jeudi 4 août 2016

Sir William Shakespeare

Tout comme Molière, William Shakespeare (décédé en 1616) fait partie de ces dramaturges dont j'ai envie de lire et de voir toute l'oeuvre. J'admire sa plume et j'ai très envie de découvrir toutes les pièces de théâtre qu'il a écrit, même les moins connues. On ne sait pas tout de sa vie mais voici un condensé ci-dessous sous dorme d'infographie, j'espère que cela vous plaira !





Ayant envie de voir ce que le cinéma avait pu faire de Shakespeare, je me suis penchée notamment sur le film Shakespeare in love.


Ce film est peut-être si célèbre que ce n'est pas la peine que je vous en parle. Pourtant, je vais le faire. Je vais vous donner mes impressions sur ce qui n'est pas une biographie. En effet, il s'agit plutôt d'une comédie dramatique qui s'inspire de la vie de Shakespeare pour laquelle il y a des parts d'ombre, ce qui attise l'imagination des scénaristes, ici celle de Marc Norman et Tom Stoppard.
Le film a l'avantage de nous immiscer dans l'époque de Shakespeare et notamment du théâtre : Shakespeare est montré étant sous la pression de devoir écrire une pièce à tout prix. Sa pièce n'est même pas achevée qu'on le rémunère déjà. L'écriture à la plume me fait rêver, j'adore le son de la plume sur le papier et cela fait si authentique ! Par ailleurs, j'ai tout particulièrement aimé le rôle de la reine Elisabeth I, interprété par Judi Dench. Il lui va aussi bien physiquement que dans les paroles.
=> Si ce film n'est qu'une invention sur la vie de Shakespeare, il a l'avantage de nous imprégner de son époque et, surtout, de nous divertir !


Ma dernière lecture du dramaturge était Antoine et Cléopâtre, une pièce de théâtre datant de 1607



   On ne présente plus ce couple d'amoureux très connu. Pourtant, je me rends compte, en creusant le sujet, que je connais peu leur histoire ainsi que la vérité sur la vie de Cléopâtre. C'est pourquoi j'ai décidé de voir un film très connu, le fameux Cléopâtre de Joseph Leo Wankiwiesz. Un film monumental, ça oui. Tant par son coût - il est l'un des films le plus cher de l'histoire du cinéma - et monumental aussi par son décor et par sa durée (ce qui ne devrait pas compter mais un peu quand même, quatre heures en tout).


   Au début du film, je me redisais à quel point je déteste les films historiques car, justement, il font toujours trop "cinéma". Tout semble faux, rien n'est sale, tout brille... J'ai eu une belle surprise en découvrant que j'avais beaucoup de plaisir à suivre cette histoire antique, scénarisée par Joseph L. Wankiwiesz lui-même avec Ranald MacDougall et Sidney Buchman. 
Les décors, pour leur part, sont fabuleux - bien que très propres - et amènent facilement au dépaysement. D'entrée de jeu - ou de film plutôt - le son est donné : une musique digne de l'Égypte antique sur un fond noir avant que n'apparaissent quelques temps après, enfin, le générique.
Pour ce qui est de l'Histoire, je dois avouer que cela n'a pas été d'une limpidité absolue. Je n'ai jamais étudié cette période dans mes cours d'histoire universitaires - le dernier cours sur l'Égypte antique devant remonter à l'époque où j'étais en cinquième, ce qui est lointain - donc j'ai eu beaucoup de mal à suivre la trame historique. Pour être sûre de ne pas avoir été "trompée" par le film, il faudra que je me renseigne sur Cléopâtre avec des biographies. Au final, je me suis dit que peu importe, les films historiques relatant peu souvent toute la vérité, et je me suis donc laissée porter par les belles images qui défilaient sous mes yeux.

=> Un magnifique film qui m'a enchanté et emmené si loin dans le temps et dans l'espace... un monument classique à voir à tout prix !



 Article en collaboration avec Stampaprint

samedi 30 juillet 2016

Tag : Vivre avec ses livres

Bonjour à tous ! En ce samedi gris, parlons "vie de livres". La gentille bloggeuse de Vague culturelle (le tag a eu lieu sur son ancien blog) m'avait taguée car elle désirait savoir comment je vis avec mes livres. Je me prête toujours avec plaisir à l'exercice lorsqu'il s'agit de parler de sa vie... avec les livres ! :-D





Forme, couleur, senteur; vieux, neuf, d'occasion, cornés, ... les livres sont tous différents, et donc uniques. Le même roman (et rien de plus parlant qu'une salle de classe pour constater ça !) peut avoir des couleurs, des odeurs, des formes différentes. Si le lecteur est de ceux qui cornent les pages, s'il est de ceux qui le couvrent, le protègent, le bichonnent ou au contraire le laissent traîner raturé, vous n'aurez pas le même livre. Quel est votre genre alors ? 

Que de choses à dire pour cette question. Tout d'abord, je préfère les petits formats car ils sont plus pratiques (j'emmène toujours un livre avec moi donc c'est un critère essentiel) mais j'aime bien parfois retrouver les grands formats aussi !
Ensuite, j'achète énormément mes livres d'occasion mais je fais toujours attention à ce qu'ils ne soient pas trop abîmés car sinon, je n'achète pas ! Il me faut avoir des livres qui ont de la tenue, tout de même ! Il ne doit donc pas y avoir trop d'écriture (ou alors avoir juste à gommer l'écriture d'un crayon de papier). Du coup, neuf ou vieux, j'adore sentir les pages des livres !
=> Mon genre de livres est donc un livre pratique et que je conserve précieusement.

Les livres sont nos compagnons de tous les jours. Comment les traitons-nous ?  Fana de lecture que nous sommes, nous avons forcément une manière bien personnelle de manipuler, poser, transporter et lire nos livres au quotidien. 

Je fais très attention à mes livres, en principe (sauf récemment où je n'ai pas arrêté de transporter partout mon livre Le meunier d'Angibault de George Sand, sans jamais le commencer. Résultat : il est corné, abîmé, et je me sens très mal !). Je transporte toujours mes livres avec soin dans... un sac plastique Gibert Jeune de la taille du livre ou alors dans une pochette en tissu. J'en ai cousu hier mais celles-ci ne sont pas pour moi car je voudrais un tissu "spécial" pour ma pochette, que je n'ai pas encore trouvé. Je vous montrerai prochainement celles que j'ai faite sur l'instagram du blog.

Le livre dans les transports 

OBLIGATOIRE !!! Je ne me vois pas ne rien faire durant les longs trajets de transports en commun. Je ne conçois même pas comment on peut voyager sans un livre dans la main. Le livre est un accessoire indispensable et est toujours présent dans mon sac à main, je vous le dis (enfin, vous vous le savez déjà, mais il y a des voyageurs qu'il faudrait réussir à convaincre).

Livres et activités du quotidien. Qui n'a jamais eu envie de lire dans son bain ? de lire en marchant dans la rue ? en faisant la vaisselle ? la cuisine ? à table ? 

Lire dans mon bain ? C'est une pratique que je vais bientôt tester. Je voulais parler avec vous de cette autre pratique : lire en marchant. Je ne lis pas en marchant dans la rue mais... dans mon jardin ! Je vous jure que c'est super agréable. J'ai un grand jardin et j'ai un coin préféré pour cet exercice, un coin où il y a des arbres donc je marche à l'ombre, le nez plongé un roman, heureuse de me dégourdir les jambes tout en exerçant une activité intellectuelle. Il n'y a rien de mieux que lire en marchant à la campagne ! Avez-vous déjà tenté "l'expérience" ?
Je peux aussi lire en marchant quand je dois aller chercher quelque chose dans un autre endroit. Je n'ai jamais de temps à perdre :-P

Les livres dans la maison
Où rangez-vous vos livres ? Dans une bibliothèque ? Sur une pile par terre ? Et la poussière ? 

Je n'ai pas à proprement parler de bibliothèques comme beaucoup d'entre vous en ont (je suis jalouse, d'ailleurs). Pour le moment, mes livres sont sur une vaste étagère et dans une grande malle violette (la couleur a une énorme importance chez moi). Cette situation ne me plaît guère mais je n'ai pas le choix. En attendant, je réfléchis à la bibliothèque de mes rêves pour le futur, aux moyens de la mettre en oeuvre, etc.
Par ailleurs, je nettoie et trie mes livres une fois par an, avant la rentrée scolaire. Cela me permet de voir que j'ai lu pas mal de livre durant l'été qui s'achève... et de voir tous les autres livres qu'il me reste à lire :-D



À toutes celles qui passent par ici et qui veulent bien répondre à ce tag ou répondre ici en commentaires à certaines questions. En attendant vos propos, je vais lire en marchant... jusqu'à la table du repas. Bon appétit livresque :-)

dimanche 24 juillet 2016

"Gossip Girl 2 Vous m'adorez, ne dites pas le contraire" de Cecily von Ziegesar

Titre original : You know you love me


Parlez-moi de vous. Quel genre de personne êtes-vous ? Je [Olivia Waldorf] suis très organisée (petit rire). Mes amis me trouvent tatillonne. Je suis ambitieuse. Je ne supporte pas d'être moyenne dans quoi que ce soit. Je suis déterminée. Je me pousse à faire du mieux que je peux. Je pense que je suis un peu obstinée. Je suis très sociable. J'organise des soirées et des galas de bienfaisance. J'essaie de me tenir au courant de l'actualité, mais avec toute la lecture pour l'école, je dois admettre que je ne lis pas le journal tous les jours. J'adore les animaux. J'essaie de bien me comporter vis-à-vis de ma famille et de faire des choses pour eux sans qu'ils aient besoin de le demander.

Résumé : Bienvenue à New York dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons dans d'immenses et fabuleux appartements, où nous fréquentons les écoles privées les plus sélectes, mais nous avons le physique et la classe, ça compense. c'est aussi la période où nous devons remplir nos dossiers pour l'université. Nous venons de ce genre de familles et d'écoles, où il n'est même pas envisageable de ne pas postuler aux meilleures universités; s'y voir refuser l'entrée serait la honte absolue. La pression est là, mais je refuse de la subir. C'est notre dernière année au lycée, nous allons faire la fête, faire nos preuves et entrer dans les universités de notre choix. nous sommes uissues des plus prestigieuses famille de la côte Est - je suis certaine que pour nous, ça sera du gâteau, comme toujours. 
 J'en connais quelques-unes qui ne se laisseront pas abattre...

Mon avis : <3 <3

De retour dans l'Upper East Side, je n'ai pas boudé mon plaisir ! J'ai retrouvé mon personnage de séries préféré : j'ai nommé l'ingénieuse Olivia Waldorf. Non seulement elle adore les films avec Audrey Hepburn, comme moi, mais elle très ambitieuse, et j'adore. Une des formules de ce second tome est "Je veux le meilleur. Je suis la meilleure. Et je mérite le meilleur, déclara-t-elle avec assurance." (cette phrase suffira-t-elle à sauver son entretien pour étudier à l'université de Yale ?).

Ayant vue la série, il me faut toujours démêler ce qui est de la série télévisée (que j'ai vu en premier), et ce qui est de la série littéraire. La série télévisée a éliminé pas mal de personnages, notamment des frères et des demi-frères. Et au niveau des événements, il faut toujours que je me rappelle ce qui est de la télévision ou du livre. Mais cela reste une bonne lecture quand même.

J'adore la forme du livre : entre les chapitres se glissent parfois une page du blog de Gossip Girl qui nous tient au courant des dernières nouveautés concernant nos amis new-yorkais. J'adore ! Je pense savoir qui est GG donc j'essaie de voir les signes laissés par l'auteure et j'en vois assurément.

La fin de ce tome est pleine de surprises. Les personnages attendent des choses de personnes qui attendent des choses d'autres personnes. Je ne vous dit pas les embrouilles...

=> Un second tome tout en surprises où Olivia Waldorf n'est pas loin de la dépression. Va-t-elle se relever ?...


Genre : Roman
Publié en 2006
Pages : 237
Américain

jeudi 7 juillet 2016

"Paris est une fête" d'Ernest Hemingway

Titre original : A Moveable Feast



"Découvrir tout ce monde nouveau d'écrivains, et avoir du temps pour lire, dans une ville comme Paris où l'on pouvait bien vivre et bien travailler, même si l'on était pauvre, c'était comme si l'on vous avait fait don d'un trésor. Vous pouviez emporter ce trésor avec vous si vous voyagiez [...]".

Résumé : Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu'elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l'allumage de la vieille Ford T qu'elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s'occupait de sa voiture - un conscrit de 1918 - n'avait pas pu faire le nécessaire, ou n'avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n'avait pas été sérieux et le patron l'avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé : " Vous êtes tous une génération perdue. " " C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue. "

Mon avis : Après cette lecture, je peux désormais affirmer être une vrai parisienne. Non, c'est faux car ce n'est pas là d'où je viens mais, en tout cas, je me sens mieux après avoir lu ce livre, car je réside à Paris et je me devais donc de le lire.

J'ai trouvé mon bonheur d''abord dans l'écriture, que j'ai trouvé formidable. Je ne pensais pas que j'accrocherai (j'avais peur d'une écriture très / trop littéraire) et pourtant... Je me suis vraiment régalée en parcourant les lignes.


En lisant l'histoire, je n'ai pu m'empêcher de penser au film Minuit à Paris de Woody Allen. En effet, il est question des mêmes personnalités et cela m'a permis de "me mettre dans l'ambiance" si je puis dire. L'histoire est vraiment plaisante car Hemingway aime Paris et nous emmène avec lui lors de ses dîners (il est beaucoup question de nourriture, de quoi donner faim...). Le récit permet également d'entendre parler de nombreuses personnalités : Gertrude Stein, Ezra Pound, beaucoup Francis Scott Fitzgerald, Aldous Huxley... Il y est ainsi beaucoup question d'art et de littérature. Le narrateur considère le journalisme comme une passerelle pour accéder à la glorieuse littérature. Il y aussi le ski à Schruns et les courses de chevaux. Le livre a l'avantage de comporter des vignettes inédites !

=> Je ne saurai que vous conseiller cette petite lecture, même si vous n'êtes pas un amoureux de Paris. Voir le point d'un vue d'un grand écrivain sur notre capitale est très amusant et permet de voyager à travers les rues et restaurants parisiens.


Genre : récit autobiographique
Publié en 1964 à titre posthume
Pages : 350
Américain

"Mais invulnérables, nous ne l'étions pas, et ce fut la fin de notre première période parisienne, et Paris ne fut plus jamais le même. C'était pourtant toujours Paris, et s'il changeait, vous changiez en même temps que lui."




À l'occasion de la commémoration de la disparition de l'écrivain américain Ernest Hemingway, le 2 juillet 1961, Stampaprint a réalisé un joli visuel que je vous laisse découvrir :



Article en collaboration

jeudi 30 juin 2016

"Scarlett, si possible" de Katherine Pancol


Ce n'était pas la première querelle qui opposait Juliette et ses parents. Il en est  des ruptures comme des exceptions aux règles de grammaire. Une, ça va. Plus, c'est mauvais signe. C'est que la règle est caduque.
La vieille règle d'amour censée régir les rapports parents-enfants était une nouvelle fois ébranlée.

Résumé : En juillet 1968, brusquement, Pithiviers leur paraît trop petit. Elles ont 18 ans, leur bac, et des défis pleins les poches. Benedicte a décidé d’être une grande journaliste. Martine veut faire fortune en Amérique, et Juliette…attend le prince charmant en laissant traîner son coeur partout. Trois filles, trois amies, et une certitude: rien est inaccessible. Loin de Pithiviers, on peut devenir ce qu’ on a choisi. Scarlett, si possible. 
 Histoire de leur apprentissage, de leurs coups de coeurs et de leurs coups de poings, de leurs coups de poker, et de leurs coups de tête. Scarlett, si possible est un roman bourrasque pour tous ceux qui ne croient pas aux contes de fées. Les princes seront moins charmants que prévu, les princesses auront de drôles de manières, et les bonnes fées, des allures de sorcières. Un roman où se bousculent les rêves et les désirs de toute une génération.

Mon avis : <3 <3

Je ne pensais pas relire tout de suite un livre de Katherine Pancol après ma lecture de La valse lente des tortues, qui n'a pas été des meilleures. Récemment, je rangeais ma wish-list lorsque je suis tombée sur ce livre et son résumé. Je suis justement à la recherche de romans qui ont pour thème le journalisme ou des journalistes, et il s'avère que c'est plus dur à trouver que je ne le croyais. Je lance donc un appel : si vous connaissez des histoires ou même des séries télévisées en rapport avec le journalisme, je suis toute ouïe. Je me suis donc empressée d'emprunter Scarlett, si possible à la médiathèque et je ne regrette pas ma lecture...

Le titre, déjà, est très attirant car Scarlett est un personnage que j'adore : courageuse, fière et déterminée, elle a tout d'une ambitieuse. Scarlett O'Hara est une figure romanesque issue du roman Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, un livre inoubliable et que je vous enjoint à lire tout de suite si ce n'est pas déjà fait ! Le titre a été vraiment bien choisi car les trois héroïnes, Juliette, Martine et Bénédicte, sont des filles déterminées également. J'ai adoré rencontrer des personnages ambitieux, c'est ceux que j'aime par-dessus tout. Ce sont des filles donc l'histoire comprend tout ce qui va avec : relations amoureuses mais aussi relations sexuelles, doutes, réflexions, changements de direction... Mais il ne s'agit pourtant pas d'une roman pour filles "classique". Il est bien au-dessus car, pour moi, il regorge de conseils.

Frais, enthousiasmant, prenant, j'ai dévoré ce livre en peu de temps. Je le lisais avant tout pour savoir comment Bénédicte parviendrait à devenir journaliste. Je pensais que le destin des deux autres filles ne me conviendrait pas et même que j'aurai envie de passer les pages pour passer directement à Bénédicte mais il n'en a rien été. J'ai adoré les trois personnages féminins. D'habitude, je déteste tout ce qui a pour schéma "trois amies pour la vie", cela fait tellement cliché. Si Juliette, Martine et Bénédicte sont amies, tout n'est pas aussi simple que cela et j'ai trouvé cela normal vu leurs différentes origines sociales. Dans ce roman, les personnages, même secondaires, sont tellement travaillés et décrits que l'on ne peut pas nier le talent d'écrivain de Katherine Pancol. Le fait de travailler tous ses personnages est une constante chez elle. D'ailleurs, j'avais vu une vidéo où elle donnait pour conseil à tout auteur de bien réfléchir à ses personnages. Cela se ressent donc beaucoup dans son oeuvre. On est parfois confronté à de petites biographies de personnages mais cela rend l'histoire encore plus vraisemblable. Justement, j'aime beaucoup la vraisemblance des histoires de Katherine Pancol, même si elle a toujours tendance à casser la structure en ajoutant des clichés ou des faits un peu ridicules, comme une déclaration d'amour à la télévision et à la radio. Avec les livres de Katherine Pancol, j'apprend toujours des choses ! J'aime bien les conseils qui sont glissés entre les lignes, comme celui-ci :

Et, quand on part sur un coup de tête, il faut revenir sur un coup d'audace. C'était une théorie de Martine. Et Martine, elle s'y connaissait en théories...

Durant ma lecture, j'ai trouvé ce que je voulais sur un destin de journaliste (mais j'ai aussi trouvé plus). J'ai pu voir un peu les coulisses du Figaro. Même si c'est fictionnel, Katherine Pancol a aussi été journaliste et je tiendrai compte de ce qu'elle raconte sur ce métier. J'ai aimé le personnage de Bénédicte, qui veut devenir journaliste, parce qu'elle est intelligente et trouve toujours une solution pour écrire un papier, coûte que coûte. Le livre commence en 1968 et, à l'époque, on pouvait encore ne pas avoir fait d'étude et devenir journaliste. Mais tout comme aujourd'hui, ce qui aide, ce sont les relations. De la presse écrite, Bénédicte est passée à la télévision par la suite, autrement dit, j'aimerai en faire autant un jour...

Comme je l'ai dit, j'ai aussi apprécié les deux autres héroïnes, Juliette et Martine. Juliette ne sait pas vraiment quoi faire de sa vie mais elle se lance dans une licence de droit. Elle subit des situations difficiles, des pièges, mais elle prend finalement goût au droit. Son attitude à la fin m'a beaucoup déçue cependant. Quand on n'est pas sûre, on ne s'engage pas ! J'ai trouvé son personnage très crédible et elle trace sa route au fil du temps, sans plan préétabli. Quant à Martine, j'ai aussi beaucoup aimé son ambition. Pour financer son départ pour New-York, elle doit d'abord travailler. Elle commence par travailler dans un supermarché et prend des cours du soir. Son envie d'ailleurs est d'autant plus compréhensible aujourd'hui où beaucoup aiment voyager à l'étranger et vivre autre chose. Mais tout ne se passe pas comme prévu et un événement inattendu l'attend... Il n'en est pas de même pour les personnages masculins. J'ai haï Émile le menteur, Richard le voleur et Louis le déséquilibré !

J'ai vraiment aimé, adoré cette histoire. Il est très près du coup de coeur et je ne peux que vous le recommander. Avec ce livre, son troisième roman, Katherine Pancol m'a agréablement surprise. Je pensais qu'aucun de ses livres n'étaient fait pour moi mais il ne faut pas que je m'arrête à sa série Joséphine.

=> Un roman sur l'ambition avec trois héroïnes qui sont bien dignes de la célèbre Scarlett O'Hara. Une fois commencée, il est bien difficile de lâcher ce roman ! 


Genre : Roman
Publié en 1985
Pages : 507
Français


Du même auteur sur le blog :

vendredi 24 juin 2016

J'ai découvert la plume de : Yasmina Khadra avec "Les hirondelles de Kaboul"



Nous avons tous été tués. Il y a si longtemps que nous l'avons oublié.

Résumé : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : <3 <3

   Je suis encore sous le choc de cette lecture. Je suis à la fois abasourdie par les faits, tragiques, qui y sont narrés, et par la sublime écriture de Yasmin Khadra, que je viens seulement de découvrir ! J'ai souvent entendu ce nom d'écrivain - notamment pour avoir pris le nom de sa femme - sans avoir eu jusqu'ici la curiosité de tourner la première page d'un de ses livres. Je me suis tournée vers Les hirondelles de Kaboul car depuis peu j'ai envie de lire davantage de livres contemporains, notamment ceux en lien avec l'actualité.

   Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec l'histoire mais certainement pas à un sujet sur les rapports hommes-femmes en Afghanistan. L'histoire raconte de manière distincte le quotidien de Mohsen et de son épouse Zunaira, et celle d'Atiq Shaukat, un geôlier, et de sa femme Mussarat. Je ne pensais pas que leur destin se croiserait. Et pourtant. Plus j'avançais dans l'histoire et plus mon souffle s'accélérait. La fin est donc haletante. Je dois bien avouer que l'auteur m'a bien eu...

   L'auteur, justement, a une écriture qui m'a plu. Je suis toujours très soucieuse du vocabulaire employé lorsque je lis n'importe quel livre. Yasmina Khadra a une écriture d'érudit rien que par le vocabulaire qu'il utilise, mais, j'ai trouvé cela plaisant à lire. Cependant, au vu de l'histoire et de ce vocabulaire justement, ce livre n'est pas destiné à tout le monde. Je préfère donc mettre en garde un lecteur trop jeune.

Je n'ai pas réussi à m'apitoyer sur les personnages. Si Atiq se montre être un homme tout à fait détestable, il n'en va pas de même pour Mohsen. Même si ce dernier commet un acte fautif, il montre qu'il le regrette. L'écrivain ne cherche pas seulement à montrer l'atmosphère oppressive imposée par les talibans mais aussi ce que cette atmosphère produit à terme chez les personnages, surtout sur leur mental. Ils ne s'en sortent en tout cas pas indemnes, l'auteur appuyant bien sur ce point.

Le rapport hommes-femmes m'intéresse beaucoup de manière générale mais cela a été difficile de ne pas grincer des dents face à ce que j'ai lu. L'auteur n'a aucunement l'intention de nous ménager et raconte donc ces rapports avec crudité. Je ne le blâme pas car cela permet de nous mettre face aux réalités de certains pays, malheureusement. À Kaboul, les femmes sont soumises, doivent obéir à leur mari et sont menacées par le fait que ceux-ci ne les préfèrent à d'autres femmes. Les hommes se marient trois, quatre fois, ce que le pays autorise. Cette lecture s'avère donc ludique puisque j'en sais désormais un peu plus sur l'atmosphère qui règne à Kaboul. Même s'il s'agit d'une fiction, je ne doute pas que certains propos soient proches de la vérité...

=> Ma découverte de la plume de Yasmina Khadra s'avère être très positive. Par son récit tragique mais prenant, il ne m'incite que plus à lire la suite de cette saga et d'autres de ses oeuvres. N'hésitez donc pas à m'en conseiller si vous en avez lu et appréciés. Mais si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous conseille de tenter l'expérience !


Genre : Roman
Pages : 148
Publié en 2002
Algérien


Suites à lire de la saga Le Conflit entre l'Orient et l'Occident : 
  • L'attentat
  • Les sirènes de Bagdad

Découvrir un auteur :
Yasmina Khadra

lundi 13 juin 2016

Exposition Barbie : la vie en plastique, c'est FANTASTIIIIQUE !

Pourquoi avoir choisi de faire cette exposition ? Parce que j'adore le monde des poupées et des poupons pardi ! Je m'imagine déjà collectionner les poupées Corolle, les anciens landaus (tous ceux que j'ai vu à Emmaüs et qui ne semblaient pas trouver preneur) et de belles Barbie (Barbie mariées ou celles sur le thème de Noël, qui sont de véritables poupées de collection). Dites-moi si l'on partage ces quelques intérêts, je me sentirai moins seule au monde... Je ne vais pas commencer ce projet de sitôt, mais il est bien ancré dans un coin de ma tête...


L'exposition contient des Barbie en abondance,
aurez-vous un coup de coeur comme moi ?



J'avais vraiment hâte de faire cette exposition. J'espérais surtout y retrouver une chose : les Barbie de ma génération ou celles que je possèd-ai(s). Apparement, je n'ai eu aucune Barbie assez mémorable pour figurer dans l'exposition (j'ai seulement reconnu la robe d'une Barbie de ma soeurette - comme quoi j'étais vraiment aux aguets...). Ce n'est pas la première exposition sur Barbie que je faisais. Auparavant, en 2014, j'avais visité l'exposition Barbie Rétro Chic au magnifique Musée de la poupée situé également à Paris. Je n'avais convaincue personne de m'accompagner alors que l'exposition était tout aussi superbe que celle qui est actuellement au Musée des Arts décoratifs, puisqu'il y avait des poupées habillées par Dior et même la poupée Audrey Hepburn (vous la trouverez dans cette exposition-ci).

L'exposition revient sur les premiers pas de la poupée en général puis sur ceux de Barbie, qui a été créée par la femme d'affaires américaine Ruth Handler pour sa société de jouets & jeux Mattel. Barbie, dont le nom est le surnom de sa fille Barbara, est sortie pour la première fois en 1959. Vous pourrez ainsi découvrir la toute première Barbie et connaître pourquoi elle ne portait qu'un simple maillot de bain... Je vous laisse le découvrir par vous-même ! L'exposition montre ainsi l'évolution de la poupée devenue célèbre, de sa silhouette à la couleur de sa peau. Dernièrement, Barbie a connu une grande (r)évolution puisque la marque a produit des Barbie de différentes tailles (petites ou grandes), de différents silhouettes (maigres, fortes...), aux couleurs de peau différentes, aux cheveux colorés... ce que le Musée n'a pas omis de montrer. Je suis totalement pour cette évolution, même si je me demande si elle a été faite de bon coeur...


Barbie star : Grease, Autant en emporte le vent (au fond à droite)
Il y a même des séries télévisées : Alerte à Malibu (à gauche), Mad men (au fond), Ma sorcière bien aimée


Barbie "Melanie Daniels", du film Les Oiseaux / The Birds



Mon coup de <3 :


Barbie basketteuse

Elle est toute sourire, bien équipée et prête pour remporter le match ! Si j'avais su je l'aurai voulu ! Je suis estomaquée car je ne pensais pas qu'elle existait (il y a Barbie foot aussi, et même un "Barbie foot", que vous connaissez peut-être déjà). Il y a une énorme collection de Barbie aux multiples métiers, dont certains que j'ignorais : architecte, magicienne, pompier... C'est géant et génial !



Sans oublier ma déesse Marie-Antoinette (à droite de la photo), poupée datant de 2003. Je savais qu'elle existait mais je ne peux que désirer encore plus l'acquérir désormais (!). 
Tout à droite il s'agit de "Madame du Barbie", par Bob Mackie, datant de 1997 : un superbe nom trouvé en référence à Madame du Barry. 
Au centre, vous l'aurez reconnu, il s'agit de Barbie Queen Elizabeth Ire, sortie en 2004. Ces Barbie doivent coûter très chères et sont sans doute très rares !


Je ne résiste pas à l'envie d'insérer ce clip - indispensable - dans l'article :

Aqua - Barbie girl (1997)




=> Barbie princesse, policière ou encore nageuse... notre enfance a été trop courte pour qu'on puisse jouer avec toutes mais l'exposition permet de se rattraper en quelque sorte. Depuis que j'ai fait cette exposition hier, je n'arrête pas d'y repenser et des souvenirs d'enfance et de jeu remontent à la surface... Je vous incite donc à aller jouer (si si, c'est possible) et vous remémorer les meilleurs moments de votre enfance. En plus, l'exposition est GRATUITE POUR LES MOINS DE 26 ANS ! N'hésitez plus, aller jouer !




Exposition Barbie
10 mars-18 septembre 2016
Paris