Affichage des articles dont le libellé est auteur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est auteur. Afficher tous les articles

vendredi 24 juin 2016

J'ai découvert la plume de : Yasmina Khadra avec "Les hirondelles de Kaboul"



Nous avons tous été tués. Il y a si longtemps que nous l'avons oublié.

Résumé : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : <3 <3

   Je suis encore sous le choc de cette lecture. Je suis à la fois abasourdie par les faits, tragiques, qui y sont narrés, et par la sublime écriture de Yasmin Khadra, que je viens seulement de découvrir ! J'ai souvent entendu ce nom d'écrivain - notamment pour avoir pris le nom de sa femme - sans avoir eu jusqu'ici la curiosité de tourner la première page d'un de ses livres. Je me suis tournée vers Les hirondelles de Kaboul car depuis peu j'ai envie de lire davantage de livres contemporains, notamment ceux en lien avec l'actualité.

   Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec l'histoire mais certainement pas à un sujet sur les rapports hommes-femmes en Afghanistan. L'histoire raconte de manière distincte le quotidien de Mohsen et de son épouse Zunaira, et celle d'Atiq Shaukat, un geôlier, et de sa femme Mussarat. Je ne pensais pas que leur destin se croiserait. Et pourtant. Plus j'avançais dans l'histoire et plus mon souffle s'accélérait. La fin est donc haletante. Je dois bien avouer que l'auteur m'a bien eu...

   L'auteur, justement, a une écriture qui m'a plu. Je suis toujours très soucieuse du vocabulaire employé lorsque je lis n'importe quel livre. Yasmina Khadra a une écriture d'érudit rien que par le vocabulaire qu'il utilise, mais, j'ai trouvé cela plaisant à lire. Cependant, au vu de l'histoire et de ce vocabulaire justement, ce livre n'est pas destiné à tout le monde. Je préfère donc mettre en garde un lecteur trop jeune.

Je n'ai pas réussi à m'apitoyer sur les personnages. Si Atiq se montre être un homme tout à fait détestable, il n'en va pas de même pour Mohsen. Même si ce dernier commet un acte fautif, il montre qu'il le regrette. L'écrivain ne cherche pas seulement à montrer l'atmosphère oppressive imposée par les talibans mais aussi ce que cette atmosphère produit à terme chez les personnages, surtout sur leur mental. Ils ne s'en sortent en tout cas pas indemnes, l'auteur appuyant bien sur ce point.

Le rapport hommes-femmes m'intéresse beaucoup de manière générale mais cela a été difficile de ne pas grincer des dents face à ce que j'ai lu. L'auteur n'a aucunement l'intention de nous ménager et raconte donc ces rapports avec crudité. Je ne le blâme pas car cela permet de nous mettre face aux réalités de certains pays, malheureusement. À Kaboul, les femmes sont soumises, doivent obéir à leur mari et sont menacées par le fait que ceux-ci ne les préfèrent à d'autres femmes. Les hommes se marient trois, quatre fois, ce que le pays autorise. Cette lecture s'avère donc ludique puisque j'en sais désormais un peu plus sur l'atmosphère qui règne à Kaboul. Même s'il s'agit d'une fiction, je ne doute pas que certains propos soient proches de la vérité...

=> Ma découverte de la plume de Yasmina Khadra s'avère être très positive. Par son récit tragique mais prenant, il ne m'incite que plus à lire la suite de cette saga et d'autres de ses oeuvres. N'hésitez donc pas à m'en conseiller si vous en avez lu et appréciés. Mais si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous conseille de tenter l'expérience !


Genre : Roman
Pages : 148
Publié en 2002
Algérien


Suites à lire de la saga Le Conflit entre l'Orient et l'Occident : 
  • L'attentat
  • Les sirènes de Bagdad

Découvrir un auteur :
Yasmina Khadra

samedi 9 mai 2015

"La Chambre claire" de Roland Barthes


Résumé : « Savoir qu'on n'écrit pas pour l'autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j'aime, savoir que l'écriture ne compense rien, ne sublime rien, qu'elle est précisément là où tu n'es pas - c'est le commencement de l'écriture. » 
  R. B.

August SANDER, Notaire, Cologne, 1924.

Mon avis : X
   Dans ces oeuvres complètes, j'ai eu à lire La Chambre claire pour les cours. Au premier cours, j'ai été enchanté par mon professeur de lettres qui était charismatique, mais lorsque j'ai lu l'oeuvre ensuite, j'ai vite déchanté. Ce livre est un essai sur la photographie. Autant j'aime voir des photographies, autant je déteste la théorie sur la photographie, en tout cas c'est ce que ce livre m'a permis de découvrir. C'est un essai qui me dérange car à la fois Roland Barthes propose une thèse sur la photographie, mais il se mêle lui-même trop dans l'écriture. Ce livre a eu beaucoup de succès à son époque, sauf dans le milieu intellectuel car on lui trouvait trop de pathétisme et de sentimentalisme, ce que je comprend parfaitement. Je n'ai pas besoin de comparer la thèse sur les Précieuses de Myriam Dufour-Maître et cet essai pour remarquer qu'il manque incroyablement d'objectivité, cela me dérange.
   Le livre est trop philosophique et abstrait pour moi. J'ai beau avoir tenté de le lire au moins trois fois, je n'en garde rien après ma lecture. Ce livre m'a donc surtout bloqué, dans deux sens : j'étais bien en peine de le lire et je ne pouvais plus lire d'autres livres. Je lis les fragments sans trop comprendre où il veut en venir. Il s'amuse à créer des néologismes donc on ne peut même pas trouver les mots dans le dictionnaire. De manière générale, le vocabulaire est recherché, soutenu et abstrait, c'est-à-dire philosophique, donc on ne peut pas comprendre l'oeuvre sans faire des recherches, si tant est que le mot se trouve dans le dictionnaire et non inventé par l'auteur, dans un dictionnaire.
   Le livre existe en texte seul (mais non en poche) et je pensais, en prenant ces oeuvres complètes, qu'il serait intéressant que je lise d'autres écrits de l'auteur mais suite à ces lectures je n'en ai plus du tout envie. Je ne comprend absolument pas ce qu'apporte de plus la thèse de Barthes sur la photographie. À part avoir catégoriser par des formules telles que le studium, le punctum, le référent, le signe, le signifiant et le signifié... il n'apporte pas de connaissances nouvelles dessus (peut-être est-ce dû à mon manque de connaissance sur la théorie de la photographie).
   Peut-être que j'étais mal disposée aussi car au lieu d'avoir un cours sur le XIXème siècle, siècle que j'adore, j'ai eu un cours sur le XXème siècle, que je n'apprécie pas particulièrement.
  Le point positif de l'essai est sans doute qu'il s'agit d'un texte double : il y a du texte et des photographies auxquelles Barthes fait référence. Mais il les sélectionne et il lui arrive de critiquer des photographies en ne les intégrant évidemment pas dans son livre, alors comment deviner à quoi elle ressemble sans avoir Internet à côté ??
  Mon travail sur la photographie du Notaire d'August Sander a été intéressant car j'ai du faire des recherches sur ce photographe que je ne connaissais pas du tout et son travail m'a beaucoup plu.

=> Au final, ce sera une oeuvre que je serai contente d'avoir étudiée, me permettant ainsi d'ajouter une étude sur l'art photographique à côté de mon cursus en théâtre et cinéma, mais d'emblée je ne suis pas du tout intéressée par les autres écrits de l'auteur. Une oeuvre qui s'étudie sûrement en classe mais que je ne vous conseille pas de lire par vous-même, hormis les adeptes de la photographie.


Un outil de travail plus qu'une lecture agréable !

Genre : essai sur la photographie
Publié en janvier 1980
Pages : 102
Français

Pour aller plus loin :