dimanche 9 décembre 2018

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine 2 (3-9 décembre)

Cette semaine, deux téléfilms avec l'actrice Candace Cameron Bure. On peut dire qu'elle sait choisir de jouer dans les meilleurs téléfilms !

Mon coup de <3 :

Le temps d'un Noël


© DR

États-Unis, 2016

Je voulais voir ce téléfilm l'an passé mais il n'y avait pas eu de replay et je le regrettais fortement ! J'aime beaucoup ce que fait l'actrice Candace Cameron Bure, comme le montre cet article. Je suis contente de l'avoir enfin vu car Le temps d'un Noël s'avère être le meilleur téléfilm que j'ai pu voir jusqu'ici cette année. Il est à la fois original et esthétiquement superbe ! Je m'explique.
1946. Hanna (Candace Cameron Bure) a perdu son mari mais se console en soignant les patients de l'hôpital où elle est infirmière. Elle prête particulièrement attention à Toby, un petit garçon orphelin dont le sort l'inquiète. Ce qui l'aide à vivre, c'est de penser à la comète qui doit passer le 22 décembre et qu'il croit miraculeuse. Ce soir-là, Hanna rend un chien à sa famille mais sur le chemin du retour, sa voiture s'enlise à cause d'une tempête de neige. Le lendemain, lorsqu'elle se réveille, elle est... en 2016 !
Les années 1940 nous font vivre (oui, je vis les téléfilms !) un Noël vintage, ce qui est tout à fait extraordinaire. Les décorations sont extraordinaires et m'ont complètement captivées (les décorations de Noël 2016 à suivre sont très belles aussi). La comète de Noël, le fait qu'une histoire d'amour ne soit pas au centre de l'histoire et le décalage de Hanna avec le monde moderne en font une comédie originale et agréable pour les yeux. Vintage et avec des décorations sublimes, j'ai des étoiles dans les yeux rien quand repensant à ce récit ! Les amatrices d'histoire que vous êtes ne devraient pas passer à côté !

Toby : Parfois les choses les plus simples peuvent changer la vie. Pour moi, ce fut la lecture.

Disponible en replay sur TF1


Le plus esprit de Noël :

Le pacte secret de Noël


Chris (Candace Cameron Bure) et Greg Turner (Mark Deklin) ont décidé d'organisé la fête de Noël du bureau ensemble. © DR

États-Unis, 2017

Chris et Kate sont deux soeurs jumelles que tout oppose. L'une est professeur d'arts plastiques et doit organiser un marché de Noël et l'autre travaille dans une agence de promoteurs immobiliers et est chargée d'organiser la fête de Noël du bureau. Elles se sont perdues de vue mais les fêtes les rapprochent lorsqu'elles concluent un pacte...
Comme j'aime beaucoup ce que fait Candace Cameron Bure, ce téléfilm m'a évidemment plu. L'échange de personnages, joué par la même actrice, est mal fait mais j'ai trouvé cette comédie sympathique et rafraîchissante.

Disponible en replay sur TF1


Le plus journalistique :

Coup de foudre chez le père Noël


Jenna (Bethany Joy Lenz) et Kevin (Andrew W. Walker) ont décidé d'organisé la fête de Noël du bureau ensemble. © DR

Canada, 2017

Kevin et Jenna sont tous les deux rédacteurs "voyages" pour le web-ma Epiphany. Ils sont envoyés à Aspen pour y écrire un article sur Noël mais leur avion les contraint à atterrir à Santa Claus, en Indiana. Ils se réfugient alors dans l'auberge Winters, tenue par Chris et Carol, un couple mystérieux.
Je suis toujours à la recherche de téléfilms avec des journalistes alors celui-ci tombait à pic. J'ai adoré les deux personnages principaux. S'ils ne se parlaient pas avant, ils sont contraints de faire connaissance à des lieues de leur rédaction. Leurs querelles sont marrantes et moi qui n'ait pas d'appétence particulière pour les romances, j'ai été séduite par celle-ci. Il faut ajouter que les décorations de Noël du téléfilm sont absolument splendides et que je rêverai de dormir ne serait-ce qu'une nuit dans l'auberge Winters, qui est si bien décorée pour Noël (et magique...) !



Vous pourriez aussi aimer :

Noël à Pemberley

© DR

Elizabeth Bennet est chargé d'organiser le festival d'une petite ville, où elle rencontre William Darcy, un propriétaire milliardaire qui va bientôt vendre sa demeure de Pemberley. 
Inspiré d'Orgueil et préjugés, ce téléfilm a beaucoup de charme et m'a fait pas mal rire. Les personnages, crédibles, sont dans la lignée de creux créés par Jane Austen, ce qui est un point essentiel pour une adaptation.


J'espère que vous passez de bons moments de l'Avent, avec de belles histoires de Noël !

dimanche 2 décembre 2018

Les meilleurs téléfilms de Noël de la semaine 1 (1er-2 décembre)


Je déclare la saison de Noël 2018 officiellement ouverte !




La lutte est dure mais je tiens bon. Les téléfilms de Noël sont désormais diffusés chaque année de plus en plus tôt (le lundi 5 novembre cette année). Pour moi, le 1er décembre est sacré car c'est le moment de l'année où je lâche vraiment le travail pour un mois de folies, de télévision et de gourmandises ! Autant vous dire que je ne peux pas me permettre de faire ça durant deux mois... et puis décembre, ce n'est pas novembre ! Le 1er décembre est aussi le jour où je ressors ma décoration de Noël et ma garde-robe de saison (de Noël, évidemment !). J'ADORE cette période de l'année, qui pour moi est essentielle (j'aime à dire que je ne vis que pour Noël). Je vais donc tout au long de ce mois de décembre vous faire part des téléfilms de Noël qu'il faut voir. Je me considère comme une spécialiste car je les ai tous vus, il ne me reste à chaque fois qu'à découvrir les nouveautés (et revoir mes préférés). Si vous n'êtes pas amateur de ce genre, je vous facilite le travail pour vous montrer qu'un peu d'histoires de Noël vous met tout de suite dans l'ambiance. C'est parti pour les téléfilms de Noël à ne pas manquer !


J'ai ouvert la saison avec :

Un mariage sous le sapin

Julie Pine (Jonna Walsh) et Rick Spruce (Nick Ballard)
© DR

États-Unis, 2017

Les familles Pine et Spruce sont rivales depuis de nombreuses années et il n'y a pas de raison que ça change ! Mais c'est sans compter la nouvelle génération, avec Julie et Rick, qui aimeraient bien conjurer la tension entre les deux clans voisins, vendeurs tous deux de sapins de Noël. Chers amoureux des livres, l'histoire vous rappelle sans doute le fameux Roméo et Juliette de William Shakespeare. Ce téléfilm de 2017 est réaliste (c'est magnifique de voir la vie de producteurs de sapins de Noël, qui me donne envie d'en faire un reportage) et moderne (la fin est à voir, avec l'échange des noms de famille, d'actualité et qui colle aussi parfaitement à l'histoire !). Petit défaut : le titre, maintes fois déjà utilisé et qui aurait pu davantage coller au thème.

Disponible en replay sur TF1


Le plus original :

Le train de Noël


© DR

États-Unis, 2017

Quatre jours avant Noël, Eleanor prend le train avec le réalisateur Max Powers, avec qui elle travaille. L'objectif serait qu'elle en profite pour écrire une histoire d'amour à bord, pour le prochain film du cinéaste. Elle tombe sur Tom, journaliste, qui a été un amour de jeunesse.
Ce film vous emmène en balade et a des airs du film Le Pôle express. Les personnages croisés à bord sont atypiques, comme  la curieuse Agnès, l'ancien cheminot Higgins, le veuf John Kelly, la médium Misty, un jeune couple qui veut se marier dans le train et la contrôleuse Roxanne. Je les ai trouvé très attachants et voyager à leur côté a été un plaisir. Il fallait y penser mais l'idée d'un téléfilm dans un train est parfait car beaucoup de personnes rentrent passer Noël chez elles. L'histoire m'a happée et le retournement de situation à la fin vaut vraiment le coup ! Je ne vous en dis pas plus et vous laisse cliquer ci-dessous pour voir le téléfilm. Un coup de <3 !


Disponible en replay sur TF1



J'espère que vous me suivrez tout ce mois de Décembre car croyez-moi, je m'y connais en Noël !





mercredi 21 novembre 2018

"La robe blanche" de Nathalie Léger



Mon avis : X

Lu dans le cadre du prix du roman des étudiants France Culture-Télérama, je ne me serai très certainement pas arrêtée sur cet ouvrage autrement. Et j'aurai eu raison. Je vous le chronique quelques jours après sa lecture et je ne me souviens déjà plus ni du titre ni de l'autrice.

Il faudrait que je vous expose ici un résumé pour ne vous donner ne serait-ce qu'une petite idée de ce que raconte l'histoire. Mais quelle histoire ? Je n'ai rien vu de tel dans ce livre. La seule chose que j'ai réussi à capter, c'est que la narratrice a une mère et que celle-ci a divorcé. En quoi peut-on parler d'histoire ? Je n'ai pas saisi l'enjeu de ce livre, et j'irai même plus loin : quel est l'intérêt de l'avoir publié ? On ne comprend rien car tout est flou. Les phrases sont infinies et ne disent rien.

Le seul passage que j'ai compris et qui m'a révolté, c'est le moment où la narratrice nous parle du divorce de sa mère. En plus de cette séparation, son père avait une maîtresse mais c'est lui qui s'en sort le mieux. Tout leur entourage remet la faute sur la pauvre mère, qui a tout fait pour lui, pour leur famille. Elle s'est sacrifiée. Ce passage m'a fait très mal :

"On lit, on n'y croit pas, on répète : dénuée d'affection et de tendresse, versatile, capricieux, manquements nombreux, pas une femme d'intérieur - on voudrait tout casser à ces morts. Et dans ma rage, bien que cela n'ait justement aucun sens, bien que cela soit parfaitement contradictoire avec ce que je veux dire car je ne veux pas faire l'éloge d'une femme en la disant femme d'intérieur, dans ma rage je me souviens, comme un pépiement d'oiseau éclatant dans le ciel et s'éteignant, je me souviens de ces grands repas de Noël qu'elle organisait par ceux-là mêmes qui sont ensuite venus témoigner contre elle, dressant magnifiquement la table, m'apprenant à dessiner de petits menus en forme de sapins, y glissant la forme découpée des bouteilles de vin, accueillant chacun, veillant à tous les détails - souvenir absurde, sans force de preuve. Je répète encore : pas une femme d'intérieur, les manquements nombreux, les manquements nombreux, les manquements réitérés, la carence, la nature à excuser."
Je vous laisse méditer sur ces mots...


=> La robe blanche est le genre de roman qui ne s'adresse pas à tous voire à personne, ce qui est rédhibitoire. Trop littéraire, on ne comprend pas l' "histoire", s'il y en a une. Cette lecture m'a parue être une perte de temps plus qu'autre chose. Un livre oublié dès sa lecture achevée. Il va sans dire que je ne vous le recommande pas.



Résumé : « Elle voulait porter la paix dans les pays qui avaient connu la guerre. Elle pensait, disait-elle, faire régner l’harmonie par sa seule présence en robe de mariée. Ce n’est pas la grâce ou la bêtise de son intention qui m’a intéressée, c’est qu’elle ait voulu, par son geste, réparer quelque chose de démesuré et qu’elle n’y soit pas arrivée. Une robe blanche suffit-elle à racheter les souffrances du monde? Sans doute pas plus que les mots ne peuvent rendre justice à une mère en larmes. »




jeudi 8 novembre 2018

"Crazy rich à Singapour" de Kevin Kwan

Titre original : Crazy richs asians


Mon avis : <3 <3

  J'ai découvert ce livre lorsque j'ai lu un article sur un film prometteur, Crazy rich asians de Jon M. Chu, qui est sorti en France ce mercredi. J'ai adoré cette production hollywoodienne dont le casting est totalement asiatique ! Le film est à la fois drôle et émouvant, malgré son côté kitsch et quelques stéréotypes. Je vous le recommande, pour passer un bon moment. Mais, qu'ai-je pensé du livre ?

Ce livre était pour moi l'occasion de m'ouvrir à une autre culture, la culture asiatique, aussi vaste soit-elle. Mais surtout la culture asiatique des riches. Rachel Chu est professeur d'économie à New-York et vit en couple avec Nicholas Young, professeur au département d'histoire, depuis trois ans. Pourtant, elle ne connait pas ses parents. Alors quand Nick doit retourner chez lui à Singapour pour être témoin au mariage d'un ami, ils partent tous les deux. Rachel est loin de deviner ce qui l'attend ! La voilà propulsé dans un monde qu'elle était loin d'imaginer. Celui des riches, héritiers, mais aussi parfois parvenus, exhibant leur fortune ou au contraire, parfois, la cachant. Un monde qui n'est pas le sien et avec lequel elle va devoir apprendre à vivre.

Le livre m'a moi aussi ouvert à un monde que je ne connais pas : l'Asie déjà, un continent sur lequel je ne suis jamais allé, et le monde asiatique des riches aussi. Que c'est curieux ces riches qui ne veulent surtout pas étaler leur fortune et sont mêmes radins voire plus économes que des gens modestes ! Kevin Kwan, l'auteur, sait de quoi il parle puisqu'il évoque son monde à lui. C'est amusant quand il s'immisce dans l'histoire et glisse ses propres souvenirs ou impressions dans des notes de bas de page... Grâce à ce livre, Kevin Kwan nous cultive sur la vie singapourienne et voisine, en ce qui concerne la nourriture (beaucoup sur la nourriture !), la mode et le mode de vie. C'est un régal !

Rachel Chu est un personnage très rapidement attachant car on prend pitié pour cette jeune femme qui devient la proie d'une famille qui ne veut pas l'accepter ! Je suis plutôt satisfaite par la fin de l'histoire, même si elle n'incite qu'à lire la suite.

Je dois bien avouer que je ne suis pas loin du coup de coeur. Il me manque peut-être un peu plus de péripéties dans le récit. En effet, les deux premières parties du livre sont sans grandes aventures et c'est vraiment vers la fin que l'on a le droit à des révélations. Les premières parties ne sont pas inintéressantes car elles nous immergent dans ce monde si particulier mais elles sont cependant nécessaires car elles permettent de tout mettre en place. Pour comparaison avec la série Gossip girl de Cecily von Ziegesar, Crazy rich à Singapour nous apprend plus de choses sur la sphère des riches mais est moins savoureux en terme d'actions.

=> Crazy rich à Singapour est un bon roman qui m'a, pour ma part, ouvert l'esprit sur une autre culture et un autre mode de vie. Le film ressemble énormément à l'oeuvre originale alors à vous de savoir ce que vous préférez.


Résumé : Lorsque Rachel Chu débarque à Singapour au bras du délicieux Nicholas Young pour assister au mariage du meilleur ami du jeune homme, elle pense juste passer d’agréables vacances en amoureux. Mais Nick a omis de mentionner quelques petits détails… Sa maison familiale est un véritable palais, il est plus accoutumé aux jets privés qu’aux voitures, et surtout, il est l’héritier le plus convoité de toute l’Asie. Quant au mariage, c’est tout bonnement LE mariage de l’année ! Le séjour de Rachel à Singapour tourne au parcours du combattant, où aucune avanie ne lui sera épargnée. Sans parler de Madame-Mère, bien décidée à écarter définitivement la jeune professeur d’un monde auquel elle n’appartient visiblement pas…


Genre : Roman
Publié en 2013
Pages : 522
Singôpourien-Américain

samedi 3 novembre 2018

"Halloween : histoire et traditions" de Jean Markale



Mon avis : <3 <3

Halloween est une fête que j'ai beaucoup célébré étant petite, je voulais donc en savoir plus sur ses origines. Lire cet essai m'a permis de revenir aux racines, notamment à l'histoire celtique.

Les deux premières parties évoquent la fête de Samain, là où tu as commencé. Cette célébration est une fête celtique d'origine irlandaise et druidique, durant laquelle de grands banquets étaient organisés et qui mettait en avant le passage du monde des vivants à "l'Autre monde". Les deux premières parties ont été assez denses donc ce ne sont pas celles que j'ai préféré de l'ouvrage car je n'ai aucune base en Histoire celtique et j'ai donc moins accroché. C'est dommage.

En revanche, la dernière partie revient sur la fête que nous célébrons aujourd'hui et étudie chaque particularité : Jack O'Lantern… L'auteur tient à rappeler certaines vérités : Halloween n'est pas une fête originaire des États-Unis mais prend ses racines en Irlande et en Écosse. Il y aussi le fait que la fête populaire et folklorique est à distinguer de la Toussaint, une fête religieuse qui célèbre, comme son nom l'indique, "tous les saints". Des mises au point nécessaires et susceptibles d'intéresser tous les curieux !

=> L'ouvrage est plutôt inégal, entre deux premières parties chargées sur la fête de Samain et une dernière qui évoque davantage des éléments que nous connaissons.


Résumé : Beaucoup pensent à tort que cette fête populaire vient des Etats-Unis. En réalité, Halloween, mot anglais signifiant "veillée sacrée", survivance des rituels druidiques de Samain, a son origine dans l'ancienne Irlande. Durant cette nuit de Samain, à la pleine Lune la plus proche du 1er novembre, le monde des morts rejoint celui des vivants, et réciproquement. Plus tard, cette étrange fête païenne sera récupérée par l'Eglise, devenant ainsi la Toussaint, non pas jour des Morts, mais " fête "de tous les saints". Jean Markale présente cette célébration primitive, puis analyse ses métamorphoses successives jusqu'à ses prolongements actuels.


Genre : essai
Publié en 2000
164 pages
Français


Thème Octobre : « Jack O'Lantern » → ce mois-ci nous lirons un livre effrayant, où se croisent fantômes, vampires et autres spectres et revenants... (10/12)

lundi 22 octobre 2018

Ma participation au Prix du Roman des étudiants France Culture - Télérama 2018

Le Prix du Roman des étudiants en est à sa 6e édition. 
Crédit : Radio France


J'y avais déjà participé l'an dernier mais je n'avais alors pas écrit de billets. J'ai été sélectionné pour participer à la 6e édition du Prix du Roman des étudiants organisé par France Culture et Télérama. Les deux rédactions ont présélectionné cinq ouvrages issus de la Rentrée littéraire (en septembre) et les étudiants participants doivent lire les livres afin d'élire leur coup de coeur début décembre. Voici la liste des ouvrages :

  • Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam
  • Trois enfants du tumulte d'Yves Bichet
  • Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard
  • La robe blanche de Nathalie Léger
  • Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu EN COURS DE LECTURE

J'espère que les lectures me plairont ! Je reviendrai vous en parler dans des billets.

Bonnes lectures !

mercredi 5 septembre 2018

"Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres" et tome 2 : "Artic-Nation" de Juan Diaz Canales & Juanjo Guarnido


Résumé : "Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis". 
 Ainsi parle Blacksad, détective privé aux méthodes musclés, mais à la sensibilité à fleur de peau. Il aimerait bien être plus guilleret, l'animal, mais la dépression le ronge, et pour une juste cause : Natalia Wilford, actrice à succès et ancien amour  encore si présent, vient de se faire cruellement assassiner. Blacksad va donc, en dépis des conseils du commissaire Smirnov, tenter d'élucider la mort de son ancienne compagne afin de retrouver la paix. 
 Mais l'enquête est bien loin d'être aisée pour notre héros, qui se lance dans un combat dont l'opposant peut être bien plus puissant qu'il ne le soupçonne...


Oldsmill, le maître de la ville, est un tigre blanc. Karup, le chef de la police, un ours blanc. Huk, l’âme damnée de Karup, un renard blanc. Avec les autres animaux à pelage immaculé, ils forment la société WASP (W pour White, AS pour Anglo-Saxon, P pour Protestant). Tous les autres habitants, de la pie noire au renard brun-roux en passant par le chat tacheté et la biche châtain, ne sont que racaille. Et si la police n’est pas capable de maintenir l’ordre des blancs, les gros bras d’Arctic-Nation, le parti raciste, cagoulés et vêtus de robes blanches, s’en chargent sans états d’âme. Ils ont les cordes et les croix enflammées qu’il faut. Dans cette ambiance pas câline, câline, Blacksad, le chat détective privé, enquête sur la disparition d’une enfant de couleur. La mère de Kyle, Dinah, travaillait comme femme de ménage chez le même Karup et, selon quelques bonnes âmes, serait au mieux avec le fils Oldsmill.  Un vrai nœud de vipères dans lequel Blacksad plonge les pattes et joue au justicier prompt à griffer si nécessaire… Son seul appui est Weekly, le reporter d’un magazine à scandale, un fouille-merde qui sera utile à John. Et ça vaut mieux. Coups bas et coups tordus vont pleuvoir comme à Gravelotte...


Mon avis :  <3 <3

  C'est grâce à des révisions pour des concours que j'ai pu mettre un titre et des noms à cette bande dessinée. Je pense que je connaissais le personnage à la tête de chat, mais pas plus. Si j'adore les dessins, j'ai été beaucoup moins admirative à propos du récit. Retour sur ces deux lectures.

Je ne savais pas dans quel genre d'histoire je me lançais, j'avais juste envie de découvrir cette bande dessinée qui semble connue. Le personnage principal se prénomme John Blacksad, un détective privé qui n'a d'autre apparence que celle d'un... chat noir au museau blanc. C'est tellement atypique que je n'aurai pu rêver mieux. Je ne lis pas énormément de policiers mais, justement, vu que c'est plutôt rare, j'y prends à chaque fois beaucoup de plaisir. Donner des têtes d'animaux à des humains fait que cette histoire policière n'est pas comme les autres. Ainsi, on trouve des policiers à tête de chien, une souris agent d'entretien, un rat et un crocodile pour des hommes de main... Les dessins sont réussis, le tout étant dessiné dans des tons noirs, marrons, afin de représenter les États-Unis dans les années 1950. C'est très réussi et j'admire l'ingéniosité des créateurs de la bande dessinée.

Cependant, c'est du côté du récit que cela fonctionne moins bien. John Blacksad doit enquêter, discrètement, sur le meurtre de son ex petite-amie, l'actrice Atalia Wildford. Vu le nombre de pages de la bande dessinée, je me doutais que l'enquête serait vite bâclée ou alors que l'on saurait la vérité dans le prochain tome. Ainsi, l'enquête est vite achevée et ce n'est pas tant grâce au talent de John. Je suis donc très déçue par l'intrigue du tome 1, mais celle du tome 2 s'avère déjà plus construite, même si j'avais du mal à voir où elle nous menait. Comme dans toute histoire humaine, la guerre et le racisme ont été intégré au récit, sauf que là, il s'agit d'animaux. J'apprécie davantage la série au fil des tomes car cette deuxième enquête propose des personnages assez amusants, ce qui me donne envie de lire la suite de la série.

=> Dans le premier tome, l'intrigue est décevante car vite terminée. Le dessin et le choix d'animaux anthropomorphes constituent, selon moi, l'intérêt central de cette série de bandes dessinées.



Genre : Bande dessinée
Publié en 2000
Pages : 48
Espagnol


Saga Blacksad :
  1. Quelques part entre les ombres
  2. Artic-Nation
  3. Âme rouge
  4. L'Enfer, le silence
  5. Amarillo