dimanche 9 novembre 2014

Voyage à Stockholm - Du 26 octobre au 1er novembre 2014

Hej !

Pendant les vacances de la Toussaint, je suis partie à Stockholm en Suède car ma soeur aînée y termine ses études. C'est le premier pays nordique que je visitais et ce qui m'a le plus surpris fût qu'il fasse nuit dès 16 heures tous les jours ! Il faut vraiment s'y habituer et ça rend l'atmosphère plus glauque tout d'un coup. La ville n'est pas si grande que cela et je pense en avoir fait le tour.

Ce voyage a évidemment été l'occasion de faire plein de visites dont je vous donne ici un petit aperçu. Et afin d'accompagner la lecture de cet article, je vous propose d'écouter la chanson "Waterloo" chantée par le groupe suédois Abba qui leur permis de gagner l'Eurovision en 1974 et de se faire connaître mondialement.








Abba The Museum :

Passage obligé par le musée dédié au groupe suédois Abba !! 



Ce musée est GÉNIAL !! J'y suis restée 2 heures et demie ! L'entrée est plutôt cher (environ 23€ par personne) mais il valait le coût ! J'aime bien écouter ce groupe et grâce au musée j'ai pu avoir un panorama des parcours personnels de chaque membre du groupe et plein d'autres informations. Des activités sont proposées aux visiteurs (karaoké, danse...). Je le recommande vivement !


Le Nordiska Museet :


Le musée nordique est l'un des plus beaux musées de Stockholm et donne un aperçu de l'histoire de la vie quotidienne en Suède. J'ai pu ainsi voir une exposition sur le sucre, les jouets (dont de belles maisons de poupée datant du 18ème siècle au 20ème siècle), l'histoire de la mode, des tables garnies traditionnelles de Suède... Le musée est gratuit le mercredi à 17 heures !


Le Moderna Museet :

J'ai également fait le Musée d'Art Moderne comprenant une collection d'art moderne suédois et international. Et il y également une partie du musée consacrée à l'architecture et le design avec pour l'occasion une exposition sur le travail du designer allemand Konstantin Grcic. Le musée est gratuit le vendredi à partir de 16 heures.


Le Palais Royal :


Un lieu où j'étais obligée d'aller. J'ai même pu assister à la relève de la garde. Les salles du Palais à visiter sont nombreuses et spacieuses, j'ai adoré !



Enfin, pour tous les gourmands, la Suède a de nombreuses pâtisseries et sucreries (la plus connue est bien sûr le Daim). Et comme le veut la coutume en Suède j'ai pris plusieurs fika (leur pause goûter/café) dans les nombreux café de la ville. Je vous conseille tout particulièrement le Café Saturnus, lieu à la décoration française mais qui vend le meilleur Kanelbulle (pâtisserie à la cannelle).




Quelques souvenirs que j'ai ramené, des gâteaux suédois et des noeuds (dont je raffole).



En espérant que mon article vous ai donné envie de visiter ce pays !

dimanche 2 novembre 2014

"Arsenic & Vieilles Dentelles" / "Arsenic and Old Lace" de Frank Capra


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Frank Capra
Scénario : Julius J. Epstein et Philip G. Epstein, d'après la pièce éponyme de Joseph Kesserling
Genre : Comédie romantique
Sortie en 1944
Production : Warner Bros
Avec Cary Grant (Mortimer Brewster, l'écrivain)


Cary Grant est d'origine britannique et a été découvert par Cukor dans Sylvia Scarlett. Cet acteur, qui a eu deux nominations aux Oscar, a joué principalement dans des comédies, avec une mimique du corps qui lui est propre, et dans des films d'Hitchcock. 


Synopsis : Deux vieilles dames font disparaître de vieux messieurs. Mortimer, leur neveu découvre l'affaire. Mais, l'affaire se corse pour lui quand il découvre que ses cousins, l'un gentil, l'autre méchant, sont également mêlés à l'histoire et que les cadavres s'amoncellent dans la cave.

Éléments d'analyse du film : Cette comédie n'a rien d'idéologique et est inhabituelle et immorale. La mise en scène est très théâtrale (mise en abîme), un policier faisant récitation de sa pièce durant un drame en cours. C'est presque un lieu clos. Le jeu est burlesque et donc le rythme très rapide. Le frère fou amène la folie comique du film et incarne le diabolique. Il s'agit d'une comédie romantique mais la future épouse reste extérieur au film.

Mon avis : <3 <3
  Ce film est très sympathique et ce fût une belle découverte. L'ambiance fait un peu Halloween parce que c'est joyeux, on prépare le souper etc, et à côté de ça il se passe des choses morbides, des meurtres, un des frères ressemblant à Frankenstein (c'est troublant)...
  Au début du film, lorsqu'on nous présente la maison des deux soeurs, on ne se doute pas un seul instant de ce qui se trame derrière... J'ai aimé cette ambiance chaleureuse, où les deux soeurs me paraissaient incarner la bonté même (par exemple elles offrent des jouets que les policiers emmènent...). Elles s'occupent toutes deux du frère fou, qui est aussi très marrant car il se prend pour Roosevelt et l'acteur joue vraiment bien. J'ai aussi beaucoup aimé les deux soeurs qui disent le pire avec le sourire, c'est tellement inattendu ! J'aurai pensé qu'elles auraient voulu le cacher à leur neveu, c'est ce qu'il y a de plus commun dans les films, mais en fait pas du tout, elles annoncent cela sans gêne. C'est très intéressant.
  Le burlesque est bien tourné et permet de ne pas s'ennuyer une seconde. La scène où le policier raconte sa pièce de théâtre qu'il a écrite à Mortimer est très drôle car il y tout un jeu derrière, c'est très bien fait.

=> Un film parfait pour un soir d'Halloween, et avec lequel on prend vraiment du plaisir à regarder les situations cocasses et à rire.


Mortimer et ses tantes, Abby (Joséphine Hull) et Martha (Jean Adair) Brewster 

samedi 18 octobre 2014

"New York - Miami" / "It happened one night" de Frank Capra


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Frank Capra
Scénario : Robert Riskin, d'après la nouvelle Night Bus de Samuel Hopkins
Genre : Comédie romantique
Production : Columbia
Sortie en 1934
Avec Clark Gable (Peter Warne) et Claudette Colbert (Ellen Andrews, dite "Ellie")
5 Oscar : meilleur film, meilleur rôle masculin, meilleur rôle féminin, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté

Histoire du film : Cette comédie romantique est considérée comme la première comédie loufoque et elle commence la tradition des comédies de remariage. Le film a connu le succès du public mais la production a été difficile : le scénario a d'abord été refusé (car les road movies en bus ne semblaient pas marcher) et il y a eu seulement quatre semaines de tournage, avec beaucoup d'improvisation, de scènes dans la rue (c'est l'un des premiers films tournés en extérieur). Beaucoup de vedettes avaient refusés le rôle et il s'agissait pour Clark Gable d'une sorte de punition car le studio de la MGM l'a prêté à Columbia. Pour Claudette Colbert il s'agissait d'un travail afin de subvenir à ses besoins. Capra a donc exploité cette hostilité des acteurs dans son film pour rendre les personnages plus crédibles. Grâce à ce film, ces acteurs ont gagné le seul Oscar de leur carrière et Gable, qui apparaît pour la première fois sans chemise, a été consacré comme sex-symbol.





Clark Gable appartenait au studio de la MGM. Il a commencé sa carrière au théâtre. Il est l'acteur principal du film américain parlant















Claudette Colbert travaillait pour le studio de la Paramount. Elle a inventé une figure classique américaine qui reviendra dans des films de Lubitsch, de Cukor...




Frank Capra (ci-dessus) est d'origine italienne et migre à l'âge de quatre ans aux États-Unis. Il fait des études d'ingénieur puis va à l'armée avant de se prétendre cinéaste en tournant un premier centimètre. Il a commencé a écrire du burlesque pour Henry Langdom et le producteur Mack Sennet mais lorsqu'il commence à tourner ses films il se fâche avec Langdom. Il est licencié et travaille alors avec la Columbia sur des films à petits budgets. Dans les années 1940, il réalise deux succès pour la Warner : L'homme de la rue (1941) et Arsenic et vieilles dentelles (1944). Il a réalisé des films de propagande pour l'armée. Après la guerre, il revient à Hollywood et connaît le déclin entravaillant pour la MGM. Il finira par signer avec Paramount et perdra une grande part de sa liberté.
Petite filmographie (en tant que réalisateur) :

  • Vous ne l'emporterez pas avec vous / You Can't Take It with You, Columbia, 1938
  • Mr. Smith au Sénat / Mr. Smith goes to Washington, Columbia, 1939
  • Arsenic et vieilles dentelles / Arsenic and Old Lace, Warner Bros, 1944


Synopsis : Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New York. Dans le bus qui la mène là-bas, elle rencontre Pete, un journaliste, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l'argent commence à leur faire défaut et qu'ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaître Pete...

Éléments d'analyse du film : Chaque élément de l'histoire est jouée sur l'équivoque (équivoques sémantiques, jeux de style). Le désordre du film est ordonné par la mise en scène. La comédie ne veut pas montrer la réalité mais elle feint de la montrer. Durant tout le film, Ellie et Pete tentent de s'éloigner l'un de l'autre et de se rapprocher. Le voyage physique est aussi un voyage intérieur car les deux personnages principaux, Ellie et Pete, ne seront pas les mêmes qu'au début, ils vont changer au cours de leur parcours.


Mon avis : <3 <3
  Il s'agit de l'un des premiers films classiques hollywoodiens que j'ai regardé. Ce que j'aime le moins dans ce cinéma est le fait qu'il y a énormément d'adaptations littéraires et c'est une chose avec laquelle j'ai beaucoup de mal. Je pense que le cinéma doit avant tout créer pour lui-même et dans l'ensemble des films hollywoodiens que j'ai étudié, il y avait une majorité d'adaptations.
  Hormis ce point de départ malencontreux, j'ai bien aimé ce film et j'ai passé un bon moment. La société américaine n'y apparaît pas aussi prude que je le pensais car la jeune Ellie fume, et surtout, c'est cela qui est amusant avec les comédies romantiques, il y a plein d'allusions sexuelles explicites (le drap de la photo ci-dessus par exemple, qui sépare les deux acteurs durant leur voyage, mais qui finit par tomber à la fin du film puisqu'ils se sont "réconciliés").
  On a de quoi passer un bon moment avec ce film et j'ai ri à de nombreuses reprises : le "yeah" dans l'échange de Pete et du conducteur de bus, la bonne ambiance (cf. la scène de chansons joyeuses dans le bus). La scène où les deux personnages principaux déjouent les détectives est vraiment amusante et bien faite. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer car il y a toujours un nouveau cadre, même si j'ai parfois trouvé qu'il y avait de l'attendu dans certaines situations ou dans certains dialogues.
La richesse d'Ellie est très marquée par rapport au journaliste. J'ai aimé cette distance entre les personnages, qui est très réaliste.
L'acteur qui joue Pete Warne est aussi celui qui joue Rhett Butler dans le film Autant en emporte le vent de Victor Fleming (cet acteur figurant sur la couverture de mes livres) et je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser dans le film car, comme lui, Pete est très serviable et s'occupe au mieux d'Ellie. Ce rapprochement entre les deux oeuvres me paraît assez intéressant.

=> Je conseille ce film à tous ceux qui souhaiteraient découvrir le cinéma classique hollywoodien et notamment une comédie romantique de 1934 qui fait passer un bien agréable moment.


Passage amusant de l'auto-stop et de la meilleure manière de brandir sa main pour arrêter les voitures

dimanche 12 octobre 2014

"Louis XIV : Le Roi-Soleil" de Max Gallo


Un roi ne peut se confier à personne et ne peut faire confiance à quiconque. Celui qui règne est seul.
Il a parfois envie de s'écrier comme Suréna, ce général romain auquel Corneille prête sa voix : "Mon vrai crime est ma gloire !"

Résumé : «Le roi est mort, vive le roi !» Ce matin de mai 1643, un nouveau soleil s'est levé sur le royaume de France. Sous l'oeil aimant d'une mère rompue à la politique, un roi-enfant découvre la charge que son sang et Dieu lui-même lui destinaient. Il sait pertinemment le poids qu'il lui faudra porter. Très vite, la Fronde vient inaugurer un douloureux apprentissage. Son amour pour sa mère, Anne d'Autriche, son respect pour Mazarin, un père de substitution qu'il ne peut s'empêcher de mépriser, son goût pour l'art, le jeu, les femmes et la chasse, ryth­ment une adolescence à nulle autre pareille. Car, non content de devenir un homme, le jeune Louis doit incarner l'Etat, guider la France vers l'âge d'or qu'il lui a promis. Malgré les embûches, les blessures, les deuils, il lui faudra régner. Seul.  

«(...) un roman bien écrit, bien informé, où Louis XIV n'est pas un monolithe dressé sur un piédestal, mais un être humain qui n'est pas dépourvu de majesté.»
Evelyne Lever - Madame Figaro

Mon avis : <3 <3

Voici un livre que j'ai récupéré à la fac, on débarrassait une bibliothèque et j'ai pu l'avoir gratuitement. Je ne pense pas que je l'aurai acheté sinon car j'avais cru voir de mauvaises critiques en cours ou ailleurs sur l'auteur et sa manière de romancer l'Histoire. Pourtant, cette lecture m'a semblé assez proche du réel. J'ai l'impression que l'auteur a retranscrit avec assez de fidélité ce qu'a pu éprouver Louis XIV face aux événements qui ont marqué sa vie. En plus, Évelyne Lever a écrit une bonne critique dessus (cf. résumé) alors je me suis finalement lancée dans cette lecture sans trop hésiter.

J'ai lu, dans mon enfance, le très bon livre L'enfance du Soleil d'Anne-Marie Desplat-Duc (que je vous conseille de lire ou d'acheter à vos enfants, neveux et nièces... car il s'agit d'un très bon livre, d'un bon moyen pour faire aimer l'Histoire aux enfants et Louis XIV est un des rois français dont on parle le plus. Grâce à cette lecture que j'ai effectué il y a quand même très longtemps, je savais déjà pas mal de choses sur la vie de ce grand monarque. Par contre, je n'ai pas aimé la structure. Les chapitres répertorient des années et au bout d'un moment on ne sait plus tellement dans quelle année on se situe...




Le style d'écriture est un point sans doute un peu plus négatif que le reste de mon avis. J'ai trouvé assez lourd le fait d'employer du futur pour dire ce que fera ou ce que ne fera pas Louis XIV. Et aussi, une lourdeur que j'ai trouvé récurrente : le fait de dire ce qu'un roi doit faire ou pas : "Louis XIV est un roi, il peut dire non ; Louis XIV est roi donc il doit...". Ça m'a beaucoup agacé. Après, l'auteur a sans doute dû aimé se mettre dans la tête du Roi-Soleil, ce que je comprend.

Je n'ai donc plus qu'à lire la suite, ce qui ne sera sans doute pas tout de suite mais le roman L'allée du roi de Françoise Chandernagor m'attend aussi sagement dans ma bibliothèque.


Genre : Biographie
Publié en 2007
Pages : 421
Français


Suite à lire :

  • L'Hiver du grand roi (2007)

mardi 30 septembre 2014

Trucs et Astuces : Mes lieux privilégiés pour acheter des livres

J'ai décidé de vous concocter un petit article spécial pour vous révéler où j'achète mes livres. Je ne fais pas énormément d'achats neufs, sauf si je ne trouve pas en occasion, et j'emprunte beaucoup aux bibliothèques, médiathèques...

Emmaüs


Il n'est pas un moment dans mon enfance où je ne suis pas allée acheter mes livres là-bas. Je fais d'une pierre deux coups : cela aide ceux qui en ont besoin et cela permet de se procurer des tas de livres pour le prix d'un neuf ! Contrairement aux idées reçues, j'ai de nombreuses fois trouvés des livres récents là-bas voire quasiment neufs, ce qui est toujours une bonne surprise.
J'ai désormais mes petites habitudes car je vais toujours au même Emmaüs. Je sais où se trouve chaque collection, les livres de poche, les pièces de théâtre, les arts du spectacle... Je m'y rend surtout en période de vacances, quand je sais que j'ai du temps pour lire, et je ne reviens jamais les mains vides...

Trouvez le magasin Emmaüs le plus proche

Les + : c'est pour la bonne cause et le prix
Les - : aucun !

Les brocantes

Je les fréquente depuis des années alors forcément... Parfois c'est moi qui vend mais je vais toujours faire un (petit) tour sur les autres stands. La plupart du temps je retrouve les mêmes livres : du Maupassant, du Zola... ces lectures acheteés pour les cours par des gens qui n'aiment pas lire (c'est un crime de revendre du Zola pour moi !). Et parfois je trouve de vraies perles. En plus, on a toujours l'occasion de marchander donc de s'acheter plus de livres... C'est comme ça que je vois les choses en tout cas !

Les + : marchander le prix
Les - : on retrouve souvent les mêmes livres


Les bourses aux livres

Récemment j'ai vendu des livres à une bourse aux livres et j'avais acheté pas moins de 7 livres alors que je n'en avais pas encore vendu moi-même... Cet endroit est idéal pour tout lecteur qui se respecte car on peut vendre soi-même ses livres ou simplement aller en acheter mais ce qui est certain c'est qu'on se retrouve entre lecteurs, et ça c'est un moment agréable à ne pas manquer !

Les  + : être entre lecteurs
Les - : aucun

Gibert Jeune
Gibert Jeune est incontestablement mon libraire préféré. J'ai découvert cette librairie l'année passée, une proche me l'ayant conseillée alors qu'elle n'habite même pas à Paris. À chaque fois que j'y vais il faut prévoir quelques heures, le temps d'aller au rayon livres de poche, à la boutique Histoire et à celle de Lettres... On y trouve aussi bien des livres neufs que des livres d'occasion. J'adore cet endroit, le concept, et c'est là où j'ai acheté mes livres pour la rentrée. On peut même venir déposer ses livres pour les revendre !
Contrairement aux librairies de ma ville où l'on ne trouve même pas les oeuvres de Madeleine de Scudéry dans les rayons, ce qui est aberrant, je n'ai jamais été déçue par le fait de ne pas trouver le livre que je cherchais. Ce lieu est le paradis du lecteur !

Site web Gibert Jeune 

Les  + : un très large choix de livres, des livres neufs et d'autres à moitié prix ; possibilité de revendre ses livres
Les - : le manque de place pour circuler et regarder les livres


Le potager du livre


Enfin, depuis l'année dernière je souhaiterai aller dans cette librairie et je compte bien le faire cette année même si c'est très loin de chez moi (comptez 1h15 de trajet à première vue). Cette boutique conviendra à tous les parisiens et les personnes vivant en Île-de-France. Voici le descriptif du site :


"Le Potager du Livre, installée à Versailles depuis 1993,
 reprise en 2005 sous l’enseigne actuelle, 
notre librairie propose des livres neufs à prix réduits, des déstockages et des soldes d’éditeurs. 

 Nos arrivages sont réguliers. 

 Vous trouverez également un large choix de CD de DVD et de carterie." 


Cela donne envie !


 Les  + : à découvrir !


Parlez-moi de vous ! Est-ce que vous connaissez ces endroits et les fréquentez assidûment comme moi ? Quels sont vos lieux à vous pour acheter des livres ? Je serai très curieuse de le découvrir !

mercredi 17 septembre 2014

"Madame de Montespan" de Jean-Christian Petitfils


Il vaut mieux se voir peu avec douceur que très souvent dans l'embarras.

Résumé : Il est peu de dire que la figure de Madame de Montespan a été déformée dans l'Histoire, suscitant fascination chez les uns, répulsion chez les autres. Etincelante d'esprit, Françoise de Rochechouart, épouse du marquis de Montespan, fut la vraie reine de Versailles et de ses fêtes, la royale déesse des arts et des lettres, encourageant Molière, Racine, Boileau, soutenant La Fontaine, Mansart, Lulli, Lambert. Ombres et lumières dessinent sur sa personnalité un étonnant contraste. Cette "Junon, tonnante et triomphante", impérieuse, dépensière, brûlante d'ambition et de jalousie, fut-elle la cliente des sorciers et des empoisonneuses ? Le point est fait ici avec rigueur sur cette troublante affaire des Poisons et la culpabilité supposée de la mère des bâtards royaux. Moins connue est la longue pénitence de celle qui, pendant ses dernières années, retrouva la foi chrétienne, racheta ses péchés et le scandale du "double adultère" par une vie de jeûne, de prière et de charité. Jamais ouvrage aussi complet ne nous avait restitué de façon si vivante le portrait de cette favorite royale qui occupa une place exceptionnelle au Grand Siècle. 

Jean-Christian Petitfils a notamment publié un Louis XIII, un Louis XIV et un Louis XVI couronnés par de grands prix littéraires et qui ont rencontré un large succès. 


Mon avis : <3 <3 <3

Cette biographie a été un véritable plaisir de lecture, je lisais avidement chaque page. Le commencement n'a certes pas été des plus faciles. Je suis entrée, bien perdue, dans la généalogie des protagonistes. C'est sûrement ce qui est le plus difficile dans l'Histoire. Mais je me suis accrochée. Durant toute ma lecture ça n'a pas été simple car l'auteur tend à préciser la descendance de telle personne connue qui est liée à telle autre par des liens de parenté. Cependant j'ai réussi à retenir grossièrement les enfants de Madame de Montespan, ce qui est déjà pas mal !

C'est lors du Salon du livre de Paris de 2013 que j'ai rencontré par hasard l'auteur. Je l'ai reconnu pour avoir participé en tant qu'interviewé à l'émission Secrets d'Histoire et je me suis approchée de sa table. Je ne m'étais pas intéressée auparavant à ses œuvres et du coup, je ne savais pas vraiment laquelle choisir. J'ai jeté mon dévolu sur Madame de Montespan et L'Affaire des poisons. Je ne regrette pas mon achat. Il y a de fortes chances pour que j'achète également Louise de la Vallière, dont ce livre-ci m'a montré un peu le visage. Il y a également dans la biographie de Madame de Montespan un chapitre consacré à l'Affaire des poisons mais je compte bien me plonger directement dans le volume qui lui est entièrement consacré.

J'ai vraiment beaucoup appris avec ce livre qui est passionnant à 100 % ! Ce livre est un très beau et grand travail de la part de Jean-Christian Petitfils. Ce livre est LE livre historique de référence car on est tout de suite plongé dans un travail d'érudit ; je dirai même que Jean-Christian Petitfils est l'auteur à suivre pour tous ceux qui veulent être sûrs de ce qu'ils lisent. Il y a des notes en fin de volume où le biographe a glissé des citations en plus du récit ou des localisations d'archives. Je suis très satisfaite quand à l'historien car j'aime bien les romans historiques mais là on a un contenu beaucoup plus détaillé et auquel j'accorde volontiers plus de confiance.
Après lecture, j'ai le sentiment de connaître toute la vie de Madame de Montespan et c'est appréciable. Tout est relaté : sa famille, son ascension, sa relation avec Louis XIV, son mari fou... En même temps de lire j'essayais de comprendre cette femme qui a marqué l'histoire

Le style d'écriture, clair et fluide, m'a été un vrai plaisir de lecture. Je tournais avidement les pages et j'en avais la gorge sèche à lire en remuant les lèvres (ce qui ne m'arrive que pour les lectures les plus prenantes). Bref, c'est un coup de coeur !

=> Une biographie magnifiquement bien écrite et prenante sur une maîtresse royale aimée puis oubliée. À lire de suite !


Genre : Biographie sur Madame de Montespan
Publié en 1988 (Fayard) / Septembre 2009 (Tempus)
Pages : 402
Français

À lire :

  • L'Affaire des poisons - Jean-Christian Petitfils (1977)
  • Louise de la Vallière - Jean-Christian Petitfils (1990)
  • Madame de Montespan, La favorite du Roi-Soleil à son zénith – Michel de Decker (2010)
  • L'allée du roi - Françoise Chandernagor (1981)

mardi 9 septembre 2014

"Enfance" de Nathalie Sarraute


Résumé : Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui, par ses mises en garde, ses scrupules, ses interrogations, son insistance, l'aide à faire surgir "quelques moments, quelques mouvements encore intacts, assez forts pour se dégager de cette couche protectrice qui les conserve, de ces épaisseurs (...) ouatées qui se défont et disparaissent avec l'enfance". Enfance passée entre Paris, Ivanovo, en Russie, la Suisse, Pétersbourg et de nouveau Paris. Un livre où l'on peut voir se dessiner déjà le futur grand écrivain qui donnera plus tard une oeuvre dont la sonorité est unique à notre époque.

Mon avis : X

Le genre autobiographique n'est pas un genre que je vénère et j'en lis donc très rarement. Cela devait bien faire trois ans que je n'en avais pas lu mais à chaque fois cela me fait le même effet, et là ce fût évidemment le cas. Les dernières autobiographies que j'ai dû lire sont Lambeaux de Charles Juliet et Enfance d'Annie Ernaux (avec laquelle j'ai trouvé des ressemblances).
Je ne peux m'empêcher de me demander : ma vie (ici mon enfance) ne vaut-elle pas mieux d'être racontée que celle de l'auteur ? En effet, même si cette lecture nous permet de nous plonger dans l'enfance d'une autre époque, ce que je trouve intéressant, je ne peux m'empêcher de me dire que j'ai également vécue une enfance que je pourrai tout aussi bien faire lire. En fait, tout le monde pourrait raconter son enfance et on trouverait à chaque fois des choses intéressantes et différentes. Ce genre met en valeur certaines personnes, ce que je déteste.

L'histoire de Nathalie Sarraute n'est certainement pas des plus banales, même si elle a beaucoup voyagé durant son enfance. On ressent un certain malaise dans ce livre car l'auteur discute avec elle-même, ce que je trouve gênant car je n'avais jamais vu ce procédé auparavant. Je me suis demandée parfois si l'auteure n'avait pas essayée de s'inventer un ami à qui elle aurait souhaitée parler mais en fait il semble bien que ce dialogue soit un monologue avec elle-même. C'est stupéfiant à lire. Elle ne peut pas rattraper le passé mais elle se questionne encore dessus. Ses relations avec ses parents, divorcés, sont bouleversantes, et c'est là où elle a su capter mon attention. C'est comme si elle n'avait pas reçu d'amour d'eux et cela m'a fait beaucoup de peine. Le comportement de sa mère est décrit et j'aurai aimé en savoir plus sur les raisons.

Le style est clair et fluide. J'ai apprécié de pouvoir tourner les pages aussi facilement, les paragraphes étant très nombreux, car cela donne l'impression de lire un album d'enfant (d'où la concordance de la forme avec le titre). Cette sensation a été très agréable durant la lecture. Cette auteure ne fait décidément pas partie de mes préférés mais j'aimerai encore découvrir son roman Le Planétarium (1959).

=> Un genre que je ne lis que très rarement et que j'apprécie peu mais qui permet ici de se plonger dans l'enfance d'une petite fille, futur écrivain, du début du XXème siècle.


Genre : Autobiographie
Publié en 1983
Pages : 277
Mouvement : Nouveau Roman
Français