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jeudi 3 septembre 2020

"Une si belle image" de Katherine Pancol


Elle n'avait rien d'une Marie-Antoinette-à-la-ferme et prenait très au sérieux son nouveau métier. Il s'est vite trouvé qu'elle aimait travailler sur les manuscrits et les mettre au point. Elle avait l'oeil pour ça et bossait dur. Lorsque chacun l'eut compris, elle s'est un peu détendue. Il était cependant difficile de s'habituer à croiser une couverture de magazine aussi souvent dans les couloirs.

Résumé : 
Jackie, c'est l'histoire de toutes les femmes. 
Elle nous ressemble terriblement, 
mais n'a jamais voulu qu'on le devine. 
Elle était beaucoup trop fière. 
Alors elle est devenue un personnage de roman. 
Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. 
Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier. 
Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe. 

C'est ce roman d'une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis : <3 <3

Pourquoi avoir choisi de lire ce livre ? En espérant enfin connaître la vie de Jacqueline, alias Jackie, Kennedy ! C'est désormais chose faite après cette lecture. Le livre est à la fois une biographie et une fiction car il y a beaucoup de détails et en même temps l'auteur se permet de proposer quelques hypothèses. En effet, on n'a pas toujours su ce qui se cachait derrière...

Nous, grandes lectrices que nous sommes, ne dirons pas le contraire : on lit pour se mettre dans la peau des personnages. Ici, je prenais ce livre à la fois comme une biographie et une fiction, mais à aucun moment je n'ai souhaité me mettre dans la peau de Jackie. De son enfance où elle subit le divorce de ses parents à l'échec de son deuxième mariage, je n'aurai pas voulu être à sa place. Pourtant, elle était belle, intelligente, argentée, et a épousé un homme très convoité : John Fitzgerald Kennedy. En se mariant à cet homme, elle a tenté de donner "une si belle image", mais la réalité était en fait toute autre...

Katherine Pancol parle beaucoup de l'intériorité pour essayer de nous mener au plus près de Jackie. Cette dernière a très mal vécu le divorce de ses parents, qui avaient tous deux un mode de vie bien distinct. Elle s'est mariée à JFK mais celui-ci n'était qu'un homme ouvertement volage et son second mariage avec Aristote Onasis n'a pas été le repos qu'elle aurait pu attendre. Un troisième homme, le dernier, Maurice Tempelsman, partagera quatorze ans de sa vie avec elle mais il était marié et sa femme refusait le divorce. Le livre permet ainsi d'en apprendre beaucoup sur elle, avec des détails et des anecdotes.

=> Un joli livre sur l'histoire tragique d'une femme. Si cette figure vous intéresse, lisez ce livre !


Être star ou ne pas l'être. Cette ambiguïté va poursuivre Jackie toute sa vie. Elle fait tout pour être regardée, remarquée, appréciée. Quand elle entre dans une pièce, on ne voit qu'elle. Elle le sait. Dans ses "moments paillettes", elle ne doute de rien, elle s'aime enfin, le regard des autres la rassure. Et puis, brusquement, c'est la panique, elle n'a envie que d'une chose : que les douze coups de minuit retentissent, qu'elle retrouve ses haillons et sa citrouille et puisse s'enfuir le plus loin possible. Elle passera sa vie sur scène en rêvant d'être machiniste.


Elle veut tout contrôler pour ne jamais souffrir. Les livres, les études sont moins dangereux. Elle sait qu'elle et intelligente et qu'elle domine son sujet. Elle rêve, d'ailleurs, d'être une nouvelle Mme Récamier ou Mme de Maintenon, d'avoir un salon où elle recevrait aussi bien les prix Nobel que des champions de natation. Tout l'intéresse.



Genre : Roman
Publié à l'origine en 1994
Pages : 248
Français

dimanche 5 février 2017

J'ai découvert la plume de : Franz Kafka avec "Amerika ou le Disparu"



Résumé : " Quand le jeune Karl Rossmann, âgé de dix-sept ans et expédié en Amérique par ses pauvres parents parce qu'une bonne l'avait séduit et qu'elle avait eu un enfant de lui, entra dans le port de New York, sur le bateau qui avait déjà réduit son allure, la statue de la Liberté qu'il regardait depuis un long moment lui parut tout d'un coup éclairée d'un soleil plus vif. Son bras armé d'un glaive semblait brandi à l'instant même, et sa stature était battue par les brises impétueuses. - Si haute ! se dit-il. "

Mon avis : X

   J'ai l'impression d'avoir tant et tant entendu parler de Kafka qu'il fallait bien que je lise enfin un de ses livres un jour ! Pourtant, comme la croix l'indique, je n'ai pas apprécié cet univers. J'ai trouvé l'histoire atypique certes, mais aussi très banale. Il n'y a rien de poignant ni de passionnant dans ce récit. Je dois cependant ajouter que le début m'a plu. Justement, j'ai étudié le chapitre 1 "Le soutier" en cours, ce que j'avais trouvé très intéressant. Karl Rossmann est un jeune garçon âgé de dix-sept ans (bien qu'à  un moment il dise avoir seize ans) qui est envoyé en Amérique par ses parents parce que leur servante a séduit le jeune homme et en est tombée enceinte. Karl part ainsi vivre le rêve américain, enchaînement les expériences et les obstacles. J'ai eu l'impression d'avoir déjà lu les premiers chapitres pour les avoir étudiés donc j'étais plutôt distraite dans le commencement de ma lecture puis ce manque d'entrain s'est poursuivi tout le long du livre. Vers la fin, je me suis rattrapée car Karl se trouvait dans un théâtre mais c'est uniquement parce que j'adore le monde du théâtre... Je n'ai rien ressenti du propos et je n'ai donc vraiment pas adhéré à ce récit. Pourtant, le rêve américain est un sujet qui m'intéresse mais ce récit était trop terne pour moi. Je n'ai pas non plus spécialement adhéré à l'écriture de Franz Kafka.

Je suis donc plutôt déçue même si je me doutais que l'auteur aurait un univers assez particulier. En tout cas, rien ne m'a entraîné vers ailleurs et j'ai lu sans aucun plaisir. Je pense que cela est aussi dû au fait que ce n'était pas une bonne période pour lire...

=> Une histoire qui ne me marquera pas et que j'oublierai sûrement très facilement. Une déception, moi qui avait tellement hâte de découvrir enfin une oeuvre de Kafka !



Genre : premier roman
Publié à titre posthume en 1927
Pages : 332
Pragois



Découvrir un auteur :
 Franz Kafka


mercredi 20 janvier 2016

"Les rêves de mon père" de Barack Obama

L'histoire d'un héritage en noir et blanc



Mais apprendre à accepter cette vérité particulière - à savoir que je peux embrasser dans ce récit mes frères et soeurs noirs, tant dans ce pays qu'en Afrique, et affirmer notre destin commun sans prétendre vouloir faire la démonstration de nos difficultés dans toute leur variété, ou parler au nom de celles-ci - est en partie le propos de ce livre.


Résumé : Son nom est déjà gravé dans le marbre de l'Histoire. Premier Afro-Américain candidat à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama intrigue et fascine. Qui se cache derrière ce phénomène politique? Des terres rouges de Nairobi aux paysages ensoleillés de Djakarta, des ghettos de Chicago aux bancs de l'université Columbia, Barack Obama a poursuivi le même rêve: donner au monde les couleurs du métissage.


Mon avis : <3

  Je n'ai pas encore lu beaucoup d'autobiographies d'hommes politiques jusqu'à maintenant. Pour le baccalauréat de littérature, j'avais lu et étudié le tome 3 des Mémoires de guerre, Le salut : 1944-1946 de Charles De Gaulle, un livre riche et à la parole lyrique. Je sais donc à quel point il faut être prudent avec ce genre de lecture, puisque les personnalités qui les écrivent le font dans un but précis. C'est d'ailleurs avec sincérité que Barack Obama avoue que "pour éviter les longueurs, certains personnages sont des condensés de personnes que j'ai connues, et certains événements sont situés sans contexte chronologique précis" et que "les noms de protagonistes ont été changés par souci de respecter leur vie privée".

En lisant ce livre, je souhaitais clairement découvrir qui est Barack Obama : sa vie, ses origines, son parcours (politique ou non) depuis le début... Si sa plume ne m'a pas frappée plus que cela, j'ai quand même était bien prise dans le récit. Et, à présent, je comprends parfaitement pourquoi il a fait un "condensé" des personnages car ils sont vraiment très nombreux. Cela a été assez difficile de m'y retrouver, surtout lorsque je revenais à la lecture après une pause plus ou moins longue. Cela a été une véritable difficulté de lecture, mais ce livre reste tout de même très charmant. Si la plume ne m'a pas emballée plus que cela, c'est sans doute parce qu'il contient énormément de réflexions alors que j'attendais plutôt du factuel. D'ailleurs, la chronologie n'a pas été évidente à suivre. Le récit tend à s'emballer un peu et je n'ai pas toujours pu suivre aisément la progression du parcours d'Obama, notamment quand il a arrêté ses études pour devenir organisateur de communautés. Il faut dire que les coutumes des États-Unis ne sont pas les mêmes qu'en France et cela m'intéresserait de connaître un peu mieux le système des études aux États-Unis qui a l'air "plus cool".

Le thème principal abordé est celui de la communauté noire et son interaction avec la population blanche en Amérique. Barack Obama a eu pour père un Kenyan, un Luo, et une mère américaine. Ce livre nous montre à quel point il a réfléchi sur la question du racisme, des espoirs de la population noire en Amérique, etc. Il montre aussi qu'il a beaucoup lu et qu'il s'est intéressé à de nombreux ouvrages et pensées de défenseurs des droits civiques, tel Malcom X. À ce thème s'ajoute celui de la famille. C'est un autre point primordial puisqu'il s'agit, je le rappelle, d'une autobiographie. Comme le montre la citation en fin de cet article, Obama s'est beaucoup intéressé à la famille. Il n'a vu son père qu'une fois dans sa vie, à ses dix ans, et il y a dû apprendre à connaître, plus tard, toute la famille de son père, basée principalement au Kenya, ainsi que ses nombreux frères et soeurs. Il a beaucoup voyagé, déménagé, notamment en Indonésie. C'est donc comme une sorte de voyage à ses côtés qu'il nous propose via son livre.

=> Ce livre est une véritable source pour tous ceux qui voudraient en savoir davantage sur la vie et le début de la carrière de Barack Obama, mais aussi sur ceux qui s'intéressent à la vie en Amérique.  Si vous le lisez, peut-être que l'écriture vous séduira davantage.


Genre : autobiographie
Publié en 2008
Pages : 572
Américain


Qu'est-ce qu'une famille ? N'est-ce qu'une chaîne génétique, des parents et une progéniture, des gens comme moi ? Ou est-ce une construction sociale, une entité économique, la solution optimale pour l'éducation des enfants et la répartition des tâches ? Ou est-ce quelque chose d'entièrement différent, comme, par exemple, un fonds de souvenirs communs ? Une sphère d'amour ? Une passerelle au-dessus du vide ?

samedi 17 janvier 2015

Garry Winogrand et la société américaine des années 1950-1970

Le photographe

Garry Winogrand (1928-1984), photographe américain de l'après-guerre, est un artiste singulier dans le sens où il a pris de multiples photographies... sans les avoir toutes vues. Il aimait photographier à la hâte et préférait plutôt réaliser des prises de vue que de les trier, les exposer ou les publier. C'est pourquoi il a laissé 6 600 rouleaux de pellicule sur lesquelles il n'a jamais travaillé. Lors de la vidéo présentée au Musée, il a affirmé qu'il ne faisait pas de choix mais qu'il préférait acquiescer. Le commissaire invité pour l'exposition, Leo Rubinfien, a donc du visionner 22 000 planches-contacts qui étaient alors conservées au Center for Creative Photography, à l'Université d'Arizona (Tucson). 

Les photographies datent des années 1950 aux années 1970, et les scènes se déroulent aussi bien à New York où est né Winogrand, qu'à Dallas, Los Angeles, au Texas ou encore en Californie. Ces scènes donnent un aperçu de la vie quotidienne de ces années-là : dans les bus, les magasins, à l'aéroport... et même les rassemblements politiques, dont ceux de Richard Nixon.
Après 1971, ses photographies perdent de leur tonalité. En 1984, à 56 ans, il est atteint d'un cancer incurable et meurt un mois après avoir appris la terrible nouvelle.


Les photos étant interdites, j'ai dû les prendre sur internet. J'espère quand même que grâce à ce que j'ai trouvé vous aurez un petit aperçu de l'oeuvre de l'artiste.

Metropolitan Opera, New York, vers 1951


Los Angeles
1964

Los Angeles
1960





Pour finir, une photo que je trouve magnifique :

New York
1961
Tirage d'époque


Le titre que j'ai donné à cet article dit assez bien ce que je retiens de cette exposition : elle nous offre un panorama de la vie américaine de ces années et c'est cela que je trouve magnifique. Voir New York et toutes ces villes américaines dans lesquelles je ne suis jamais allées mais dans une autre époque, découvrir que les cafés américains (je n'ai malheureusement pas trouvée les photos pour vous les montrer) ressemblent exactement à ceux des films, avoir une vue de la mode d'époque (j'ai adoré, les perles étaient de sortie en plus !). Voici les raisons pour lesquelles j'ai aimé ces photographies. Savoir que le photographe n'a même pas tirer ou vu ses photos me surprend énormément et je pense que c'est ce que je vais retenir de lui. Le point plus négatif pour une visiteuse comme moi c'est qu'il n'y aucun renseignement par rapport aux photographies, c'est donc au visiteur d'interpréter lui-même la scène photographiée. Je trouve cela assez difficile, j'aime beaucoup avoir des écriteaux et savoir ce qu'il se passait vraiment au moment de la prise de vue. Dans la vidéo du musée, Garry Winogrand précise qu'il n'avait pas le temps de parler avec ses sujets.
Je suis satisfaite par cette exposition que je vous conseille, rien que pour vous immerger dans un autre pays, et dans une autre époque.


Garry Winogrand
Musée  du Jeu de Paume
14/10/2014 - 08/02/2015
Paris 8