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samedi 7 janvier 2017

Bilan culturel 2016 & résolutions

Ding ! Dong ! L'heure du bilan a sonné ! Ce genre de bilans est critiquable mais il permet tout de même de faire un point à un moment donné. Livres, cinéma, séries... il est temps pour moi de faire un point sur ma culture en 2016. Je tiens avant de commencer à vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, qu'elle soit pleine de livres, de rires et de réussiteS ! 

Je commence tout d'abord par ce qui vous intéresse sans doute plus : le bilan littéraire. Je suis contente car depuis que j'ai changé de formation, je suis obligée d'emprunter les transports en commun et comme c'est assez long, je peux lire ! Avant, je ne lisais que massivement aux vacances d'été car je n'avais pas le temps le reste de l'année avec les cours. Cependant, je ne lis pas forcément des romans car j'essaie de me mettre à jour dans la lecture de mes revues, où j'ai accumulé un certain retard (qui tend à s'estomper tellement je fais de trajets). J'ai donc toujours les deux dans mon sac : un livre et une revue (il ne faut JAMAIS être à court de lecture !! Règle de la lectrice assidue n°1 !!). D'ailleurs, très prochainement je vous ferai part des mes magazines favoris dans un article commencé depuis si longtemps. C'est parti pour les détails !

Première lecture de 2016 : Les rêves de mon père de Barack Obama
Dernière lecture de 2016 : Le grillon du foyer (Conte de Noël) de Charles Dickens

Mes coups de <3 littéraires 2016 :



À la fois très drôle et révoltant, ce roman m'aura fait passer par toutes les émotions. Un régal !



Tiens, un roman contemporain (mais qui ne se passe pas à l'heure actuelle). Depuis l'été dernier, j'au lu beaucoup d'auteurs pour la première fois et aussi plus de contemporains. 
Les Roses de Somerset est une magnifique découverte qui m'a permis de découvrir les éditions Charleston.
Article à venir !


D'autres très belles lectures :



Madame de Lafayette : <3 <3 <3


Lettre d'une inconnue : c'est si bien conté ! Whoua !!!


Encore les éditions Charleston ! ;-)
Article à venir !



Mon article ici


Autres bilans culturels


Comme l'indique la rubrique "dernier film vu" sur la droite de ce blog, j'adore également le cinéma. Classique ou contemporain, je regarde de tout, selon mon envie du moment. Cette année je pense battre MON RECORD avec un total de 178 films vus (sans compter les émissions en tout genre que j'ai vu...).

Premier film vu en 2016 : La Planète des singes de Tim Burton
Dernier film vu en 2016 : Les Croods de Chris Sanders et Kirk de Micco

Mes films coups de <3 de l'année 2016 :








Les séries The Newsroom (sur le milieu du journalisme) et Devious maids (sur des employés de maison aux États-Unis) m'ont beaucoup plu. Je ne suis pas très série mais quelques-unes bien choisies agrémenteront la nouvelle année.


Côté expositions, elles sont moins nombreuses. J'en fais beaucoup moins cette année. Il faut dire que j'ai été déçue par les quelques visites que j'ai faites depuis septembre, entre "Anatomie d'une collection" au Palais Galliera qui m'a parue "trop simple" (il la prolonge même...) et Hergé au Grand Palais qui était mal configurée (un article sera publié prochainement à ce sujet). Mais je ne m'arrêterai pas sur ces points négatifs, parce que...


Mes résolutions culturelles pour 2017 :

  • Continuer à m'intéresser plus particulièrement à la plume féminine
  • Continuer à lire des auteurs contemporains et à en découvrir le plus possible
  • Lire davantage de bandes dessinées
  • Regarder la série Once Upon a Time (parce qu'elle est trop bien) et d'autres
  • Voir autant de films que durant l'année 2016
  • Je me lance un challenge : voir le plus de films possibles qui ont reçu la Palme d'or à Cannes (jusqu'ici je n'en ai vu que 12). Avec cela, je suis sûre d'étendre ma connaissance cinématographique !
  • Voir toute la filmographie de Clint Eastwood, Claude Lelouch & d'autres (à déterminer) et continuer d'approfondir celle de Woody Allen
  • Aller davantage au théâtre et au cinéma
  • Ne pas délaisser complètement les expositions (car mon rythme a baissé ces derniers temps...)
  • Écouter davantage de musique "vintage", du genre des Andrew Sisters...
  • Partager toujours plus avec vous :-)


Vive 2017 !

Et vous, quels sont vos résolutions culturelles pour 2017 et coups de coeur que vous souhaiteriez partager ici ?

mercredi 18 mars 2015

Jeff Koons, un art pour tous

Hanging Heart (Red / Gold)
1994-2000
(Coeur suspendu (rouge/or)


Le Centre Pompidou accueille une rétrospective de ses œuvres depuis le 26 novembre 2014 jusqu'au 27 avril 2015. Entre sculptures miroitantes et tableaux colorés, entre brillance et décadence, les œuvres de Jeff Koons ont de quoi étonner !

Rabbit, 1986

Commencer la visite d'une exposition par la découverte de jouets gonflables posés sur des plaques de miroir, puis continuer et voir des appareils électroménagers tels que des aspirateurs n'est vraiment pas commun. Pourtant, il s'agit de l'oeuvre de Jeff Koons, un artiste américain contemporain dont l'oeuvre la plus connue est sans nul doute Rabbit (1986), ce lapin en acier inoxydable qui fait encore l'objet de nombreuses interprétations. Si Jeff Koons est considéré comme l'un des artistes les plus controversés actuellement, il a le mérite de mettre l'art à la portée de tous. En effet, avec sa série Luxury and Degradation, il suggère que certaines formes d'art sont discriminatoires car elles ne peuvent être appréciées que par les classes supérieures, par exemple l'abstraction. Il est donc allé puiser dans la culture et l'esthétique populaires, renvoyant ainsi le visiteur à ce qu'il connaît. Ce n'est pas sans faire appel au monde de l'enfance : les toiles Play-Doh (1995-2008) et Shelter (1996-1998) ou encore le jouet gonflable Titi (2004-2009) peuvent en témoigner. Le monde des adultes n'est pas en reste, avec une salle interdite aux moins de 18 ans et assez inattendue après les quelques œuvres évoquant l'enfance. Je vous laisse découvrir... 

Shelter, 1996-1998

La volonté de faire un art à partir de l'univers populaire n'a pas empêché l'artiste de revenir sur du classique. Sa série Antiquity le prouve, ainsi que la bien connue sculpture Michael Jackson and Bubbles (1988), faite de porcelaine dorée à la feuille. Le but n'était pas de montrer seulement du rococo avec cette statue. Le socle rectangulaire est une référence à la Pietà de Michel-Ange et donne à la pop star une connotation christique, qui est l'effet recherché puisque l'artiste tente de revenir à l'idole des premiers temps qui supposait un support matériel pour amener au culte religieux. C'est toute une série d'oeuvres portées sur la culture populaire que nous propose Jeff Koons, qui offre en même temps son propre regard sur la société américaine de son temps. La rétrospective nous offre ainsi ce regard d'artiste en particulier et grâce à des objets connus du spectateur, il l'invite à réfléchir. S'il y a bien une exposition à ne pas manquer à Paris, c'est celle-ci !

 Michael Jackson and Bubbles, 1988


 Play-Doh, 1995-2008

 Louis XIV, 1986

 Three Ball Total Equilibrium Tank
(Dr. J Silver Series), 1985

Titi (2004-2009)





 => Cela va sans dire, j'ai adoré cette exposition !, Tout d'abord parce que c'est coloré, brillant, ce que j'aime et qui me parle, et aussi parce que cet art s'adresse à tous. J'ai souri en voyant que l'artiste refusait les arts discriminatoires où l'on ne peut pas tous comprendre, qu'il a raison ! Vous comprenez ainsi pourquoi j'ai fait l'article et pourquoi j'ai choisi ce titre.


Les photos sont de moi, hormis la fiche d'exposition

samedi 17 janvier 2015

Garry Winogrand et la société américaine des années 1950-1970

Le photographe

Garry Winogrand (1928-1984), photographe américain de l'après-guerre, est un artiste singulier dans le sens où il a pris de multiples photographies... sans les avoir toutes vues. Il aimait photographier à la hâte et préférait plutôt réaliser des prises de vue que de les trier, les exposer ou les publier. C'est pourquoi il a laissé 6 600 rouleaux de pellicule sur lesquelles il n'a jamais travaillé. Lors de la vidéo présentée au Musée, il a affirmé qu'il ne faisait pas de choix mais qu'il préférait acquiescer. Le commissaire invité pour l'exposition, Leo Rubinfien, a donc du visionner 22 000 planches-contacts qui étaient alors conservées au Center for Creative Photography, à l'Université d'Arizona (Tucson). 

Les photographies datent des années 1950 aux années 1970, et les scènes se déroulent aussi bien à New York où est né Winogrand, qu'à Dallas, Los Angeles, au Texas ou encore en Californie. Ces scènes donnent un aperçu de la vie quotidienne de ces années-là : dans les bus, les magasins, à l'aéroport... et même les rassemblements politiques, dont ceux de Richard Nixon.
Après 1971, ses photographies perdent de leur tonalité. En 1984, à 56 ans, il est atteint d'un cancer incurable et meurt un mois après avoir appris la terrible nouvelle.


Les photos étant interdites, j'ai dû les prendre sur internet. J'espère quand même que grâce à ce que j'ai trouvé vous aurez un petit aperçu de l'oeuvre de l'artiste.

Metropolitan Opera, New York, vers 1951


Los Angeles
1964

Los Angeles
1960





Pour finir, une photo que je trouve magnifique :

New York
1961
Tirage d'époque


Le titre que j'ai donné à cet article dit assez bien ce que je retiens de cette exposition : elle nous offre un panorama de la vie américaine de ces années et c'est cela que je trouve magnifique. Voir New York et toutes ces villes américaines dans lesquelles je ne suis jamais allées mais dans une autre époque, découvrir que les cafés américains (je n'ai malheureusement pas trouvée les photos pour vous les montrer) ressemblent exactement à ceux des films, avoir une vue de la mode d'époque (j'ai adoré, les perles étaient de sortie en plus !). Voici les raisons pour lesquelles j'ai aimé ces photographies. Savoir que le photographe n'a même pas tirer ou vu ses photos me surprend énormément et je pense que c'est ce que je vais retenir de lui. Le point plus négatif pour une visiteuse comme moi c'est qu'il n'y aucun renseignement par rapport aux photographies, c'est donc au visiteur d'interpréter lui-même la scène photographiée. Je trouve cela assez difficile, j'aime beaucoup avoir des écriteaux et savoir ce qu'il se passait vraiment au moment de la prise de vue. Dans la vidéo du musée, Garry Winogrand précise qu'il n'avait pas le temps de parler avec ses sujets.
Je suis satisfaite par cette exposition que je vous conseille, rien que pour vous immerger dans un autre pays, et dans une autre époque.


Garry Winogrand
Musée  du Jeu de Paume
14/10/2014 - 08/02/2015
Paris 8