samedi 1 septembre 2018

Infographie-hommage à Philip Roth

L'écrivain Philip Roth est décédé en mai dernier. Malgré sa renommée, je n'ai jamais eu l'occasion de lire l'une de ses oeuvres. En parcourant sa bibliographie, j'ai regardé ses livres les plus reconnus et il s'avère que les résumés me tentent bien : que ce soit le livre Portnoy et son complexe, Ma vie d'homme, La Contrevie (tome 2  de la saga Nathan Zuckerman), Pastorale américaine (tome 3 de la saga Nathan Zuckerman), La tache (tome 5 de la saga Nathan Zuckerman), Le Théâtre de Sabbath ou encore Un homme (tome 1 de la saga Nemesis). Avez-vous lu ces livres ? Avez-vous d'autres livres de l'auteur à me conseiller ? Vos conseils m'intéressent !

Si comme moi vous ne savez rien de cet auteur ou s'il fait partie de vos auteurs favoris, je vous invite à lire l'infographie ci-dessous, réalisée par Stampaprint (au Salon, j'avais également publié l'infographie de William Shakespeare).





Article en collaboration avec Stampaprint

dimanche 26 août 2018

"Autour de ton cou" de Chimamanda Ngozi Adichie

Titre original : The thing around your neck 


Mon avis : <3

  Il me tardait de découvrir l'auteure d'Americanah mais je ne suis pas seulement curieuse de découvrir ce fameux roman. J'ai donc choisi de me pencher auparavant sur Autour de ton cou, un recueil de nouvelles. Lire des nouvelles n'est pas ce que je préfère lire mais j'ai pris le risque. Et j'ai bien fait.

Dès les premières pages, j'ai senti que cette plume était faite pour moi. Le récit de la première nouvelle, une histoire de famille, m'a happé. Il faut dire que la situation m'intriguait : je n'avais plus envie de la lâcher. Cette première nouvelle est d'une telle humanité ! Par peur de trop vous en dire sur cette histoire, je préfère vous laisser juger... J'ai ensuite un peu moins aimé les suivantes, comme Fantômes. Chimamanda Ngozi Adichie aborde beaucoup de sujets de société, qui concerne notamment la société africaine, comme l'importance conférée au mariage, etc. L'écriture me plaît donc beaucoup, car elle sert des histoires réalistes.

J'ai donc apprécié certaines nouvelles mais je me suis parfois ennuyée avec d'autres car pour toutes les histoires il y a le même schéma : un exil aux Etats-Unis après un début de vie au Nigéria. Il s'agit d'un recueil de nouvelles donc je m'attendais à des histoires différentes, au lieu de quoi le cadre reste sensiblement le même pour toutes.

=> Ce recueil de nouvelles est inégal, avec certaines histoires très fortes mais d'autres moins attractives. Chimamanda Ngozi Adichie a pourtant une plume très affinée et sait nous tenir en haleine jusqu'au bout !


Résumé : Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute intercommunautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d’oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l'harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées… Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d’Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d’aujourd’hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l'expérience de l’émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d’humanité.


Genre : Recueil de nouvelles
Publié en 2009
Pages : 320
Nigérian



Thème « Saga Africa » 
→ un livre dont l'action se situe en Afrique, tous pays confondus (8/12)

samedi 18 août 2018

"Le bouc émissaire" de Daphné du Maurier

Titre original : The scapegoat



Mon avis : <3 <3 <3

  Mon engouement pour ce livre résulte dans une raison bien particulière : l'histoire se déroule au Mans - ma ville - puis en Sarthe - mon département. Qu'est-ce qui peut bien pousser une autrice britannique à écrire une histoire qui se déroule dans une ville de France, renommée notamment pour ses courses automobiles ? En fait, Daphné a des origines sarthoises, ceci explique donc cela. Je me suis très vite interrogée : l'autrice s'est-elle rendue au Mans pour écrire ce récit ou a-t-elle inventé l'histoire à distance ? Mon appréhension s'est vite dissipée quand, dès les premières lignes, elle évoque la place des Jacobins et même l'Eglise Notre-Dame de la Couture. Mais que s'y passe-t-il exactement ?

John s'est arrêté au Mans. Historien britannique, il est en vacances en France. Sur sa route, il croise son parfait sosie, le comte Jean de Gué. Et lorsqu'il se réveille, le lendemain, on le prend pour son double. Le voilà alors parti pour découvrir la vie de château à Saint-Gilles. Un village certes fictif, mais en Sarthe !

Le livre fait poser une question : et si demain on rencontrait son sosie (cela doit être très drôle mais effrayant), que ferait-on ? Echangerait-on nos vies ? Et ainsi fait, se ferait-on démasquer ? Car vivre la vie de quelqu'un d'autre c'est, en apparence, pouvoir faire ce que l'on veut. L'histoire de Daphné donne presque envie d'essayer...

En ouvrant le livre, je ne savais pas à quoi m'attendre : j'appréhendais que l'histoire soit très étrange. Mais une fois que John prend la place de Jean, je me suis prise au jeu. On découvre la vie - et les méfaits - de Jean en même temps que John, ce qui est amusant. Il aurait pu y avoir de nombreuses gaffes de sa part... Je ne vous le cache pas plus : ce très bon roman est pour le moment ma plus belle découverte littéraire 2018 ! L'intrigue - deux personnes que tout oppose qui échangent leur vie - est très ingénieuse. J'admire Daphné du Maurier : l'histoire est bien ficelée, intrigante et passionnante. En somme, le livre se déguste ! Il y a des hauts et des bas, et j'ai eu le coeur brisé concernant la destinée d'un personnage. J'étais au bord des larmes... Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la vie de château n'est pas si rose. John doit jongler entre "sa mère" qui se fait passer pour malade, sa soeur qui ne lui parle plus depuis quinze ans, son frère Paul qui gère la verrerie familiale tant bien que mal, sa fille Marie-Noëlle qui lui demande beaucoup d'attention... Comme John, on est intégré à cette famille d'ascendance aristocratique qui est sur le point de s'éteindre. Il y a les membres de la famille qu'on déteste, et ceux qu'on aimerait sauver, comme Marie-Noëlle, une enfant très touchante et qui a le don de dire tout haut ce que les adultes pensent tout bas...

Paradoxalement, bien que j'estime que ce soit un très bon roman, j'ai détesté les personnages ! John est en quelque sorte la deuxième chance de Jean mais il n'agit pas dans le bon sens, ou disons dans le sens que je voudrais (peut-être serez-vous vous aussi énervée face à ses choix et à ses actes...). Je le crois responsable de beaucoup de choses, alors qu'il aurait pu essayer d'arranger les choses ! Jean est quant à lui un être totalement détestable !! Et on l'apprécie de moins en moins à mesure que l'on apprend des choses sur lui...

=> Le bouc émissaire est un autre très bon roman de Daphné du Maurier embellit, à mes yeux, par le lieu de l'action : Le Mans, puis la Sarthe. L'histoire de sosies qui s'échangent leur vie est très ingénieuse. Finalement, la vie de château n'est pas plus simple que les autres !


Résumé : John, un historien anglais en vacances en France, rencontre au Mans par hasard son sosie parfait, Jean de Gué. Les deux hommes font connaissance : l'un est solitaire, sans famille, l'autre, épicurien désinvolte, se plaint de la sienne qui l'étouffe. Le lendemain matin, John se réveille, vêtu des affaires de Jean, qui a disparu. À la porte, le chauffeur l’attend pour le ramener au château. John prend alors la place de Jean… 




"Rien n'était facile, que je fusse moi ou Jean de Gué. Je n'étais pas né pour être le fils de la femme qui était là-haut, ni le père que je voyais devant moi. Je n'avais rien de commun avec tous ces gens. Ils n'étaient pas ma famille ; je n'avais pas de famille. Etre complice d'une face compliquée n'impliquait pas que je dusse accepter d'en être la victime. C'était l'inverse qui aurait dû se produire, me semblait-il, c'était à eux d'en faire les frais et non à moi. Rien ne m'attachait à eux."


Genre : Roman gothique
Publié en 1957
Pages : 479

dimanche 5 août 2018

"Cocktail club" de Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella



Résumé : Roxanne, Maggie et Candice travaillent ensemble dans un grand magazine de mode, ce qui ne les empêche pas d'être amies. D'ailleurs les trois copines ont une tradition : une fois par mois, c'est cocktails et gossips au Manhattan Bar. Aujourd'hui, c'est spécial : on fête le départ en congé maternité de Maggie. Qui fanfaronne mais n'en mène pas large à l'idée de se retrouver à la campagne avec un nouveau-né et sa belle-mère. Et on ne peut pas dire que Roxanne lui soit d'un grand réconfort, obsédée qu'elle est par son mystérieux amant marié. Quant à Candice, très perturbée par une histoire familiale compliquée, elle ne trouve rien de mieux qu'inviter la serveuse à partager leur table. Sans réaliser que cette dernière est loin d'être une inconnue bien intentionnée... Le Cocktail Club résistera-t-il à la trahison ?

Mon avis : <3 <3

Le choix de cette lecture fait partie de mon humeur "je veux lire des romans où il est question de journalisme". Ici, l'univers est celui d'un magazine de mode. Le magazine ne constitue pas le sujet principal mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y prêter une attention toute particulière, d'autant plus  qu'avant de devenir écrivain, Sophie Kinsella (anciennement Madeleine Wickham) a été journaliste financière, donc elle déjà mis un pied dans ce milieu et le connaît donc.

Les personnages sont trois journaliste amies : Maggie est la rédactrice en chef du Londoner, Candice est une rédactrice et Roxane une journaliste free-lance. Il n'est jamais question du coeur des articles écrits mais j'ai trouvé intéressant de voir la manière dont s'organise la rédaction et le rythme de travail. Je prête souvent beaucoup d'attention au contexte d'une histoire alors cela a été un régal car je suis moi-même journaliste ! <3

Ce livre est vraiment fait pour se détendre mais je tiens à vous dire qu'il est, à mon avis, quand même au-dessus de ce qu'on peut appeler "un livre détente". Sophie Kinsella fait partie de ces écrivains contemporains que je peux lire avec plaisir (en règle générale, je me dirige plus facilement vers les auteurs classiques). L'histoire est vraiment bien ficelée. Chaque personnage ne suit pas un destin tout rose. Les trois amies ont chacune leur personnalité, leur vie et les soucis qui l'accompagne : Maggie découvre la maternité, Roxane aime un homme marié et Candice veut réparer une faute commise par son père décédé. Leurs personnages sont bien construits et très crédibles, autrement dit, très réels. J'ai apprécié que tout ne soit pas facile tout de suite. J'ai donc eu l'impression que ces vies pourraient être celles de vraies personnes. De plus, ces trois filles sont très attachantes et pour le prouver, je n'ai pas lâché ce livre pendant deux jours, jusqu'à l'avoir terminé ! Cette lecture m'a fait énormément de bien et je me réjouis de l'avoir lu. Sophie Kinsella ne m'a jamais déçue jusqu'à présent.

=> Cocktail club parle surtout des femmes et de problèmes qui les concernent. De quoi donner envie de siroter un bon cocktail, installée dans un bon fauteuil, avec ce livre entre les mains, bien sûr !


Genre : Roman
Publié en 2012
Pages : 359
Britannique


mardi 17 juillet 2018

"Les Plaisirs enchantés de Louis XIV et autres fêtes inoubliables de l'Histoire" de Fabrice Conan


À 1 heure de l'après-midi, ils [Marie-Antoinette et Louis XV] quittent tous deux le cabinet du roi et se dirigent vers la chapelle, suivis de Louis XV et de la Cour. Les grands appartements fourmillent de monde. Quelques milliers d'invitations qui ont été distribuées mais, une fois encore, c'est tout Paris qui semble s'entasser dans les salons du château. Les Menus Plaisirs ont dressé deux gradins dans la galerie des Glaces et les salons avoisinants, de façon à répartir au mieux tous les convives qui se pressent, créant un flot ininterrompu de perruques poudrées et de costumes chamarrés.

Résumé : Pour séduire l’empereur Marc-Antoine, Cléopâtre donna la plus grande réception de l’Antiquité. À Versailles, Louis XIV organisa six jours de fêtes fabuleuses, secrètement dédiées à sa maîtresse, et rythmées par les musiques de Lully et les comédies de Molière. Quant à Napoléon III, il prit comme prétexte l’Exposition universelle de 1855 pour tenter d’éblouir la reine Victoria… En 15 chapitres riches en anecdotes, cet ouvrage dépeint les grandes célébrations qui ont marqué l’Histoire. Fêtes galantes ou religieuses, toutes ont été le théâtre de rencontres amoureuses, de divertissements et de spectacles inédits, mais aussi d’alliances stratégiques…. De bals costumés en noces royales, Fabrice Conan restitue la féérie de ces fêtes mémorables. 

Mon avis : <3 <3

  Un livre alléchant, pas tant pour sa couverture et son titre, que pour son résumé. Dans les "fêtes inoubliables" proposées, il y en avait beaucoup que je ne connaissais pas, je me suis donc lancée avec avidité dans ce livre. 

Tout commence avec un banquet en l'honneur de Cléopâtre et Antoine. L'avantage de ce genre de livres - qui regroupe diverses histoires de l'Histoire - c'est qu'il pousse le lecteur à lire des récits d'autres époques, hors de ses périodes préférées. L'Egypte antique n'a jamais fait partie de mes favorites et je suis contente que ce livre-ci y ait un peu remédié.

Je connaissais déjà le bal des ardents - pour avoir lu récemment des choses dessus, et d'autres célébrations classiques, comme la sublime réception donnée par Fouquet en 1661 ou le bal des ifs en 1745 où se rencontrèrent Louis XV et Madame de Pompadour. Mais je me suis délectée de beaucoup d'autres fêtes, notamment le chapitre concernant Casanova. La rencontre entre Napoléon III lorsque la reine Victoria lui rendit visite m'a beaucoup amusée car ce n'était pas gagné !! Ils ne s'aimaient guère et un souverain anglais n'était pas venu en France depuis trois-cent ans, depuis la visite de Henri VIII à François Ier.

Je me suis délectée des récits sur l'inauguration du Colisée - dont je n'ai jamais entendu parler, tout comme le palais Rose de Boni de Castellane que j'ai entièrement découvert. Les Plaisirs de l'île enchantée est sans doute l'un des récits qui m'a le plus séduite, avec toutes les magnificences dont ne se privait pas le Roi-Soleil. Une fête m'a parue bien funeste, celle du mariage de Louis XVI et Marie-Antoinette. En effet, un mouvement de foule a provoqué des morts alors que la foule et le couple royal attendaient un beau feu d'artifice. Le couple ne put rejoindre la place Louis-XV et Marie-Antoinette pleura beaucoup le lendemain lorsqu'elle apprit la nouvelle. Finalement, rien ne prédestinait ce couple au bonheur.

Ces banquets, inaugurations, mariages et autres célébrations ne sont jamais éloignés de l'art, car il s'agit d'en mettre plein la vue. Les Fâcheux de Molière, Athalie de Racine ou encore Les demoiselles de Saint-Cyr d'Alexandre Dumas sont là pour témoigner du faste de la France. Il s'agit surtout de fêtes françaises, mais le choix a vraiment été bien fait, tant par le type diversifié de célébrations fêtées, que par les époques. Un livre très accessible donc, servi par une plume efficace.

Comme je le disais au début, ce n'est pas la couverture ni le titre qui m'ont attirés. Je préfère davantage les titres plus généraux - le résumé dévoilant plus de détails. Et j'ai bien failli passer à côté de ce livre car sa couverture, pourtant jaune, ne m'a pas frappée. La couleur et les dorures sont jolies, mais je pense que le dessin ne correspond pas du tout au sujet. Il aurait fallu mettre des dessins de fête, au moins. J'ignore ce que vous en pensez, mais dans un livre, l'apparence a beaucoup d'importance, car elle peut à elle seule me tenter !

=> Quatorze fêtes qui vous raviront, quels que soient vos goûts en matière d'époque historique. Un savoureux mélange de récits, racontant des célébrations où le but était d'en mettre plein la vue au visiteur, et dans ce livre, au lecteur.


Genre : Histoire
Publié en octobre 2016
Pages : 250
Français

dimanche 1 juillet 2018

Mes envies de lecture pour cet été

Il semblerait que j'ai bel et bien connu une panne de lecture. Je n'ai pas lu de romans depuis des mois, prises par des concours. Avant de revenir à la fiction, j'ai encore pas mal de revues à finir. Quoi qu'il en soit, je commence à songer à ma Pile à lire de l'été. En tête : des classiques. J'ai envie de revenir à ma passion première dans la littérature, car je m'en suis trop éloignée ces dernières années.
Je complèterai cette fiche au fur et à mesure, en espérant qu'elle vous inspire aussi pour vos propres lectures !



Les classiques français :

  • La joie de vivre d'Emile Zola
  • Lorenzaccio de Musset
  • Théâtre politique d'Olympe de Gouges
  • La peau de chagrin de Balzac
  • Un bararge contre le Pacifique de Marguerite Duras



Les classiques étrangers :

  • La servante écarlate de Margaret Atwood
  • Le bouc émissaire de Daphné du Maurier
  • Emma de Jane Austen



Les romans contemporains :

  • Younger de Pamela Redmond Satran (adapté en série, que j'adore !)
  • Autour de ton cou de Chimamanda Ngozi Adichie pour le Challenge des Douze thèmes du mois d'août
  • Eternellement blonde de Meg Cabot (tome 3 et dernier de la série Blonde)
  • Au moins un roman des éditions Charleston
  • Au moins un Sophie Kinsella
  • Le Journal de Frankie Pratt de Caroline Preston


Histoire :

  • Au moins un de mes nombreux ouvrages sur Marie-Antoinette...



Ecrits journalistiques :

  • TF1, un pouvoir de Pierre Péan & Christophe Nick pour le Challenge des Douze thèmes du mois de juillet
  • Tour de France, tour de souffrance d'Albert Londres
  • Le tour du monde en 72 jours de Nellie Bly


Féminisme :

  • Le deuxième sexe, tome 1 : Les faits et les mythes de Simone de Beauvoir
  • La cause des femmes de Gisèle Halimi


+ Des bandes dessinées de tous types


Côté série, je viens de commencer Suits (saison 1 vue), que j'aimerai bien avancer, mais aussi poursuivre :

  • Younger (saison 4 & 5)
  • The Bold type (journalisme)
  • The great news
  • Top of the lake : China girl



Passez un très bel été, ici, au Salon, ou dans un transat avec un bon livre dans les mains !

mardi 26 juin 2018

"Ma Cousine Rachel" de Daphné du Maurier

Titre original : My Cousin Rachel



" Vous voulez dire, fis-je, qu'il attendait trop de vous ? Qu'il vous avait mise sur une espèce de piédestal ?
- Non, dit-elle. J'aurais accepté avec plaisir un piédestal après ma vie agitée. Une auréole est une belle chose, à condition qu'on puisse l'ôter de temps en temps et devenir humaine.

Résumé : Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrira qu'il soupçonne sa femme de vouloir l'empoisonner, Philip le croira d'emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n'a rien de la femme qu'imagine Philip. Il ne tarde pas à s'éprendre d'elle, à bâtir follement un plan d'avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar. Ce don du suspense psychologique, que le nombreux public de la célèbre romancière anglaise lui reconnaît dans chacune de ses oeuvres, est particulièrement présent dans Ma cousine Rachel.

Mon avis : <3 <3

   L'ambiance de Ma Cousine Rachel m'a beaucoup rappelé Rebecca. Philip est un orphelin de vingt-quatre ans qui a été élevé par son cousin Ambroise. Celui-ci part un jour en Italie et se marie à sa cousine, Rachel. Philip ne le reverra alors pas de sitôt. Puis, un jour,  il va finir par rencontrer Rachel. Pensant qu'il la détestera, il en sera pourtant tout autrement... J'ai retrouvé cette atmosphère qui semble propre aux écrits de Daphné du Maurier : du mystère (qui est vraiment Rachel ? Que s'est-il passé entre Ambroise et elle ?), du suspense (que va-t-on découvrir ?) et un domaine comme Manderley, où règne un climat froid et le silence.

Le récit est à la première personne - c'est Philip le narrateur - on ne sait donc que ce qu'il apprend au fur et à mesure. Daphné du Maurier est d'une telle subtilité. Elle ne dit pas : "il y a une vérité dans cette histoire" mais au contraire, tout se fait très ingénieusement, jusqu'à la fin qui m'a quelque peu posée problème puisque je me suis beaucoup interrogée sur le sens (qui a fait quoi ? Si vous voulez qu'on en parle ensemble, pas de problème, car il y a au moins deux significations possibles à cette fin d'histoire). L'écriture est toujours un plaisir, d'autant plus que l'auteure insère beaucoup de dialogues dans son récit, une forme d'écriture que j'adore tout particulièrement.

Ce roman nous fait voyager, entre les Cornouailles et l'Italie. J'ai aimé partir en Italie aux côtés de Philip, où il apprendra pourtant une nouvelle tragique. Le domaine des Cornouailles donne tellement envie d'y être, et, en même temps, tout ce qui s'y passe n'est pas très heureux. En tout cas, je n'ai eu aucun mal à m'imaginer le boudoir de Rachel, pièce qui me fait tellement rêver !

=> Encore un beau roman de la talentueuse Daphné du Maurier, qui vous fera palpiter entre les Cornouailles et l'Italie et un mystère à éclaircir !



Genre  : Roman
Publié en 1951
Pages : 499
Anglais



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