mardi 2 septembre 2014

"Marie-Antoinette, La Reine fantôme" de Rodolphe & Annie Goetzinger



Résumé : Jeune reine espiègle et frivole, puis figure martyre de la Révolution, Marie-Antoinette est une héroïne tragique dont le destin fascine et effraie. Quoi de moins étonnant, dès lors, qu'au terme de sa brève existence, elle n'ait pu trouver la paix, et que son ombre erre encore et hante notre monde ? A l'aube des années 1930, le peintre Maud de Brunhoe croise le fantôme de la reine, et une singulière amitié se crée entre les deux femmes. Maud saura-t-elle délivrer enfin la reine de sa malédiction, faire que cesse sa hantise et que le repos lui soit donné ?


Mon avis : <3 <3

  Cette bande dessinée m'a énormément attirée et plu tout simplement pour le sujet : Marie-Antoinette. C'est intéressant car même si l'histoire n'est qu'une fiction, elle rappelle les étapes importantes de la vie de la Reine.
  Le dessin est plaisant mais l'écriture des bulles m'a un peu gêné : je la trouve trop serrée. 
  La préface écrite par Rodolphe m'a interpellée : il explique qu'au départ leur collaboration devait porter sur deux Anglaises, miss Moberly et Gourdin qui, le 10 août 1901, ont affirmé avoir aperçu le fantôme de Marie-Antoinette dans les jardins de Versailles. Les deux auteurs ont abandonné cette idée parce qu'il n'avait pas assez de matière pour faire une histoire mais ont gardé une référence à ce fait dans leur bande dessinée finale.
  J'ai apprécié que la vie du personnage principal, le peintre Maud de Brunhoe, ait sa place dans l'histoire. On apprend qu'elle a eu un mari, bien plus vieux qu'elle, et qui lui a laissé un grosse fortune à sa mort, d'où la pression de son fils sur Maud pour des questions pécuniaires.
  L'histoire n'est pas non plus inattendue mais j'ai apprécié. Je remercie les auteurs d'avoir écrit une histoire aussi divertissante qu'intéressante !

=> Une bonne petite lecture qui nous promène entre les jardins du Trianon et Paris, d'un 5 octobre du XVIIIème siècle au 5 octobre 1934. 


Genre : Bande dessinée
Publié en 2011
Pages : 66
Français


À lire :


vendredi 22 août 2014

"La Chambre des Dames" & "Le Jeu de la tentation" de Jeanne Bourin

Passionné {Arnauld} de rhétorique, de logique, de scolastique, il préférait Aristote à la charité et l'étude des Humanités à celle des misères humaines. Sa mère et sa soeur se demandaient si, un jour, lassé de la dialectique, il ne se tournerait pas vers le cloître. Il n'était que d'attendre.
Je pensais que mon chemin aurait dû suivre son chemin aussi paisiblement que cette eau, dit-elle. Au début de mon mariage, tout semblait le laisser prévoir.- Qui vous prouve qu'au long de son parcours, le Cher n'est pas plus tumultueux qu'ici ? demanda Mathilde en prenant le bras de sa fille. Dans le trajet des rivières, des cascades et, parfois, même, des chutes. C'est ensuite, seulement, que le flux s'apaise.-Vous avez sans doute raison, mais il y a toutefois des crues qui submergent et et emportent tout sur leur passage.- Jusqu'au retrait des eaux.
Résumé : Jamais le Moyen Âge n'avait inspiré un tel roman, chronique chaude et familière d'une famille vivant au XIIIème siècle, dans le royaume de Saint Louis. Jeanne Bourin y conte l'existence quotidienne des Brunel, orfèvres à Paris, surtout celle des femmes et, tout particulièrement, de deux d'entre elles : Mathilde, la mère, trente-quatre ans, et Florie, sa fille, quinze ans, qui se marie. Tout semble tranquille, assuré. Rien ne l'est, car une folle passion et des événements dramatiques vont ravager la vie des Brunel. Si l'intrigue est imaginaire, le cadre historique, lui, ne l'est pas. Une documentation rigoureuse donne au moindre détail une authenticité que Régine Pernoud, éminente médiéviste, s'est plu à confirmer dans sa préface : les Brunel vivent sous nos yeux comme on vivait en ce XIIIème siècle rayonnant où l'on mêlait gaillardement vie charnelle et vie spirituelle. Et bien des idées reçues se voient battues en brèche. 

Grand Prix des lectrices de Elle, Prix des Maisons de la presse, La Chambre des Dames a fait l'objet d'un grand feuilleton télévisé sur TF1.

Mon avis : <3

Je suis un peu déçue par cette lecture : le début me présageait du bon temps et m'a plu mais à un moment j'ai commencé à avoir pas mal de points négatifs en tête. Tout d'abord, j'ai trouvé l'idée formidable : décrire le quotidien d'une famille bourgeoise au Moyen Âge. L'histoire est extrêment moderne par certains aspects que nous raconte l'auteur vis-à-vis des personnages : les parents qui se sentent vieillir, tout particulièrement la mère, les soucis que ceux-ci se font par rapport aux attitudes de leurs enfants, les enfants et leurs fautes, le mariage, les naissances etc. Tous les événements qui se passent pourraient tout aussi bien se passer au XXIème siècle. Ce que cette histoire m'a apporté en plus est de me faire une idée sur ce qu'est le Moyen Âge : la nourriture, les métiers exercés, les mœurs etc.

Les personnages principaux sont censés être Mathilde et sa fille Florie d'après le résumé de cette édition mais en réalité on a un large panorama de toute la famille. J'ai trouvé dommage que le mariage de Florie ou la naissance de Gaultier ne soient pas racontés alors que la naissance d'un nouveau fils sera décrite après. Il me manquait un aperçu des conditions d'accouchement au Moyen Âge mais j'aurai aimé que ce soit celui de Florie qui soit décrit.
Il y a de nombreux personnages ai-je pensé en voyant tous les personnages énumérés avant le début de l'histoire mais en fait cela a été, même si je confondais un peu la mère, Mathilde, et la fille, Florie, au début.

L'histoire est plaisante, mais il n'y a rien non plus d'inattendu ou d'exceptionnel. Seul le quotidien est décrit. J'ai trouvé aussi un certain romanesque : par exemple l'épisode d'Agnès avec le gorille et Philippe est juste improbable et je suis sorti du récit tellement je n'y croyais pas.

J'ai encore du mal à bien me représenter toutes les scènes au temps du Moyen Âge, cette époque ne m'étant pas totalement connue. En terme de récit moyenâgeux, pour le moment j'ai préféré La catin d'Iny Lorentz dont j'ai hâte de lire la suite.

=> Le début m'a bien plu et la suite m'a un peu refroidie mais la suite de l'histoire me tente quand même.




En agissant comme un homme raisonnable, il oublie que l'amour justement, n'est pas raisonnable, point du tout...
Résumé : Après La Chambre des dames, Le Jeu de la tentation est le second volet de la chronique familiale des Brunel, marchands et artisans, vivant en île-de-France, en ce XIIIème siècle rayonnant que Jeanne Bourin a su merveilleusement ressusciter. Nous sommes en juin 1266, le dernier bel été du règne de Saint Louis. Marie, la plus jeune fille des Brunel, est veuve depuis deux ans et mère attentionnée de deux enfants, Vivien et Aude. Elle a vingt-sept ans, un métier qu'elle adore, enlumineresse , et un amant fougueux, Côme Perrin, maître mercier. Mais Marie est déchirée entre son amour maternel et son penchant pour Côme. De plus, trois Lombards, truands et criminels, font peser sur sa famille une terrible menace. Dans cette période encore paisible, le destin des Brunel préfigure les malheurs qui vont s'abattre sur le royaume. Sous le regard d'Aude, la propre fille de Marie, commence alors le jeu de la tentation : argent, luxure, violence, désespoir, mort, jusqu'à la sainteté et au martyre.
La Chambre des dames et Le Jeu de la tentation ont fait l'objet d'un grand feuilleton sur TF1.
Prix Renaissance 1982.

Mon avis : <3

J'ai été déçue bien avant de commencer le livre en lisant sur le résumé qu'il ne serait plus question ni de Florie ni de sa mère. Je crois que je m'étais attachée à elles et en effet, ce livre-ci ne parle pratiquement pas de Florie, même lorsque celle-ci est dans une scène, Jeanne Bourin ne lui fait pas énormément de place. J'ai eu l'impression que Jeanne Bourin avait délaissé certains personnages, comme Florie, pour se concentrer sur d'autres et ça m'a gêné car elle parle du quotidien d'une famille et n'évoque pas tous les membres comme dans le premier tome.

Je me suis aussi attachée à Marie, la dernière fille de la famille Brunel, mais j'ai eu du mal avec son caractère car l'auteur nous la décrivait comme timide dans le premier tome et là j'avais l'impression d'avoir un tout autre personnage. Sinon j'aimais bien son attachement très fort pour ses enfants et la fin nous laisse présager de l'espoir pour elle !

Je n'ai pas particulièrement apprécié l'intrigue car j'ai l'impression que c'est du déjà vu et presque rien ne me surprenait, ou peut-être la fin où j'ai commencé à retrouver un vif intérêt à l'histoire. L'épilogue est étonnant car il évoque des faits historiques un peu confus (bien compliqués, cette période va être sympathique à étudier !) et que l'on ne retrouvait pas ailleurs dans l'ensemble de l'histoire, ce qui m'a surprise durant ma lecture.

=> Ce tome-ci est moins long et je l'ai lu/dévoré en deux jours. En effet, j'avais toujours envie d'en savoir plus.


==> En somme, l'histoire ne m'a pas plus autant que je l'espérais, j'ai trouvé que l'intrigue manquait parfois d'originalité, mais elle a pour avantage de nous décrire le quotidien d'une famille au Moyen Âge. J'ai appris des faits, des métiers, du vocabulaire et le fait que Régine Pernoud, médiéviste, ait fait la préface du premier livre me donnait l'envie de faire confiance au récit.
  Je suis donc un peu déçue par ce que cette saga me présageait mais je poursuivrai quand même ma découverte des oeuvres de cette auteure (qui a eu une licence de lettres ET d'histoire, un peu comme moi !).


Genre : Chronique médiévale 
Publié en 1979 / 1981
Pages :  634 / 507
Français

lundi 11 août 2014

"La secte des Égoïstes" d'Eric-Emmanuel Schmitt



Résumé : Et si la vie n'était qu'un songe ? et si les nuages, les oiseaux, la terre et les autres hommes n'étaient que visions de notre esprit ? 
  Un chercheur découvre par hasard l'existence d'un excentrique, Gaspard Languenhaert, qui soutint cette philosophie "égoïste" dans les salons du XVIIIe siècle, puis fonda une école à Montmartre où ses disciples répétaient avec lui qu'eux seuls existaient et que le monde n'était que leur fantasme. Intrigué, il abandonne ses travaux et part à la recherche de ce philosophe singulier dont une sorte de conspiration fait apparaître et disparaître les traces. Cette enquête va l'entraîner de Paris à Amsterdam mais surtout au fond de lui-même, là où la raison se fait déraisonnable et les vertiges hallucinants.
  Car si l'univers n'est qu'un rêve, chacun de nous en est l'auteur, donc Dieu. La logique devient folle et, pour s'y mesurer, il fallait le talent, l'audace et l'intelligence de Eric Emmanuel Schmitt, homme de théâtre dont la pièce, le visiteur, qui a triomphé aux "Molière", est en train de faire le tour du monde. Avec ce premier roman, il signe une œuvre d'une rare modernité qui tout à la fois surprend, dérange et fascine.

Mon avis : <3

Ce livre fût une petite déception pour moi. Le début me plaisait bien, je suis entrée dans la peau du chercheur et ça me donnait même envie de faire un doctorat... Mais vers la fin et où tout se mélange un peu dans le récit, j'ai été un peu perdue et les points de religion m'ont paru lourd. Je n'aime pas particulièrement ce thème lorsqu'il est abordé en littérature et là, j'ai été servi. Cependant, l'auteur nous réserve toujours de bonnes surprises et j'ai bien fait de lire jusqu'à la fin car il y a de nombreux rebondissements.

La philosophie du texte m'a beaucoup fait réfléchir. La philosophie que prône Gaspard Languenhaert, que la matière n'existe pas et que le corps est immatériel, m'a beaucoup fait penser à mes cours de philosophie du deuxième semestre sur l'âme et le corps. Son idée aussi qu'il est seul au monde et est l'auteur des choses est troublante car je ne crois pas me souvenir avoir pensé cela un jour. La question du rêve est aussi importante dans le récit et m'a beaucoup parlé : en effet, je me suis un jour retrouvée à ma rentrée de classe de 6ème en me demandant si je ne vivais pas un rêve, le temps s'étant écoulé très vite à mon goût jusque là...

L'écriture est fluide et ce livre se lit très rapidement vu ses gros caractères. Je suis contente d'avoir enfin lu le premier roman de l'auteur !

=> Ceci n'est pas mon live préféré de l'auteur mais il m'encourage à poursuivre ma découverte de ses oeuvres. Et puis, un peu de philosophie ne fait pas de mal pendant les vacances (mon discours changera certainement à la rentrée...) !


Genre : Roman
Publié en 1994
Pages : 142
Français

mardi 5 août 2014

"Jeune fille en Dior" d'Annie Goetzinger


Je rêve de quitter mes escarpins. Je rêve d'un croque-madame. Mais, qui "Dior" dîne.

Qui "Dior" dîne et rate son dernier métro.

Résumé : 12 février 1947, le Tout-Paris se presse avenue Montaigne pour assister au premier défi lé d'un certain Christian Dior. Dans une envolée de longues jupes corolles, le défi lé commence. L'assistance est médusée : c'est un triomphe ! Carmel Snow, du Harper's Bazar, s'écrie : « It's quite a revolution, your dresses have such a new look! » En un mot, la carrière du couturier est lancée. À travers le regard de Clara, jeune chroniqueuse férue de mode, Annie Goetzinger nous emmène dans les coulisses de la maison Dior, devenue depuis un emblème de l'élégance parisienne.

Mon avis : <3 <3

C'est en portant mon regard sur une étagère de la médiathèque que j'ai vu cette bande dessinée. La robe rouge de la couverture a tout de suite attirée mon regard, allez savoir pourquoi, et j'ai tout de suite décidée de l'emprunter. Je n'ai pas regrettée, pour une découverte, c'est une découverte !

Je ne connaissais pas du tout la dessinatrice Annie Goetzinger mais ce n'est pas la dernière bande dessinée que je lirai d'elle. Je prévois déjà d'autres lectures...

Cette bande dessinée m'a plu. Le graphisme me satisfait, les personnages me font penser à des albums de Barbie que je lisais étant petite, c'est marrant. Les couleurs sont géniales, les robes, quoique dessinées, donnent quand même envie de les porter ! Les couleurs sont claires et m'ont plu.

Même si l'histoire de Clara est fictive, j'ai senti faire un premier pas dans l'univers de la maison Dior. Je ne connais rien de cette marque mais cette bande dessinée m'en donne un aperçu. La bande dessinée n'est d'ailleurs pas seulement là pour narrer, les documents annexes en sont la preuve et sont intéressants et importants à mes yeux : les repères chronologiques de Christian Dior, ses vingt-deux collections, son entourage, les métiers de la mode, les étoffes, les accessoires et une bibliographie. Cette bande dessinée conviendra donc aussi bien aux férues de la mode qu'aux curieuses comme moi ;-).



Genre : Bande dessinée
Publiée le 31 octobre 2013
Pages : 115
Français

À lire : 
  • Marie-Antoinette, la reine fantôme, scénario de Rodolphe, Dargaud (2011)

mardi 29 juillet 2014

"La Dame de Beauté" de Jeanne Bourin




Résumé : Agnès Sorel fut la première maîtresse royale reconnue officiellement, affichée, comblée de titres et de biens. Elle s'identifia si parfaitement au siècle charnière qui a été le sien qu'elle en reflète le double aspect. Médiévale par la gaieté et la foi, déjà moderne par le goût du confort et les besoins matériels. Fille d'honneur d'Isabelle de Lorraine, duchesse d'Anjou, Agnès a vingt et un ans lorsqu'elle rencontre, à Toulouse, Charles VII qui, lui, a quarante ans. La beauté d'Agnès fit de lui un amant subjugué, le transfigurant : de terne, inquiet, défiant, malchanceux, il devint joyeux, hardi, plein d'allant, habile. Avec ce talent reconnu par tous, ce sont des amours rayonnantes que nous fait vivre ici Jeanne Bourin, l'auteur de La Chambre des dames. Des amours qui sont aussi de l'Histoire. Agnès Sorel fut appelée " damoiselle de Beauté " tant parce qu'elle était tenue pour la plus belle du monde que parce que le roi lui avait donné à vie la maison de Beauté-lès-Paris.

Mon avis : <3

Ce livre était dans ma PAL de l'été mais c'est en voyant qu'Agnès Sorel est le prochain sujet de l'émission Secrets d'Histoire, que j'ai décidé d'entamer au plus vite ma lecture.

J'ai quelque peu était déçue car je m'attendais à plus de détails. Grâce à ce livre je connais l'essentiel de la vie d'Agnès Sorel : elle devient la maîtresse du roi alors qu'elle est âgée de vingt et an tandis que lui a atteint la quarantaine, elle eût de lui quatre filles, son dernier accouchement lui fût fatal, elle est loin d'avoir été acceptée par tout le monde. Cependant, j'aurai aimé en savoir plus sur son enfance, dont on a presque aucun renseignement, et surtout j'aurai aimé assister davantage aux entrevues d'Agnès avec le roi, c'est quand même pour cela qu'elle est connue. On n'assiste pas assez à leurs rencontres, ce qu'ils se disent etc. Peut-être que cette biographie est trop courte...

Le ton m'a beaucoup plu car j'avais l'impression de lire les Mémoires d'Agnès, qu'elle racontait elle-même sa propre histoire. C'est étonnant de lire avant la lecture la dédicace de Jeanne Bourin "Pour une autre Agnès..." et de voir que sa fille s'appelle aussi ainsi. J'aime beaucoup le travail effectué par Jeanne Bourin, qui s'est surtout intéressée à la période du Moyen Âge, et je continuerai ma découverte de ses oeuvres.

=> Ce livre n'a pas entièrement répondu à mes attentes mais je vous le conseille cependant pour avoir un aperçu de la vie de la première maîtresse royale, Agnès Sorel.


Genre : Biographie
Publié en 1970
Pages : 244
Français

dimanche 20 juillet 2014

Château royal de Blois



Le château de Blois est particulier dans la mesure où dans une même cour se côtoient quatre ailes de quatre époques et de quatre styles différents :
  1. Le château du Moyen Âge (XIIIème siècle)
  2. L'aile Louis XII (1498-1501)
  3. L'aile François Ier (1515-1520)
  4. L'aile Gaston d'Orléans (1635-1638)



Chambre de la reine où serait morte Catherine de Médicis le 5 janvier 1589
Le monogramme omniprésent de Henri II et de Catherine de Médicis est composé d'un H et de deux C entrelacés. Le D pouvait aussi symboliser le D de Diane de Poitiers, la maîtresse d'Henri II, mais Blois étant une résidence officielle, le roi ne pouvait pas y afficher ainsi sa maîtresse.


Style bourgeois


Les portes sont basses mais ce n'est aucunement pour une question de grandeur, François Ier (1m98) et ses descendants étant très grands, mais pour économiser la chaleur.

La salamandre, comme ci-gît, est l'emblème de François Ier. Elle vit d'ordinaire en milieu humide ou aquatique. Elle fût choisi en raison de sa bonne résistance à l'eau et au feu.





Portrait d'Antonietta Gonsalvus peint en 1585 par Lavinia Fontana
Elle était atteinte d'hypertrichose (développement anormal de poils en partie ou sur tout le corps). Elle en hérita, comme d'autres de ses frères et soeurs, par son père. Ce dernier épousa une très belle femme, d'où viendrait l'histoire de la Belle et la Bête...

Le château comprend la chambre où a été assassiné le duc de Guise mais on ne sait pas où exactement.


=> Ce château ne fait pas partie de mes préférés en raison des quatre types de styles trop différents qui en font un château unique en son genre, mais je suis tout de même contente de l'avoir visité. La visite se fait plutôt rapidement, une visite guidée prenant une heure, et certaines salles étant aujourd'hui destinées à des expositions (les jardins...), un restaurant, etc. Il n'y a pas de jardins et l'accueil/entrée du château ne m'a pas semblée surprenante (il suffit d'entrer dans le cour pour se faire un autre avis mais, d'emblée, on ne dirait pas un grand château). Cependant, je vous enjoint à le visiter pour vous immerger toujours un peu plus dans l'Histoire. D'autre part, la ville de Blois est très sympa à découvrir !

Les photos et textes sont de moi, ne pas copier

dimanche 13 juillet 2014

"Les heureux et les damnés" de Francis Scott Fitzgerald



- Moyen Âge ? Pourquoi pas ton propre pays ? Quelque chose que tu connaisses ?
- Mais, voyez-vous, j'ai si longtemps vécu à l'étranger...
- Je ne sais pas pourquoi tu veux écrire sur le Moyen Âge. L'Âge des Ténèbres, comme nous l'appelions. Personne ne sait ce qui s'est passé et personne ne s'en soucie, sauf pour se dire que c'est passé, à présent.
(Anthony et son grand-père, Adam Patch)


Un classique, suggéra Anthony, est un livre à succès qui a survécu à la réaction de la période ou de la génération suivante. Alors, il est en sécurité, comme un style d'architecture ou d'ameublement. Il a acquis une dignité pittoresque qui tient lieu de mode...


Résumé : Deux êtres beaux, jeunes et doués, Anthony et Gloria, forment un couple qui ressemble étrangement à celui de Fitzgerald et de Zelda. Comme l'auteur au début de son existence, ils sont obsédés par l'argent et aspirent à recueillir la fortune considérable de leur grand-père, un milliardaire, ancien 'requin' de Wall Street, devenu moralisateur sur ses vieux jours, et qui essaie de les déshériter. Dans l'atmosphère insouciante du New York d'avant 1914, dans la frénésie de l'ivresse, la mélancolie des fêtes luxueuses d'un monde éphémère et fragile, l'amour et le mariage de ces deux jeunes 'dieux' se dégradent lentement jusqu'à la catastrophe finale.


Mon avis : <3

C'est par et grâce à la série télévisée Gossip girl que j'ai eu connaissance de ce livre. En effet dans la série, Serena, une des actrices principales, est embauchée pour travailler sur une adaptation de cette oeuvre. Cela m'avait donné très envie de la lire et je n'ai pas hésité à acheter le livre.


     
Nate, Chuck et Serena sur le tournage de l'adaptation de "Les Heureux et les damnés" dans la série

Je classerai cette lecture dans ma "liste" des lectures particulières. En effet, le ton m'a beaucoup surprise et le langage reste parfois assez soutenu. Mais ce n'est pas une déception pour autant. J'ai beaucoup apprécié les différents univers que le livre montre : la vie mondaine américaine du début des années 1900, le monde de ceux qui écrivent... ou tentent d'écrire, la première guerre mondiale vécue en Amérique... Le livre exploite différents sujets : la richesse, les questions d'héritage, les soirées américaines, la guerre... Cette œuvre pose aussi énormément de problématiques qui sont débattues entre les personnages, notamment à propos de littérature, de bilphisme (= croire en la réincarnation des âmes après la mort) ou encore du fait de restaurer les œuvres (très intéressante question car Gloria demande s'il est juste de repasser sur un autographe).

L'écriture est surprenante mais je n'y ai pas tellement adhéré, car c'est un langage assez recherché, soutenu, et je crois bien que j'aurai été incapable de lire ce livre en anglais. Ce que j'ai adoré aussi : les dialogues sous forme de pièce de théâtre ("Anthony :"), ce qui se lit très facilement et je trouve cette forme originale.

L'histoire n'est pas des plus prenantes même si j'avais hâte de savoir où cela aller mener les personnages. J'aurai presque envie d'en voir une version cinématographique et à la fois il me paraît difficile que les sentiments des personnages soient montrés car le livre travaille beaucoup sur la psychologie des personnages. La fin est assez ambiguë car elle demande à réfléchir à propos de l'identité d'un personnage et m'a laissée perplexe.
Du point de vue des personnages, je suis très satisfaite car on peut suivre leur itinéraire jusqu'à la fin. Anthony et Gloria forme une sorte de coule mythique (même s'ils ne font pas partie des plus connus).

Ce que j'ai beaucoup apprécié dans ce livre c'est de découvrir autrement l'univers de la série Gossip girl et évidemment, à une autre époque. Je n'ai pas lu beaucoup de livres classiques américains jusque là donc ça me met dans le bain je dirai. Ça m'a permis de comprendre les personnages de la série et ça me donne tout un panorama de la vie mondaine en Amérique du Nord. Dans les deux cas, dans le livre comme dans la série, je comprend de mieux en mieux les comportements.

=> Un livre que je conseille vivement pour ceux que la vie mondaine et/ou l'Amérique intéresse. De plus, l'histoire s'inspire un peu de la vie de l'auteur, ce que je juge intéressant.


Genre : Roman
Publié en 1922
Pages : 507
Américain


À lire du même auteur :

  • L'Envers du Paradis
  • Gatsby le Magnifique
  • Tendre est la nuit
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