mercredi 21 juin 2017

"First Ladies : À la conquête de la Maison Blanche" de Nicole Bacharan & Dominique Simonnet


<3 <3 <3

  Le ton est donné dès l'avant-propos : les premières dames ne sont pas toujours restées cantonnées bien sagement dans l'ombre de leurs maris présidents. Et si leurs faits n'ont pas tous étaient médiatisés, elles ont cependant agit - sans demander de reconnaissance. Depuis John Kennedy, la campagne électorale se mène avec la famille du candidat. Nicole Bacharan et Dominique Simonnet nous offre, grâce à ce livre, une incroyable fresque de douze femmes marquantes qui sont passées par la Maison Blanche. On compte aujourd'hui quarante-cinq présidents des États-Unis et quarante et une First Ladies (dont une qui n'était pas l'épouse). Le choix des femmes présentes dans le livre peut sembler arbitraire, mais il ne l'est pourtant pas puisqu'après la biographie des dix "élues", les auteurs ont judicieusement retracé plus brièvement la vie des autres Premières dames.

  Une des plus légitimes à faire partie des "élues", c'est bien sûr la first First Lady, celle qui a la première exercé cette fonction. Et c'est en la personne de Martha Washington (les épouses prenant malheureusement trop souvent le nom de leur mari, je n'ai pas à préciser dans cet article qui est la femme de qui). Une femme que j'ai adoré découvrir car je n'en ai absolument jamais entendu parler. J'ai été surprise par sa "première vie" (l'époque était si rigide que je n'imaginais pas qu'il était possible de se remarier). Avec le récit de la vie de cette femme, j'avais l'impression d'être entre Autant en emporte le vent et Les Roses de Somerset de Leila Meacham (article à paraître prochainement sur le blog). 
  La "second lady", Abigail Adams, n'est pas mois incroyable et vous comprendrez aisément pourquoi je l'ai adoré : c'est une féministe avant l'heure. Elle voulut donner une place aux femmes dans l'élaboration de ce pays en formation et n'était pas favorable à l'esclavage dans une époque qui était loin de penser comme elle. Abigail Adams ne réussit pas à fléchir son mari sur les droits que les femmes devraient avoir mais elle a joué un rôle d'importance auprès de lui et du pouvoir. Une femme forte comme je les admire. Jugez plutôt :
"Si vous voulez avoir des héros, des hommes d'État et des philosophes, alors, il vous faut des femmes instruites."
Abigail Adams (1744-1818),
féministe avant l'heure.

  Toujours au XIXème siècle, c'est Dolley Madison qui mène la danse suivante. Une façon de parler pour une femme qui sut très bien converser en son temps. Les écrivains disent "la rencontrer, c'était l'aimer." Elle était aussi une femme de courage, qui sut affronter dignement l'incendie de la Maison Blanche. C'est aussi la première First Lady qui initia l'engagement pour des causes, en devenant présidente de l'orphelinat pour filles de Washington. La fin de sa vie est malheureusement moins gaie et j'en suis très attristée.
  Mary Lincoln me fait penser physiquement aux reines Victoria et Eugénie. J'ai eu plus de mal avec elle qu'avec les autres personnalités. Malgré les tourments de sa vie, je ne me suis pas "attachée" à sa personne, hormis sa fin (qui est terrible, je préfère vous prévenir). Une fois à la Maison Blanche, elle dépense énormément - telle une Marquise de Pompadour ou une Marie-Antoinette - et je ne supporte pas le gaspillage. Soit-disant que the White house nécessitait d'énormes aménagements...
  Je n'ai pas non plus eu d'attachement pour Edith Wilson. Pourtant, je fus choquée (de manière positive) d'apprendre qu'elle dirigea le pays alors que son mari, Woodrow, était très malade. Mais elle s'opposait aux suffragettes alors il n'y pas là de quoi en faire un modèle. Dans mes cours d'histoire, on m'a bien évidement parlé de la "Société des nations", mais on ne m'a jamais dit une telle chose !
  Une militante à la Maison Blanche... Eleanor Roosevelt était une sacrée battante, défendant notamment les femmes et les noirs. Une fois de plus, c'est une femme qui a eu une influence sur son président de mari. Pourtant populaire, les Américains n'ont pas accepté le poste officiel - le premier donné à une First lady (diriger les programmes du nouveau Bureau de la défense civile) - et c'est regrettable de voir que les Américains ne la laissèrent pas agir ainsi (la misogynie n'a pas fini dans ce pays, cf. les résultats de l'élection dernière). C'était une femme très active, qui s'activait sur le terrain pour les plus démunis notamment, et qui tenait une chronique à la radio (les auteurs renvoient vers ce site). "Trahie" par celui qu'elle disait pourtant ne plus aimer, elle finit sa vie en continuant à se battre. Pas étonnant qu'elle se retrouve parmi les First Ladies les plus marquantes de l'Histoire américaine.
  Jackie Kennedy est l'une des First Ladies les plus aimés des Américains. Pourtant, quel destin ! J'avais lu le roman de Katherine Pancol, Une si belle image (article à paraître prochainement sur le blog), alors je connaissais assez bien sa vie. D'une tristesse !
  Je ne me suis pas non plus beaucoup attardée sur Nancy Reagan. C'est mignon ce couple présidentiel qui s'embrasse à tout va. Je n'en avais jamais entendu parler avant !
  Plus près de nous, Michelle Obama. J'avais lu la biographie de Barack mais je ne connaissais pas plus que cela la vie de Michelle, descendante d'esclaves. C'est dommage qu'elle ne se soit pas servie de son rôle de First Lady pour militer (elle se bouge plus lors du second mandat de son mari), elle qui l'était avant, voulant aider ceux dans le besoin. Il y a quand même bien évidemment son combat pour la santé, dans un pas fortement frappé par l'obésité. La question reste entière malgré les démentis : se présentera-t-elle un jour à la présidentielle of United States ? Elle aurait toutes ses chances.
  Le livre est paru le 22 septembre 2016, soit deux mois avant la désastreuse élection présidentielle américaine. Les auteurs pensaient sans doute qu'après tout ce qu'elle a traversé, elle pouvait gagner. En effet, s'il y a bien une First lady qui a souffert de critiques, de complot, d'acharnement malsain, c'est bien Hillary Clinton. En politique il faut être fort ; elle doit l'être deux fois plus, étant une femme. Je ne doute pas que sa non élection à la présidence cette année soit due à une trop forte misogynie régnant dans le pays. Hillary a été élue avec de très bons scores en tant que sénatrice, mais quand il s'agit de la mettre à la tête de l'État, c'est une autre affaire. Le récit montre l'acharnement donc le couple a été victime durant les mandats de Bill, son mari. La vérité est pourtant la suivante : Hillary est une femme indépendante (elle hésite à se marier puis à porter le nom de Clinton, elle s'y résout finalement à cause de la pression sociale dont elle est victime). Son portrait, le dernier du livre alors qu'elle passe avant Michelle Obama chronologiquement, est plus fouillé que les autres car les auteurs ont recueilli des témoignages et ont pu suivre en direct une de ses campagnes présidentielles. En la mettant ainsi dans les dernières First Ladies marquantes, les auteurs nous rappellent une chose : beaucoup de temps a passé et Hillary était tout à fait légitime à se présenter à cette élection. Elle n'aurait pas été seulement une présidente des États-Unis, elle aurait aussi fracasser le plafond de verre (je vous renvoie vivement à son beau discours de défaite)  #strongertogetherImwithher

Et si cela vous déplaît d'avoir une vision partielle des first ladies, pas de panique : une galerie complète figure à la fin du livre pour nous présenter beaucoup plus brièvement les autres Premières dames : Abigail Fillmore "la lectrice"; Julia Grant, sans doute la plus heureuse des First Ladies à tenir ce rôle ; la vie tragique d'Ida McKinley... Certaines se firent discrètes, d'autres prirent leur place dans la présidence (Helen Taft qualifiée par les auteurs de "coprésident"). Pour voir à quel point ces femmes ont eu une influence sur leur mari, il suffit de savoir ce qu'Abraham Lincoln déclara à sa femme une fois élu : "Mary, Mary, NOUS sommes élus."

Ce livre n'a pas seulement un intérêt pour connaître les First Ladies, il est aussi important pour son apport politique. J'ai beaucoup appris sur les débuts des États-Unis. Je ne pensais pas que cela s'était passé aussi difficilement à vrai dire. Bien sûr, je connais l'histoire de la guerre de Sécession, mais j'imaginais l'Histoire de ce pays beaucoup plus naïvement qu'il n'en a été.

Les auteurs ont fait un travail énorme. Non seulement le récit est agréable à lire, mais il est très documenté (des essais et notamment le site http://firstladies.org est souvent cité). De quoi ravir ma curiosité, et sans doute, la vôtre !

=> Le destin des First Ladies américaines réunis en un ouvrage sérieux, précis et en même temps concis. Il se lit aussi agréablement qu'un roman et ne requiert pas une masse de connaissance sur l'histoire américaine, ce qui le rend accessible et indispensable. Avis aux amatrices et aux amateurs !


***


Résumé : On les relègue habituellement à l'arrière-plan, derrière la figure charismatique de leur mari président. Seconds rôles, les First Ladies ? Allons donc ! Dès les origines, les Premières Dames américaines ont exercé dans l'ombre une influence bien plus grande qu'on ne le croit. Plus encore : elles incarnent la longue marche des femmes vers l'égalité et le pouvoir. Voici Martha Washington, qui forge les symboles d'une nation dans les limbes ; Abigail Adams, intellectuelle et féministe bien avant l'heure ; la belle Dolly Madison, qui résiste dans la capitale en flammes. Suivent l'intrigante Mary Lincoln, qui parade en impératrice ; Eleanor Roosevelt, l'infatigable activiste ; Jackie Kennedy, la star irrésistible, que l'on redécouvre ici dans un rôle inédit de ministre de la Culture et de diplomate ; Nancy Reagan, l'amoureuse à la main de fer ; Michelle Obama, qui met en scène l'égalité raciale ; enfin, l'ambitieuse, l'inébranlable, l'insubmersible Hillary Clinton, qui veut parachever la conquête en devenant présidente. 
À partir d'une riche documentation, souvent inédite, les auteurs racontent avec passion le destin des dix First Ladies qui ont le plus marqué l'Histoire, et nous offrent la galerie complète de celles qui se sont succédé à la Maison Blanche. Les aventures de ces femmes d'exception nous en disent beaucoup sur l'évolution du couple et de la condition féminine. Elles nous révèlent aussi la face secrète du pouvoir où se mêlent intimement la politique et l'amour. Nicole Bacharan est historienne, politologue, consultante pour la télévision et la radio, et auteur de nombreux ouvrages sur les Etats-Unis. Elle a aussi écrit La Plus Belle Histoire des femmes (Seuil et Points).Dominique Simonnet est écrivain, journaliste, auteur d'une vingtaine de romans et essais, dont La Défaite des femmes (Plon).Ensemble, ils ont notamment écrit Les Secrets de la Maison Blanche et 11 Septembre, le jour du chaos (Perrin et Pocket).


***


Genre : Essai (mini biographies)
Publié en 2016
Pages : 312
Français



Thème « Du Saint-Laurent au Rio Grande » (6/12)

dimanche 28 mai 2017

Le Salon a 4 ans !






C'est déjà les 4 ans du Salon et pour vous remercier d'y venir, j'ai décidé (de faire des infographies) de vous dévoiler toutes ces choses que j'ai connues grâce à mes passages sur les blogs :



* Les austeneries *
Je ne savais même pas qu'elles existaient avant de les voir un peu partout sur la toile ! C'est souvent désolant de savoir que Jane Austen n'a écrit que six romans, mais les austeneries me seront d'un grand secours une fois que j'aurai lu tous les grands livres de l'auteure britannique.

Ma collection des oeuvres de Jane Austen 
et des films qui en sont adaptés.

* Les livres historiques *

Le blog d'A-little-bit-dramatic (aujourd'hui Le Salon des Précieuses) que j'ai connu à l'époque où j'étais sur Skyblog y est pour beaucoup. À force de voir des tas de romans historiques et biographies sur son blog, je pense que c'est en partie grâce à elle que j'en suis venue à faire du livre historique un de mes genres littéraires favoris.




* Des auteurs que je n'aurai peut-être pas découvert autrement *

Tous ces auteurs et auteures que je n'ai connu que grâce à vous, notamment la plus belle découverte : Daphne du Maurier, mais il y a aussi Anne Perry, Stefan Zweig...

* Des bandes dessinées *

Grâce aux perles que je trouve sur vos blogs (notamment chez U lost control), je lis désormais davantage de BD.
* Pouvoir partager ma passion pour Marie-Antoinette avec vous *

Je suis contente de savoir que ma passion pour la reine est partagée par d'autres personnes, notamment Jessica d'Une fille et des livres. Je lis, et donc publie, beaucoup de livres sur elle. J'espère que vous faites partie de ses admirateurs, car ici, on ne jure que par elle ! :-D

La grande Marie-Antoinette peinte par une autre grande,
Élisabeth-Louise Vigée Le Brun, au Petit Trianon.


* Les éditions Charleston *

Je n'ai jamais aimé ni collectionné une maison d'éditions particulière, me contentant de me fier aux résumés et parfois à la couverture. Mais lorsque j'ai découvert les éditions Charleston, sur l'un de vos blogs (je ne saurai plus me rappeler lequel), cela a été une révélation. Les livres sont écrits par des femmes, certains se rapportent au vintage (génial !) et à l'Histoire. Une aubaine qu'une telle marque existe !

Et enfin :

* Ces tonnes de livres qui emplissent ma Pile à Lire dès que je me rends sur vos blogs ! *

Je suis abonnée à pas mal de newsletters et je flâne sur beaucoup d'autres. À chaque article, je dois me rediriger vers Livraddict pour noter le livre dont il est question. À force, cela en fait des livres !






Alors, pour toutes ces raisons et pour vos passages au Salon, je vous dis un GRAND MERCI !!!


Je remercie également la personne qui m'aide à gérer la technique et celle qui soutient le blog à sa manière... Puissiez-vous lire ces lignes de remerciement !


Le Salon est aussi présent sur LivraddictInstagram, Facebook, Twitter, Hellocoton et Pinterest.

jeudi 25 mai 2017

"Marie-Antoinette" de Pierre-Yves Beaurepaire




Résumé : À son arrivée à Versailles en 1770, Marie-Antoinette découvre une cuisine fort différente de celle de son enfance. Exit les principes diététiques chers à sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse ; la jeune Autrichienne doit se familiariser avec la cuisine des Bourbons, rôts et sauces, mousselines et gibier. Comment s'adapte-t-elle à la table royale ? Quels menus offre-t-elle à ses invités à Trianon ? De quoi se nourrit-elle à la prison du Temple ? Au fil de l'enquête menée dans les sources, un portait se dessine : la recherche d'une culture culinaire de l'intime, le goût des produits naturels et authentiques, l'amour du sucre, qui lui fait tant apprécier les meringues qui éclatent en bouche, les cerises et les fraises... une biographie surprenante, qui permet de mieux connaître les goûts de Marie-Antoinette, mais aussi les modes gastronomiques du siècle des Lumières.


Mon avis : <3 <3

  Sans aucun doute la biographie la plus originale que j'ai lu. Le titre ne l'indique pas, mais il s'agit d'une biographie gourmande de la dernière reine de France. Je trouve le principe vraiment très intéressant et il faudrait le reprendre pour bien d'autres reines (le procédé a été fait avec Winston Churchill également).

Que mangeait Marie-Antoinette au petit-déjeuner ? Comment mangeait-elle ? Quel dernier repas pris-t-elle avant d'être assassinée ? Autant de questions auxquelles je n'avais pas pensé auparavant, malgré mon fort attachement pour ce personnage historique. Avec cette biographie, je me suis sentie encore plus proche de Marie-Antoinette car on la suit avec précision dans son quotidien. Une occasion de plus pour moi de découvrir mes points communs avec la reine : dégoût pour le gibier, amour pour la "glace de fraises", les fruits sucrés...

Sachant mon fort intérêt pour Marie-Antoinette, cette lecture aurait dû être un coup de coeur. Pourtant, j'ai été quelque peu surprise par les digressions, qui sont régulières. Pierre-Yves Beaurepaire revient beaucoup aux rois précédents, aux personnes de la famille royale de l'époque, sur d'autres choses que la nourriture, etc. C'est donc une lecture qui se révèle fragmentée (d'autant que le livre est très court). L'auteur m'a parfois semblé broder, faute d'avoir des choses spécifiquement sur la reine à dire. Cependant, je comprends qu'il soit difficile de trouver des informations précises sur l'alimentation de Marie-Antoinette.

=> De son mariage avec le dauphin de France à son dernier repas, une biographie qui permet de savoir à peu près ce que mangeait la chère Marie-Antoinette. Et aussi de connaître les modes alimentaires l'époque, de découvrir la reine au travers de quelques dîners publics et ses lieux préférés pour déguster des mets ! Le livre aurait pu être plus savoureux, mais il devrait forcément plaire à ceux qui sont passionnés par la reine.



Genre : Biographie gourmande
Publié en novembre 2016
Pages : 172

vendredi 28 avril 2017

"L'île au trésor" de Robert Louis Stevenson

L'île au trésor de mon enfance !
On avait commencé à creuser un îlot, et la planche en bois et un petit pont !
Vive l'enfance !



Résumé : Le jeune Jim Hawkins est le héros de ce roman, ainsi que le terrible John Silver, l'homme à la jambe de bois. L'"Hispanolia" débarque sur l'Ile au Trésor les "bons" et les "méchants". Dès lors, une lutte implacable se déroule pour retrouver le trésor amassé par Flint, redoutable pirate mort sans avoir livré son secret.

Mon avis : <3

  Nouvelle lecture, nouveau genre. En effet, j'avais envie de partir à l'aventure ! Autant vous dire que ce livre - un classique de chez classiques - figurait dans ma Pile à Lire depuis des années...

Jim Hawkins est une jeune garçon et le héros de cette histoire. Bien qu'enfant, il part avec des hommes pour tenter de trouver le trésor du feu capitaine Billy Jones. C'est alors tout un périple qui l'attend... Le roman est étiqueté "jeunesse" et comme vous pouvez le voir, l'intrigue est très simple. C'est ce qui m'a gêné dans l'histoire, car je n'ai pas été happée. Les aventures sont primaires et je reste sur ma faim. Il faut dire que je suis très pointilleuse et qu'il faut vraiment qu'il y ait de l'action pour que cela me plaise. La fin est attendue mais c'est celle que j'espérais, alors j'étais contente.

Le récit est raconté par le jeune Jim, et parfois par le docteur Livesey. Autant dire que l'on se met rapidement dans la peau du jeune garçon. Justement, les garçons, il y en a beaucoup trop dans cette histoire. Il n'y a que deux femmes : la mère de Jim et la femme de Long John Silver. J'ai donc décidé de considérer durant ma lecture que Jim était une fille. Ce n'est pas parce que l'auteur a fait preuve de machisme dans son histoire que j'allais me laisser faire ! (oui, bon, c'était une autre époque. Cela a un peu évolué depuis...).

Les histoires de pirates ne sont pas ce que je préfère et je n'en ai peut-être jamais lu mais c'est quand même souvent la même chose. Ils sont méchants, pillent tout ce qu'ils trouvent et sont mal élevés. L'autre pan de ce genre d'histoire, c'est la navigation. Je n'y connais rien mais, heureusement, le récit reste assez compréhensible et il n'y a que vers la fin où le vocabulaire devient un peu plus précis.

=> En somme, un roman quelque peu amusant mais bien attribuée à la jeunesse. Je me demande si j'aurai eu le même avis si je l'avais lu dans mon enfance. Je vous le conseille malgré tout, car c'est un classique sacré !



Genre : Roman d'aventure pour la jeunesse
Publié en 1883
Pages : 279
Écossais


Thème « Plume d'oie et cire à cacheter » (4/12)

dimanche 23 avril 2017

"Le château" de Mathieu Sapin

"Une année dans les coulisses de l'Élysée"



Résumé : Après Campagne présidentielle, découvrez les coulisses de l'Elysée ! Après avoir suivi la campagne présidentielle, Mathieu Sapin fait des pieds et des mains pour s'incruster à l'Élysée. Baladé d'un bureau de communiquant à l'autre, il finit par envoyer un SMS à François Hollande lui-même pour obtenir l'autorisation. Le président le reçoit, accepte le projet et introduit Mathieu au « château », comme l'appellent ceux qui y travaillent. Un reportage exceptionnel, réalisé de l'intérieur, sur le fonctionnement de l'Élysée et la vie mouvementée de son célèbre occupant.

Mon avis : <3 <3

   Quoi de plus sympathique que d'appréhender la politique par le biais de la bande dessinée ! Découverte sur un blog, j'ai profité d'un passage en médiathèque pour l'emprunter. L'auteure même se "met en scène" dans la bande dessinée et va jusqu'à mettre en avant le processus d'édification de la bande dessinée. Il aurait tout aussi bien pu ne montrer que ce qu'il a appris mais il a décidé de TOUT montrer. Cela permet vraiment d'être "dans les coulisses" de l'Élysée. C'est ainsi qu'on assiste avec l'auteur à des commémorations nationales, des réunions avec des journalistes, etc. C'est très intéressant. On apprend ainsi quelques petits secrets sur ce qui se passe au "château".

Il y en a des choses à savoir sur l'Élysée ! Je ne me rappellerai pas forcément de tout mais tout est utile à savoir. L'Élysée est vu comme un monde à part, avec ses propres services (fleuriste...), et je ne le savais pas. Il est notamment question de la cuisine à l'Élysée, ce qui m'a beaucoup fait penser au film Les Saveurs du palais de Christian Vincent, sorti en 2012, avec Catherine Frot dans le rôle principal. La cuisine fait l'objet de beaucoup d'attention dans ce lieu, ce qui donne encore plus envie de goûter les plats !

Le récit se concentre sur les événements de 2013 et 2014, ce qui permet d'avoir un aperçu global de l'Histoire, bien que ce soit des faits récents.

=> Cette bande dessinée permet d'en apprendre beaucoup sur l'Élysée, son fonctionnement et quelques-uns de ses secrets. Un livre nécessaire pour que les citoyens français comprennent le fonctionnement de ce "château".


Genre : Bande dessinée
Publié en 2015
Pages : 134
Français 

lundi 10 avril 2017

J'ai découvert la plume de : Jean Teulé avec "Heloïse, ouille !"


Abélard, enfilant sa chemise brodée, quitte aussitôt le lit pour aller graver dans la tablette de cire dénichée sur le pupitre de la scolaire (qui n'a pas beaucoup servi depuis quatre mois, je parle bien sûr du pupitre) ce dialogue original qu'ils se sont déjà lancé deux fois : - C'est beau... On dirait le refrain d'une rengaine qui pourrait devenir populaire. Je te hai-ai-ais ! Mais moi aussi-i-i-i je... 
Résumé : Jean Teulé revisite les amours tumultueuses d'Héloïse et Abélard dans une version d'une modernité ébouriffante. À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse : « Tu sais à quelles abjections ma luxure d'alors a conduit nos corps au point qu'aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n'était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t'étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j'aurais honte aujourd'hui de nommer. » 
Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? 
Jean Teulé s'y emploie avec gourmandise.

Mon avis : <3

  Pour une découverte, c'est une sacrée découverte ! L'auteur ne mâche pas ses mots et d'entrée de jeu on est voyeur de rapports sexuels entre deux individus, le tout raconté d'une manière "cash". Je ne connais pas Jean Teulé mais on m'a assuré que dans ses discours il était franc, ce que je n'ai plus de mal à croire.

Je n'ai pas détesté cette lecture, ni non plus, adoré. Je l'ai lu, point final. Le récit ne tourne pas autour du pot, les faits brusques et le ton vulgaire mais ce que je trouve intéressant est de voir la réappropriation qu'a faite Jean Teulé de l'histoire d'amour entre Héloïse et Abélard. D'amour, il l'a transformé en relation torride. Sa plume ne m'a pas conquise mais j'ai apprécié que chaque phrase latine soit traduite, ce qui permet que ce livre soit accessible. Je valide le fait que l'auteur se soit inséré dans l'époque, en utilisant son langage et ses coutumes, car j'avais peur qu'il n'ait trop moderniser le récit. Même s'il y a des expressions modernes, le tout donne un roman assez atypique.

Je connais l'histoire d'Héloïse et Abélard grâce à la lecture que j'avais faite de Très sage Heloïse de Jeanne Bourin, un roman historique paru en 1982. Je suis plutôt réaliste donc cette lecture-ci m'a plus apportée en termes d'informations mais je garderai le souvenir de Heloïse, ouille ! comme un roman détente qui m'a permis d'entrer dans l'univers de l'auteur.

=> Héloïse, ouille ! est surprenant de crudité et de drôlerie. Mêlant Histoire et modernité, voilà une lecture bien atypique pour qui se laisse tenter par l'univers de l'auteur.



Genre : Roman
Publié en 2015
Pages : 336
Français



Découvrir un auteur :
Jean Teulé

jeudi 30 mars 2017

"La Reine des lectrices" d'Alan Bennett



Résumé : Que se passerait-il Outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

Mon avis : <3

  La Reine des lectrices me donnait envie comme lecture détente entre la lecture de deux essais. Pour ne pas vous mentir, je dois admettre d'emblée que je m'attendais à être plus entraînée par le récit. Je pense qu'il manque de rythme car il n'y a pas de chapitre, toute l'histoire est donc dévoilée à la suite.

Alan Bennett (sans l'avoir jamais vu auparavant, j'ai regardé son portrait et il ressemble exactement à l'idée que je me faisais de lui dans ma tête) a imaginé une drôle d'histoire : la Reine actuelle d'Angleterre, Elizabeth, se découvrant un jour une passion irrépressible pour la lecture. Elle ingurgite alors tout ce qui lui passe sous la main. L'idée est fantaisiste est amusante. Mais je pensais que je rirais davantage, d'où mon petit regret dans cette lecture.

J'ai parfois été déstabilisée par le fait de savoir ce qui était ou non réel. La Reine d'Angleterre aime peut-être vraiment lire ? L'auteur sème le doute quant à la véracité du récit car le contexte est très bien retranscrit : on se croirait à la cour anglaise.

Ce livre devrait certainement vous plaire, car il y est question de ce qui nous réunit ici, la passion de la lecture. Jean Genet, les soeurs Brontë, Jane Austen, Henry James... il est question de nombreux auteurs et heureusement que le texte est court, car il donne envie de les connaître à notre tour.

Le tour de maître est la fin ! Elizabeth - comme nous tous - évolue dans son rapport à la littérature, vous n'en reviendrez donc pas des toutes dernières lignes (n'allez pas les lire en premier quand même !!).

=> En somme, une petite lecture que je ne retiendrai peut-être pas tellement mais qui pourrait vous amuser.



Genre : Roman
Publié en 2009
Pages : 122
Britannique


Thème « My tailor is rich » (3/12)