rendue et pour lequel j'ai beaucoup d'admiration. Ce récit m'a fait replonger dans mes souvenirs de voyage dans le pays et dans mon scrapbooking. Après, vous vous en douterez si vous me suivez depuis longtemps, j'ai eu beaucoup de mal avec le machisme italien (les filles à la vaisselle, les gars se promènent tranquillement en voiture).

=> Une belle histoire d'amitié entre deux petites filles dont le caractère semble s'opposer en tout point. Le tout dans un récit qui sent bon l'Italie. J'attends de lire la suite !


Résumé : Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances. Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme. 


Genre : Roman
Publié en 2011
Pages : 430
Italien


Thème « Grande Découverte » (9/12)

mercredi 13 septembre 2017

J'ai découvert la plume de : Juliette Benzoni avec "Ces belles inconnues de la Révolution"


Bientôt ce sera l'amour et, sous les yeux de la duchesse qui, d'ailleurs, ne se doutera jamais de rien, la jolie madame de Genlis devient la maîtresse du duc de Chartres...
La vertu est décidément un meuble bien encombrant quand un prince charmant vous prie avec passion de la laisser de côté...

Résumé : Reine des Merveilleuses, avocate par passion, maîtresse d’un prince, reine du théâtre et de la galanterie, prête à aller en prison par amour, femme sacrifiée, aventurière… toutes les belles inconnues réunies par Juliette Benzoni ont vécu la période de la Révolution française entre drame et passions. 
  L’auteur propose une vingtaine de portraits de femmes au destin hors du commun : Mme Tallien amie de Joséphine, Mme de Genlis maîtresse d’un prince et « gouverneur » d’un roi, Mme Roland et ses amoureux, les aventures de Lady Eliott à Paris, la vie romanesque de la belle Pamela, Gabrielle et Louise les deux amours de Danton, les amours tumultueuses de Mme de Beauharnais et de Lazare Hoche, les malheurs de la passionnée Sophie de Monnier, Emilie Chalgrin et le peintre David, Victoire de la Villirouet avocate par amour… 
  Alliant le souffle de l’aventure à la rigueur de l’histoire, Juliette Benzoni ressuscite les figures de ces femmes célèbres ou oubliées.

Mon avis : <3

Pourquoi avoir choisi de lire ce livre ? J'avais très envie de découvrir la plume de Juliette Benzoni et ce depuis longtemps. J'étais quelque peu embêtée car elle a écrit beaucoup de séries - j'en ai deux pour le moment dans ma bibliothèque - et je n'avais pas tellement envie de me lancer dans la lecture d'un tome pour ne lire la suite dans longtemps.

Un problème semblait s'imposer à moi avant même de commencer ma lecture : comment parler de vingt femmes en seulement 299 pages ? En effet, un des problèmes avec ce livre est qu'il est très bref dans chacune de ses biographies. C'est dommage car à chaque fois j'avais envie d'en savoir plus sur la personne en question. J'ai été ravie de retrouver des femmes de lettre dont je cherche à découvrir les œuvres (difficile d'accès de nos jours), telle que Madame de Genlis ou encore Madame Roland.

Le livre suit une certaine chronologie et certaines histoires de vie se rapprochent, on entend ainsi parler de personnages qui sont présentés plus loin. Ces destins de femme sont souvent soumis à la Terreur de la Révolution et elles n'en montrent donc pas peu de courage. Cependant, l'auteure ramène tout à des hommes, ce qui m'agace. Je pensais que ce livre saluerait des femmes mais il n'en est rien. Disons aussi que l'amour est un thème qui ne me préoccupe pas énormément.

Un autre point qui m'a embêté est le fait que l'auteure se soit centrée uniquement sur les passions amoureuses de ces femmes et non sur leurs actes (ou alors leurs actes faits par amour). Un livre donc bien trop romantique pour moi. Et puis entendre parler du début à la fin que telle femme ou tel homme est beau/belle, charmant... m'a rapidement lassé. D'ailleurs, le titre emploi l'adjectif belle, comme si c'était la seule chose importante. Quand j'ai acheté cet ouvrage, je pensais qu'il s'agirait de parler d'actes héroïques de femmes pour tout vous dire alors quelle n'a pas été ma déception quand j'ai été plongée dans ce récit rempli de passions amoureuses (et de mariages) à n'en plus finir.

La plume de Juliette Benzoni se veut didactique, donc le plus clair possible. Les phrases sont courtes, ce que je fais moi-même quand j'écris, mais je n'ai pourtant pas accroché énormément avec cette plume. Ce que j'ai trouvé judicieux, cependant, est d'avoir mêlé la biographie à la fiction par le biais de conversations, ce que j'aime le plus, peut-être, en littérature. J'espère que des séries de cette auteure me plairont davantage...


=> Je ressors assez déçue par ce livre car je pensais découvrir le destin de femmes révolutionnaires alors que récit ne traite que de femmes amoureuses. Un livre que j'aurai eu moi-même l'idée d'écrire mais qui pourtant, à lire, n'est pas si plaisant que cela. Si vous avez déjà lu des ouvrages de cette écrivaine et que vous avez eu des coups de <3, n'hésitez pas à m'en faire part !


Genre : Biographie
Publié en 2014
Pages : 299
Français


@lefigaro.fr

Découvrir une auteure :
Juliette Benzoni

jeudi 24 août 2017

"Les Roses de Somerset" de Leila Meacham

"Une femme, un domaine, un amour impossible"

Titre original : Roses


Miles l'avait bien dit : Somerset ne l'abandonnerait jamais, malgré la charançon, la sécheresse et les inondations. La grêle pouvait anéantir une récolte en quelques minutes, mais les terres, elles, seraient toujours là. Les terres étaient porteuses d'espoir, au contraire des humains.

Résumé : Howbutker, Texas, 1916. A la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de la plantation de coton des Toliver, l’une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l’exploitation forestière, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations suivantes ?

Mon avis : <3 <3 <3

   Dans la quatrième de couverture, il est inscrit une citation du Publishers Weekly qui énonce que ce roman n'est pas sans rappeler Autant en emporte le vent. En effet, par bien des aspects, il lui rassemble. Ce dernier roman fabuleux ayant été un gros coup de <3, je n'ai pu de même qu'adorer Les Roses de Somerset !

Le slogan "Une femme, un domaine, un amour impossible" ne pouvait que m'attirer. Je suis particulièrement friande des histoires de domaines, châteaux, manoirs & cie, qui plus est quand il s'agit d'une femme qui hérite (cela me permet de me mettre dans sa peau). Je savais donc d'avance que j'aimerai ce livre (en plus, j'adore son grand format - pour une fois).

Mary Toliver hérite ainsi du domaine de Somerset, une plantation de coton, ce qui déplaît à sa mère et à son frère, Miles. Cela détruit leur relation familiale mais Mary va pouvoir s'occuper de ce dont elle souhaite le plus au monde - Somerset - au détriment de sa vie sociale. Mystères, secrets, mensonges, trahisons... ce roman ne manque pas de richesse. Malgré son aspect, ce n'est pas un pavé ennuyeux. L'auteure résume bien les faits et ne s'étend pas dans les détails.

Un champ de coton

L'histoire de la plantation m'a beaucoup intéressée. Si je n'y connais rien, ce livre m'en a donné un aperçu. Cultiver le coton s'avère vraiment difficile, le rendement dépendant énormément du climat. Je voyais Mary s'échiner au travail et j'avais mal pour elle. Une telle plantation comme Somerset, ce n'est pas rien mais Mary a un caractère déterminé et est grande travailleuse, ce que j'aime par dessus-tout. Pourtant, contrairement à Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent, je n'ai pas réussi à me mettre complètement dans sa peau tout au long du récit. Au contraire, j'avais un regard extérieur par rapport à l'histoire, alors que c'est plus stimulant d'être dans la peau du personnage. Mais je n'en tiens pas rigueur à l'auteure pour autant. Un autre point sur lequel je n'ai pas été très emporté, c'est l'histoire d'amour de Mary et Percy. Percy Warwick détient une exploitation forestière à Howbutker mais l'amour indéfectible de Mary pour Somerset ne semble pas pouvoir les réunir. Je trouve cela tellement dommage et je ne trouve pas forcément que leurs raisons de s'éloigner étaient valables, même si les circonstances vont les obliger à faire des choix. Cependant, ceci n'est pas un reproche. J'ai eu tellement de plaisir à lire ce livre que j'en garde déjà un beau souvenir et que je me verrais bien le relire dans quelques années, tout comme Autant en emporte le vent.

Concernant ce dernier, Leila Meacham n'a pas fait de copier-coller. Si Mary Toliver est aussi forte et travailleuse que l'est Scarlett O'Hara, l'écrivaine utilise ses propres ressorts pour émouvoir le lecteur. Les Roses de Somerset se découpe en quatre parties, dont trois porte sur l'histoire d'un personnage en particulier : celles de Mary, de Percy et de Rachel. Ce découpage est absolument ingénieux, et c'est pourquoi je le pointe. J'ajouterai à cela que l'auteur mêle deux époques : celle de la jeunesse de Mary, dans les années 1930, et celle de sa vieillesse, en 1985. Les allers-retours entre le passé et le présent se font de manière continue et coulent de source, ce qui est fantastique et n'en relève qu'encore plus la qualité de cet ouvrage.

Une autre qualité remarquable et originale de cette histoire est celle des roses. Dès le début, on entend parler de la guerre des roses, qui a opposé plusieurs familles, dont celle de Mary et de Percy. Les roses sont présentes tout au long du récit et sont utilisées de manière efficace et intelligente. La rose révèle une symbolique de par sa couleur. Ainsi, la rose rouge symbolise le pardon demandé, la blanche le pardon accordé et la rose le pardon refusé. J'adore les roses, pour ne rien vous cacher, mais les lier à une telle histoire et à l'Histoire est du plus bel effet ! Si je vous dis que j'ai ADORÉ ce livre, vous me croyez désormais ?


La fin ne va pas du tout dans le sens que je voudrais mais je dois bien faire avec... Le récit ne manque pas de rebondissements et le tragique arrivait sans que je m'y attende ou que je sois prête à l'affronter. Que de surprises nous réserve ce récit !

J'ai découvert les éditions Charleston récemment avec Une héroïne américaine de Bénédicte Jourgeaud, que j'ai également bien aimé. Je vais fouiller davantage dans les rangs de leur bibliothèque car je n'ai pas été déçue jusque là, loin de là ! La bonne nouvelle avec Les Roses de Somerset, est qu'il existe un roman, Plantation, qui se passe des années avant. Je m'en réjouis d'avance ! 

=> Les Roses de Somerset est un vrai bijou littéraire. Un domaine, une histoire de succession, de l'amour, des pardons avec des roses... le tout raconté par la plume délicate d'une grande femme devenue auteure sur le tard : Leila Meacham. 


Genre : Roman
Publié en 2010
Pages : 509
Américain


De la même édition sur le blog :

vendredi 18 août 2017

"Le fauteuil hanté" de Gaston Leroux


<3

C'est la panique à l'Académie française ! Tous les prétendants à la succession de Mgr d'Abbeville meurent... Le Secrétaire perpétuel, Hippolyte Patard, voudrait bien comprendre ce qu'il se passe ! Il espère le découvrir lorsqu'un troisième candidat, Gaspard Lalouette, se présente. Ce marchand d'antiquités possède pourtant un secret qui pourrait bien compromettre son entrée à l'Académie...

En tant que passionnée des livres, le cadre de l'Académie française ne pouvait que me plaire. Pourtant, ce n'était pas gagné. J'ai gardé un très mauvais souvenir de ma dernière lecture de l'auteur, Le fantôme de l'Opéra, que j'ai détesté. Mais Le fauteuil hanté est sans doute l'un des plus vieux de ma Pile à Lire, il était donc grand temps que je me lance dans sa lecture.

Si je n'étais pas très enthousiaste au début, mon intérêt a redoublé avec la candidature de Gaspard Lalouette. Son secret (que je ne vous dévoilerai évidemment pas, vous n'avez qu'à lire ce bouquin ! :-P ) est tellement drôle ! En revanche, j'ai moins aimé l'aspect policier du récit. Vous me direz que c'est plutôt surprenant de lire un roman policier et ne pas en aimer le genre. Disons que Gaston Leroux aime mettre du fantastique dans ses récits, ici comme dans Le fantôme de l'Opéra, et je préfère largement les explications naturelles, concrètes et logiques. Réalistes, quoi.

Et le vocabulaire aussi est fanatique. Qui dit Académie française dit vocabulaire soutenu. L'auteur s'amuse à employer beaucoup de mots inconnus, comme "abajoue", "abaque" ou encore "sâr" (que je n'ai même pas trouvé dans le dictionnaire. Si vous en savez la définition, vous pouvez m'en faire part). Et les tournures de phrases ne sont pas des plus simples. Plutôt que de dire "ils ont eu un fils", il est écrit "ils eurent un enfant de sexe masculin..." :-O

En tant que narrateur, Gaston Leroux aime beaucoup jouer avec ses lecteurs. Il ne dévoile pas tout tout de suite et va jusqu'à dire qu'il expliquera telle chose plus tard... Cela m'a un peu agacée car j'avais envie de savoir tout de suite ! L'auteur a une façon bien à lui de raconter l'histoire, en intégrant le lecture dans son écriture. C'est original mais peu paraître un peu désuet aujourd'hui.

=> Le fauteuil hanté est un petit roman policier fantastique qui ne manque pas de surprises. En tant que classique, le style peut paraître un peu dépassé, mais le tout reste original.


Résumé : Sus aux immortels ! Panique sous la coupole ! L'Académie n'a plus que trente-neuf illustres. Car tous ceux qui prétendent à la succession de Mgr d'Abbeville s'écroulent de mort subite en prononçant leur discours de réception. Hasard ? Malédiction ? Les voies de l'immortalité sont impénétrables ! Hippolyte Patard, le Secrétaire perpétuel, ne sait plus à quel saint se vouer, partagé entre le ridicule de la situation et la hantise d'augmenter ce palmarès. Lorsque Gaspard Lalouette, marchand d'antiquités, propose sa candidature, son soulagement est immense... Hélas ! Il y aurait de quoi s'arracher les cheveux si les trente-neuf en avaient encore. Car l'illustre assemblée risque fort d'être déshonorée. Oh ! certes, Gaspard percera le secret de Toth et le mystère de la maison qui tue. Mais il présente tout de même une particularité bien troublante... " Messieurs, si vous saviez... "

Genre : Roman policier
Publié en
Pages : 156
Français


Thème « Empreintes » (8/12)

jeudi 10 août 2017

"Les petits agendas rouges" de Laurence de Cambronne



Résumé : " J'ai enfoui comme je le fais toujours ma tête au creux de son épaule, je l'ai embrassé dans le cou. Je restais comme ça, sans bouger. Il me serrait contre lui, et cela durait, durait. Soudain il a murmuré : " Je suis content, Emma. " Je me suis mise à pleurer, il m'a tendu son mouchoir. " J'étais sûre que je ne te reverrais plus jamais. - Eh bien, tu vois, je suis là. " 

Parce qu'elle ne peut vivre sans l'homme qu'elle aime, Emma passe des nuits entières sur les banquettes en bois de trains bondés, traverse la ligne de démarcation en fraude, sillonne la France entière pour aller le retrouver. C'est la guerre. Pierre est marié. Et elle est " une jeune fille de bonne famille ", comme on disait alors. Catholique pratiquante, elle vit la clandestinité à sa manière et ne peut confier son secret à personne. Alors elle note, jour après jour, dans des petits agendas rouges, ses voyages, ses rencontres, ses espoirs, ses désirs. C'est ce " journal de guerre ", les pensées intimes d'une jeune femme moderne et amoureuse, prise dans la tourmente de la guerre 39-45, que Laurence de Cambronne, rédactrice en chef adjointe au magazine Elle, a reconstitué à partir des carnets de sa mère. Un roman qu'on ne peut pas lâcher.

Mon avis : <3 <3

  Alors que nous discutions de son oeuvre - qui venait de paraître - au salon du livre de Paris 2015, Madame de Staël - La femme qui faisait trembler Napoléon, Laurence de Cambronne m'a très gentiment offert son premier roman, Les petits agendas rouges. L'auteure m'a prévenue qu'il s'agissait d'une histoire personnelle et que ces agendas rouges se rapportaient à ceux de sa mère. L'histoire est en effet très personnelle.

Dès le début, nous sommes plongés dans l'histoire d'une famille, d'abord au présent, par un drame, puis on retourne vers le passé. C'est d'autant plus troublant qu'il s'agit d'une histoire vraie. J'admire Laurence de Cambronne car il faut beaucoup de courage pour écrire sur le passé de sa mère. Celle-ci, Emma, notait tous les événements de sa vie dans des agendas rouges avec la date et ce qu'elle avait fait ce jour-là, en quelques mots brefs. L'auteure a complété ces notes pour en faire une sorte de journal intime.

Il est beaucoup question d'amour. Emma est une fille de bonne famille, catholique qui plus est, mais elle tombe amoureuse d'un homme marié et père, Pierre. Ensemble, ils vont traverser les épreuves de la Seconde Guerre mondiale mais aussi les épreuves dues à leur famille respectives : sa famille à elle n'accepterait pas cette situation et lui a une femme, qui ne veut pas divorcer. Je pense qu'il faut du cran pour écrire sur l'histoire de sa famille car, la plupart du temps, on enfouit des choses parce qu'on ne veut pas les voir ressortir. En tout cas, l'histoire d'amour d'Emma et de Pierre est très belle.

L'histoire se déroule sous la guerre et c'était compliqué d'avoir un enfant à ce moment-là : les privations de nourriture étaient terribles. Les bombardements sont omniprésents, mais l'amour d'Emma et de Pierre les aident à surmonter les épreuves. Si bien que lorsqu'il y a des alertes, ils ne descendent même plus à la cave...

La lecture est agréable car on a vraiment l'impression de lire le journal intime d'une jeune fille. J'avais des images en noir et blanc en tête, tel qu'au cinéma, et j'ai très envie de me pencher sur les références culturelles qui sont très fréquentes dans le livre. En effet, Emma est une grande amoureuse, mais aussi une femme bien cultivée.

=> Une histoire d'amour improbable sous la guerre. Aussi bien racontée et proche de la vérité, elle ne pourra que vous toucher. Je vous recommande cette lecture !


Genre : Roman
Publié en 2004
Pages : 218
Français



Autre roman de l'auteur :

mardi 1 août 2017

"Très chère Sadie" de Sophie Kinsella

Titre original : Twenties Girl



Il est plus chaud que je ne le pensais. Plus massif. Un rayon de soleil fait étinceler les perles et scintiller le strass. Il est si beau que j'ai soudain envie de le porter. 

<3 <3

J'ai vu ce titre trôner plusieurs années dans la bibliothèque familiale, sans jamais remarquer qu'il prenait pour personnage une femme de 1927. Si je l'avais su, je me serai "jetée" dessus, car il y est question de vintage, ce que j'adore ! En cela, le titre original est beaucoup plus parlant et bien meilleur. 

Construire une histoire autour d'objets d'autrefois est le meilleur moyen de trouver une bonne histoire ! En effet, l'objet de ce livre, si je puis dire, est un collier en perles avec un fermoir en forme de libellule. Lara, le personnage principal, vit un moment terrible : elle doit gérer toute seule la société de chasseuse de tête qu'elle vient de fonder avec sa meilleure amie, restée avec un homme à Goa ; elle vient de rompre avec son petit ami Josh ; et par-dessus tout, elle perd une grand-tante, dont elle ne savait rien. Sauf que cette tante réapparaît sous la forme d'un fantôme. Seule à la voir, Lara va devoir l'aider à retrouver un certain collier, sans lequel elle ne veut pas "partir".

Le récit est fort, et en cela, il nous fait poser des questions sur la mort, sur les gens que nous ne prenons pas le temps de connaître ou de voir. Je me suis même demander si l'auteure n'aurait pas eu l'idée de cette histoire lors de la perte de quelqu'un qu'elle n'a pas eu le temps de connaître. En tout cas, je préfère vous prévenir tout de suite : les dernières pages sont dures, même si l'auteure a essayé de les rendre le plus douces possibles.

L'histoire est prenante et connaît moult rebondissements. Au début, je commençais un peu à trouver cela ennuyeux de voir tous les ennuis que cumulaient Lara. Mais le roman comporte en réalité une deuxième partie, qui vient rehausser un peu plus l'intérêt pour l'histoire. Non que ce n'était pas intéressant auparavant, mais on aurait pu tourner en rond longtemps encore sans cela.  Le fait qu'une femme parle à un fantôme, donc dans le vide, est un scénario plutôt connu. Du coup, cette deuxième partie, renvoie à une oeuvre d'art, qui n'a pas été sans me déplaire...

J'ai largement préféré le personnage de Sadie, issue pourtant des années 1920, mais qui est franche, malicieuse et entêtée. Lara a un côté plus contemporain et elle m'a surtout agacée à s'accrocher autant à son petit ami. Mais le duo est surprenant et bien pensé. Il faut aussi ajouter que j'ai ri, ce qui est plutôt rare avec les livres, non ? 

Sadie Lancaster n'a ni enfants ni mari, ce qui en fait une héroïne différente. Elle adore danser le charleston, ce qui donne encore plus envie d'apprendre à le danser ! Et les tenues années 1920 décrites ne peuvent que plus donner envie d'imiter les personnages. Ce livre me correspond beaucoup, d'où mon presque coup de <3.

=> Malgré un thème classique, celui du fantôme qui réapparaît, le récit est sacrément original. Un livre idéal pour tous les amoureux de vintage ! Je vous conseille ce roman, qui vous donnera envie de danser le charleston !


Résumé : Lara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe : son fiancé est parti tomber amoureux d'une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d'assister à la crémation d'une très vieille grand-tante qu'elle a dû voir cinq fais tout au plus. Heureusement, Lara n'est pas seule. Car voici que surgit Sadie : une fille épatante, tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirées cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons ; une vraie diablesse qui a aussi le chic pour apparaître aux moments les plus inopportuns et qui cultive une curieuse obsession pour un mystérieux collier. Au contact de cette nouvelle amie, Lara va comprendre qu'ajouter un peu de vintage, un brin de fantaisie et une touche de magie peut résoudre bien des soucis. Mais qui est vraiment cette très chère Sadie ? 

Genre : Roman chick-lit
Publié en : 2009
Pages : 475
Britannique


Thème « Lecture sur le sable » (7/12)

mardi 11 juillet 2017

Mes envies de lecture pour cet été



Ma Pile à Lire de l'été est fin prête ! Cette année, elle se rétrécit puisqu'elle ne concernera que les mois de juillet et août (avant elle commençait de mi-mai jusqu'à début septembre). Comme toujours, j'ai un programme très ambitieux, d'autant plus que j'ai des horaires de travail particuliers et larges et que j'ai des projets autres que la lecture. En tout cas, cette liste des livres que je compte lire vous donnera peut-être des envies :-))

CLASSIQUES : 

  • La joie de vivre d'Émile Zola > PAS LU
  • Au moins le tome 1 du livre Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir > PAS LU
  • Le bouc émissaire de Daphné du Maurier > PAS LU
  • Romans de femmes ou libertins du XVIIIe siècle > PAS LUS
  • Le nom de la rose d'Umberto Eco > PAS LU
  • La dame aux camélias de Dumas fils > PAS LU
  • Tendre est la nuit de Francis Scott Fitzgerald > PAS LU
  • La lettre écarlate de Hawthorne > PAS LU
  • Découvrir la plume d'Edith Wharton > PAS LU
  • (Re)lire la comtesse de Ségur

JOURNALISME : lire des livres des journalistes Albert Londres et Nellie Bly (reportages édités en livre : 10 jours dans un asile et Le tour du monde en 72 jours), Mon tour du "Monde" d'Éric Fottorino, Femmes de Philippe Sollers, La femme pressée de Paul-Loup Pulitzer.

CONTEMPORAINS :
  • Enfin découvrir la plume de Chimamanda Ngozi Adichie, avec L'hibiscus pourpre > PAS LU
  • La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert de Joël Dicker > PAS LU
  • Livres de la marque Charleston, notamment La maison aux secrets de Catherine Robertson et L'année du flamant rose d'Anne de Kinkilin
  • Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb
  • Biographie de Johnny Hallyday (ne soyez pas surprises, je suis très ouverte d'esprit) > PAS LU
  • Très chère Sadie de Sophie Kinsella

HISTOIRE : ayant lu sans discontinuer pendant environ deux mois des livres historiques, je compte en lire très peu cette été.
  • Mon histoire des femmes de Michelle Perrot > PAS LU
  • Un Jour avec Marie-Antoinette d'Hélène Delalex > PAS LU

+ Les livres empruntés à ma bibliothèque universitaire et à la bibliothèque de ma commune.


SÉRIES


L''été, je fais plus ou moins une pause niveau film, expositions et théâtre (obligé géographiquement et vu aussi que les théâtres ne programment plus rien) pour me consacrer aux séries.

  • The Royals : je l'ai commencé mais elle m'agace car les membres de la famille royale font n'importe quoi et le scénario est attendu. Tant pis, j'irai jusqu'au bout !
  • Girlboss : une fille se lance dans la vente de vêtements vintage ! Un peu spécial mais le thème me plaît énormément.
  • Une série vintage type Velvet (je n'ai pas encore défini)
  • JOURNALISME : Great news si disponible, Dear white people (je n'ai vu qu'un épisode) et Love (les deux premiers épisodes ne m'ont pas plu donc je la laisse tomber) sont deux séries qui se passent à la radio
  • Community à reprendre fin août : l'histoire d'une université communautaire où des adultes reprennent les cours. Drôle, c'est l'une des meilleures séries vues dans ma vie !



LE DÉPÔT DE BILAN

CE POST OÙ JE VOUS ANNONCE PRESQUE QUE J'AI ARRÊTÉ DE LIRE

J'ai malheureusement très peu lu cet été et ci-dessus tous les "PAS LU" recensent toutes les prévisions que j'avais faites et qui sont restées à l'état de "prévisions". J'ai lu la moitié de ce que je lisais l'été en principe (soit 8 livres en juillet contre 16 en juillet 2016).

C'était peut-être une panne de lecture. En tout cas, j'avais beaucoup de choses à faire, dont un stage avec des horaires compliqués, et avant d'y aller (j'étais en horaires décalés) j'avais davantage envie de regarder une série que de lire. Voilà ce qui explique peut-être cela.



Je vous souhaite un bel été une belle rentrée, avec plein de belles lectures !

lundi 3 juillet 2017

"Une vie" de Simone Veil



Résumé : Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

Mon avis : <3 <3

  Simone Veil vient malheureusement de nous quitter. Je ne sais comment lui rendre hommage, elle qui a tellement fait pour nous. Elle est un véritable modèle pour notre société et les générations futures. Cette lecture m'a démontré que je ne la connaissais pas suffisamment. Je n'ignorais pas son passé de déporté, mais bien tout de son impressionnante carrière politique !

Dans son autobiographie, Simone Veil se livre, et c'est beaucoup. Elle commence par évoquer son enfance, à Nice, où elle a grandit. Puis arrive la déportation, un passé tragique dont elle nous parle avec beaucoup de courage. Ses paroles de déporté ont une telle valeur ! Simone Veil évoque ainsi les camps. Elle a connu le camp de Drancy puis celui d'Auschwitz-Birkenau et subit la marche de la mort jusqu'à Bergen-Belsen. Quel courage il a fallu pour endurer tout cela !

Le livre crée comme une coupure entre ce passé et le moment où sa vie politique commence. Elle met comme un fossé entre les deux. Du courage, elle en a eu aussi ensuite ont tant que femme politique. Je suis aussi admirative de son parcours : elle est diplômée de l'Institut d'Études politiques puis de l'École Nationale de la Magistrature. À cause de son mari, elle devient magistrate, et non avocate comme elle le souhaitait. Pourtant, elle sait s'imposer. On lui doit une liberté primordiale : elle a fait voter la loi sur l'interruption volontaire de grossesse en 1974. 

Son livre permet ainsi de découvrir une femme politique. D'abord ministre de la santé, elle devient ensuite députée européenne, présidente du parlement européen (rien que ça), à nouveau ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville puis membre du Conseil constitutionnel, Simone Veil a effectué une très belle carrière. Elle nous raconte ainsi comment se sont passées ses années à ses différents postes. Elle développe beaucoup sur l'IVG, ce qui est très intéressant puisqu'elle est reconnue pour cette action mémorable. Maintenant, je vous le demande : comment parler de ce livre sans faire l'éloge de la personne qui l'a écrit ? 

C'est amusant de voir qu'en politique, elle n'avait pas vraiment de parti. Libre un jour, livre toujours. Elle dit ce qu'elle pense des hommes politiques avec qui elle a pu travailler ou côtoyer : Jacques Chirac qui l'a soutenu pour l'IVG, Nicolas Sarkozy qu'elle trouvait atypique... Ce livre a un apport impressionnant sur la politique et mérite votre attention. J'ai lu dans la presse que des personnes ne savent pas qui elle était ni ce qu'elle a fait, j'aimerai donc que l'on rende cette autobiographie obligatoire !

=> Simone Veil a beaucoup apporté à la société française, c'est indéniable. Ce livre autobiographique est là pour le rappeler. Place dans l'Histoire, carrière politique... une lecture indispensable pour connaître la grande femme qu'était Simone Veil !


Genre : Autobiographie
Publié en 2007
Pages : 343
Français 

mercredi 21 juin 2017

"First Ladies : À la conquête de la Maison Blanche" de Nicole Bacharan & Dominique Simonnet


<3 <3 <3

  Le ton est donné dès l'avant-propos : les premières dames ne sont pas toujours restées cantonnées bien sagement dans l'ombre de leurs maris présidents. Et si leurs faits n'ont pas tous étaient médiatisés, elles ont cependant agit - sans demander de reconnaissance. Depuis John Kennedy, la campagne électorale se mène avec la famille du candidat. Nicole Bacharan et Dominique Simonnet nous offre, grâce à ce livre, une incroyable fresque de douze femmes marquantes qui sont passées par la Maison Blanche. On compte aujourd'hui quarante-cinq présidents des États-Unis et quarante et une First Ladies (dont une qui n'était pas l'épouse). Le choix des femmes présentes dans le livre peut sembler arbitraire, mais il ne l'est pourtant pas puisqu'après la biographie des dix "élues", les auteurs ont judicieusement retracé plus brièvement la vie des autres Premières dames.

  Une des plus légitimes à faire partie des "élues", c'est bien sûr la first First Lady, celle qui a la première exercé cette fonction. Et c'est en la personne de Martha Washington (les épouses prenant malheureusement trop souvent le nom de leur mari, je n'ai pas à préciser dans cet article qui est la femme de qui). Une femme que j'ai adoré découvrir car je n'en ai absolument jamais entendu parler. J'ai été surprise par sa "première vie" (l'époque était si rigide que je n'imaginais pas qu'il était possible de se remarier). Avec le récit de la vie de cette femme, j'avais l'impression d'être entre Autant en emporte le vent et Les Roses de Somerset de Leila Meacham (article à paraître prochainement sur le blog). 
  La "second lady", Abigail Adams, n'est pas mois incroyable et vous comprendrez aisément pourquoi je l'ai adoré : c'est une féministe avant l'heure. Elle voulut donner une place aux femmes dans l'élaboration de ce pays en formation et n'était pas favorable à l'esclavage dans une époque qui était loin de penser comme elle. Abigail Adams ne réussit pas à fléchir son mari sur les droits que les femmes devraient avoir mais elle a joué un rôle d'importance auprès de lui et du pouvoir. Une femme forte comme je les admire. Jugez plutôt :
"Si vous voulez avoir des héros, des hommes d'État et des philosophes, alors, il vous faut des femmes instruites."
Abigail Adams (1744-1818),
féministe avant l'heure.

  Toujours au XIXème siècle, c'est Dolley Madison qui mène la danse suivante. Une façon de parler pour une femme qui sut très bien converser en son temps. Les écrivains disent "la rencontrer, c'était l'aimer." Elle était aussi une femme de courage, qui sut affronter dignement l'incendie de la Maison Blanche. C'est aussi la première First Lady qui initia l'engagement pour des causes, en devenant présidente de l'orphelinat pour filles de Washington. La fin de sa vie est malheureusement moins gaie et j'en suis très attristée.
  Mary Lincoln me fait penser physiquement aux reines Victoria et Eugénie. J'ai eu plus de mal avec elle qu'avec les autres personnalités. Malgré les tourments de sa vie, je ne me suis pas "attachée" à sa personne, hormis sa fin (qui est terrible, je préfère vous prévenir). Une fois à la Maison Blanche, elle dépense énormément - telle une Marquise de Pompadour ou une Marie-Antoinette - et je ne supporte pas le gaspillage. Soit-disant que the White house nécessitait d'énormes aménagements...
  Je n'ai pas non plus eu d'attachement pour Edith Wilson. Pourtant, je fus choquée (de manière positive) d'apprendre qu'elle dirigea le pays alors que son mari, Woodrow, était très malade. Mais elle s'opposait aux suffragettes alors il n'y pas là de quoi en faire un modèle. Dans mes cours d'histoire, on m'a bien évidement parlé de la "Société des nations", mais on ne m'a jamais dit une telle chose !
  Une militante à la Maison Blanche... Eleanor Roosevelt était une sacrée battante, défendant notamment les femmes et les noirs. Une fois de plus, c'est une femme qui a eu une influence sur son président de mari. Pourtant populaire, les Américains n'ont pas accepté le poste officiel - le premier donné à une First lady (diriger les programmes du nouveau Bureau de la défense civile) - et c'est regrettable de voir que les Américains ne la laissèrent pas agir ainsi (la misogynie n'a pas fini dans ce pays, cf. les résultats de l'élection dernière). C'était une femme très active, qui s'activait sur le terrain pour les plus démunis notamment, et qui tenait une chronique à la radio (les auteurs renvoient vers ce site). "Trahie" par celui qu'elle disait pourtant ne plus aimer, elle finit sa vie en continuant à se battre. Pas étonnant qu'elle se retrouve parmi les First Ladies les plus marquantes de l'Histoire américaine.
  Jackie Kennedy est l'une des First Ladies les plus aimés des Américains. Pourtant, quel destin ! J'avais lu le roman de Katherine Pancol, Une si belle image (article à paraître prochainement sur le blog), alors je connaissais assez bien sa vie. D'une tristesse !
  Je ne me suis pas non plus beaucoup attardée sur Nancy Reagan. C'est mignon ce couple présidentiel qui s'embrasse à tout va. Je n'en avais jamais entendu parler avant !
  Plus près de nous, Michelle Obama. J'avais lu la biographie de Barack mais je ne connaissais pas plus que cela la vie de Michelle, descendante d'esclaves. C'est dommage qu'elle ne se soit pas servie de son rôle de First Lady pour militer (elle se bouge plus lors du second mandat de son mari), elle qui l'était avant, voulant aider ceux dans le besoin. Il y a quand même bien évidemment son combat pour la santé, dans un pas fortement frappé par l'obésité. La question reste entière malgré les démentis : se présentera-t-elle un jour à la présidentielle of United States ? Elle aurait toutes ses chances.
  Le livre est paru le 22 septembre 2016, soit deux mois avant la désastreuse élection présidentielle américaine. Les auteurs pensaient sans doute qu'après tout ce qu'elle a traversé, elle pouvait gagner. En effet, s'il y a bien une First lady qui a souffert de critiques, de complot, d'acharnement malsain, c'est bien Hillary Clinton. En politique il faut être fort ; elle doit l'être deux fois plus, étant une femme. Je ne doute pas que sa non élection à la présidence cette année soit due à une trop forte misogynie régnant dans le pays. Hillary a été élue avec de très bons scores en tant que sénatrice, mais quand il s'agit de la mettre à la tête de l'État, c'est une autre affaire. Le récit montre l'acharnement donc le couple a été victime durant les mandats de Bill, son mari. La vérité est pourtant la suivante : Hillary est une femme indépendante (elle hésite à se marier puis à porter le nom de Clinton, elle s'y résout finalement à cause de la pression sociale dont elle est victime). Son portrait, le dernier du livre alors qu'elle passe avant Michelle Obama chronologiquement, est plus fouillé que les autres car les auteurs ont recueilli des témoignages et ont pu suivre en direct une de ses campagnes présidentielles. En la mettant ainsi dans les dernières First Ladies marquantes, les auteurs nous rappellent une chose : beaucoup de temps a passé et Hillary était tout à fait légitime à se présenter à cette élection. Elle n'aurait pas été seulement une présidente des États-Unis, elle aurait aussi fracasser le plafond de verre (je vous renvoie vivement à son beau discours de défaite)  #strongertogetherImwithher

Et si cela vous déplaît d'avoir une vision partielle des first ladies, pas de panique : une galerie complète figure à la fin du livre pour nous présenter beaucoup plus brièvement les autres Premières dames : Abigail Fillmore "la lectrice"; Julia Grant, sans doute la plus heureuse des First Ladies à tenir ce rôle ; la vie tragique d'Ida McKinley... Certaines se firent discrètes, d'autres prirent leur place dans la présidence (Helen Taft qualifiée par les auteurs de "coprésident"). Pour voir à quel point ces femmes ont eu une influence sur leur mari, il suffit de savoir ce qu'Abraham Lincoln déclara à sa femme une fois élu : "Mary, Mary, NOUS sommes élus."

Ce livre n'a pas seulement un intérêt pour connaître les First Ladies, il est aussi important pour son apport politique. J'ai beaucoup appris sur les débuts des États-Unis. Je ne pensais pas que cela s'était passé aussi difficilement à vrai dire. Bien sûr, je connais l'histoire de la guerre de Sécession, mais j'imaginais l'Histoire de ce pays beaucoup plus naïvement qu'il n'en a été.

Les auteurs ont fait un travail énorme. Non seulement le récit est agréable à lire, mais il est très documenté (des essais et notamment le site http://firstladies.org est souvent cité). De quoi ravir ma curiosité, et sans doute, la vôtre !

=> Le destin des First Ladies américaines réunis en un ouvrage sérieux, précis et en même temps concis. Il se lit aussi agréablement qu'un roman et ne requiert pas une masse de connaissance sur l'histoire américaine, ce qui le rend accessible et indispensable. Avis aux amatrices et aux amateurs !


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Résumé : On les relègue habituellement à l'arrière-plan, derrière la figure charismatique de leur mari président. Seconds rôles, les First Ladies ? Allons donc ! Dès les origines, les Premières Dames américaines ont exercé dans l'ombre une influence bien plus grande qu'on ne le croit. Plus encore : elles incarnent la longue marche des femmes vers l'égalité et le pouvoir. Voici Martha Washington, qui forge les symboles d'une nation dans les limbes ; Abigail Adams, intellectuelle et féministe bien avant l'heure ; la belle Dolly Madison, qui résiste dans la capitale en flammes. Suivent l'intrigante Mary Lincoln, qui parade en impératrice ; Eleanor Roosevelt, l'infatigable activiste ; Jackie Kennedy, la star irrésistible, que l'on redécouvre ici dans un rôle inédit de ministre de la Culture et de diplomate ; Nancy Reagan, l'amoureuse à la main de fer ; Michelle Obama, qui met en scène l'égalité raciale ; enfin, l'ambitieuse, l'inébranlable, l'insubmersible Hillary Clinton, qui veut parachever la conquête en devenant présidente. 
À partir d'une riche documentation, souvent inédite, les auteurs racontent avec passion le destin des dix First Ladies qui ont le plus marqué l'Histoire, et nous offrent la galerie complète de celles qui se sont succédé à la Maison Blanche. Les aventures de ces femmes d'exception nous en disent beaucoup sur l'évolution du couple et de la condition féminine. Elles nous révèlent aussi la face secrète du pouvoir où se mêlent intimement la politique et l'amour. Nicole Bacharan est historienne, politologue, consultante pour la télévision et la radio, et auteur de nombreux ouvrages sur les Etats-Unis. Elle a aussi écrit La Plus Belle Histoire des femmes (Seuil et Points).Dominique Simonnet est écrivain, journaliste, auteur d'une vingtaine de romans et essais, dont La Défaite des femmes (Plon).Ensemble, ils ont notamment écrit Les Secrets de la Maison Blanche et 11 Septembre, le jour du chaos (Perrin et Pocket).


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Genre : Essai (mini biographies)
Publié en 2016
Pages : 312
Français



Thème « Du Saint-Laurent au Rio Grande » (6/12)