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vendredi 21 juin 2019

"Les cerfs-volants de Kaboul" de Khaled Hosseini




Résumé : Dans les années 1970 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés... 

Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.

Mon avis : <3 <3

   Cette lecture n'était pas du tout prévue mais j'aime lire les livres qui sont en lien avec l'actualité alors j'ai saisi l'opportunité de lire ce livre en le découvrant dans la bibliothèque familiale. Je me rappelle en avoir entendu vaguement parler à la sortie du film qui en est adapté. Je ne regrette pas une seconde cette lecture. Elle m'a permis la découverte d'un pays, l'Afghanistan, et celle de son histoire, notamment la période des années 1970-1980. L'histoire, bien que fictive, m'a permis d'appréhender ce qui s'y est passé.

   Amir et Hassan sont deux petits garçons que tout oppose : le premier est patchoun (l'ethnie majoritaire en Afghanistan) et sunnite, l'autre est hazara et chiite, en plus d'être le serviteur du premier. L'un est dominé et l'autre profite bien de la situation. Pour ce fait, et pour d'autres, je n'ai pas apprécié le personnage et narrateur Amir. Il commet beaucoup d'erreurs et a un comportement que je n'ai pas toujours compris et/ou accepté. Pourtant, il est conscient de ses méfaits et s'en repentira.

L'histoire, c'est celle de l'espoir. Rien que le titre nous y fait penser. Les cerfs-volants sont tout pour des enfants qui s'affrontent en les manipulant. Jusqu'à la fin, le cerf-volant est un symbole de l'espoir et du combat que doivent mener les Afghans dans une situation de crise.

J'ai bien accroché à l'écriture de Khaled Hosseini, un auteur que je ne connaissais pas du tout. Les cerfs-volants de Kaboul est son premier roman et son succès est bien mérité. Si les événements m'ont semblé un peu banals parfois, l'écrivain sait porter son lecteur dans l'histoire jusqu'au bout. Je n'ai ressenti aucun ennui durant ma lecture, malgré la difficulté du propos. Les faits sont parfois violents, mais nous rapprochent au plus près du réel - inimaginable, effroyable, catastrophique. Le récit est dur et ne me semble pas édulcorer la réalité. Il a sans doute fallu un long travail de recherche - et de remémoration de souvenirs puisque l'auteur est né à Kaboul en 1965.

Les deux amis sont inséparables, ils ont été nourri au même sein et passent leur enfance côte à côte. Mais la vie les sépare un jour. Peut-être pas si définitivement que cela. Amir grandira avec ses remords tandis que Hassan oubliera et s'épanouira. Amir et son père quittent l'Afghanistan pour un autre pays, mais ils n'oublieront pas leur vie passée. Le roman montre à quel point ce que l'on a vécu dans notre enfance marque notre vie à jamais. Espoir, passé, remord... voilà les mots qui me viennent à l'esprit avec ce roman.

=> L'histoire des Cerfs-volants de Kaboul est très touchante. Tragique, certes, mais la plume de l'auteur ajoute aussi beaucoup de plaisir. Un livre à lire au moins une fois !


La bande-annonce du film adapté de Marc Forster, que je n'ai pas encore vu :




Genre : Roman
Publié en 2003
Pages : 406
Américano-afghane

vendredi 24 juin 2016

J'ai découvert la plume de : Yasmina Khadra avec "Les hirondelles de Kaboul"



Nous avons tous été tués. Il y a si longtemps que nous l'avons oublié.

Résumé : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : <3 <3

   Je suis encore sous le choc de cette lecture. Je suis à la fois abasourdie par les faits, tragiques, qui y sont narrés, et par la sublime écriture de Yasmin Khadra, que je viens seulement de découvrir ! J'ai souvent entendu ce nom d'écrivain - notamment pour avoir pris le nom de sa femme - sans avoir eu jusqu'ici la curiosité de tourner la première page d'un de ses livres. Je me suis tournée vers Les hirondelles de Kaboul car depuis peu j'ai envie de lire davantage de livres contemporains, notamment ceux en lien avec l'actualité.

   Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec l'histoire mais certainement pas à un sujet sur les rapports hommes-femmes en Afghanistan. L'histoire raconte de manière distincte le quotidien de Mohsen et de son épouse Zunaira, et celle d'Atiq Shaukat, un geôlier, et de sa femme Mussarat. Je ne pensais pas que leur destin se croiserait. Et pourtant. Plus j'avançais dans l'histoire et plus mon souffle s'accélérait. La fin est donc haletante. Je dois bien avouer que l'auteur m'a bien eu...

   L'auteur, justement, a une écriture qui m'a plu. Je suis toujours très soucieuse du vocabulaire employé lorsque je lis n'importe quel livre. Yasmina Khadra a une écriture d'érudit rien que par le vocabulaire qu'il utilise, mais, j'ai trouvé cela plaisant à lire. Cependant, au vu de l'histoire et de ce vocabulaire justement, ce livre n'est pas destiné à tout le monde. Je préfère donc mettre en garde un lecteur trop jeune.

Je n'ai pas réussi à m'apitoyer sur les personnages. Si Atiq se montre être un homme tout à fait détestable, il n'en va pas de même pour Mohsen. Même si ce dernier commet un acte fautif, il montre qu'il le regrette. L'écrivain ne cherche pas seulement à montrer l'atmosphère oppressive imposée par les talibans mais aussi ce que cette atmosphère produit à terme chez les personnages, surtout sur leur mental. Ils ne s'en sortent en tout cas pas indemnes, l'auteur appuyant bien sur ce point.

Le rapport hommes-femmes m'intéresse beaucoup de manière générale mais cela a été difficile de ne pas grincer des dents face à ce que j'ai lu. L'auteur n'a aucunement l'intention de nous ménager et raconte donc ces rapports avec crudité. Je ne le blâme pas car cela permet de nous mettre face aux réalités de certains pays, malheureusement. À Kaboul, les femmes sont soumises, doivent obéir à leur mari et sont menacées par le fait que ceux-ci ne les préfèrent à d'autres femmes. Les hommes se marient trois, quatre fois, ce que le pays autorise. Cette lecture s'avère donc ludique puisque j'en sais désormais un peu plus sur l'atmosphère qui règne à Kaboul. Même s'il s'agit d'une fiction, je ne doute pas que certains propos soient proches de la vérité...

=> Ma découverte de la plume de Yasmina Khadra s'avère être très positive. Par son récit tragique mais prenant, il ne m'incite que plus à lire la suite de cette saga et d'autres de ses oeuvres. N'hésitez donc pas à m'en conseiller si vous en avez lu et appréciés. Mais si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous conseille de tenter l'expérience !


Genre : Roman
Pages : 148
Publié en 2002
Algérien


Suites à lire de la saga Le Conflit entre l'Orient et l'Occident : 
  • L'attentat
  • Les sirènes de Bagdad

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Yasmina Khadra