jeudi 7 juillet 2016

"Paris est une fête" d'Ernest Hemingway

Titre original : A Moveable Feast



"Découvrir tout ce monde nouveau d'écrivains, et avoir du temps pour lire, dans une ville comme Paris où l'on pouvait bien vivre et bien travailler, même si l'on était pauvre, c'était comme si l'on vous avait fait don d'un trésor. Vous pouviez emporter ce trésor avec vous si vous voyagiez [...]".

Résumé : Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu'elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l'allumage de la vieille Ford T qu'elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s'occupait de sa voiture - un conscrit de 1918 - n'avait pas pu faire le nécessaire, ou n'avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n'avait pas été sérieux et le patron l'avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé : " Vous êtes tous une génération perdue. " " C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue. "

Mon avis : Après cette lecture, je peux désormais affirmer être une vrai parisienne. Non, c'est faux car ce n'est pas là d'où je viens mais, en tout cas, je me sens mieux après avoir lu ce livre, car je réside à Paris et je me devais donc de le lire.

J'ai trouvé mon bonheur d''abord dans l'écriture, que j'ai trouvé formidable. Je ne pensais pas que j'accrocherai (j'avais peur d'une écriture très / trop littéraire) et pourtant... Je me suis vraiment régalée en parcourant les lignes.


En lisant l'histoire, je n'ai pu m'empêcher de penser au film Minuit à Paris de Woody Allen. En effet, il est question des mêmes personnalités et cela m'a permis de "me mettre dans l'ambiance" si je puis dire. L'histoire est vraiment plaisante car Hemingway aime Paris et nous emmène avec lui lors de ses dîners (il est beaucoup question de nourriture, de quoi donner faim...). Le récit permet également d'entendre parler de nombreuses personnalités : Gertrude Stein, Ezra Pound, beaucoup Francis Scott Fitzgerald, Aldous Huxley... Il y est ainsi beaucoup question d'art et de littérature. Le narrateur considère le journalisme comme une passerelle pour accéder à la glorieuse littérature. Il y aussi le ski à Schruns et les courses de chevaux. Le livre a l'avantage de comporter des vignettes inédites !

=> Je ne saurai que vous conseiller cette petite lecture, même si vous n'êtes pas un amoureux de Paris. Voir le point d'un vue d'un grand écrivain sur notre capitale est très amusant et permet de voyager à travers les rues et restaurants parisiens.


Genre : récit autobiographique
Publié en 1964 à titre posthume
Pages : 350
Américain

"Mais invulnérables, nous ne l'étions pas, et ce fut la fin de notre première période parisienne, et Paris ne fut plus jamais le même. C'était pourtant toujours Paris, et s'il changeait, vous changiez en même temps que lui."




À l'occasion de la commémoration de la disparition de l'écrivain américain Ernest Hemingway, le 2 juillet 1961, Stampaprint a réalisé un joli visuel que je vous laisse découvrir :



Article en collaboration

jeudi 30 juin 2016

"Scarlett, si possible" de Katherine Pancol


Ce n'était pas la première querelle qui opposait Juliette et ses parents. Il en est  des ruptures comme des exceptions aux règles de grammaire. Une, ça va. Plus, c'est mauvais signe. C'est que la règle est caduque.
La vieille règle d'amour censée régir les rapports parents-enfants était une nouvelle fois ébranlée.

Résumé : En juillet 1968, brusquement, Pithiviers leur paraît trop petit. Elles ont 18 ans, leur bac, et des défis pleins les poches. Benedicte a décidé d’être une grande journaliste. Martine veut faire fortune en Amérique, et Juliette…attend le prince charmant en laissant traîner son coeur partout. Trois filles, trois amies, et une certitude: rien est inaccessible. Loin de Pithiviers, on peut devenir ce qu’ on a choisi. Scarlett, si possible. 
 Histoire de leur apprentissage, de leurs coups de coeurs et de leurs coups de poings, de leurs coups de poker, et de leurs coups de tête. Scarlett, si possible est un roman bourrasque pour tous ceux qui ne croient pas aux contes de fées. Les princes seront moins charmants que prévu, les princesses auront de drôles de manières, et les bonnes fées, des allures de sorcières. Un roman où se bousculent les rêves et les désirs de toute une génération.

Mon avis : <3 <3

Je ne pensais pas relire tout de suite un livre de Katherine Pancol après ma lecture de La valse lente des tortues, qui n'a pas été des meilleures. Récemment, je rangeais ma wish-list lorsque je suis tombée sur ce livre et son résumé. Je suis justement à la recherche de romans qui ont pour thème le journalisme ou des journalistes, et il s'avère que c'est plus dur à trouver que je ne le croyais. Je lance donc un appel : si vous connaissez des histoires ou même des séries télévisées en rapport avec le journalisme, je suis toute ouïe. Je me suis donc empressée d'emprunter Scarlett, si possible à la médiathèque et je ne regrette pas ma lecture...

Le titre, déjà, est très attirant car Scarlett est un personnage que j'adore : courageuse, fière et déterminée, elle a tout d'une ambitieuse. Scarlett O'Hara est une figure romanesque issue du roman Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, un livre inoubliable et que je vous enjoint à lire tout de suite si ce n'est pas déjà fait ! Le titre a été vraiment bien choisi car les trois héroïnes, Juliette, Martine et Bénédicte, sont des filles déterminées également. J'ai adoré rencontrer des personnages ambitieux, c'est ceux que j'aime par-dessus tout. Ce sont des filles donc l'histoire comprend tout ce qui va avec : relations amoureuses mais aussi relations sexuelles, doutes, réflexions, changements de direction... Mais il ne s'agit pourtant pas d'une roman pour filles "classique". Il est bien au-dessus car, pour moi, il regorge de conseils.

Frais, enthousiasmant, prenant, j'ai dévoré ce livre en peu de temps. Je le lisais avant tout pour savoir comment Bénédicte parviendrait à devenir journaliste. Je pensais que le destin des deux autres filles ne me conviendrait pas et même que j'aurai envie de passer les pages pour passer directement à Bénédicte mais il n'en a rien été. J'ai adoré les trois personnages féminins. D'habitude, je déteste tout ce qui a pour schéma "trois amies pour la vie", cela fait tellement cliché. Si Juliette, Martine et Bénédicte sont amies, tout n'est pas aussi simple que cela et j'ai trouvé cela normal vu leurs différentes origines sociales. Dans ce roman, les personnages, même secondaires, sont tellement travaillés et décrits que l'on ne peut pas nier le talent d'écrivain de Katherine Pancol. Le fait de travailler tous ses personnages est une constante chez elle. D'ailleurs, j'avais vu une vidéo où elle donnait pour conseil à tout auteur de bien réfléchir à ses personnages. Cela se ressent donc beaucoup dans son oeuvre. On est parfois confronté à de petites biographies de personnages mais cela rend l'histoire encore plus vraisemblable. Justement, j'aime beaucoup la vraisemblance des histoires de Katherine Pancol, même si elle a toujours tendance à casser la structure en ajoutant des clichés ou des faits un peu ridicules, comme une déclaration d'amour à la télévision et à la radio. Avec les livres de Katherine Pancol, j'apprend toujours des choses ! J'aime bien les conseils qui sont glissés entre les lignes, comme celui-ci :

Et, quand on part sur un coup de tête, il faut revenir sur un coup d'audace. C'était une théorie de Martine. Et Martine, elle s'y connaissait en théories...

Durant ma lecture, j'ai trouvé ce que je voulais sur un destin de journaliste (mais j'ai aussi trouvé plus). J'ai pu voir un peu les coulisses du Figaro. Même si c'est fictionnel, Katherine Pancol a aussi été journaliste et je tiendrai compte de ce qu'elle raconte sur ce métier. J'ai aimé le personnage de Bénédicte, qui veut devenir journaliste, parce qu'elle est intelligente et trouve toujours une solution pour écrire un papier, coûte que coûte. Le livre commence en 1968 et, à l'époque, on pouvait encore ne pas avoir fait d'étude et devenir journaliste. Mais tout comme aujourd'hui, ce qui aide, ce sont les relations. De la presse écrite, Bénédicte est passée à la télévision par la suite, autrement dit, j'aimerai en faire autant un jour...

Comme je l'ai dit, j'ai aussi apprécié les deux autres héroïnes, Juliette et Martine. Juliette ne sait pas vraiment quoi faire de sa vie mais elle se lance dans une licence de droit. Elle subit des situations difficiles, des pièges, mais elle prend finalement goût au droit. Son attitude à la fin m'a beaucoup déçue cependant. Quand on n'est pas sûre, on ne s'engage pas ! J'ai trouvé son personnage très crédible et elle trace sa route au fil du temps, sans plan préétabli. Quant à Martine, j'ai aussi beaucoup aimé son ambition. Pour financer son départ pour New-York, elle doit d'abord travailler. Elle commence par travailler dans un supermarché et prend des cours du soir. Son envie d'ailleurs est d'autant plus compréhensible aujourd'hui où beaucoup aiment voyager à l'étranger et vivre autre chose. Mais tout ne se passe pas comme prévu et un événement inattendu l'attend... Il n'en est pas de même pour les personnages masculins. J'ai haï Émile le menteur, Richard le voleur et Louis le déséquilibré !

J'ai vraiment aimé, adoré cette histoire. Il est très près du coup de coeur et je ne peux que vous le recommander. Avec ce livre, son troisième roman, Katherine Pancol m'a agréablement surprise. Je pensais qu'aucun de ses livres n'étaient fait pour moi mais il ne faut pas que je m'arrête à sa série Joséphine.

=> Un roman sur l'ambition avec trois héroïnes qui sont bien dignes de la célèbre Scarlett O'Hara. Une fois commencée, il est bien difficile de lâcher ce roman ! 


Genre : Roman
Publié en 1985
Pages : 507
Français


Du même auteur sur le blog :

vendredi 24 juin 2016

J'ai découvert la plume de : Yasmina Khadra avec "Les hirondelles de Kaboul"



Nous avons tous été tués. Il y a si longtemps que nous l'avons oublié.

Résumé : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : <3 <3

   Je suis encore sous le choc de cette lecture. Je suis à la fois abasourdie par les faits, tragiques, qui y sont narrés, et par la sublime écriture de Yasmin Khadra, que je viens seulement de découvrir ! J'ai souvent entendu ce nom d'écrivain - notamment pour avoir pris le nom de sa femme - sans avoir eu jusqu'ici la curiosité de tourner la première page d'un de ses livres. Je me suis tournée vers Les hirondelles de Kaboul car depuis peu j'ai envie de lire davantage de livres contemporains, notamment ceux en lien avec l'actualité.

   Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec l'histoire mais certainement pas à un sujet sur les rapports hommes-femmes en Afghanistan. L'histoire raconte de manière distincte le quotidien de Mohsen et de son épouse Zunaira, et celle d'Atiq Shaukat, un geôlier, et de sa femme Mussarat. Je ne pensais pas que leur destin se croiserait. Et pourtant. Plus j'avançais dans l'histoire et plus mon souffle s'accélérait. La fin est donc haletante. Je dois bien avouer que l'auteur m'a bien eu...

   L'auteur, justement, a une écriture qui m'a plu. Je suis toujours très soucieuse du vocabulaire employé lorsque je lis n'importe quel livre. Yasmina Khadra a une écriture d'érudit rien que par le vocabulaire qu'il utilise, mais, j'ai trouvé cela plaisant à lire. Cependant, au vu de l'histoire et de ce vocabulaire justement, ce livre n'est pas destiné à tout le monde. Je préfère donc mettre en garde un lecteur trop jeune.

Je n'ai pas réussi à m'apitoyer sur les personnages. Si Atiq se montre être un homme tout à fait détestable, il n'en va pas de même pour Mohsen. Même si ce dernier commet un acte fautif, il montre qu'il le regrette. L'écrivain ne cherche pas seulement à montrer l'atmosphère oppressive imposée par les talibans mais aussi ce que cette atmosphère produit à terme chez les personnages, surtout sur leur mental. Ils ne s'en sortent en tout cas pas indemnes, l'auteur appuyant bien sur ce point.

Le rapport hommes-femmes m'intéresse beaucoup de manière générale mais cela a été difficile de ne pas grincer des dents face à ce que j'ai lu. L'auteur n'a aucunement l'intention de nous ménager et raconte donc ces rapports avec crudité. Je ne le blâme pas car cela permet de nous mettre face aux réalités de certains pays, malheureusement. À Kaboul, les femmes sont soumises, doivent obéir à leur mari et sont menacées par le fait que ceux-ci ne les préfèrent à d'autres femmes. Les hommes se marient trois, quatre fois, ce que le pays autorise. Cette lecture s'avère donc ludique puisque j'en sais désormais un peu plus sur l'atmosphère qui règne à Kaboul. Même s'il s'agit d'une fiction, je ne doute pas que certains propos soient proches de la vérité...

=> Ma découverte de la plume de Yasmina Khadra s'avère être très positive. Par son récit tragique mais prenant, il ne m'incite que plus à lire la suite de cette saga et d'autres de ses oeuvres. N'hésitez donc pas à m'en conseiller si vous en avez lu et appréciés. Mais si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous conseille de tenter l'expérience !


Genre : Roman
Pages : 148
Publié en 2002
Algérien


Suites à lire de la saga Le Conflit entre l'Orient et l'Occident
  • L'attentat
  • Les sirènes de Bagdad

Découvrir un auteur :
Yasmina Khadra

lundi 13 juin 2016

Exposition Barbie : la vie en plastique, c'est FANTASTIIIIQUE !

Pourquoi avoir choisi de faire cette exposition ? Parce que j'adore le monde des poupées et des poupons pardi ! Je m'imagine déjà collectionner les poupées Corolle, les anciens landaus (tous ceux que j'ai vu à Emmaüs et qui ne semblaient pas trouver preneur) et de belles Barbie (Barbie mariées ou celles sur le thème de Noël, qui sont de véritables poupées de collection). Dites-moi si l'on partage ces quelques intérêts, je me sentirai moins seule au monde... Je ne vais pas commencer ce projet de sitôt, mais il est bien ancré dans un coin de ma tête...


L'exposition contient des Barbie en abondance,
aurez-vous un coup de coeur comme moi ?



J'avais vraiment hâte de faire cette exposition. J'espérais surtout y retrouver une chose : les Barbie de ma génération ou celles que je possèd-ai(s). Apparement, je n'ai eu aucune Barbie assez mémorable pour figurer dans l'exposition (j'ai seulement reconnu la robe d'une Barbie de ma soeurette - comme quoi j'étais vraiment aux aguets...). Ce n'est pas la première exposition sur Barbie que je faisais. Auparavant, en 2014, j'avais visité l'exposition Barbie Rétro Chic au magnifique Musée de la poupée situé également à Paris. Je n'avais convaincue personne de m'accompagner alors que l'exposition était tout aussi superbe que celle qui est actuellement au Musée des Arts décoratifs, puisqu'il y avait des poupées habillées par Dior et même la poupée Audrey Hepburn (vous la trouverez dans cette exposition-ci).

L'exposition revient sur les premiers pas de la poupée en général puis sur ceux de Barbie, qui a été créée par la femme d'affaires américaine Ruth Handler pour sa société de jouets & jeux Mattel. Barbie, dont le nom est le surnom de sa fille Barbara, est sortie pour la première fois en 1959. Vous pourrez ainsi découvrir la toute première Barbie et connaître pourquoi elle ne portait qu'un simple maillot de bain... Je vous laisse le découvrir par vous-même ! L'exposition montre ainsi l'évolution de la poupée devenue célèbre, de sa silhouette à la couleur de sa peau. Dernièrement, Barbie a connu une grande (r)évolution puisque la marque a produit des Barbie de différentes tailles (petites ou grandes), de différents silhouettes (maigres, fortes...), aux couleurs de peau différentes, aux cheveux colorés... ce que le Musée n'a pas omis de montrer. Je suis totalement pour cette évolution, même si je me demande si elle a été faite de bon coeur...


Barbie star : Grease, Autant en emporte le vent (au fond à droite)
Il y a même des séries télévisées : Alerte à Malibu (à gauche), Mad men (au fond), Ma sorcière bien aimée


Barbie "Melanie Daniels", du film Les Oiseaux / The Birds



Mon coup de <3 :


Barbie basketteuse

Elle est toute sourire, bien équipée et prête pour remporter le match ! Si j'avais su je l'aurai voulu ! Je suis estomaquée car je ne pensais pas qu'elle existait (il y a Barbie foot aussi, et même un "Barbie foot", que vous connaissez peut-être déjà). Il y a une énorme collection de Barbie aux multiples métiers, dont certains que j'ignorais : architecte, magicienne, pompier... C'est géant et génial !



Sans oublier ma déesse Marie-Antoinette (à droite de la photo), poupée datant de 2003. Je savais qu'elle existait mais je ne peux que désirer encore plus l'acquérir désormais (!). 
Tout à droite il s'agit de "Madame du Barbie", par Bob Mackie, datant de 1997 : un superbe nom trouvé en référence à Madame du Barry. 
Au centre, vous l'aurez reconnu, il s'agit de Barbie Queen Elizabeth Ire, sortie en 2004. Ces Barbie doivent coûter très chères et sont sans doute très rares !


Je ne résiste pas à l'envie d'insérer ce clip - indispensable - dans l'article :

Aqua - Barbie girl (1997)




=> Barbie princesse, policière ou encore nageuse... notre enfance a été trop courte pour qu'on puisse jouer avec toutes mais l'exposition permet de se rattraper en quelque sorte. Depuis que j'ai fait cette exposition hier, je n'arrête pas d'y repenser et des souvenirs d'enfance et de jeu remontent à la surface... Je vous incite donc à aller jouer (si si, c'est possible) et vous remémorer les meilleurs moments de votre enfance. En plus, l'exposition est GRATUITE POUR LES MOINS DE 26 ANS ! N'hésitez plus, aller jouer !




Exposition Barbie
10 mars-18 septembre 2016
Paris

mardi 31 mai 2016

"Alice de l'autre côté du miroir" de Lewis Carroll


Through the Looking-Glass, and What Alice Found There


"Ne restez pas à marmonner entre vos dents comme cela, dit, en la regardant pour la première fois, Heumpty Deumpty ; "faites-moi plutôt connaître votre nom et le genre d'affaire qui vous amène ici.
- Mon nom est Alice, mais...
- Que voilà donc un nom idiot !" intervint avec impatience Heumpty Deumpty. "Qu'est-ce qu'il signifie ?
- Est-il nécessaire qu'un nom signifie quelque chose ?" s'enquit, dubitative, Alice.
"Évidemment, que c'est nécessaire", répondit, avec un bref rire, Humpty Dumpty ; "mon nom, à moi, signifie cette forme qui est la mienne, et qui est, du reste, une très belle forme. Avec un nom comme le vôtre, vous pourriez avoir à peu près n'importe quelle forme."




Mon avis : <3 <3 <3

   Voilà que j'étais replongée dans la suite des Aventures d'Alice au pays des merveilles ! Ce texte, beaucoup moins connu que le premier, mériterait pourtant de l'être. Face à l'imagination de Lewis Carroll, je suis plutôt spectatrice qu'actrice de son univers. J'aime lire ses histoires mais je ne rentre pas forcément dedans. Il faut dire que l'imaginaire de l'auteur me prend au dépourvu. Je me demandais souvent durant ma lecture où il avait été cherché tout cela...

   J'adore cet univers et je ne m'en lasse pas. Tout est d'une telle ingéniosité ! Ce qui m'a le plus frappé est l'humour contenue dans le récit. Je ne sais pas si Alice au pays des merveilles - que j'ai lu il y a quelques temps - était aussi drôle, en tout cas je ne m'en souviens pas. Il y avait ainsi plein de paroles des personnages amusantes. L'histoire est vraiment mignonne ! J'ai beaucoup rit, sourit durant ma lecture et c'est pour cela que ce genre de lecture, un peu jeunesse, plein de merveilleux, est agréable à lire.

  Le livre est court, peut-être trop. Chaque chapitre tourne autour d'un nouveau personnage que rencontre Alice : il y a bien évidemment La Reine Rouge et La Reine Blanche, mais aussi une brebis, un lion, une licorne (<3), le Cavalier Rouge et le Cavalier Blanc... Un tas de joyeux personnages que je vous laisse découvrir par vous-mêmes. Ils sont souvent amusants, certes, mais je ne les ai pas trouvé toujours très gentil avec la petite Alice, qui se retrouve quand même perdue dans ce "pays des merveilles". Pourtant, la lecture vaut le coup. L'ordre pratique que je vous donnerai est que si vous comptez lire ce texte en français, il vaut mieux prendre une édition avec des notes car traduire les jeux de mots de Lewis Carroll s'avère un exercice très difficile. Je m'en suis rendue compte avec une vieille édition que j'ai choisi, traduite par Henri Parisot. Celui-ci s'éloigne parfois du texte afin d'offrir un jeu de mot cohérent dans l'histoire. En lisant De l'autre côté du miroir en français, il faut donc être conscient que ce n'est pas vraiment le "vrai texte" que l'on lit. C'est la raison pour laquelle j'espère un jour lire les oeuvres de Lewis Carroll en version originale.

=> Avec Alice de l'autre côté du miroir, les aventures de la petite fille n'en finissent pas de connaître de multiples rebondissements et de nous transporter dans un tout autre monde.


 Bonne lecture !




Genre : Roman
Publié en 1871
Pages : 155
Britannique


++ Mon article pour L'Étudiant autonome sur le film Alice de l'autre côté du miroir de James Bobin, sorti le 1er juin 2016 : http://bit.ly/1Y2M1Iu.

lundi 16 mai 2016

"L'Évangile selon Pilate suivi du Journal d'un roman volé" d'Eric-Emmanuel Schmitt


- J'aime les bains car là, au moins,  la nudité rend les hommes égaux. Plus de toge et de pourpre pour hausser les uns et écraser les autres.

On ne voit jamais les autres tels qu'ils sont. On n'en a que des visions partielles, tronquées, à travers les intérêts du moment. On essaie de tenir son rôle dans la comédie humaine, rien que son rôle - c'est déjà si difficile. Nous étions deux acteurs cette nuit-là. Yéchoua jouait la victime d'une erreur judiciaire. Et moi, Pilate, je jouais le préfet romain, juste et impartial.


Résumé : Première partie : Dans le Jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l’arrêter pour le conduire au supplice. Quelle puissance surnaturelle a fait de lui, fils de menuisier, un agitateur, un faiseur de miracles prêchant l’amour et le pardon ? 
Deuxième partie : Trois jours plus tard, au matin de la Pâque, Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Un cadavre a disparu et est réapparu vivant ! Y a-t-il un mystère Jésus ou simplement une affaire Jésus ? A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête, le doute s’insinue dans son esprit. Et avec le doute, l’idée de foi. 
L’Évangile selon Pilate a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle 2001.

Mon avis : X

   Eric-Emmanuel Scmitt est l'un des rares auteurs contemporains que j'apprécie et dont je lis des livres de temps en temps. Ses livres ne m'avaient jamais déçus... jusque là. L'Évangile selon Pilate a été une grande déception car je n'ai pas réussi à m'accrocher à l'histoire. Je pense que je suis passée à côté de cette oeuvre pour deux raisons. Tout d'abord, j'ai eu quelques problèmes de compréhension, par exemple les noms n'étant pas ceux auxquels je m'attendais (sans connaissance, le récit ne permet pas de savoir qui est qui). Ensuite, j'ai très peu de connaissances sur la période religieuse et historique et c'est ce qui a fait obstacle durant ma lecture. Je connais des généralités mais connaître les détails auraient été essentiels.

L'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt est cependant magnifique. Parcourir ses textes est toujours un véritable plaisir : ses phrases, parfois emplies de morale, me touchent. Cependant, je n'ai pas trouvé judicieux le mélange de sujet culturel et de langue contemporaine. L'histoire est celle d'hier mais bien ancrée par la vision d'un homme d'aujourd'hui - alors que je préfère l'unité.

Le deuxième texte, Journal d'un roman volé, a été très important sachant que je suis passée à côté du récit. Ce texte explique en effet les conditions de publication du livre (qu'il faut absolument lire et connaître jusqu'à la fin) et l'auteur explique sa démarche : pourquoi le choix de ce sujet, à quel moment... C'est très intéressant ! En plus, on peut ainsi entrer dans les coulisses de ce qui a conduit à la parution de ce titre-ci qui a demandé sept ans de patience à l'éditeur.

=> L'Évangile selon Pilate est une lecture réclame des savoirs et si tel n'est pas le cas, vous passerez sûrement à côté, comme je l'ai fait. Un livre qu'il faudra certainement que je relise après m'être mieux renseignée.


Genre : Roman
Publié le 18/01/2006
Pages : 286
Français

samedi 23 avril 2016

"Les Damnés de Paris" de Michaël Le Galli et Marie Jaffredo



Résumé : Une ville. Trois destins. 

Paris, mai 1869. Constance Desprez arrive de province à la gare Saint-Lazare. Décontenancée par la foule et l’agitation de la capitale, elle parvient à surmonter ses craintes, portée par un seul objectif : retrouver son fils, placé dès sa naissance dans un orphelinat. Pour l’aider dans sa quête, elle s’appuie sur Darius, gavroche espiègle, et sa parfaite connaissance du « Paris populaire », et André Gill, célèbre caricaturiste au journal L’Éclipse qui lui ouvre les portes du « Paris mondain ». Les trois protagonistes sont en scène, le drame peut se jouer, nul n’en sortira indemne… 

Michaël Le Galli et Marie Jaffredo se sont inspirés d’œuvres picturales et photographiques de l’époque pour nous offrir le décor plus vrai que nature des Damnés de Paris. Le Paris fascinant de la fin du XIXe siècle et des grands travaux d’Haussmann ; le Paris des impressionnistes et des écrivains, dont Émile Zola sert de référence à cette histoire ; le Paris des débuts de la photographie avec Nadar. Mais aussi un Paris au bord du gouffre, précédant de peu les événements de la Commune, la guerre et le déclin du Second Empire.

Dans la bulle en bas à droite, Monsieur Émile Zola


Mon avis : <3 <3 <3

J'ai découvert ce livre sur l'instagram d'une blogeuse et c'est donc le titre, la couverture et la description qu'elle en donnait qui me plaisaient. Cette bande dessinée a été très plaisante à lire. L'histoire se passe au XIXe siècle, à Paris qui plus est, le cadre est ainsi déjà attirant. En plus, on sent le travail qui a été effectué pour les dessins car ils ont été inspiré par des photographies d'époques et des peintures. De plus, il y a une bibliographie à la fin et quelques pages montrent les études et les recherches. Première raison pour que vous vous lanciez dans cette lecture.

J'ai été enchantée par ce livre car on y retrouve toutes les figures connues de l'époque tels que les écrivains (Émile Zola, Jules Vallès), les peintres (Claude Monet)... Les références sont très présentes et comme j'adore le XIXe siècle (et tout particulièrement Émile Zola), je n'ai pu qu'adorer le fond de la BD.

L'histoire en elle-même m'a bien plu. Constance Desprez quitte sa province pour venir à Paris. Elle n'y vient pas sans raison et c'est cette quête que le lecteur est amené à suivre au fil des bulles. L'histoire est prenante et la quête semble parfois abandonnée, puis on y revient. Ce que j'ai le plus aimé est le fait que je pensais que tout irait désormais pour le mieux, mais en fait, cela ne va pas durer... C'est dommage pour Darius ! Les personnages sont attachants, notamment le petit Darius !

=> Une bande dessinée que j'encourage tous les passionnés de littérature du XIXe siècle à lire. Entre les dessins et l'histoire, il n'y a rien qui puisse vous décevoir !




Genre : Bande dessinée
Publié en 2014
Pages : 120
Français