vendredi 24 juin 2016

J'ai découvert la plume de : Yasmina Khadra avec "Les hirondelles de Kaboul"



Nous avons tous été tués. Il y a si longtemps que nous l'avons oublié.

Résumé : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : <3 <3

   Je suis encore sous le choc de cette lecture. Je suis à la fois abasourdie par les faits, tragiques, qui y sont narrés, et par la sublime écriture de Yasmin Khadra, que je viens seulement de découvrir ! J'ai souvent entendu ce nom d'écrivain - notamment pour avoir pris le nom de sa femme - sans avoir eu jusqu'ici la curiosité de tourner la première page d'un de ses livres. Je me suis tournée vers Les hirondelles de Kaboul car depuis peu j'ai envie de lire davantage de livres contemporains, notamment ceux en lien avec l'actualité.

   Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec l'histoire mais certainement pas à un sujet sur les rapports hommes-femmes en Afghanistan. L'histoire raconte de manière distincte le quotidien de Mohsen et de son épouse Zunaira, et celle d'Atiq Shaukat, un geôlier, et de sa femme Mussarat. Je ne pensais pas que leur destin se croiserait. Et pourtant. Plus j'avançais dans l'histoire et plus mon souffle s'accélérait. La fin est donc haletante. Je dois bien avouer que l'auteur m'a bien eu...

   L'auteur, justement, a une écriture qui m'a plu. Je suis toujours très soucieuse du vocabulaire employé lorsque je lis n'importe quel livre. Yasmina Khadra a une écriture d'érudit rien que par le vocabulaire qu'il utilise, mais, j'ai trouvé cela plaisant à lire. Cependant, au vu de l'histoire et de ce vocabulaire justement, ce livre n'est pas destiné à tout le monde. Je préfère donc mettre en garde un lecteur trop jeune.

Je n'ai pas réussi à m'apitoyer sur les personnages. Si Atiq se montre être un homme tout à fait détestable, il n'en va pas de même pour Mohsen. Même si ce dernier commet un acte fautif, il montre qu'il le regrette. L'écrivain ne cherche pas seulement à montrer l'atmosphère oppressive imposée par les talibans mais aussi ce que cette atmosphère produit à terme chez les personnages, surtout sur leur mental. Ils ne s'en sortent en tout cas pas indemnes, l'auteur appuyant bien sur ce point.

Le rapport hommes-femmes m'intéresse beaucoup de manière générale mais cela a été difficile de ne pas grincer des dents face à ce que j'ai lu. L'auteur n'a aucunement l'intention de nous ménager et raconte donc ces rapports avec crudité. Je ne le blâme pas car cela permet de nous mettre face aux réalités de certains pays, malheureusement. À Kaboul, les femmes sont soumises, doivent obéir à leur mari et sont menacées par le fait que ceux-ci ne les préfèrent à d'autres femmes. Les hommes se marient trois, quatre fois, ce que le pays autorise. Cette lecture s'avère donc ludique puisque j'en sais désormais un peu plus sur l'atmosphère qui règne à Kaboul. Même s'il s'agit d'une fiction, je ne doute pas que certains propos soient proches de la vérité...

=> Ma découverte de la plume de Yasmina Khadra s'avère être très positive. Par son récit tragique mais prenant, il ne m'incite que plus à lire la suite de cette saga et d'autres de ses oeuvres. N'hésitez donc pas à m'en conseiller si vous en avez lu et appréciés. Mais si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous conseille de tenter l'expérience !


Genre : Roman
Pages : 148
Publié en 2002
Algérien


Suites à lire de la saga Le Conflit entre l'Orient et l'Occident
  • L'attentat
  • Les sirènes de Bagdad

Découvrir un auteur :
Yasmina Khadra

lundi 13 juin 2016

Exposition Barbie : la vie en plastique, c'est FANTASTIIIIQUE !

Pourquoi avoir choisi de faire cette exposition ? Parce que j'adore le monde des poupées et des poupons pardi ! Je m'imagine déjà collectionner les poupées Corolle, les anciens landaus (tous ceux que j'ai vu à Emmaüs et qui ne semblaient pas trouver preneur) et de belles Barbie (Barbie mariées ou celles sur le thème de Noël, qui sont de véritables poupées de collection). Dites-moi si l'on partage ces quelques intérêts, je me sentirai moins seule au monde... Je ne vais pas commencer ce projet de sitôt, mais il est bien ancré dans un coin de ma tête...


L'exposition contient des Barbie en abondance,
aurez-vous un coup de coeur comme moi ?



J'avais vraiment hâte de faire cette exposition. J'espérais surtout y retrouver une chose : les Barbie de ma génération ou celles que je possèd-ai(s). Apparement, je n'ai eu aucune Barbie assez mémorable pour figurer dans l'exposition (j'ai seulement reconnu la robe d'une Barbie de ma soeurette - comme quoi j'étais vraiment aux aguets...). Ce n'est pas la première exposition sur Barbie que je faisais. Auparavant, en 2014, j'avais visité l'exposition Barbie Rétro Chic au magnifique Musée de la poupée situé également à Paris. Je n'avais convaincue personne de m'accompagner alors que l'exposition était tout aussi superbe que celle qui est actuellement au Musée des Arts décoratifs, puisqu'il y avait des poupées habillées par Dior et même la poupée Audrey Hepburn (vous la trouverez dans cette exposition-ci).

L'exposition revient sur les premiers pas de la poupée en général puis sur ceux de Barbie, qui a été créée par la femme d'affaires américaine Ruth Handler pour sa société de jouets & jeux Mattel. Barbie, dont le nom est le surnom de sa fille Barbara, est sortie pour la première fois en 1959. Vous pourrez ainsi découvrir la toute première Barbie et connaître pourquoi elle ne portait qu'un simple maillot de bain... Je vous laisse le découvrir par vous-même ! L'exposition montre ainsi l'évolution de la poupée devenue célèbre, de sa silhouette à la couleur de sa peau. Dernièrement, Barbie a connu une grande (r)évolution puisque la marque a produit des Barbie de différentes tailles (petites ou grandes), de différents silhouettes (maigres, fortes...), aux couleurs de peau différentes, aux cheveux colorés... ce que le Musée n'a pas omis de montrer. Je suis totalement pour cette évolution, même si je me demande si elle a été faite de bon coeur...


Barbie star : Grease, Autant en emporte le vent (au fond à droite)
Il y a même des séries télévisées : Alerte à Malibu (à gauche), Mad men (au fond), Ma sorcière bien aimée


Barbie "Melanie Daniels", du film Les Oiseaux / The Birds



Mon coup de <3 :


Barbie basketteuse

Elle est toute sourire, bien équipée et prête pour remporter le match ! Si j'avais su je l'aurai voulu ! Je suis estomaquée car je ne pensais pas qu'elle existait (il y a Barbie foot aussi, et même un "Barbie foot", que vous connaissez peut-être déjà). Il y a une énorme collection de Barbie aux multiples métiers, dont certains que j'ignorais : architecte, magicienne, pompier... C'est géant et génial !



Sans oublier ma déesse Marie-Antoinette (à droite de la photo), poupée datant de 2003. Je savais qu'elle existait mais je ne peux que désirer encore plus l'acquérir désormais (!). 
Tout à droite il s'agit de "Madame du Barbie", par Bob Mackie, datant de 1997 : un superbe nom trouvé en référence à Madame du Barry. 
Au centre, vous l'aurez reconnu, il s'agit de Barbie Queen Elizabeth Ire, sortie en 2004. Ces Barbie doivent coûter très chères et sont sans doute très rares !


Je ne résiste pas à l'envie d'insérer ce clip - indispensable - dans l'article :

Aqua - Barbie girl (1997)




=> Barbie princesse, policière ou encore nageuse... notre enfance a été trop courte pour qu'on puisse jouer avec toutes mais l'exposition permet de se rattraper en quelque sorte. Depuis que j'ai fait cette exposition hier, je n'arrête pas d'y repenser et des souvenirs d'enfance et de jeu remontent à la surface... Je vous incite donc à aller jouer (si si, c'est possible) et vous remémorer les meilleurs moments de votre enfance. En plus, l'exposition est GRATUITE POUR LES MOINS DE 26 ANS ! N'hésitez plus, aller jouer !




Exposition Barbie
10 mars-18 septembre 2016
Paris

mardi 31 mai 2016

"Alice de l'autre côté du miroir" de Lewis Carroll


Through the Looking-Glass, and What Alice Found There


"Ne restez pas à marmonner entre vos dents comme cela, dit, en la regardant pour la première fois, Heumpty Deumpty ; "faites-moi plutôt connaître votre nom et le genre d'affaire qui vous amène ici.
- Mon nom est Alice, mais...
- Que voilà donc un nom idiot !" intervint avec impatience Heumpty Deumpty. "Qu'est-ce qu'il signifie ?
- Est-il nécessaire qu'un nom signifie quelque chose ?" s'enquit, dubitative, Alice.
"Évidemment, que c'est nécessaire", répondit, avec un bref rire, Humpty Dumpty ; "mon nom, à moi, signifie cette forme qui est la mienne, et qui est, du reste, une très belle forme. Avec un nom comme le vôtre, vous pourriez avoir à peu près n'importe quelle forme."




Mon avis : <3 <3 <3

   Voilà que j'étais replongée dans la suite des Aventures d'Alice au pays des merveilles ! Ce texte, beaucoup moins connu que le premier, mériterait pourtant de l'être. Face à l'imagination de Lewis Carroll, je suis plutôt spectatrice qu'actrice de son univers. J'aime lire ses histoires mais je ne rentre pas forcément dedans. Il faut dire que l'imaginaire de l'auteur me prend au dépourvu. Je me demandais souvent durant ma lecture où il avait été cherché tout cela...

   J'adore cet univers et je ne m'en lasse pas. Tout est d'une telle ingéniosité ! Ce qui m'a le plus frappé est l'humour contenue dans le récit. Je ne sais pas si Alice au pays des merveilles - que j'ai lu il y a quelques temps - était aussi drôle, en tout cas je ne m'en souviens pas. Il y avait ainsi plein de paroles des personnages amusantes. L'histoire est vraiment mignonne ! J'ai beaucoup rit, sourit durant ma lecture et c'est pour cela que ce genre de lecture, un peu jeunesse, plein de merveilleux, est agréable à lire.

  Le livre est court, peut-être trop. Chaque chapitre tourne autour d'un nouveau personnage que rencontre Alice : il y a bien évidemment La Reine Rouge et La Reine Blanche, mais aussi une brebis, un lion, une licorne (<3), le Cavalier Rouge et le Cavalier Blanc... Un tas de joyeux personnages que je vous laisse découvrir par vous-mêmes. Ils sont souvent amusants, certes, mais je ne les ai pas trouvé toujours très gentil avec la petite Alice, qui se retrouve quand même perdue dans ce "pays des merveilles". Pourtant, la lecture vaut le coup. L'ordre pratique que je vous donnerai est que si vous comptez lire ce texte en français, il vaut mieux prendre une édition avec des notes car traduire les jeux de mots de Lewis Carroll s'avère un exercice très difficile. Je m'en suis rendue compte avec une vieille édition que j'ai choisi, traduite par Henri Parisot. Celui-ci s'éloigne parfois du texte afin d'offrir un jeu de mot cohérent dans l'histoire. En lisant De l'autre côté du miroir en français, il faut donc être conscient que ce n'est pas vraiment le "vrai texte" que l'on lit. C'est la raison pour laquelle j'espère un jour lire les oeuvres de Lewis Carroll en version originale.

=> Avec Alice de l'autre côté du miroir, les aventures de la petite fille n'en finissent pas de connaître de multiples rebondissements et de nous transporter dans un tout autre monde.


 Bonne lecture !




Genre : Roman
Publié en 1871
Pages : 155
Britannique


++ Mon article pour L'Étudiant autonome sur le film Alice de l'autre côté du miroir de James Bobin, sorti le 1er juin 2016 : http://bit.ly/1Y2M1Iu.

lundi 16 mai 2016

"L'Évangile selon Pilate suivi du Journal d'un roman volé" d'Eric-Emmanuel Schmitt


- J'aime les bains car là, au moins,  la nudité rend les hommes égaux. Plus de toge et de pourpre pour hausser les uns et écraser les autres.

On ne voit jamais les autres tels qu'ils sont. On n'en a que des visions partielles, tronquées, à travers les intérêts du moment. On essaie de tenir son rôle dans la comédie humaine, rien que son rôle - c'est déjà si difficile. Nous étions deux acteurs cette nuit-là. Yéchoua jouait la victime d'une erreur judiciaire. Et moi, Pilate, je jouais le préfet romain, juste et impartial.


Résumé : Première partie : Dans le Jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l’arrêter pour le conduire au supplice. Quelle puissance surnaturelle a fait de lui, fils de menuisier, un agitateur, un faiseur de miracles prêchant l’amour et le pardon ? 
Deuxième partie : Trois jours plus tard, au matin de la Pâque, Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Un cadavre a disparu et est réapparu vivant ! Y a-t-il un mystère Jésus ou simplement une affaire Jésus ? A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête, le doute s’insinue dans son esprit. Et avec le doute, l’idée de foi. 
L’Évangile selon Pilate a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle 2001.

Mon avis : X

   Eric-Emmanuel Scmitt est l'un des rares auteurs contemporains que j'apprécie et dont je lis des livres de temps en temps. Ses livres ne m'avaient jamais déçus... jusque là. L'Évangile selon Pilate a été une grande déception car je n'ai pas réussi à m'accrocher à l'histoire. Je pense que je suis passée à côté de cette oeuvre pour deux raisons. Tout d'abord, j'ai eu quelques problèmes de compréhension, par exemple les noms n'étant pas ceux auxquels je m'attendais (sans connaissance, le récit ne permet pas de savoir qui est qui). Ensuite, j'ai très peu de connaissances sur la période religieuse et historique et c'est ce qui a fait obstacle durant ma lecture. Je connais des généralités mais connaître les détails auraient été essentiels.

L'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt est cependant magnifique. Parcourir ses textes est toujours un véritable plaisir : ses phrases, parfois emplies de morale, me touchent. Cependant, je n'ai pas trouvé judicieux le mélange de sujet culturel et de langue contemporaine. L'histoire est celle d'hier mais bien ancrée par la vision d'un homme d'aujourd'hui - alors que je préfère l'unité.

Le deuxième texte, Journal d'un roman volé, a été très important sachant que je suis passée à côté du récit. Ce texte explique en effet les conditions de publication du livre (qu'il faut absolument lire et connaître jusqu'à la fin) et l'auteur explique sa démarche : pourquoi le choix de ce sujet, à quel moment... C'est très intéressant ! En plus, on peut ainsi entrer dans les coulisses de ce qui a conduit à la parution de ce titre-ci qui a demandé sept ans de patience à l'éditeur.

=> L'Évangile selon Pilate est une lecture réclame des savoirs et si tel n'est pas le cas, vous passerez sûrement à côté, comme je l'ai fait. Un livre qu'il faudra certainement que je relise après m'être mieux renseignée.


Genre : Roman
Publié le 18/01/2006
Pages : 286
Français

samedi 23 avril 2016

"Les Damnés de Paris" de Michaël Le Galli et Marie Jaffredo



Résumé : Une ville. Trois destins. 

Paris, mai 1869. Constance Desprez arrive de province à la gare Saint-Lazare. Décontenancée par la foule et l’agitation de la capitale, elle parvient à surmonter ses craintes, portée par un seul objectif : retrouver son fils, placé dès sa naissance dans un orphelinat. Pour l’aider dans sa quête, elle s’appuie sur Darius, gavroche espiègle, et sa parfaite connaissance du « Paris populaire », et André Gill, célèbre caricaturiste au journal L’Éclipse qui lui ouvre les portes du « Paris mondain ». Les trois protagonistes sont en scène, le drame peut se jouer, nul n’en sortira indemne… 

Michaël Le Galli et Marie Jaffredo se sont inspirés d’œuvres picturales et photographiques de l’époque pour nous offrir le décor plus vrai que nature des Damnés de Paris. Le Paris fascinant de la fin du XIXe siècle et des grands travaux d’Haussmann ; le Paris des impressionnistes et des écrivains, dont Émile Zola sert de référence à cette histoire ; le Paris des débuts de la photographie avec Nadar. Mais aussi un Paris au bord du gouffre, précédant de peu les événements de la Commune, la guerre et le déclin du Second Empire.

Dans la bulle en bas à droite, Monsieur Émile Zola


Mon avis : <3 <3 <3

J'ai découvert ce livre sur l'instagram d'une blogeuse et c'est donc le titre, la couverture et la description qu'elle en donnait qui me plaisaient. Cette bande dessinée a été très plaisante à lire. L'histoire se passe au XIXe siècle, à Paris qui plus est, le cadre est ainsi déjà attirant. En plus, on sent le travail qui a été effectué pour les dessins car ils ont été inspiré par des photographies d'époques et des peintures. De plus, il y a une bibliographie à la fin et quelques pages montrent les études et les recherches. Première raison pour que vous vous lanciez dans cette lecture.

J'ai été enchantée par ce livre car on y retrouve toutes les figures connues de l'époque tels que les écrivains (Émile Zola, Jules Vallès), les peintres (Claude Monet)... Les références sont très présentes et comme j'adore le XIXe siècle (et tout particulièrement Émile Zola), je n'ai pu qu'adorer le fond de la BD.

L'histoire en elle-même m'a bien plu. Constance Desprez quitte sa province pour venir à Paris. Elle n'y vient pas sans raison et c'est cette quête que le lecteur est amené à suivre au fil des bulles. L'histoire est prenante et la quête semble parfois abandonnée, puis on y revient. Ce que j'ai le plus aimé est le fait que je pensais que tout irait désormais pour le mieux, mais en fait, cela ne va pas durer... C'est dommage pour Darius ! Les personnages sont attachants, notamment le petit Darius !

=> Une bande dessinée que j'encourage tous les passionnés de littérature du XIXe siècle à lire. Entre les dessins et l'histoire, il n'y a rien qui puisse vous décevoir !




Genre : Bande dessinée
Publié en 2014
Pages : 120
Français

jeudi 14 avril 2016

"Jeunesse perdue" de Daphné du Maurier

Titre original : I'll never be young again


"Être jeune, c'est une chose que tu ne comprendras, dit-il, que quand tu ne le seras plus, et ce sera alors comme un éclair qui te laissera un peu plus sage qu'avant. Mais, si tu écoutes bien, tu entendras dans l'air comme l'écho d'une chose perdue, comme un oiseau dont on ne peut définir la chanson, trop haut, trop loin, pour qu'on l'atteigne, et qui dit : Je ne serai plus jamais jeune, je ne serai plus jamais jeune."
(Jack à Richard/Dick, page 19)

Je lui étais supérieur par ma connaissance de la souffrance. Il ne savait pas ce que c'était.

Mon avis : <3

Jeunesse perdue n'était pas une lecture prévue mais en allant faire un tour dans mes livres à vendre, je suis tombée sur ce petit livre. J'ignorais que je l'avais car j'ai découvert l'auteure seulement cette année grâce à la blogosphère - je me disais alors "bonne surprise !".

Malheureusement, je n'ai pas été transportée par l'histoire car si la première partie nous fait voyager, la deuxième partie contient peu d'actions. J'ai cependant apprécié deux choses : l'écriture de Daphné du Maurier, et son personnage principal, Richard.
L'écriture m'a semblée vive et chaque mot me renvoyait à une image. J'avais bien en tête limages des personnages, les lieux... La première partie se déroule un moment à Stockholm et y étant allée en octobre dernier, cela m'a beaucoup aidé pour imaginer le récit. La première partie est la plus prenante du livre car on voyage. Découvrir l'histoire de Jack, l'homme qui a sauvé Richard du suicide, a été un vrai plaisir. Les suivre dans leur périple en mer est également amusant. On part ainsi à "l'aventure". Mais si cette première partie est mobile, la deuxième l'est beaucoup moins. Richard rencontre une femme et se met à la rédaction de son roman. Il y a peu de mouvements dans l'histoire et la tournure de la relation entre Richard et la femme est sans surprise.

Comme je le disais, j'ai beaucoup aimé le personnage principal, Richard. Tout d'abord, parce qu'il a vingt-et-un ans mais qu'il n'est pas heureux. Une rencontre propice, celle de Jack, le sauve de la mort. En effet, Richard a un père qui est un poète très célèbre et cela pèse énormément sur ses épaules. Je comprenais ce poids et je n'y voyais pas vraiment de remède. Je me suis sentie très proche de ce personnage, sans forcément de grande raison. Son père n'a jamais fait attention à lui, son fils unique, tels les pères du XVIIIe siècle qui ne se souciaient guère de leurs filles...

=> Je retiens donc de cette lecture une écriture superbe et le personnage de Richard. Pour autant, l'histoire ne m'a pas emportée. Ce livre reste malgré tout une bonne découverte.



Genre : Roman
Publié en 1932
Pages : 315
Britannique

jeudi 24 mars 2016

Gossip Girl Tome 1 : "Ça fait tellement de bien de dire du mal" de Cecily von Ziegesar


Résumé : Bienvenue dans l'Upper East Side, le quartier chic de New York, où vivent Olivia et ses amis. Ils sont jeunes, ils sont riches, ils sont beaux, ils ont un penchant immodéré pour l'alcool, la fête, la cigarette... et les grossièretés. Ils fréquentent les écoles privées les plus prestigieuses de NY dans l'objectif d'intégrer Yale ou Harvard et de faire les plus beaux mariages, rien que ça... 
Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous 1'œil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet dans une rubrique où elle n'hésite pas à déformer à l'envi les aventures et mésaventures de ses " copains ". 
Plat de résistance : le retour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence : elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines langues de vipère, risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convoitée. Et si, en plus, Serena avait les meilleures notes, se mettait tous leurs profs dans la poche et, pire, lui piquait Nate, son petit ami si sexy ? 
Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !

Mon avis : <3 <3

J'ai tout d'abord pensé que la série télévisée adaptée de cette série littéraire avait l'air nulle et superficielle. Puis, il y a deux ans, j'ai vu le premier épisode car mes proches la regardaient alors et cela m'avait donné très envie de tenter l'aventure. J'ai bien fait puisqu'il s'agit de une des rares séries que j'ai regardé en entier et que j'ai adoré donc. J'apprécie par dessus tout le personnage de Blair (Olivia dans les livres) Waldorf, parce qu'elle est cultivée et maligne ! J'ai pas mal de points communs avec elle, notamment le fait qu'elle apprécie les films avec Audrey Hepburn, ce qui est aussi mon cas ! Et puis cela fait du bien de voir des personnages intelligents, qui se soucient d'art et de cinéma et qui ont des références.

Ce qui m'a dérangé dans ma lecture, c'est d'avoir en tête la série. Pour visualiser les personnages, j'avais forcément en tête ceux de l'adaptation télévisée. Le pire, c'est que je me posais sans cesse la question suivante : qu'est-ce qui sera commun entre les deux supports ? La question m'a suivie durant toute ma lecture et du coup j'avais du mal à être dans l'histoire même. Il y a évidemment des différences, comme par exemple les parents qui ne sont pas veufs comme dans la série.

Le style d'écriture est très loin de m'avoir plu. Il est très simple et ce n'est sûrement pas pour cela que la série littéraire a eu du succès. J'ai même trouvé que le récit était raconté de façon très familière, ce qui m'a suprise. Dans la série, les personnages ont l'air beaucoup plus "sains", en tout cas c'est le cas de Blair, qui n'apparaît jamais négligée dans la série !! Je l'ai donc moins appréciée ici, même si je suis contente de retrouver son amour pour les films avec Audrey Hepburn. D'ailleurs, elle vit sa vie comme un scénario, ce qui est assez amusant, mais un peu frustrant. Le récit est ici beaucoup plus trash et j'ai parfois eu la tête qui tournait avec tout cet alcool et autres malheurs.

Les ragots de Gossip girl, l'un des enjeux si ce n'est le principal de l'histoire, m'ont un peu déçus car ils n'apparaissent pas sur les écrans de portable de chacun mais sont glissés entre les chapitres donc les personnages ne semblent pas trop blesser par ces commérages.

Par ailleurs, je ne sais pas s'il vous arrive de le faire aussi parfois, mais durant ma lecture j'ai noté toutes les références culturelles, car elles y sont présentes et intrigantes. J'ai désormais très envie de lire Guerre et paix de Tolstoï !!

Je n'avais pas forcément envie d'acheter les livres mais ils n'étaient même pas à la médiathèque de ma ville alors j'en ai acheté quelques-uns. Autant ne pas prendre de risque de tout acheter si jamais je me décidai à ne pas tout lire. La série comporte seize tomes et je ne sais pas encore si je la lirai en entier. Il y a un tome 0, que je n'ai pas trouvé à Emmaüs parmi tous les autres. En tout cas le tome 2 me tente beaucoup car les étudiants font leur dossier pour être admis à l'université (je vis presque la même chose mais pour pas au même niveau). L'univers étudiant américain m'a toujours fait rêver. Si j'avais dû partir étudier à l'étranger, cela aurait été aux États-Unis (il n'est pas encore trop tard, étant donné qu'il me reste encore quelques années d'études...). J'ai aussi vu que Jenny Humphrey faisait l'objet d'une série de dix tomes, It Girl, dont j'aimerai bien lire le premier tome.

=> Une série qui nous emmène dans un quartier chic parmi des privilégiés. On est immergé dans un îlot unique et l'on ne s'ennuie pas. Si vous êtes tout particulièrement friands de commérages en tout genre, foncez !


Genre : Roman (tome 1)
Publié le 09 février 2006
Pages : 206
Américain



Bisous bisous

Gossip Girl