Affichage des articles dont le libellé est Conte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Conte. Afficher tous les articles

dimanche 29 janvier 2017

"Peter Pan" de James Barrie




Résumé : Peter Pan est un petit garçon bien étrange. Il est vêtu de feuilles, ne connaît pas son âge, et ignore ce qu'est un baiser. Wendy est intriguée par ce petit bonhomme qui lui rend visite la nuit, accompagné d'une lumière tintinnabulante nommée Clochette. D'où vient-il donc ? Je me suis enfui le jour de ma naissance, répond Peter Pan. " Je ne veux pas devenir un adulte, alors depuis, je vis au pays des fées. Sais-tu d'où viennent les fées ? Lorsque le premier de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en milliers de morceaux, et chaque morceau devint une fée. " Wendy et ses deux frères, John et Michael, n'hésiteront pas bien longtemps à suivre Peter Pan et Clochette sur l'Ile merveilleuse, au pays de l'Imaginaire.


Mon avis : <3 <3

  Cette lecture a été un pur délice. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire devant autant de mignonnerie. Et en même temps j'ai été fort surprise. Peter Pan a beau renvoyer à l'enfance, à un monde imaginaire, il n'y en a pas moins de l'agressivité de la part de certains personnages que je ne nommerai pas tout de suite.

Wendy et ses deux frères, John et Michael, quittent leurs chers parents Darling et leur chienne & nurse Nana (!) pour suivre Peter Pan au pays de l'Imaginaire, où vivent tous les enfants perdus. Tout semble féérique, mais c'est sans compter sur le Capitaine Jacques Crochet. En voilà un méchant. Mais détrompez-vous, c'est très loin d'être le seul. En effet, la fée Clochette me paraît bien pire : elle est très vulgaire et fait beaucoup de mal à la petite Wendy. J'ai été peiné d'apprendre que la petite fée Clochette de Disney n'est en fait pas si angélique que cela à la base.

Oups ! J'ai eu un gros problème de compréhension avec la nurse Nana. Au début, je croyais que c'était une vraie nurse, puis qu'elle était devenue une chienne. Je n'ai pas trouvé ce passage très clair.

La fin m'a attristée car on quitte le monde de l'enfance. Wendy et Peter Pan se quittent... Et c'est très triste ! Cela porte un coup à toute la magie apportée précédemment.

=> Envolez-vous vous aussi pour le pays de l'Imaginaire, avec des enfants plein de ressources et des personnages sympathiques et drôles !



Genre : Conte
Publié en 1911
Pages : 143
Écossais



Thème « Un plaid, une cheminée, un chocolat chaud » (1/12)

mercredi 14 décembre 2016

"La Reine des Neiges et autres contes" de Hans Christian Andersen



Elle se souvint des flocons qu'elle avait autrefois examinés avec la loupe, et combien ils lui avaient parus grands et formés avec symétrie. Ceux-ci bien plus énormes et terribles ; ils étaient doués de vie. C'était les avant-postes de l'armée de la Reine des Neiges. 
Résumé : Lorsque le miroir déformant du diable se brise, des milliers d'éclats se répandent sur la Terre. Quiconque en reçoit un dans l'oeil se met à voir tout en noir, et s'il se fiche dans le coeur, celui-ci se change en bloc de glace, attirant la Reine des Neiges. C'est ce qui arrive au petit Kay, enlevé par la froide souveraine et retenu prisonnier dans son palais. Mais son amie Gerda part à sa recherche, rencontrant en chemin magiciens, brigands et princesses. 

Ce recueil rassemble cinq contes parmi les plus célèbres d'Andersen : La Reine des Neiges, La Petite Poucette, La Cloche, Les Fleurs de la petite Ida et Les Cygnes sauvages, qui entraînent le lecteur dans un univers enchanté qui n'a pas pris une ride.

Mon avis : <3 <3

  En décembre, j'aime tout particulièrement lire ou relire des contes, alors je profite de mon temps libre cette année pour en lire davantage. Il me tardait de lire enfin le récit original de La Reine des Neiges, dont le titre original est Sneedronningen. Ma surprise a été immense car le récit d'Andersen n'a rien à voir avec l'adaptation faite par Disney et sortie en 2013. Un éclat de miroir atteint l'oeil de Kay, qui voit alors tout en noir. Il est enlevé par la Reine des Neiges et retenu prisonnier dans son palais. Son amie Gerda part alors à sa recherche.
Il n'est pas besoin de le dire, ce récit est enchanteur. J'ai adoré ce voyage dans les pays du Nord, où il est question de neige, de glace et de flocons, ce que je n'ai pas chez moi. La résolution finale est assez rapide et facile sans doute, mais le récit a beaucoup de charme. Comme je le disais, l'histoire est très loin de celle de Disney : il n'est pas du tout question des deux soeurs, Anna et Elsa, ni du bonhomme de neige Olaf et des autres. Je préfère toujours revenir aux sources alors je considère ces deux histoires comme bien distinctes.

La Petite Poucette et La Cloche ont eu moins d'écho en moi. Par contre, j'ai adoré Les Fleurs de la petite Ida qui est une petite histoire très amusante. Ida découvre le "pouvoir des fleurs". L'étudiant lui dit à propos de celles-ci : "N'as-tu pas souvent vu les fleurs, lorsqu'il fait un peu de vent, s'incliner et se faire des signes de tête ? N'as-tu pas remarqué que toutes les feuilles vertes s'agitent ? Ces mouvements sont aussi intelligibles pour elles que les paroles pour nous." Ce récit sur la vie des fleurs est drôle et agréable à lire !

Les Cygnes sauvages est peut-être celui qui m'a le plus interpellé. Onze jeunes princes et leur soeur se retrouvent chassés de leur maison à cause de leur belle-mère odieuse. La soeur est la petite dernière mais elle n'en démontre pas moins beaucoup de courage, ce que j'apprécie. Les cygnes sont des animaux magnifiques, alors cela ajoute du charme au conte. J'en garde un bon souvenir de lecture !

=> La Reine des Neiges et autres contes sont cinq récits à lire l'hiver au pied du feu pour s'émerveiller et passer du bon temps. Le plaisir de lecture est bien là !



Genre : Recueil de cinq contes
Paru en 1844
Pages : 91
Danois

mercredi 1 juillet 2015

"La Belle et la Bête" de Madame de Villeneuve


Son grand goût pour la lecture pouvait aisément se satisfaire dans ce lieu, et la garantir de l'ennui de la solitude. Le jour se passa sans qu'elle pût tout voir. Aux approches de la nuit, tous les appartements furent éclairés de bougies parfumées, mises dans des lustres ou transparents ou de différentes couleurs, et non de cristal, mais de diamants et de rubis.

Un aveu si charmant ne fit que le flatter : il n'y répondit qu'en disant, "aime qui t'aime, ne te laisse point surprendre aux apparences, et tire-moi de prison".

Résumé : " Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu'elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d'un pas ferme, et d'un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : "Bonsoir, la Belle".

Mon avis : <3 <3 <3
 
Ce livre s'est retrouvé dans ma bibliothèque grâce au premier concours que j'ai gagné sur la blogosphère, chez petitsbonheursetgrandeslectures. J'en étais absolument ravie ! Je comptais effectivement me procurer et lire ce conte un jour, et l'occasion s'est ainsi présentée.

J'ai réellement savouré ma lecture. Autant l'univers des contes me fait rêver, autant l'écriture de celui-ci était tellement sublime !! La langue a été, peut-être plus que le récit en lui-même, ce que j'ai apprécié du début jusqu'à la fin. Cette raison explique pourquoi je m'intéresse tant aux oeuvres du XVIIIème siècle. Les tournures de phrase étaient particulièrement belles, ce qui explique pourquoi j'ai eu dû mal à lâcher le livre jusqu'à la fin de ma lecture. J'ai passé un très bon moment, ne serait-ce que par le style d'écriture de l'auteur. Mais je dois dire aussi que j'ai appris des choses de ce conte que je connaissais pas (SPOILER) : le fantôme de l'Inconnu, la Dame, les animaux (les singes, les perroquets et les oiseaux). Le conte de Madame de Villeneuve est la première version moderne de La Belle et la Bête mais la reprise qu'en fit Madame Leprince de Beaumont et parue en 1757 (et que je souhaiterais me procurer également) fut beaucoup plus célèbre et plus courte.
 
Ce livre m'a livré quelques connaissances sur Madame de Villeneuve (1685-1755). Veuve à vingt-six ans, elle publie pour la première fois en 1734, à quarante-neuf ans, un ouvrage intitulé Le Phoenix conjugal, nouvelle du temps. Elle fut la concubine de Crébillon (père), un célèbre dramaturge, académicien et censeur royal. 
 
Quel a été mon plaisir de lire dans la préface que Madame de Villeneuve, tout en racontant un conte selon la tradition, a été influencé par la pastorale et le roman précieux (la Préciosité étant mon courant préféré), alors à la mode. L'histoire, bien que je la connaisse (ou presque), m'a enchantée, comme dans mon enfance. Les surprises étaient de mise et cela montre à quel point les contes sont trompeurs car on croit toujours les connaître, mais en fait, selon les versions (et les époques), tout change. Étant un conte, de belles morales y figurent telles que On ne connaît de mal sans remède que celui de la mort ou encore Il est plus facile de raisonner sur l'amour que de le vaincre. Ma lecture s'est faite crayon en main. Comme je vous l'ai déjà dit, je n'ai cessé d'apprécier la plume de l'auteure et donc de marquer beaucoup de citations !

Le personnage de la Belle m'a énormément plu : elle est courageuse, intelligente, gentille. Elle n'a pas si peur de la Bête. À l'opposé, ses soeurs sont exécrables par leur jalousie. Cela forme un contraste et l'on se met alors plus facilement du côté de la Belle. J'ai trouvé dommage que la Bête ne converse pas plus avec elle. Si le château est ensorcelé par la magie, il n'en reste pas moins qu'on peut s'y ennuyer (c'est ce que j'ai "vécu" durant ma lecture qui me fait dire cela).

Le conte est paru en 1740 dans La Jeune Amériquaine et les contes marins qui comprend La Belle et la Bête, Les Nayades et Le Temps et la Patience. En principe, notre conte débute par le retour d'un couple à Siant-Domingue. Leur femme de chambre, Mlle Chon, leur conte, ainsi qu'aux autres voyageurs, l'histoire de La Belle et la Bête. Malheureusement pour moi, Folio a décidé de ne pas retranscrire cette narration pour des raisons de "calibrage". En cherchant sur internet le livre original, je suis tombée sur un livre à 281 €. C'est vraiment dommage car j'aurai aimé lire le texte intégral, ainsi que les autres oeuvres de l'auteure (je n'y renonce cependant pas !).

La raison pour laquelle je vous conseillerai de lire ce conte est qu'il vous surprendra certainement autant que moi ! On connaît tous plus ou moins la version de Disney mais ce texte-ci comporte des rebondissements dont, à la fin, je ne saisissais même pas la portée. La dose de magie, tels que les repas servis dans le château sans présence humaine apparente, m'a enivré au point que j'y croyais ! Ce récit m'a emmené vraiment très loin, à la fois au XVIIIème siècle et dans un univers de conte et de magie. C'était un régal !

=> Je ne peux que vous encouragez à lire ce texte-source qui, partant d'une histoire connue, révèle des éléments intéressants et surprenants !

Genre : Conte
Publié en 1740 
Pages : 142
Français

++ Sur le même sujet je vous conseille le film de Jean Cocteau de 1946, avec Jean Marais et Josette Day, ainsi que l'histoire de La Bête et la Belle de Thierry Jonquet (2000) qui se déroule dans une période récente et qui tient plus du noir que de la magie. Pour ma part, je vais essayer de creuser ce thème plus loin en regardant, notamment, la dernière adaptation cinématographique, ainsi que le conte de Madame Leprince de Beaumont.